MAITRISE — MAJESTÉ
cabotage sont appelés Maîtres au cabotage; enfin, la qualification de capitaine est donnée à ceux qui ont obtenu un brevet pour faire les voyages au long cours. — Voir Capitaines. — Long-cours. — Cabotage.
Maîtrise. Les corporations, confréries ou communautés des marchands et des gens de métiers, se sont formées, autrefois, dans le but d'avoir à leur téte, pour les cas litigieux , des juges , des arbitres , qu elles avaient investis du droit de prononcer dans leurs différends. Les professions les plus importantes donnèrent l'exemple des corporations et jurandes : les tisserands, les fabricants de draps, les bouchers, les boulangers, les pelletiers; puis les fileurs de laine, les teinturiers, les charpentiers, les forgerons , etc. Chaque corporation adopta une bannière et se donna des statuts. Pour devenir maître, il fallait avoir fait le temps fixé pour l'apprentissage, pour le compagnonage , et présenter à la corporation des garanties de moralité et de capacité : le compagnon probe et habile, et remplissant, d'ailleurs, les conditions diverses exigées par les règlements , recevait la Maîtrise et pouvait s'établir pour son compte. Les corporations , confréries , et communautés des métiers n'existent plus que de nom en France, où l'industrie est libre et émancipée; mais on les retrouve encore en Angleterre, ainsi que dans plusieurs autres contrées, notamment en Allemagne, ce pays du respect pour les vieilles doctrines, où les changements, les innovations ne se font et ne s'adoptent qu'avec lenteur et avec sagesse. — Voir Jurandes. — Prud'hommes. — Syndic.
Majesté. Ce titre, qui appartient exclusivement aux empereurs et aux rois , ainsi qu'aux reines souveraines et femmes d'empereurs ou de rois , n'a reçu une acception officielle que vers la fin du 15e siècle : jusque la, les titres d'altesse et de sérénité étaient restés en usage.
Majesté impériale, royale, très -chrétienne , catholique, apostolique. — Voir Titres des souverains. —
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