‹ Dictionnaire, ou, Manuel-lexique du diplomate et du consulChapitre 480 sur 560 · SABORD — SAINTE ALLIANCE · texte numérisé non relu

SABORD — SAINTE ALLIANCE

S. Comme lettre numérale, sa valeur était sept, chez les Romains.

Sabord. Ouverture pratiquée aux flancs des vaisseaux pour donner passage au canon. Des Sabords sont pratiqués au dessus de la ligne de flottaison , à la poupe des navires de commerce, qui chargent des bois de construction , pour faciliter l'arimage.

Sacrameiitutn proprie manus. Par cette phrase on entendait autrefois la souscription d une charte.

Sacre des rois de France. Il avait lieu à Reims : l'archevêque faisait au roi sept onctions avec l'huile de la sainte Ampoule : au sommet de la tète, à la poitrine, entre les deux épaules, sur les deux épaules, et aux jointures des deux bras.

Sainte Alliance. Nom donné à l'alliance conclue entre les monarques d'Autriche, de Prusse et de Russie, lesquels ont personnellement, et sans le concours d'aucun plénipotentiaire, signé, à Paris, le célèbre traité du Î6 septembre 1845, auquel ont accédé presque tous les états de l'Europe ; le prince-régent de la Grande-Bretagne refusa d'envoyer une adhésion formelle, pour la seule raison que la Sainte Alliance avait été conclue directement entre les souverains, et que la constitution anglaise exigeait que les traités fussent contresignés par un ministre responsable. La Sainte Alliance est la morale chrétienne appliquée au gouvernement et à la politique à observer entre les souverains : le traité qui l'a consacrée est un manifeste des monarques signataires , de leur détermination de ne prendre, à l'avenir, pour règle de leur conduite, soit dans l'administration de leurs états respectifs , soit dans leurs relations politiques avec tout autre gouvernement, que les préceptes de la religion chrétienne, préceptes de justice, de charité et de paix. Cet engagement a été conûrmé , et porté à la connais-

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