‹ Dictionnaire Philosophique (volume 4)Chapitre 95 sur 551 · AUTELS · texte numérisé non relu

AUTELS

ai. umplt !., ui autels, ni cierge», ni encens, ni aau i>cuiUs, m aucun des rito» que la prudence des payeurs iiinhiou depuis , selon loi temps et le» lieux T ai. surujut- seèon le besoin des udùks».

Nom iKOiu plu» d'un 'pmoiçBBf'trd'Origèuc , d'Atbénagore , de TbflophnV, de Jastk>, de TerSuilion, qm le* premiers cbrétNms avaient en alxmiination les temples et les autels. Cs p'esl pas seulement parce qav'iJs ne pâmaient obieu» du gouvernement , dan* », la persans»*» do bâtir de* lemc'est qeiis avarient «ne aversion «Selle pour tout ce qui semblait avoir le mo'tidVe rapport avec les autres religions. Cette Lorruur subsista ehe* eux pendant dcua cent riiieuanto ans. Cet» se dé<inootro par Minuties Felis qui vivait m troisième sièci» : «Vous penses, dk>U oui Romaine, que nous cacbons ce que nous adorons , pavée que mous n'avons ui temples ni autels. Mais i{ucl simulacre érigerons-nous à Dieu , puisqe* l'homme est lui-tfit>mo le simulacre de Dieu? quel, temple lui beriroas-nous ,

e peut le <

tenir ? comment enfermerai -je te pries***» d'une Mie majesté dans une se ul» maison ? ne vaut-if pas

et dans ootre coeur ? >»

nos otaàllaM tfuci cuJt'iuu, li délabra et

I enim timmiacrum Deo finaam, çu*m, fi rtetr Kx'utimu , »it i ti homo ipte timidocrum ' lempltun rptoi «imxtruiun, <fuùm fotw hic mandai, ejus opère fabricatut, eum eaprrf "non pcmt; et qnAm homo luttât maittam , tntré «nom «sdîculam vim lanUv muje>lulu ituludam ? nonne nMtïi» t'n

pectorel »

Levenrétiens n eurent de oc d«w temples que vers le continence ment du regpo 4c SioaieUen. L'Egliiie

rations cl de rites, oui auraient été" ju.<<mc-U inutile* et même dangereux à un troupeau faible, loag-tcinp" , et pais sealcmcnt pour ute> petite secte à<2

Jeiu di

11 est manifeste que, dans lu temps car 9» étaient cemfbndus ave*. le* Jnift, ils ae pouvaient obtenir la permises»» devoir des temples. Les Juifs, qui paveient. trce-cbèrenient leurs synagogues-, s'y seraient opposés; il* étaient mortels ennemis des chrétiens, et ils étaient riebcs. il ne Ci ut pas diro avec Tolaud, qu'alors les chrétiens oc fesaient semblant de mépriser les temples et les autels, que comme le renard disait que les raisins claicut trop verts.

Celte comparaison semble aussi injuste qu impie, puisque tous les premiers chrétiens de tant de pays différons s'accordèrent à soutenir qu'il ne faut point de temples cl d'autels au vrai Dieu.

La Providence , en fesant agir les causes secondes, voulut qu'ils bâtissent un temple superbe' dans Nfcoinédie , résidence de r empereur Diee W tien , des qu'Us

rem dan* d'autres villes , nuis 3s traient encore en horreur les cierges, l'encens, l'eau lustrale, les habits ponti (icaux ; tout est appareil imposant n'était alors a leurs veux que marque distihelive dn paganisme. 1s n'adoptèrent ces usages qnc peu à peu sous

souvent changé.

Aujourd'hui dans notrs Occident, les bonnes femmes qui entendent le dfunnchc une messe basse en latin, servie par un petit girçon, s'imaginent que ce rite a été observé de tour Mmps, qnt? s'y en a jamais en d'autre , et que la coutume de j'assemble! dans d'antres pays pour prier Dieu en commun est diabo- 1 if rue et toute- récente. Une messe basse est sans contredit'quelque chose de très-respectable, puisqu'elle a été autorisée par l'Eglise. Elle n'est point du tout ancienne , mais elle n'en exige pas moins nctre vénération.

11 n'y a peut-être pas mjjoimfTrai une seule cérémonie qui ait été en nsage du temps des apôtres. La Saint -Esprit s'est toujours conformé aux temps. Il inspirait le* premiers disciples dans un méchant galetas, U communique aujourd'hui ses iiispiration* dans Sains-Pierre de Rome, qui a coûté deux cents millions} également divin dans le galetas et dans la superbe édifice de Jules II , de Léon X , de Paul III ci de Sixte V (*).

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