‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 1Chapitre 135 sur 206 · DIVISION · texte numérisé non relu

DIVISION

DE LA TOT.^LITÉi

en cinq p riode>

l" PE RIO DI 20 dents.

2' PÉRIODE i dents

3' PÉ' IODE de

20 dents.

I S' PÉRIODE ■ ^ i den s.

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Le tableau synoptique précédent indique l’époque de l’apparition des follicules au sein des mâchoires, et celle de la sortie des dents sur le bord gingival. On voit que l’apparition précède de beaucoup l’éruption.

Accidents de l’évolution dentaire dits de dentition. — L’éruption des vingt premières dents , ou de la première dentition, s’accompagne de chaleur de la bouché , de douleur, de tuméfaction des gencives, d’écoulement de la salive, de diarrhée, et parfois de convulsions. L’éruption des premières molaires, de cinq à six ans et des deuxièmes de onze à douze ans, est aussi- très douloureuse, parfois un bourrelet de la gencive reste et s’enflamme. La chute des vingt dents temporaires et leur remplacement par vingt dents permanentes causent les mêmes accidents.; mais si l’éruption des dents nouvelles se fait avant que la mâchoire se soit assez développée pour qu’elles aient une

Fig. 361.

ETolution des dents chez un enfant de'7 ans (on voit les dix dents de lait et les dents de renouvellement, 1, 2,- 3, 4, 5, 6, 7, 8, enfermées dans les maxillaires. La première grosse molaire IS, dite dent de ^ ans, commence à faire son apparition.

place suffisante, alors se produisent des déviations, des déplacements et des périostites qui peuvent provoquer la nécrose des alvéoles et la chute d’une ou de plusieurs dents. L’éruption des quatre dernières molaires, dites dents de sagessef, est ouvent cause d’accidents plus graves, parce que sa gencive est très compacte et qu’il ne leur reste Ique peu de place, surtout-à la mâchoire inférieure, entre la seconde molaire et la branche montante du maxillaire.

Ces accidents sont inflafnmatoires, nerveux et org niques.

Les accidents injlammatoires portent sur la gencive seule, qui s’enflamme plus ou moins, peut guérir spontanément ou suppurer, donner lieu à des abcès qm enveloppent parfois toute la dent, la¬

quelle est souvent cariée, ou bien sur l’os qui ÿ flamme, se nécrose, provoque des abcès des narr^' molles voisines allant à l’angle de la mâchoire cou, à la face, ou l’inflammation du voile du pala^'^ des amygdales, etc. Dans quelques cas l’irritatio’ des gencives se manifeste sous forme de gindvit^ ulcéro- membraneuse; ou bien la direction de 1^ dent de sagesse en dedans ou en dehors, ulcère k langue ou la face interne des joues.

Les accidents nerveux qui se rencontrent dans presque toutes les affections dentaires, sont des névralgies de la face, des spasmes musculaires des troubles du côté des yeux ou des oreilles, etc.'

Les accidents orqan ques accompagnent diverses anomalies dentaires et consistent en kystes folliculaires , odontomes et néoplasmes de la dent, des gencives ou des maxillaires.

Carie dentaire. — On désigne sous ce nom une altération particulière des tissus durs de la dent consistant en une destruction progressive des parties atteintes analogue à l’ulcération,

La cause première de la carie a été l’objet de trois théories. Pour les uns, la destruction des . tissus de la dent est le résultat de l’inflammation de l’organe, d’une gangrène, d’une mortification [Théorie vitale et or i unique) . Cette théorie a été abandonnée, parce que, pour qu’elle fut vraie, il faudrait que la carie put se produire de dedans en dehors, tandis qu’au contraire elle procède toujours de l’extérieur vers l’intérieur. Pour d’autres, la carie résulte d'une décomposition chimique des tissus de la dent par un acide [Théorie chimique). Pour d’autres enfin, l’agent exclusif de la carie serait un cryptogame ou un microbe [Théorie parasitaire). Quoiqu’il en soit, la cuticule venant a faire défaut en un point, l’émail s’altère au contact des liquides buccaux, et peu à peu la destruction s’opère de dehors en dedans, attaque l’ivoire et pénètre dans la cavité pulpaire. Les causes qui prédisposent les dents à la carie ' sont : — la race ; la race celtique par exemple a les dents très saines, tandis que celles des Kymris s’altèrent avec rapidité; — l’dÿ^; jusqu’à leur état adulte, 25 ans, les dents sont moins denses et se carient plus facilement; — les défauts de la dent,. dont les sillons sont trop profonds, l’émail amainci, Tivoire plus faible qu’à l’état normal, comme dans la syphilis héréditaire et le rachitisme; — altérations accidf nielles, fêlures, fissures, fractures, luxations, usure de l’émail, etc.; — le contact des dents ainsi altérées avec certaines substances: acides . divers, chlorure d’antimoine, teinture d’iode, percnlorure de fer, les aluns, qui agissent sur l’émail ; — certains états de la bouche dans lesquels le. mucus est abondant et provoque une fermentation lactique, qui, comme les autres fermentations, est encore favorisée par l’humidité et la température élevée de la bouche. D’après la théorie la plus récente, l’émail serait d’abord détruit par un agent chimique, et les parasites pénétrant par cette voie, iraient ensuite attaquer les tissus dentaires (Miller).

