‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 72 sur 551 · LE PAT SAN · texte numérisé non relu

LE PAT SAN

Voyez-vous, madame! vous devez penser que ce r vous traitera de son mieux.

CLÉOPATRE

Bon, bon, va-t'en.

LE PATS AN.

Voyez-vous ! il ne faut se fier a mon ver que quand il est entre les mains des gens sages; car, en vérité , ce ver-là est dangereux.

CLÉOPATRE

Ne t'en mets pas en peine , j'y prendrai garde.

LE PATS AN.

C'est fort bien fait : ne lui donner rien à manger je vous en prie; il ne vaut ma foi pas la peine qu'on le nourrisse.

CLEOPATRE

Ne mangerait-il rien ?

LE PATS AN.

Ne croyez pas que je sois si simple; je sais que le diable même ne voudrait pas manger une femme : jo sais bien qu'une femme est un plat à présenter aux dieux, pourvu que le diable u'en fasse pas la sauce ;

mais , par ma foi , les diable» son t des fils de p qui

font bien du mal au ciel quand il s'agit des femmes ; si le ciel en fait dix , le diable en corrompt cinq.

CLÉOPATRE

Fort bien; va-t'en, adieu.

LE PATSAN.

Je m'en vais , vous dis-je ; bon soir. Je vous souhaite bien du plaisir avec votre ver.

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