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et au-dessus, des rugosités pour l’insertion d’un ligament qui réunit ces deux os.
o° Une face interne lisse, sous-aponévrotique, se terminant en bas par une saillie, malléole interne , pyramidale, confondue avec l’os à sa base, échancrée au sommet pour l’insertion du ligament interne de l’articulation, articulaire en dehors pour la face interne de l’astragale, convexe et sous-aponévrotique en dedans. Son bord antérieur, rugueux, donne insertion au ligament antérieur de l’articulation ; son bord postérieur est creusé d’une gouttière oblique en bas et en dedans pour le passage des tendons des muscles jambier postérieur et fléchisseur commun des orteils.
Fractures de tibia. — Ces fractures peuvent occuper le corps du tibia ou ses extrémités.
Les premières ne s’accompagnent pas ordinairement de déplacement; on ne les reconnaît qu’à l'ecchymose et à la douleur vive au niveau du point fracturé. Elles sont assez simples, et guérissent sans difformité; un appareil inamovible doit être appliqué et maintenu pendant 40 jours environ.
Les fractures de l’extrémité supérieure sont produites par des violences considérables ; il n’y a presque jamais de déplacement: car, en général, le trait de la fracture est horizontal, et les fragments ont une si grande surface, qu’ils ne peuvent que difficilement s’abandonner.
Les fractures de l’extrémité inférieure ne seraient pas plus graves que celle du cours de l’os et ne mériteraient pas une mention spéciale, si elles ne s’accompagnaient souvent d’une lésion grave, la pénétration de la fracture jusqu’aux surfaces articulaires. En effet, il n’est pas rare de voir le fragment taillé obliquement de dedans en dehors, de telle sorte qu’il y a communication avec l’articulation tibio-larsienne. Ce fragment est quelquefois réduit en plusieurs éclats. On comprend toute la gravité d’une semblable complication, et les accidents qui peuvent en être la conséquence. Aussi doit-on s’attacher surtout à combattre ces accidents, en même temps que le membre sera maintenu dans l’immobilité. Cette dernière précaution suffira pour amener la guérison des fractures non compliquées.
Luxations du tibia. — (V. Genou , Pied.)
Dr J. -A, Fort.
TIBIAL. — Nom donné par les anatomistes à deux artères, à des veines et à un nerf de la jambe (V. Jambe). p. l.
TIBIO-TARSIENNE. — Nom donné par les anatomistes à l’articulation formée par l’extrémité inférieure du tibia et du péroné avec la face supérieure de l’astragale. p. l.
TIC. — Nom donné aux mouvements convulsifs de certains muscles, et particulièrement de ceux de la face. On désigne sous le nom de tic douloureux de la face la névralgie du trijumeau (V. Face), p. l.
TILLEUL. — Nom donné par les botanistes à un grand arbre de la famille des Tiiiacées, de 10 à 15 mètres de hauteur, qui croît dans la plupart
des forêts et qui sert à orner nos parcs et nos jatdins. Ses fleurs, d un blanc jaunâtre, d’une odeur suave et d’une saveur douce, sont utilisées en médecine, sous forme d’infusion, à la dose de 5 à 10 grammes pour un litre d’eau. Cette infusion, très en vogue dans la médecine populaire, s’emploie comme stomachique, antipasmodique et sudorifique, dans les indispositions qui résultent d’un état nerveux, d’un refroidissement ou d’un trouble des fonctions digestives. p L
TINTEMENT D OREILLE. — (V. Bourdonnement .)
TINTEMENT MÉTALLIQUE. — On désigne sous ce nom un bruit argentin, analogue à celui que rend une petite cloche qu’on frappe légèrement avec une épingle, ou à un grain de plomb tombant dans une coupe de métal et qu’on perçoit en appliquant l’oreille sur la poitrine. On l’observe dans la phthisie pulmonaire compliquée A' hydro-pneumothorax (V. ce mot). p i
TISANE. — On donne ce nom aux boissons tenant en dissolution dans de l’eau une petite quantité de principes médicamenteux. La plupart des tisanes se préparent par solution, macération, infusion ou décoction; on les édulcore avec du sucre ou du miel. Elles agissent surtout par l’eau qu’elles renferment et sont destinées à faciliter les sécrétions et, en particulier, celle de la sueur. On ne doit les préparer qu’en petite quantité parce qu’elles s’altèrent rapidement. Elles se prennent froides ou chaudes : froides, elles servent à combattre les hémorrhagies et les vomissements; chaudes, elles sont surtout destinées à rappeler la transpiration supprimée par un brusque refroidissement ou à favoriser la sortie d’une éruption. p. l.
TISSUS. — Nom donné en histologie, aux parties solides de l’organisme, formées par la juxtaposition et 1’enchevêtrement des éléments anatomiques de même espèce ou d’espèces différentes. Les tissus formés par des éléments anatomiques de même espèce sont appelés tissus simples, ceux qui sont formés par des éléments anatomiques d’espèces différentes ont reçu le nom de tissus complexes. Parmi les premiers, nous citerons : les tissus épithéliaux, épidermiques et cartilagineux , et parmi les seconds, les tissus conjonctif ou cellulaire, osseux, musculaire et nerveux (V. Épithélium, Épiderme , Cartilage, Conjonctif, Muscle et Nerf). p. l.
TISY (ELIXIR eüpeptiqde DE). — L’élixir eupeptique de Tisy est une préparation spéciale destinée à faciliter la digestion, dans laquelle se trouvent réunis les trois ferments indispensables à la digestion des aliments et à leurs assimulation : la diastase, la pepsine et la pancréatine. Cette préparation est essentiellement physiologique et rationnelle et atteste l’ingéniosité de M. Tisy, son auteur. Il suffit pour s’en convaincre de se rappeler ce que sont nos aliments et comment s’opère leur digestion.
Nos aliments se divisent en trois grandes classes. Les aliments féculents proprement dits, dans les-