La carie est plus fréquente à la mâchoire supérieure qu’à l’inférieure ; les premières molaires sont le plus souvent atteintes et les canines le

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moins souvent. Les points de prédilection de la carie sont les sillons de la couronne, du collet, ou les faces intersticielles.

Elle revêt deux formes anatomiques principales,

suivant que la cavité pulpaire est ouverte ou ne l’est^pas.

l°';Dans la première, carie simple, non pénétrante, tantôt l’émail est seul altéré, tantôt il y a lésion simultanément de l’émail et de l’ivoire. La carie-de l’émail se présente sous fi rme d’un point noir, situé dans un des endroits indiqués plus haut, elle est indolente. La carie de l’émail et de

Fig. 363.

Carie dentaire au premier degré, carie non pénétrante (fisure demi-scliématique). — o. Ouverture de l’émail, porte .d’entrée de la carie. — c. Cavité de la carie, l’ivoire est détruit, sur une certaine étendue, la cavité pulpaire p n’est pas ouverte. — Parties de l’ivoire épaissies par suite de l’irritation de la Pmpe, cône de condensation. — d. Denture de nouvelle formalon formant saillie du côté de la chambre

1 ivoire constitue une cavité sphéroïdale plus ou moins profonde à orifice rétréci au début, mais qui s élargit plus tard par l’écrasement de la couche d email qui . recouvre la cavité. Les parois de celle-ci sont formées d’ivoire ramolli, et . conennent des débris alimentaires putréfiés qui donnent a 1 haleine une odeur fétide.

Lorsque la carie a une marche rapide , les parois sont blanches, molles, humides {carie blanche).

D’autres fois, la marche est lente, les parois sont noirâtres, dures, sèches {f^arie noire,- carie sèche)] la pulpe irritée sécrète de nouvelles couches d’ivoire qui forment un rempart entre elle et la carie ; ces nouveUes couches sont très denses et ont une forme .conique dont la base répond à la surface altérée {cône de résistance). La carie peut alors s’arrêter et guérir momentanément ou définitivement. Cette dernière forme de carie est peu douloureuse, mais non la carie rapide, qui s’accompagne de douleurs vives, surtout lorsqu’elle intéresse seulement la couche superficielle de l’ivoire ; le contact d’un corps dur, du chaud et du froid, déterminent des accès de souffrances qui plus tard sont moins aiguës.

2® Dans la seconde forme de carie (cane pénétrante, profonde, compliquée), la pulpe dentaire est mise à nu, elle peut être alors enflammée ou intacte, ou détruite complètement. Dans la suite la carie pro¬

Fig. 361.

Carie dentaire du deuxième degré, carie pénétrante (fîguz-e demi-schématique). — La cavité de la pulpe p largement ouverte communique avec la cavité de la carie c.

cède de dedans en dehors, détruit l’ivoire qui restait, et la cavité n’est plus revêtue que par l’émail, qui finit par se briser. Lorsque la pulpe est intacte, le contact de tout objet, du froid, du chaud, la succion, provoquent des douleurs intolérables qui s’apaisent lorsque la cause a cessé. Lorsqu’elle est enflammée, les douleurs sont continues, mais exaspérées par les différents contacts ; alors surviennent rages de dents iétranglement de la pulpe). La succion soulage en faisant saigner la pulpe qui se décongestionne. L’inflammation peut passer à l’état chronique, et alors il n y a de douleurs que par les contacts de l’obturation serrée. On observe en outre des phénomènes nerveux à distance, névralgies de la face, troubles de l’œil et de l’ouïe, etc. L’odeur de la dent. est très fétide.

