‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 447 sur 551 · SÎ · texte numérisé non relu

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mauvais marché que celai qu'ils ont dit. N'importe, ils sont obstine*.

« Et toi, Bethléem d'EpbraU, qui es petite dans les milliers de Juda , il sortira pour toi un dominateur en Israël , et sa sortie est depuis le commencement jusqu'au jour d'à jamais, n

Ils osent nier encore que cette prophétie soit pour Jésus-Christ. Ils disent qu'il est évident que Michée parle de quelque capitaine natif de Bethléem , qui remportera quelque avantage à la guerre contre les Babyloniens; car il parle le moment d'après de l'histoire de Babylone et des sept capitaines qui élurent Darius. Et , si on démoulre qu'il s'agit du Messie, ils n'eu veulent pas convenir.

Ces Juifs se troropeut grossièrement sur Juda qui devait être un lion , et qui n'a été que comme un «ne .sous les Perses, sous Alexandre, sous les Scleucidcs, sous les Plolomécs, sous les Romains, sous les Arabes et sous les Turcs.

Ils ne savent ce qu'il» entendent par le Sbilo, et par la verge , et par la cuisse de Juda.L» verse n'a été dans Juda qu'un temps très-court; ils disent des pauvretés; mais l'abbé Houtcville n'en dit-il pas beaucoup davantage avec ses phrases, sou néologisme et son éloquence de rhéteur, qui met toujours des mots à la place des choses, et qui se propose des objections très -difficiles pour n'y répondre que par du verbiage ?

Tout cela est donc peine perdue ; et quand l'abbé François ferait encore un livre plus gros, quand il le joiudrait aux cinq ou six mille volumes que nous avons sur cette matière, nous en serions plus fatigués sans avoir avancé d'un seul pas.

On se trouve donc plongé dans un chaos qu'il est impossible à la faiblesse de l'esprit humain de débrouiller jamais. On a besoin, encore une fois, d'une église infaillible qui juge sans appel. Car enfin , si un Chinois, un Tartarc, un Africain, réduit au malheur de n'avoir que du bon sens, lisait toutes ces prophéties, il lui serait impossible d'en faire l'application, ai à Jésus-Christ, ni aux Juifs, ni à personne. Il serait dans l'élonncment, dans l'incertitude, ne concevrait rien, n'aurait pas une seule idée distincte. Il ne pourrait pas faire un pas dans cet abîme; il lui faut un guide. Prenons donc l'église pour notre guide, c'est le moyen de cheminer. On arrive avec ce guide nonseulement au sanctuaire de la vérité, mais à de bons canouicats, à de grosses commanderies, à de trèsopulentes abbayes crossées cl mitrées dont l'abbé est appelé monseigneur par ses moines et par ses paysans, à des évéchés qui vous donnent le litre de prince ; on jouit de la terre , et on est sûr de posséder le ciel en propre.

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