M É LÉ A GRE
calydonius. i. Surnom de Bacchus, dont la statue fut transportée de Calydon à Patras.
— 2. Surnom deMéléagre.
calypso. i. Fille d'Atlas ou de l'Océan et de Télhys; elle régnait sur l'île d'Ortygie, dans la mer Ionienne, lorsqu'Ulysse fut jeté sur la côte par des vents contraires. Elle accueillit favorablement le héros, en eut deux fils, Nausithoiis et Nausinoiis , ou un seul , Auson , ou trois, suivant d'autres, et s'efforça de se rattacher à jamais en lui offrant 1 immortalité. Elle ne le laissa partir, après un séjour de sept ans, que sur l'ordre formel de Jupiter.
— 2. Fille de Nérée et de Doris.
CALYPTRA. Voile dont les prêtres couvraient leur tête lorsqu'ils célébraient leurs mystères.
CAMARINE. ou cameriive. Marais en Sicile, dont les eaux exhalaient des vapeurs infectes. Les Siciliens ayant consulté l'oracle d'Apollon , l'oracle les détourna de le dessécher; mais ils n'eurent point d'égard à cette réponse, et facilitèrent ainsi l'entrée de leur île aux ennemis , qui la saccagèrent. De là vint le proverbe: Ne movcas camarinam, que l'on appliquait à toute entreprise dangereuse.
CAMASENE, CAMISÈXE, CAMISÉ. Déesse
latine, sœur ou épouse de Janus, mère d'Éthex et d Olisthène (Athénée). - Voyez Ca-
JV1ENA.
camèles. Orthographe fautive. — Voy. GamÈles.
camella. Vase de bois courbé envoûte, en usage dans certains sacrifices.
cameïya. Ancienne orthographe du mot camœna qu'on rencontre aussi sous les formes carmena, carmenta, casmena, camesœ , eamesenœ. Ce n'est qu'à une époque assez rapprochée de nous qu on a donné le nom de vamœnœ aux muses. Cette épithète désignait dans l origine des nymphes prophétesses , à la fois muses et devineresses, dont le culte appartenait à la vieille mythologie italienne ou avait été apporté d'Arcadie dans le Latium. L'une de ces nymphes connaissait le passé (voyez Antevorta), et une autre l'avenir (voyez Postvortaï. Elles présidaient aussi à la naissance des enfants. La principale d'entre elles, GVïrvn^if^était célèbre chez les Romains. Servius et Denys d'Halicarnasse disent qu'elle s'appelait Nicostrata, et ne recevait que comme prophétesse le nom de Carmenta. Mercure l'ayant rendue mère d'Évandre. elle engagea celui-ci à tuer son père, et s'enfuit avec son fils