Le siège de la carie n’est pas toujours facile à trouver lorsque l’orifice est petit, situé sur une dent reculée, ou sur une face latérale, ou près du collet ; il faut alors explorer les dents avec le plus grand soin à l’aide de miroirs et de fins stylets, etc.

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Ce qu’il faut surtout apprécier, c’est le degré de la carie, l’état de la pulpe, etc.

On pourrait confondre la carie douloureuse avec la névralgie faciale, mais les points douloureux ne sont pas’ les mêmes, ou avec la périostite, mais les dents sont alors déviées, allongées, mobiles,^ i^a pulpite et lapépiostite alvéolo dentaire sont d ailleurs les deux principales complications de la carie. Celle-ci peut partaitement guérir soit spontanément, soit par le traitement, mais les chances de guérison sont en raison inverse du degre e l’affection, de son étendue, de l’état general du malade et des complications survenues du cote de la (lulpe, du périoste et de l’alvéole.

Le traitement comprend diverses indications dont voici les principales: calmer la douleur, arrêter la marche de la carie ; restaurer la dent.

Pour calmer la douleur de la carie non pénétrante. on nettoie d’abord la cavité pour en enlever les corps étrangers qui irritent les fibrilles nerveuses, puis on applique une boulette d ouate imbibée d'une solution phéniquée concentrée, et recouverte d’une autre boulette de teinture de benjoin ou de tolu. Dans la carie pénétrante on peut faire la même chose, mais il faut avoir soin de ne pas serrer le pansement. On détruit la pulpe soit instantanément en l’arrachant, soit avec un stylet rougi, moyens très douloureux, mais calmant en peu de temps, soit par l’application d’acide phénique, ou d’acide arsénieux purs. Pour empêcher que ces derniers ne fusent, on recouvre le premier pansement d’une boulette serrée d’ouate imliibée de teinture de benjoin.

Pour enrayer la marche de la carie, les pansements à l’alcool, à la créosote, à l’acide phénique, donnent de très bons résultats, en transformant les caries molles en caries dures et sèches. On pratique ensuite l’obturation.

Celle-ci ne doit être faite que lorsqu’on est assure de la guérison de la carie (V. Obturuiion).

Périostite alvéolo -dentaire. — Cette affection comprend deux formes principales et absolument distinctes. L’une est la pi-riosnte, franche , inflammatoire, l’autre Ÿostéo-périostite aivéoLo-dentaire , dont on connaît encore mal la nature.

A. La première se montre parfois sur les dents saines à la suite de blessures, d’operations sur les dents voisines ; ou sur les dents malades à la suite de cautérisations, d’obturations prématurées. Lorsque la pulpe existe encore, la périostite survient après la pulpite ; ou bien elle peut commencer par le collet lorsqu'elle survient après une stomatite, une gingivite, etc.

Lorsqu’on arrache une dent atteinte de périostite, on trouve à un premier degré le périoste, rouge, épaissi, détruit vers le point de départ de l’affection, qui est presque toujours l’extrémité de la racine ; à un second degré, le périoste est détruit dans une étendue plus grande, le cément est à nu, rugueux et comme rongé par place. Un petit abcès se forme au fond de l’alvéole et le pus se fait jour soit par la racine, si celie-ci est ouverte et libre, rarement par la gencive, après avoir fusé le long de la racine. Très souvent il reste enfermé, et perfore la gencive npres la mortification d’im petit point du fond de

l’alvéole. La périostite peut alors guérir, ou bien ell passe à l’état chronique et il se forme un suint ^ ment purulent soit par la racine, soit par la fistui^ si celles-ci viennent à se boucher, il se produit d’ nouveaux abcès, avec mortification de l’alvéole de^ fongosités, des kystes purulents du sommet de \ racine, etc. ^

Les symptômes de la périostite aiguë sont débot, une sensation de gêne, puis une douleur oui devient de plus en plus vive, et que la pression et le contact des corps chauds exaspère ; la dent est mobile et paraît allongée. Un abcès est en voie de formation, alors survient de la fievre, avec frisson perte de l’appétit, mal de tête ; la gencive tuméfiée est très douloureuse, l’haleine chaude, fétide: une fluxion déforme les parties voisines de la joue; dès que la fluxion paraît, les douleurs diminuent, Ig pus est sorti de l’alvéole, et dès que l’abcès est ouvert soit spontanément, so't parle chirurgien, les' douleurs et la fièvre disparaissent. La dent reprend sa solidité et -a longueur normale,

La périostite chronique succède à la périostite aiguë ou survient d’emblée. Dans le premier cas, les douleurs vives, diminuent sans disparaître, dans le second elles sont peu intenses ; elles sont augmentées par la pression ; cette forme dure ind finiment et peut d mner lieu à la forme aigue lorsque de nouveaux abcès se forment ; elle s’accompagne souvent de; névralgies de différents points de la face.

