‹ Dictionnaire philosophique (volume 2)Chapitre 40 sur 49 · GOUVERNEMENT · texte numérisé non relu

GOUVERNEMENT

Un autre gredin, dont on ignore le nom, ne manqua pas de donner le Testament de Louvois, plus mauvais encore, s'il se peut, que celui de Colbert; un abbé de Chévrcmont fît tester aussi Charles, duc de Lorraine. Nous avons eu les Testamens politiques du cardinal Albéroni, du maréchal de Bellc-Isle? et, enfin, celui de Mandrin.

M. de Boisguillebert, auteur du Détail de la "France, imprimé en 1695, donna le projet inexécutable de la Dîme royale, sous le nom du maréchal de Vauban,

Un fou nommé La Jonchère, qui n'avait pas de pain, fit en 1720 un Projet de finance en quatre volumes; et quelques sots ont cité cette production comme un ouvrage de La Jonchère le trésorier général, s'imaginant qu'un trésorier ne peut faire? un mauvais livre de finances.

Mais il faut convenir que des hommes très-sages, très-dignes peut-être de gouverner , ont écrit sur l'administration des états, soit en France, soit en Espagne, soit en Angleterre. Leurs livres ont fait beaucoup de bien; ce n'est pas qu'ils aient corrigé les ministres qui étaient en place quand ces livres parurent, car un ministre ne se corrige point et ne peut se corriger, il a pris sa croissance; plus d'instructions,' plus de conseils, il n'a pas le temps de les écouter, le courant des affaires l'emporte ; mais ces bons livres forment les jeunes gens destinés aux places ; ils forment les princes , et la seconde génération est instruite.

Le fort et le faible de tous les gouvernemens a été

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