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veau serait donc de 16,63, elle est un peu moins nourrissante que la viande de bœuf.
A quel âge la viande de veau est-elle la meilleure ? A un mois, d’après Tessier, de l’Institut, de six semaines à trois mois d’après la généralité. Avant un mois, la viande n’est pas encore de la viande, ce n’est pas même de la gélatine.
« Le bon veau, dit l 'Instruction du Conseil de santé des armées du 17 septembre 1884, se reconnaît à la blancheur en quelque sorte nacrée et à la densité de la chair, qui est à la fois ferme et élastique, qui tranche un peu sur le blanc des muscles, et à l’apparence de sa moelle qui est consistante avec un reflet légèrement rosé. Quand l’animal a moins de six semaines, la chair doit être rejetée; on la reconnaît à sa mollesse, à son humidité, au peu d’adhérence des cartilages avec les extrémités osseuses et à la liquidité sanguinolente de la moelle. »
La valeur de la viande de veau s’estime d’après les portions du corps qui la fournissent. A Paris, cette viande est divisée en trois catégories:
Le cuissot, comprenant l’ entre-deux, qui est le plus estimé, la rouelle, le cul de veau, et le quasi, le rognon, la longe, placée entre le cuissot et le carré couvert et correspondant à la culotte de bœuf, le carré couvert, comprenant l’ensemble des côtelettes, sont les morceaux de la première catégorie.
L 'épaule ou paleron, la poitrine, divisée en gros bout et petits tendrons, les côtelettes ou côtes découvertes, sont les morceaux inférieurs qui rentrent dans la deuxième catégorie.
Enfin le collier ou collet , les basses côtes et les jarrets, constituent ce qu'on appelle les bas morceaux ou les morceaux de la troisième catégorie.
Quant aux ris, au foie, à la cervelle, à la tête, à la fraise et aux pieds, ils sont vendus à part, en dehors de toute catégorie.
La viande de veau, tendre et recherchée à cause de la délicatesse de son goût, txerce une action laxative qu’il est quelquefois opportun d’utiliser. Elle se mange rôtie, grillée, hachée, en ragoûts, et accommodée à une foule de sauces. La viande rôtie ou grillée est celle qui se digère le mieux. Le foie et le rognon sont très nutritifs, mais durs à digérer pour certains estomacs. La cervelle, riche en phosphore, est très digestible, ainsi que les ris. Quant à la tête et aux pieds, composés presque exclusivement de gélatine, ils sont d’une valeur alimentaire nulle* Dr Paul Labarthe.
VÉGÉTATIONS. — On donne le nom de végétations à des productions morbides qui se présentent sous l’aspect de tumeurs vasculaires, d’un volume variable et d’une teinte plus ou moins rouge. Elles lurent regardées pendant longtemps comme des manifestations syphilitiques, mais l'expérience a démontré que, dans le plus grand nombre des cas, elles prennent naissance en dehors de cette diathèse. Elles peuvent se développer à la suite de la blennorrhagie, de la vulvite, de la vaginite, d’un chancre ou de plaques muqueuses, mais on les observe fréquemment chez des sujets qui n’ont jamais présenté d’affections vénériennes ni syphilitiques; on les voit même assez souvent se développer, soit chez des petites filles atteintes de
leucorrhée, soit chez des petits garçons atteints de balanite ou de phimosis, sans avoir jamais eu de rapports sexuels.
Les végétations siègent de préférence sur la muqueuse des organes génito-urinaires; on les rencontre sur le gland et le prépuce, et dans le sillon balano-préputial chez l’homme; sur les grandes et les petites lèvres, dans le vagin, sur le col de l’utérus et à la partie interne des cuisses chez la femme; au niveau du méat urinaire, dans l’urèthre, sur le périnée, à l’anus et à l’ombilic, chez les deux sexes. On a observé quelques cas de végétations au niveau du mamelon et sur la langue.
Les végétations sont produites par une irritation des muqueuses qui peut résulter du pus blennorrhagique, de la sécrétion des plaques muqueuses, du pus d’un chancre ou de toute autre cause d’irritation locale, principalement l’accumulation de smegma entre le prépuce et le gland, chez les indit vidus, plus nombreux qu’on ne pense, qui ne fonjamais de toilette génitale; cependant cette irritation à elle seule ne suffit pas; ces productions morbides exigent, pour se développer, une sorte de prédisposition spéciale de l’organisme. Parmi les causes prédisposantes, on a cité le tempérament lymphatique et la diathèse herpétique. La grossesse exerce une influence incontestable sur le développement des végétations qui, souvent, se flétrissent et disparaissent rapidement quelques jours après l’accouchement.
Les végétations sont caractérisées par l’hypertrophie des papilles de l’épiderme.
Elles forment de petites tumeurs très vasculaires, tantôt rosées, tantôt jaunâtres, plus souvent d’un rouge assez vif. Elles sont sessiles ou pédiculisées; elles se présentent sous l’aspect de petites granulations, coniques, parfois isolées et peu nombreuses, parfois, au contraire, réunies et formant un ou plusieurs amas. Leur volume varie généralement de la grosseur d’une tête d’épingle à celle d’une petite noix, dans quelques cas cependant elles atteignent des dimensions beaucoup plus considérables. J’ai vu pendant la guerre de 1870-71, dans le service des vénériens militaires auquel j’étais attaché, un* zouave dont le gland représentait absolument un chou-fleur mesurant un petit diamètre de 11 et un grand de 13 centimètres. Leur surface est grenue, fendillée et leur forme variable les a fait comparer à des crêtes de coq, à des chouxfleurs, etc., dénominations vulgaires qui donnent une idée assez exacte de leurs différentes formes.
Ces excroissances charnues le plus souvent indolentes, ne présentent aucun danger, mais elles constituent généralement par leur siège ou parleur volume une difformité gênante. Elles ne sont pas contagieuses.
Le traitement des végétations est essentiellement local. 11 consiste à les détruire à l’aide de certaines poudres, telles que le calomel, l’alun, l’acide salycilique, etc. Je me trouve très bien d’appliquer un mélange, en parties égales, de sabine et d’alun calciné. Demarquay conseille de pratiquer plusieurs fois par jour des badigeonnages avec une solution de tartre stibié, 8 grammes, et eau distillée, 60 gr. Dans un grand nombre de cas, on s’est servi avec