Ces périostites se compliquent parfois d’inflammition des mâchoires, de tumeir>i du périoste: les abcès et les fistules sont les complications les plus fréquentes

Quant au diagnostic, il est facile à faire, même en l’absence de fluxions, car la simple pression sur une dent douloureuse suffit pour faire reconnaître la périostite.

On peut arrêter la périostite au début par des scarifications , des cautérisations de la gencive,

1 application d’une sangsue ; si le pus est formé, il faut aller à sa recherche et lui donner issue par une incision allant jusqu’à l’os, et même dans l’alvéole. Contre la périostite chronique avec suintement, on a recours au drainage du sommet de la racine : ou bien a l’extraction de la dent, dont on résèque la partie altérée, et qu’on replante après avoir enlevé les parties malades (greff> dfidnire). Enfin si ces moyens sont inefficaces et si les lésions de l’alvéole et de la racine sont trop étendues, il faut extraire la dent définitivement.

B. La seconde forme de périostite, ou ostéopériostite alvéolo-dentaire, que Jourdain a décrite sous le nom de s>njpiiraüon conjoirde des gencives et des alvéoles. Tôirac sous celui de pyorrhée intraalvéolaire, et Marchai de Calvi sous celui de gingivite pxp l ive, est une affection caractérisée, d après Magitot, « par une «lestruction lente et progressive du périoste et du cément sous-jacent, destruction de nature inflammatoire, à marche chronique, procédant constamment du collet au sommet de la racine , et entraînant fatalement la chute des dents. »

Les causes de cette affection sont très diverses; on la vu survenir sans cause locale, à la suite de fié-

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vres éruptives, sur des sujets anémiés, rhumatisants, goutteux, diabétiques ; citez les personnes à profession sédentaire; chez les femmes à la ménopause. Elle se manifeste entre 25 et 50 ans et atteint par ordre de fréquence les grosses molaires, les petites molaires, les incisives supérieures et les canines.

Au début, les douleurs sont presque nulles ; la dent se dévie et devient mobile ei allongée ; la gencive est rouge autour du collet. Bientôt la rougeur s’étend sur la gencive, qui devient gonflée, violacée, à mesure que l’affection progresse le long de la racine, puis le pus paraît autour du collet, suivi de fongosités, et avec un stylet on peut constater le décollement de la gencive autour de la dent: celleci s'allonge peu à peu et finit par être chassée de l’alvéole. Alors la suppuration diminue, l'alvéole et la gencive se rétractent, se cicatrisent et la «foérison s’effectue au bout de peu de temps. Malheureusement plusieurs dents sont prises ensemble ou successivement et la guérison de l’une n’empêche pas la chute des autres.

Parfois, mais rarement, cette forme de périostite qui est essentiellement chronique, passe à l’état aigu, et donne lieu à la fluxion et aux abcès et fis tules consécutifs.

Le traitement qui jusqu’alors a donné le meilleur résultat, a été la cautérisation de la gencive bour-, souflée avec le thermo ou le galvano-çaufère, ou l’application de l’acide chromique, de la teinture d’iode, du perchlorure de fer sur le bord de la gencive. On peut donner en même temps le chlorate de potasse à la dose de 3 à 4 grammes par jour. Mais l’indication la plus importante concerne l’état général dont dépend l’ostéo- périostite, et qui réclame une médication appropriée.

Abcès, fluxion, fistules dentaires. — L’inflammation aiguë du périoste peut se transmettre à 1. gencive soit au niveau du coUet, soit au niveau de l’extrémité de la racine, mais par un mécanisme différent.

Au collet l’inflammation du périoste gagne directement le tissu de la gencive, et les abcès qui en résultent sont en général petits, exempts de fluxions, n’altèrent pas l’alvéole, et guérissent rapidement une fois ouverts. Us sont aussi moins douloureux que ceux qui naissent au sommet de la racine.

