PHARE DE MESSINE - PIED DE ROI
guider la marche des navires pendant la nuit. La navigation doit contribuer à l'entretien d'établissements qui sont fondés dans son intérêt Dans les ports, les navires du commerce sont donc généralement assujettis à des droits pour Phares, Fanaux ou Feux. Les gouvernements ont soin de faire connaître, par des publications officielles, l'existence ou l'établissement des Phares et Fanaux placés sur leurs côtes, ainsi que l'élévation de ces Phares, leur portée, les aires de vent, etc.
Phare de Messine. Dénomination par laquelle on indique quelquefois le dèdroit de Messine. — Voir États.
Physique, Physiciens. Autrefois on entendait, par Physique, la médecine. En Allemagne, le titre de Physicien est encore donné, dans diverses contrées, à certains médecins : on nomme Stadt-Physicus , Kreiss-Physicus , le médecin officiel nommé par l'administration, et chargé dans la ville, ou dans le cercle ou district, de constater certains faits de médecine légale, qui intéressent la justice.
Piastre. Cette monnaie d'argent (ou Collonoto) fut d'abord frappée uniquement en Espagne : depuis on en a fait en Italie, et la Piastre d'argent, qui vaut un peu plus de cinq francs, est fort en usage dans le Levant Les Piastres turques ne valent que 65 centimes.
Pièce. En jurisprudence , c'est un titre ou document qui peut contribuer à établir un droit ou servir à le faire valoir.
Pièces de l'écn. — Voir Blason.
Pièces justificatives. Documents joints à un mémoire ou à un compte, à l'appui des faits avancés ou des sommes portées en dépense.
Pied de roi. Ancienne mesure française, en usage encore dans plusieurs pays. On croit que sa longueur était celle du pied de Charlemagne. Il est subdivisé en douze pouces, et équivaut à 32 centimètres 488 millim. Le Pied anglais n'équivaut qu'à 30 cent. 479 millim.
564 PIGNORATIF — PILOTAGE
Pignoratif. Le contrat Pignoratif est un contrat de gage ou de nantissement.
Pile. En blason, la Pile (dont la forme est triangulaire), est un des meubles du second ordre de l'écu.
Pillage. En H9i et en 4 793, la législation française a criminalisé le Pillage , malheureusement sans le faire disparaître : c'est un des tristes accessoires de la guerre, qui ajoute aux maux de l'habitant inoffensif : il n'a communément lieu qu'à l'égard des places prises d'assaut. — Voir Guerre. — Défense du pays. — Moyens de nuire à l'ennemi.
Le Pillage des prises (et des navires naufragés) est interdit : les capteurs ne doivent point maltraiter les navires ni les gens capturés (les gens des côtes doivent secours aux naufragés ). — Voir Prises. — Naufrage.
Pilotage , Pilote. Les Pilotes sont institués non-seulement pour secourir les navires en danger, mais aussi pour diriger ceux qui, à l'embouchure des fleuves, à l'entrée des rades et des ports, ont des passes dangereuses à parcourir, ou qui ne connaissent pas le chemin qu'ils ont à tenir, soit dans les rades , soit le long des côtes. On distingue, dans divers pays (en France notamment), trois catégories de Pilotes : le Pilote côtier, Pilote juré et gradé pour diriger les bâtiments de guerre et de commerce; le lamaneur (ou locman) que l'on prend à l'entrée des ports peu connus , et lors même qu'il existe déjà à bord un Pilote côtier; et le pratique : ce dernier est le pécheur de bonne volonté que l'on rencontre en mer, et qui consent à guider un navire dans le lieu que la pratique lui a appris à connaître.
Le Pilotage est généralement soumis à un tarif; les frais de Pilotage font partie des droits dits de navigation. Dans le plus grand nombre des ports, la police de la navigation oblige les navires qui entrent ou qui sortent à employer des Pilotes appartenants au port. — Voir Embargo. — Gens de mer. — Service militaire.
PIRAT
À bord des navires, on nomme Pilotins, les novices les plus instruits attachés au service de la timonerie.
Piraterie, Pirate*. Tout individu faisant partie de l'équipage d'un navire ou bâtiment de mer quelconque, armé et naviguant sans être ou avoir été muni , pour le voyage, de passeport, rôle d'équipage, commissions ou autres actes constatant la légitimité de l'expédition, est réputé Pirate, ou forban , et les actes d'hostilité auxquels le bâtiment se livre à l'égard d'autres bâtiments, sont réputés faits de Piraterie : un Pirate pris, après avoir commis , à main armée , des actes de déprédation ou de violence, est puni de mort, car de tout temps on a comparé la Piraterie à l'assassinat, et l'on ne met, entre Tune et l'autre, d'autre différence, que la première est un brigandage exercé par mer, tandis que l'autre l'est sur terre.
On confond souvent la dénomination de Pirate avec celle de corsaire. Tous les deux parcourent les mers dans la vue, L'un et l'autre, de s'emparer des navires; le Pirate agit de son autorité privée , sans commission , sans papiers, en temps de paix, comme en temps de guerre : le corsaire ne fait la course qu'en temps de guerre , et pourvu de lettres de marque. — Voir Armateurs. — Corsaire. — Lettres de marque. — Prises.
Sont réputés Pirates et traités comme tels , les commandants de navires armés porteurs de commissions délivrées par deux ou plusieurs puissances ou états différents ; ceux qui , hors l'état de guerre et sans être pourvus de lettres de marque, commettraient des actes d'hostilité envers des bâtiments du commerce ; ceux qui , sous un pavillon (voir Course) autre que celui de l'état dont ils auraient reçu une commission , se seraient livrés à des actes d'hostilité. (En ce qui concerne la France, on peut consulter la loi du *0 avril 4 825, qui traite du crime de Piraterie.)
Les équipages qui se révoltent contre leurs chefe,