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lonienf, le second qui engendre nn chancre ganglionnaire est souvent difficile à guérir, et peut se compliquer de décollements qui laissent après eux de vilaines cicatrices révélatrices, de phagédénisme, de fistules, etc. Dans tous les cas, et il est bon de bien le souligner, le bubon consécutif ou chancre simple est toujours une affection absolument locale.
Le traitement du bubon chancreux peut être pp.é-
VENTIK, ABORTIK OU CUUATIl'.
Le traitement pp.éventif sc résume à chercher à guérir le plus promptement possible les chancres simples ; à suivre un régime hygiénique, à éviter les excès de toute sorte, par conséquent à éviter toute pression locale, toute fatigue corporelle (marche prolongée, chasse, esci’ime, équitation, canotage), à garder, en un mot, un repos aussi absolu que possible.
Si, faute d'avoir pris ces précautions, ou malgré leur stricte observation, le bnbou se montre, il faut instituer le traitement ahop.tif, qui consiste dans le repos absolu au lit, l’emploi des grands bains, des purgatifs, des cataplasmes Hamilton arrosés de laudanum; dans des applications d’onguent mercuriel, d’emplâtres de vigo, de vésicatoires coup sur coup, etc. Quelques auteurs ont recommandé l’application de sangsues ; avec presque tous les syphiligraphes je ne saurais trop m’élever contre cette déplorable prati(pie qui expose le malade à voir chaque piqûre se transformer en un chancre par auto-inoculation. D'ailleurs je dois dire que le traitement abortif réussit très rarement dans le cas de bubon sympathique et n’est jamais parvenu à arrêter le bubon chancreux.
Reste donc le traitement cuiiatif. Celui-ci consiste à donner issue au pus le plus tôt possible, à éviter les larges cicatrices, les décollements et les fistules. Certains chirurgiens incisent largement le bubon avec le bistouri, le vident et le pgnsent avec des mèches de charpie enduites de cérat on trempées dans de l’eau additionnée d'alcool camphré, de phénol Bobœuf, de coaltar saponbié de LeBeuf, ou d’acide borique. C’est là une mauvaise pratique qui produit de larges cicatrices et n’amène la guérison qu’au bout d’uii temps très long. Le meilleur mode de traitement, celui qui amène la guérison la plus rapide et qui ne laisse après lui aucune cicatrice, est le traitement par la ponction, l’injection et la compression combinées. On enfonce au milieu de la tumeur nn trocart adapté à une pompe aspiratrice avec laquelle on asjiire tout le pus ; puis on injecte dans la tumeur une solution de teinture d’iode, de phénol Bobœuf, d’acide borique, ou de coaltar Le Deuf, qu’on Laisse séjourner pendant quelques minutes, et qu’on retire ensuite à Laide d’un aspirateur; enfin, on exerce sur la tumeur une compression méthodique à l’aide de tampons d’amadon empilés les uns sur les autres et maintenus serrés an moyen d'un bandage spica de l'aine, ou à l’aide d’ai)pareils compresseurs spéciaux. Quelquefois une seule injection ne suffit pas, on la renouvelle alors autant de fois qu'il est nécessaire, jusqu’à ce que la guérison survienne. .V ce traitement local, on joindra un traitement général tonique et réparateur chez les malades lymphatiques et épuisés, mais ja-
mais il ne faut instituer nn traitement spécifique antisyphilitique, le bubon chancreux étant, nous ne saurions trop le répéter, une affection purement et exclusivement locale. Paul Labarthe.
BUCCAL. — Qualificatif donné à l’artère et au nerf de la bouche, ainsi qu’à la membrane muqueuse qui tapisse cette cavité. p. l.
BUCCINATEUR. — Nom donné par les anatomistes à un muscle qui constitue la plus grande partie de la couche charnue des joues, car il s’étend de la partie postérieure des arcades alvéolaires à la commissure des lèvres. Ce muscle joue un rôle important dans la mastication, il reporte sur la couronne des dents les aliments qui tombent entre les arcades alvéolaires et les joues, il concourt aussi à l’articulation des sons, il sert encore, par sa contraction, à chasser de la bouche Lair qui gonfle les joues, et c’est ainsi qu’il intervient dans le jeu des instruments à vent. P. L.
BUCHU. — On désigne sous ce nom les feuilles de quelques plantes de la famille des rutacées, d’une odeur forte, assez agréable, d’une saveur âcre et aromatique, assez communes au capîde Bonne-Espérance et dans l’Afrique Australe, où elles sont employées ainsi qu’aux Etats-Unis comme diurétiques en infusion, à la dose de 20 à 30 grammes pour 1 litre d’eau. Les feuilles de buchu sont très rarament employées en France. p. L.
BUGLOSSE. — On appelle ainsi une herbe annuelle de la famille des borraginées, qu’on rencontre en France dans les champs pierreux et les endroits incultes et dont les fleurs sont employées en infusion comme la bourrache et dans les mêmes cas. p. L.
BUGRANE. — La bugrane, appelée encore arrêtebœuf, est une plante de la famille des légumineuses, à branches rougeâtres, garnies d’épines, étalées sur le sol, à fleurs d’un rose clair veiné de blanc, dont la racine longue et résistante, arrête les bœufs aiîTjr labour lorsque le soc de la charrue vient à la lieurter, ce qui lui a fait donner le nom d’arrêtebœuf. La bugrane est très commune dans nos champs, et les paysans employaient jadis sa racine comme diurétique. Aujourd’hui cette plante est à peu près inusitée. Nous devons dire cependant que certains droguistes peu scrupuleux s’en servent quelquefois pour falsifier la salsepareille. p. L.
BUIS. — Le buis est un arbrisseau de la famille des buxinées, originaire du nord de l’Asie et du midi de l’Europe, que l’on rencontre dans nos jardins, où ils forment des massifs ou des bordures. Les feuilles, d’un vert foncé, lisses et luisantes, d’une odeur vireuse et d’une saveur amère très désagréable, purgent à la dose de 4 ou 5 grammes, mais en produisant de fortes coliques. A dose plus élevée, elles pourraient déterminer des accidents toxiques. Le bois très dur et d’un grain très fin, est utilisé pour la fabrication de bon nombre d’instruments employés en médecine, tels que spatules.