‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 1Chapitre 131 sur 206 · DEF · texte numérisé non relu

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jant pendant un temps plus ou moins long, dans le but de les dépouiller de tous leurs principes solides. P. L.

Décortication. — On donne ce nom à une petite opération pharmaceutique qui consiste a enlever l’écorce d’un arbre ou d’une tige, ou la première enveloppe d’une racine, d’un fruit, d’une graine, etc. p. l.

DÉCüBITUS. — Nom donné à l’attitude couchée (y. Attitude]. P. L.

DÉFAILLANCE. — On donne ce nom au premier degré de la syncope, caractérisée par une diminution soudaine et plus ou moins marquée de l’action du cœur (V. Syncope). p. l.

DÉFÉCATION. — On donne ce nom à l’expulsion des matières fécales, résidu de la digestion amassées dans le rectum (V Digestion). p. l.

DÉFÉRENT — Nom donné par les anatomistes à un canal qui porte le sperme des testicules dans les vésicules séminales. Il s’étend de la queue de l’épi-

Fig. 3b7. — Canal déférent et veines spermatiques.

- Canal déférent, étendu du testicule jusqu’à la partie intern g p ‘tes vésicules séminales )3. — 1 Sacrum -

“■ « p ■ ~ Coupe de l’ischion. — 4. Rectum. — S. Vessii O Uretère coupé - 8. Testicule. - 9,10 Gaine fibreus comm .n^ au testi, ule et au cordon. - 11. Éléments du cordo ^ermatique i2. Plexus nerveux hypogastrique. - 13 Vés ^e semmale. — u. Artère iliaque primitive gauche. lo Veine Iliaque primitive gauche.

didyme à la base de la prostate où il s’unit au sommet de la vésicule séminale pour constituer le

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canal éjaculateur. Il présente une longueur de 45 à 50 centimètres, et un diamètre moyen de 2 millimètres, mais comme ses parois sont très épaisses, sa cavité n’est guère que d’un tiers de milliuiètre.

DÉFERVESCENCE.— On donne le nom de période de défervescence dans le cours des maladies fébriles, à celle pendant laquelle la température s’abaisse. P. L.

DÉFLEXION.— Les accoucheurs donnent ce nom à une manœuvre qui a pour but de ramener dans sa direction normale la tête du fœtus renversée en arrière dans les présentations de la face. p. l.

DÉFLORATION. — (V. Viol).

DÉFORMATION. — On donne ce nom à l’altération congénitale ou accidentelle de la forme d’une partie du corps ou d’un organe. Les déformations peuvent être la conséquence d’un arrêt de développement, ou au contraire d’un développement exagéré ; elles peuvent aussi survenir à la suite du rachitisme, des luxations, des fractures, etc. p. l.

DEFRESNE (^pancréatine de). — Nous savons aujourd’hui, grâce aux travaux de Claude Bernard, Bouchardat, Sândras et Corvisart, que le V'/c yancréatique sécrété par le pancréas (v. ce mot), joue un rôle très important dans la digestion (v. ce mot). Nous savons que ce suc mis en présence du bol alimentaire dans l’intestin, reprend en sousœuvre la digestion stomacale, liquéfie la masse alimentaire très incomplètement élaborée par la salive et la pepsine du suc gastrique, et jouit de la précieuse propriété de dissoudre tous les aliments quels qu’ils soient, tissu musculaire, pain, farineux, de digérer les graisses et le beurre et de les rendre assimilables.

Malheureusement le suc pancréatique ne se conserve pas, il s’altère et se décompose au bout de quatre ou cinq heures, et par suite il était impossible d’utiliser chez l’homme ses remarquables propriétés digestives.

C’est à M. Th. Üefresne, pharmacien distingué, ancien interne des hôpitaux de Pans et lauréat de l’Ecole de pharmacie, que revient l’honneur d’avoir le premier isolé, à l’aide de procédés spéciaux fort ingénieux, la pancréatine du suc pancréatique dont elle est le principe actif, et d’avoir introduit ce médicament nouveau dans la thérapeutique des maladies des voies digestives.

La pancréatine de Defresne, absolument pure, se présente sous la forme d’une poudre jaune pâle, visqueuse, d’une odeur forte, d’une saveur franche, et se conserve indéfiniment sans altération Elle est très soluble dans l’eau et jouit de la meme puissance digestive que le suc pancréatine. 1 gramme de pancréatine de Defresne peut digérer siniuitanémeni 30 grammes d’albumine cuite ou 150 grammes de fibrine fraîche, H grammes de graisse, 10 grammes d’amidon.

E.xpérimentée dans les hôpitaux de Paris par le professeur Potain et le Hucharddès 1874, la pan-

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