Ceux-ci sont séparés de la gencive par la paroi osseuse de l’alvéole, l’inflammation, pour y arriver, gagne d’abord l’os, qui se nécrose sur une petite étendue ; puis le pus sorti par ceite voie, arrive sous la gencive déjà enflammée ainsi que le périoste sous-jacent, et la fluxion, c’est-à-dire le gonflement, l’œdeme du tissu cellulaire voisin se forme ; elle annonce par conséquent la formation superficielle de l’abces. Les douleurs intenses et la fievre qui avaient duré depuis le commencement de la périostite jusqu’à ce moment, par suite de la rétention du pus, diminuent dès que le pus sorti de l alvéole arrive sous la gencive; comme ce moment coïncide avec l’apparition de la fluxion, on dit de là que la fluxmi empurie le mai de dents.

Ee pus ne sort pas toujours directement par la gencive; lorsque les racines sont longues, comme aux canines, et que leur extrémité siege presque

JllCTTONNAIRE POPin.AIRE nE MunEMNE USÜELt.15.

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sous la peau, l’abcès est très supefficiel et peut s’ouvrir à la joue, ou bien il peut fuser en différents points de la bouche, et s’ouvrir loin de son point de départ, à la voûte palatine, dans le vestibule. Lorsque l’abcès est vidé, la guérison peut survenir; mais s’il reste dans l’alvéole un point osseux ou radiculaire nécrosé, l’écoulement purulent continue; il se forme sur l’orifice une petite croûte qui tombe de temps en temps, laissant échapper une gouttelette de pus; et au bout d’un certain b*mps il existe entre le sommet de l’alvéole et l’orifice de l’abces un trajet induré qui est une Hstale. Ce trajet est tantôt simple, tantôt subdivisé en plusieurs dont l’un s’ouvre dans la bouche et l’autre à la peau; trajets droits ou tortueux, généralem. nt étroits, etc. Quand la fistule est récente, elle peut guérir apres l’extraction de la dent, ou la guérison de la nécrose alvéolaire; mais lorsqu’elle est ancienne, ses parois indurées ne peuvent plus se recoller, même apres la guérison de la lésion qui lui a donné naissance, et il faut avoir recours à dés injections irritantes, caustiques, à des opérations, pour détruire la paroi même de la fistule et en proxoquer la cicatrisation.

L’orifice de la fistule est en général au sommet d’un petit bourgeon rougeâtre, qui se rétracte au bout d’un certain temps ; mais s’il vient à se cicatriser avant la guérison du trajet et de la lésion alvéolaire, le pus est enfermé, s’accumule, et donne naissance à de nouveaux abcès, qui se comportent comme l’abcès primitif, en s'accompagnant de douleurs et de fluxions.

Obturation des dents. - On désiirne sous le nom d’obturation, l’opération qui consiste à combb^r avec une substance inaltérable la cavité d’une carie pour en arrêter les progrès et permettre à la dent dé remplir ses fonctions.

Cette opération est communément désignée sous le nom de plombage.

L’obturation est immédiafe ou cotisécui ve.

On la dit immédiate lorsqu’elle peut être pratiquée séance tenante, sans crainte d accidents et dans une cavité indolore.

Elle est consécutive lorsqu’elle est précédée d’un traitement approprie au cas, et au degré de ta carie. Souvent, faute ae pansements antérieurs, véritable mise en état de la dent, l’obluration est suivie d’accidents tels que : douleurs, fluxious, abcès, etc. En vue de ces compiicaiioos, nous avons établi comme règle absolue de ne jamais obturer une carie tant soit peu profonde, ou traitée jusqu’alors d’une façon irrégulière, sans avoir pratiqué ce que nous appellerons une occlusion d’essai. Cette oci iusion hermétique se pratique après le nettoyage de la dent, et la préparation de la cavité, soit a l’aide de guttapercba, soit à l'aide d un petit tampon d’ouate imbibé d’une solution de benjoin très concentrée.

L’obturation provisoire esl-elie supportée quelque temps, sept ou huit jours, par exemple, on peut procéder à l’obturation définitive; dans le cas contraire, on peut l’enlever facilement et faii e subir à la dent un traitement approprié.

Ce traitement, cette mise en état de la dent, comprend plusieurs opérations que nous allons décrire :

1“ Le nettoyage de la carie s’impose tout d'abord.

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De plus, la cavité à obturer doit être sèche et bien désinfectée.

