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tôle tle fléchir en avant. Un homme qui perd connaissance ou qui est frappé d’apoplexie cérébrale s’affaisse sur lui-même par suite du relâchement de ces différents muscles.
La station verticale ne peut se prolonger longtemps sans fatigue, parce qu’elle exige la contraction active, simultanée et continue des groupes musculaires que nous venons de signaler. C’est pourquoi l’on réserve toutes les heures un quart d’heure de repos aux modèles qui posent dans les ateliers. On peut rendre la station verticale moins fatigante en prenant la position dite ham héf‘, dans laquelle le tronc se porte alternativement sur l’une ou l'autre jambe. C’est l'attitude que. les sculpteurs donnent le plus communément à leurs statues.
La station verticale est naturelle et exclusive à l’homme ; elle lui sert de trait distinctif entre tous les animaux, et, ainsi que l’a dit Ovide :
Os ho-nini sublime dédit, cœlumque tueri Jussit, et erectos ad sidéra tollere vultus.
(Dieu a donné à l’homme un visage élevé, il lui a ordonné de regarder le ciel et de diriger les yeux vers les astres.)
Attitude assise. — ■ Dans cette attitude, le corps repose sur les deux ischions du bassin et tend à tomber en arrière, parce que ces deux points d’appui sont situés en avant du centre de gravité. De là l’utilité des dossiers pour soulager le tronc. On peut encore s’asseoir en tenant le corps fléchi, tandis que les pieds reposent sur le sol : dans ce cas, le centre de gravité tombe dans la base de sustentation qui est plus étendue en avant. C’est la position que l’on prend naturellement sur un siège dépourvu de dossier.
Dans l’attitude accroupie des tailleurs et des Orientaux, le corps repose sur les ischions et sur le bord externe des pieds ; cette position est plus supportable que la station assise, parce que la base de sustentation présente une surface plus considérable.
Attitude sur les genoux. — Dans cette position, le centre de gravité tombe entre les rotules qui, à elles seules, supportent le poids du tronc. Cette attitude est d’autant plus pénible à supporter que, d’une part, la base de sustentation est très limitée, et que, de l’autre, les téguments sont douloureusement pressés entre le sol et les os du genou. La fatigue de cette position peut être diminuée, soit en penchant le corps sur un appui antérieur, comme les prie-Dieu, soit encore en se reposant sur les talons : on déplace ainsi le centre de gravité, et l’on en répartit la charge sur la base de sustentation tout entière. La station sur les genoux est celle qui expose le plus aux hernies, par suite de l’impulsion en bas communiquée aux viscères abdominaux ; et cependant c’est une punition que l’on inflige souvent aux enfants. On a grand tort.
Attitude couchée. — Les attitudes que nous venons d’étudier exigent la participation active du système musculaire, tandis que la station couchée est une attitude essentiellement passive, dans laquelle le corps est abandonné à son propre poids. Cette position est la moins fatigante de toutes, à cause du relâchement des muscles et de l’étendue
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de la base de sustentation. Si le plan sur lequel repose le corps offre une certaine résistance, les points les plus saillants, tels que les trochanters des fémurs, les talons et le sacrum, peuvent s’excorier et donner lieu à la production à’eschares, ainsi qu’on l’observe si souvent dans les maladies de longue durée. Si, au contraire, ce plan est souple, comme les matelas d’eau, d’air ou de plume, les points de contact sont beaucoup plus nombreux, le poids du corps se répartit sur une surface très étendue, et l’on n’observe plus les inconvénients que nous venons de signaler. On peut se coucher sur le dos, sur le ventre ou sur l’un des deux côtés. La première position, dite décubitus dorsal, est la plus favorable à la respiration ; aussi est-elle ordinaire à l’enfance, à la vieillesse , aux asthmatiques et aux malades atteints de fièvres adynamiques. Lorsque ces derniers commencent à se reposer sur le côté, on peut présager une guérison prochaine. Le sommeil qui a lieu dans le décubitus dorsal est souvent troublé par des songes pénibles. '
C’est aussi dans cette attitude que le ronflement est le plus commun.
Le repos sur le ventre est incommode et ne peut être prolongé longtemps sans fatigue. Il paraît què Cujas avait l’habitude de prendre cette position pour travailler.. Descartes et Leibnitz pratiquaient aussi « la méditation horizontale. » Le décubitus abdominal est favorable dans certaines maladies ; il calme, par exemple, les douleurs des affections du tube digestif.
Le repos sur le côté droit est le plus salutaire et le plus naturel des décubitus, parce qu'il s’oppose à la compression de l’estomac par le foie et qu’il favorise le passage des aliments dans l’intestin.
D'' WiTKOWSKI.
Auteur de : Structure et fonctions du corps humain et de VAnatomie icoiioclasiique.
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