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maxillaire ; il présente en ce point la même disposition que le muscle masséter sur la face externe, il recouvre les vaisseaux et nerfs dentaires inférieurs qui s’engagent dans le canal dentaire.
B. — Joue proprement dite. — Arrondie chez les jeunes sujets, elle se creuse chez l’adulte où l’os de la pommette forme alors un relief accentué.
1° La -peau présente des variétés de couleur en rapport avec l’état de santé ou de maladie et avec l’état moral ; elle glisse facilement sur les couches sous-jacentes.
2° La couche sous-cutanée, lamelleuse, renferme quelques fibres du muscle peaucier, qui constituent
Fig. 685. — Muscles de la face et de la joue.
1. Muscle peaucier. — 2. Muscle frontal. —3. Muscle pyramidal. — 4. Muscle auriculaire antérieur. — 5. Muscle auriculaire supérieur. — 6. Muscle orbiculaire des paupières. — 7. Muscle triangulaire du nez. — 8. Muscle élévateur commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure, — 9. Muscle élévateur propre de la lèvre supérieure. — 10. Muscle grand zygomatique. — 11. Muscle petit zygomatique. — 12. Muscle triangulaire des lèvres. — 13. Muscle carré du menton. — 14. Muscle de la houppe du menton. — 13. Muscle orbiculaire des lèvres. — 16. Muscle buccinateur. — 17. Muscle masséter. — 48. Muscle sterno-cléido-mastoïdien.
le risorius de San torini; dans cette couche se trouve toujours une certaine quantité de graisse, surtout au-devant du masséter où elle forme une boule [boule graisseuse de Bichat) qui ne disparaît même pas chez les gens émaciés; elle est traversée par le canal de Sténon, elle est également parcourue par la veine faciale obliquement étendue de l'angle interne de l’œil, où elle s’anastomose avec la veine ophthalmique jusqu’au bord inférieur de la mâchoire, et par l’artère faciale qui se rapproche davantage de l’aile du nez.
3° Une mince aponévrose placée au-dessous de
la couche sous-cutanée, se dédouble pour enfermer la boule graisseuse.
4° La couche musculaire est représentée par plusieurs languettes musculaires très superficielles qui sont le petit et le grand zygomatiques, l’élévateur commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure, et, plus profondément, par le buccinateur.
5° Au-dessous du buccinateur, entre lui et la muqueuse, se trouve une couche celluleuse remarquable par le grand nombre de glandules qu’elle renferme. Ces glandes en grappe, semblables à celles de toute la cavité buccale, sont plus particulièrement groupées autour du canal de Sténon, et en dedans de la dernière molaire inférieure où elles soulèvent la muqueuse en forme de crête.
6° La muqueuse buccale forme la couche la plus profonde et présente l’orifice du canal de Sténon qui correspond à la dernière molaire supérieure.
Dr Léon Moynac.
JUGULAIRE. — Nom donné par les anatomistes aux grosses veines du cou. Elles sont au nombre de quatre: la jugulaire antérieure, la jugulaire postérieure, la jugulaire interne, et la jugulaire EXTERNE.
La jugulaire antérieure est impaire et médiane, quelquefois double; elle vient de la peau et des muscles sus-hyoïdiens et sous-hyoïdiens ; elle se dirige en bas vers le bord antérieur du sternomastoïdien, passe au-dessous de ce muscle, et vient se jeter dans la veine sous-clavière, en dedans de la jugulaire externe.
La jugulaire postérieure appartient au système des veines rachidiennes. Elle prend naissance au niveau de l’atlas et de l’occipital, s’anastomose, au niveau de l’apophyse épineuse de l’axis, avec celle du côté opposé, pour s’en séparer immédiatement après, et descend vers la septième vertèbre cervicale. Là, elle passe entre l’apophyse transverse de cette vertèbre et la première côte, et se jette dans le tronc veineux brachio-céphalique.
La jugulaire externe naît de la temporale superficielle et de la maxillaire interne, reçoit quelquefois dans son trajet la linguale, la faciale et la pharyngienne inférieure, et va se jeter dans la sousclavière, en arrière de la clavicule.
Dans son trajet, elle est d’abord située dans l’épaisseur de la glande parotide, où elle s’anastomose par un rameau transversal avec la jugulaire interne, puis elle se place entre le peaucier et le sterno-mastoïdien, dont elle est séparée par l’aponévrose cervicale. Au moment de s’ouvrir dans la veine sous-claviaire , elle traverse l’aponévrose cervicale. Cette veine est apparente sous la peau.
Son volume est variable, et les branches qu’elle reçoit se jeltent souvent dans la jugulaire interne.
La jugulaire interne est la plus profonde des jugulaires et la plus volumineuse. La droite est souvent plus volumineuse que la gauche, à cause du volume plus grand du sinus latéral droit qu’elle reçoit. Elle ramène vers le cœur le sang veineux de l’intérieur du crâne et d’une grande partie de la face.
Cette veine commence au trou déchiré postérieur,
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