Le nettoyage se fait à l’aide de fraises et d!pxcavateurs. Les fraises sont des sortes de limes, de forme et de dimensions variables supportées par une tige et qui permettent d’enlever à la cavité les parties inutiles ou nuisibles telles que fragments ramollis de l’ivoire, etc. Les excavateurs servent

Fig, 365 — Fraises.

également à énlever certaines parties de la dent et, de plus, à creuser dans certains cas des anfractuosités qui donnent à l’obturation plus de solidité. Ces instruments se maniaient autrefois à la main, mais depuis quelque temps ils sont mus par un tour qui rend d’immenses services. On complète le nettoyage à l’aide d’une injection d’eau phéniquée qui enlève tous les débris de la cavité ; de plus, on introduit

au fond de la carie un tampon d’ouate imbibé d’une solution concentrée d’acide phénique. Le nettoyage et la désinfection ainsi pratiqués, on sèche la dent soit au moyen- de l’air chaud, soit au moyen d’amadou, de papier. Enfin on a soin d’empêcher, pendant toute la durée de l’opération, l’arrivée de la salive.

2° Le nettoyage accompli, on donnera à la cavité une forme spéciale. On comprend, en effet, que les diverses substances obturatrices (amalgames, guttapercha) n’adhèrent pas aux parois, et n’étant retenues que d'une façon mécanique, ces parois doivent être aménagées d’une façon particulière.

On tâchera donc, soit par la lime, la fraise ou l’excavateur, de donner à la cavité une forme de bouteille; de plus on pourra, dans certains cas, creuser

sur les côtés de la dent des anfractuosités pour mien maintenir le plombage. ^ ^

Ces diverses manoeuvres effectuées, il fam s’q cuper du choix de la matière obturatrice Ces ma' tières sont des plus variées, et toutes remplissent des conditions différentes. Nous citerons d’abord l’étain, peu employé aujourd’hui, puis l’or. Cette substance donne d’excellents résultats, assurément

les meilleurs, puisque l’on rencontre des dents aurifiées encore intactes après quinze à vingt ans. Mais elle nécessite une main très exercée et très habile. Aussi ne no s arrêterons-nous pas sur ce sujet, voulant rester surtout dans le domaine de la pratique courante. Les autres matières habituellement employées sont : t® les amalgames ; 2® les ciments; 3® les substances organiques.

1° Les amalgames sont des mélanges de métaux avec le mercure. Ces métaux sont: l’argent, l’étain, l’or, le platine, le palladium.

Rarement employés seuls, ils sont le plus souvent alliés en proportions diverses. On les livre au commerce réduits en poudre fine. Pour les appliquer, on les mélange avec une quantité suffisante de mercure, de façon à constituer une pâte assez résistante, mais encore très mal éable. Les amalgames s’appliquent à l’aide Aa fouloir -spatule, instrument muni à l’une de ses extrémités d’une spatule servant à porter la substance dans la cavité, à l’y égaliser, etc.; à l’autre extrémité se trouve le fouloir qui sert à condenser la matière et à la faire pénétrer dans tous les replis de la earit^. Les amalgames ont l’avantage d’être d’un emploi facile et courant; ils durcissent rapidement (en trois ou quatre heures) et sont excellents à combler les grandes cavités Malheureusement, ils prennent bientôt une teinte brunâtre qui se reconnaît facilement. Ils ne peuvent donc être employés que . pour les dents du fond de la bouche

2® Le-^ ciments sont des substances obturatrices composées d’oxychlorures de zinc ou d’oxychlorophosphates de zinc. On les fabrique séance tenante en mélangeant des quantités convenables de poudre et de solution titrée. La pâte ainsi obtenue est ap-

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pliquée molle dans la cavité, mais elle se durcit rapidement. L’avantage des ciments est d’adhérer ans parois de la carie; ils sont donc indiqués dans les cas où l’on ne peut pas donner à la carie une forme convenable.

3° Les substances orqaniques sont: le mastic, la cire et surtout la gutta-percha, dont une préparation, la pâte de Eill, est universellement connue et donne d’exceUents résultats. Les avantages des substances organiques et ceux de la gutta-percha notamment, sont nombreux. Elles sont peu conductrices de la chaleur, s’altèrent lentement et sont d’un eniploi facile. La gutta-percha s’emploie fréquemment dans les obturations provisoires.

