BRI
srène du duel, dans ce dernier opéra, lorsqu'il saisissait et brandissait son épée de la main droite, jamais on n’aurait dit que main et bras étaient artificiels. La Société de médecine décerna le prix Barbier à l'habile inventeur de cette merveille prothétique que Roger paya la bagatelle de 20,000 francs.
Lorsqu’on veut faire confectionner un bras artificiel, certaines mesures sont indispensables à donner au fabricant. Nous croyons devoir les indiquer ici. Four le bras amputé, après avoir indiqué si c’est le droit ou le gauche, il faut donner : la longueur de l’épaule au bout du moignon, et celle de l’aisselle au bout du moignon ; la circonférence au haut du bras et au bout du moignon. Pour le bras sain, il faut donner : les longueurs de l’épaule au coude, de l’aisselle au coude, du coude au poignet et du poignet au bout du doigt médius; les circonférences de la main, du poignet, au milieu de l’avant-bras, aude.ssous et au-dessus du coude, en haut du bras, enfin celle de l’aisselle en passant par l’épaule. Il faut, de plus, si l’on veut un bras avec main, donner le moulage de la main et un gant.
Df Paul I.abarthe.
BRASERO (Voyez Réchaud).
BRASSEURS. — Hygiène professionnelle. — Les
ouvriers employés dans la fabrication de la bière sont exposés à divers accidents professionnels. Ils peuvent être asphyxiés par l’acide carbonique qui se dégage soit dans les germoirs, soit dans les caves où on fait fermenter la bière, lorsqu’ils pénètrent dans ces divers locaux avant de s’être assurés que l’air en a été suffisamment renouvelé. Ils sont aussi très souvent exposés à des brûlures graves causées jiar la projection de vapeurs ou du liquide bouillant jiendant la cuisson du malt dans l’eau. On en a vu enfin tomber dans des cuves en ébullition.
Indépendamment de ces accidents professionnels, les ouvriers brasseurs, par suite de leur régime et des grandes quantités de bière qu’ils absorbent journellement, ont une singulière tendance à l’embonpoint, aux congestions cérébrales, aux dyspepsies gastro-instestinales, aux maladies du foie, des reins, de la vessie et du canal de l’urètre. Pâtissier, Turner, Thackrah ont observé de plus qu’ils deviennent lourds, que leurs facultés s’anéantissent et qu’ils perdent de bonne heure l’activité de l’esprit et de 1 imagination. U' Paul Labarthe.
BRAVER. — Vieux mot, aujourd’hui inusité, synou\rae de Bandages herniaires (S . ce mot).
BREDOUILLEMENT. — Défaut de prononciation qui consiste surtout à parler avec une très grande Aitesse; le bredouillement conduit au bégaiement (\ . ce mot). Dr chervi.v.
BREME. — Poisson d’eau douce, à corps très haut et aplati sur les cotés, très commun dans les rivières de France, dont la chair est peu estimée et tlont le frai, d’après Koltz, est malsain. p. l.
BRETELLES. — Les bretelles sont des lanières plates, eti tissu élastique, d’ime largeur de f à 4 cen-
timètres, qui servent à fixer le haut des pantalons en avant et en arrière. Elles sont bien préférables aux boucles et aux ceintures de cuir, surtout pour les individus doués d’un fort embonpoint, parce que grâce à elles, le pantalon n’ayant plus besoin d’être serré, l’estomac, le foie, en un mot les viscères abdominaux ne sont plus comprimés et peuvent fonctionner à leur aise. Les asthmatiques, les personnes atteintes d’une affection des voies respiratoires, du cœur ou des gros vaisseaux, qui ne veulent pas que les bretelles exercent sur les épaules et la poitrine une pression trop forte et gênante pour la respiration, devront toujours porter des bretelles très élastiques et très souples. Quant aux enfants, le conseil déjà ancien de Percy : « il vaut mieux chez eux attacher le pantalon au gilet que de le suspendre avec des bretelles, tant on doit être attentif à tout ce qui peut, à cet âge, s’opposer au développement des organes respiratoires », est toujours applicable, surtout aux enfants débites, lymphatiques, scrofuleux ou prédisposés au rachitisme, car, outre la gêne que les bretelles peuvent apporter au développement des organes respiratoires, elles peuvent entraîner encore un déplacement de l’axe du corps et des déviations plus ou moins prononcées de la colonne vertébrale. D' Paul Labarthe.
BRIANT (SIROP ANTIPHLOGISTIQUE DE). — Le sirop de Briant est une préparation, dans la composition de laquelle le savant pharmacien qui lui donna son nom, a fait entrer des extraits de plusieurs plantes mucilagineuses, gommeuses, adoucissantes et pectorales, parmi lesquelles nous citerons surtout le coquelicot et la gomme, puis la mauve, la guimauve, le bouillon blanc, le tussilage, etc.
Expérimenté, dès 1826, dans les hôpitaux de Paris, voici dans quels termes le docteur Asselin fit connaître le résultat de son expérience personnelle dans son service de l’Hôtel-Dieu, dont il était médecin en chef. « Les résultats si avantageux que j’ai toujours obtenu de l’emploi du sirop antiphlogistique que prépare M. Briant, pharmacien, me portent à le recommander à toutes les personnes affectées de maladies de poitrine, soit aiguës, soit chroniques, de crachements de sang, etc. .le me plais à attester la bonté et l'efficacité de ce nouveau médicament, qui mérite d’acquérir la plus grande publicité et d’étre d’un usage général, dans toutes les maladies inflammatoires qui affectent les poumons. » Après Asselin, les professeurs Laennec, Fouquier, Vauquelin, Guersant, Dubois, etc., l’adoptèrent, tant dans leur pratique civile que dans celle des hôpitaux, et aujourd’hui, après plus d’un demisiècle, ce précieux médicament n’a rien perdu de son efficacité et de sa vogue.
Le sirop de Briant dissipe rapidement la toux, que ce phénomène soit le seul symptôme appréciable (comme dans la toux dite d'irritation), où qu’elle fasse partie d’un cortège de symptômes, comme dans la grippe, la coqueluche, la bronchite, les catarrhes aigus ou chroniques de la poitrine, etc. Il n’est pas jusqu’aux pauvres poitrinaires qui ne ressentent les effets bienfaisants de son action et qui ne lui doivent une diminution notable de leurs souffrances et une constante amélioration de leur état.