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MALTE

grand-maître parvînt à entrer en possession de Vile de Malte , se hâta d'en former le blocus rigoureux : après deux ans de résistance, la faible garnison française qui occupait les forts se vit obligée de capituler le 7 septembre 1800. Après la mort de l'empereur Paul, le 23 mars 1801, Jean de Thomassi fut créé grand-maître.

Le traité de paix signé à Amiens, en 1802, porte que l'île de Malte sera remise à l'ordre et restera indépendante: mais jamais l'Angleterre n'a voulu remplir l'engagement qu'elle a pris , et, à la paix de 1814, entre la France, la Grande-Bretagne , la Prusse et la Russie , les traités stipulèrent que l'île de Malte et ses dépendances appartiendraient en toute propriété et souveraineté à S. M. britannique!

Depuis la mort du grand-maître Jean de Thomassi, le 13 juin 1805, l'ordre n'a plus été gouverné que par des lieutenants du magistère.

L'ordre, dont le siège avait été établi à Catane, reçut du pape Léon XII, par lettres du 12 mai 1827, la faculté de se transférer à Ferrare, et le pape Grégoire XVI a autorisé son installation définitive à Rome, en 1831.

L'ordre est aujourd'hui reconnu et rétabli dans toute l'Italie et dans une partie de l'Allemagne : son indépendance et sa souveraineté sont admises de jure, et ses envoyés et ses ministres, accrédités auprès de plusieurs souverains étrangers , sont admis sur le même pied que ceux des autres puissances : il est Actuellement représenté à Vienne, à Parme, à Modène, à Naples, à Milan, etc.; il entretient à Rome un hôpital où sept cents individus sont admis : les novices et les chevaliers profès font leurs caravanes en servant les pauvres et les malades I Tout gentilhomme professant la religion catholique , et pouvant prouver qu'il possède au moins deux cents ans de noblesse, est d'ailleurs admis dans l'ordre en qualité de chevalier de dévotion, et, s'il est marié, il faut que sa femme soit issue d'un noble sang. — Voir Ordres et décorations. - Éminence.

MAXDAMUS — MANIFESTE 444

Mandamus. Writ ou ordonnance délivrée par la cour du banc du roi pour ordonner l'exécution des dispositions qui y sont contenues. (Jurisprudence anglaise.)

Mandat, Mandant, Mandataire Le Mandat ou procuration est un acte par lequel une personne donne à une autre le pouvoir de faire quelque chose pour elle en son nom, suivre un procès, vendre, acheter, recevoir, donner quittance , faire emploi de fonds , etc. Le Mandat , imposant des obligations réciproques, est un contrat synallagmatique. Celui qui donne le pouvoir est appelé Mandant, et celui qui l'accepte se nomme Mandataire. Le Mandataire ne peut rien faire au delà de ce qui est porté dans son Mandat : il est tenu de rendre compte de sa gestion. Le Mandant est tenu d'exécuter les engagements contractés par le Mandataire, conformément au pouvoir qui lui a été donné : il n'est tenu de ce qui a pu être fait au delà, qu'autant qu'il l a ratifié expressément ou tacitement. Le Mandat finit par des causes forcées, la mort naturelle ou civile , l'interdiction , l'a déconfiture ; par des causes facultatives, la révocation du Mandat, ou la renonciation par le Mandataire; ou, enfin, par des causes naturelles, telles que l'expiration du terme, et la terminaison de l'affaire.

Mandat de change. C'est l'autorisation de payer à un tiers une somme pour le compte de celui qui donne le Mandat : il n'est point généralement présenté à l'acceptation avant son échéance.

Mandat secret. — Voir Missions diplomatiques.

Mandat ou Mandatum ad omnes populos, — Voir Pleins pouvoirs.

Manifeste. État récapitulatif et général des marchandises composant la cargaison ou le chargement d'un navire. Il doit indiquer les marques et numéros en toutes lettres des caisses, colis, balles, ou tonneaux, etc.

Le Manifeste doit être signé par le capitaine.

Si le Manifeste n'est pas exhibé en douane , si quei-

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