LE PAT SAN
Voyez-vous, madame! vous devez penser que ce r vous traitera de son mieux.
CLÉOPATRE
Bon, bon, va-t'en.
LE PATS AN.
Voyez-vous ! il ne faut se fier a mon ver que quand il est entre les mains des gens sages; car, en vérité , ce ver-là est dangereux.
CLÉOPATRE
Ne t'en mets pas en peine , j'y prendrai garde.
LE PATS AN.
C'est fort bien fait : ne lui donner rien à manger je vous en prie; il ne vaut ma foi pas la peine qu'on le nourrisse.
CLEOPATRE
Ne mangerait-il rien ?
LE PATS AN.
Ne croyez pas que je sois si simple; je sais que le diable même ne voudrait pas manger une femme : jo sais bien qu'une femme est un plat à présenter aux dieux, pourvu que le diable u'en fasse pas la sauce ;
mais , par ma foi , les diable» son t des fils de p qui
font bien du mal au ciel quand il s'agit des femmes ; si le ciel en fait dix , le diable en corrompt cinq.
CLÉOPATRE
Fort bien; va-t'en, adieu.
LE PATSAN.
Je m'en vais , vous dis-je ; bon soir. Je vous souhaite bien du plaisir avec votre ver.