Nous donnons, sous forme de tableau, le choix du procédé à employer, suivant les indications fournies par la dent :

Î Accessible , nettement limitée, à bords ^ résistants, sans antécédents de

périostite . aurification.

Siégeant sur des points cachés, peu accessibles, mais avec des parois

résistantes . amalgames.

Située sur des points visibles, très

friables, sans bords . ciments.

Profonde, avec des doutes sur la tolérance de l’obturation, après traitement de la pulpe . gutta-percha.

Extraction des dents. — Cette opération ne se pratique plus guère que pour supprimer une dent ‘ dont la guérison est impossible (accident inflammatoire du côté de la racine) ou une dent saine qui ne doit pas être conservée {dents de sagesse en évolution vicieuse et occasionnaftt des accidents, dents irrégulières, anormales).

L’opération doit remplir les deux conditions suivantes :

l” Enlever l’organe en totalité ;

2“ Léser le moins possible les parties contiguës.

11 y aurait une troisième condition d’un autre ordre, celle d’épargner au patient les douleurs inutiles. Mais la douleur varie non seulement avec le mode opératoire, mais avec la réceptivité du patient. Pour y remédier d’une façon absolue on peut recourir à l’aneAfAeA-ie {V. ce mot).

Les manœuvres de l’opération se décomposent en trois temps: 1» application de l’instrument; 2“ rupture des adhérences ; 3® sortie de la dent de Talvéole.

Instruments',

La Clef de Garengeot, abandonnée par beaucoup d’opérateurs, par les dentistes surtout, rend de grands services dans les cas où il faut déployer une grande force, comme dans l’extraction des grosses molaires. Voici comment on applique l’instrument. Le panneton est porté sur la gencive au-dessous du collet de la dent à extraire ; — toujours en dehors; — le crochet embrasse la couronne, et vient par son extrémité s’appliquer sur le côté opposé de la racine. Il convient de le tenir constamment fixé, en appuyant un doigt sur la partie convexe. La main qui tient le manche lui imprime un mouvement de rotation en dehors, qui tend à luxer la dent par effraction de l’alvéole.

Cet effort doit être produit graduellement et sans

brusquerie. La dent luxée est ensuite retirée à l’aide d’un davier approprié.

La clef ne sert guère qu’à l’extraction des grosses et petites molaires.

2° Le pie i -de-biche est un levier de forme et de dimension variées, qui agit en poussant sur la dent. Il n’est guère employé qu’à l’extraction des racines.

Le premier temps consiste a enfoncer l’instrument aussi bas que possible entre la racine et l’alvéole. Dans le deuxième on abaisse le manche en poussant l’autre extrémité, perpendiculairement, sur la racine. Avec une forte pression on luxe la racine du côté opposé à celui de la pression : quelquefois elle sort ainsi d’emblée ; mais souvent elle n’est que luxée, restant adhérente à la gencive. Dans ce

Fig. 370. — Pied-de-biche.

cas, il faut recourir au davier pour l’avoir. Il est bon, pendant l’effort, de prendre un point d’appui pour arrêter les échappées qu’il faut toujours prévoir avec cet instrument. C’est pour remplacer cet instrument, que l’on voit des charlatans employer des sabres, des tuyaux de pipe, — mais sur des racines peu résistantes.

3® La langxie de carpe sert également à arracher les racines, mais surtout les dents de sagesse inférieures pour lesquelles eUeest quelquefois indispensable. L’extrémité ou lame, trempée en ressort, est introduite assez profondément et de dehors en dedans, entre la dent à extraire et la dent contiguë. C’est en pesant sur cette dent, comme point d’appui, que l’on sépare, que l’on élève la dent à extraire, en lui faisant subir un mouvement de bas en haut et d’avant en arrière. Avec cet instrument on ne fait que la luxation de la dent; ü faut donc recourir ensuite à une pince pour retirer la dent

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Lorsque la dent de sagesse est enfouie, en retrait derrière la précédente, on est obligé d’enfoncer l’instrument a travers l’alvéole lui-même.

Si la dent de sagesse est isolée, la langue de carpe n’est plus applicable; on se sert dans ce cas d’un davier approprié.

4» Davers. — Ce sont des instruments en forme de pince à branC es droites ou courbes. Les mors, qui sont destinés à la prise de la dent, sont construits à l’instar de ceux du forceps, c’est-à-dire de façon à prendre, mais à ne pas serrer. Aussi leur forme est elle variable. Il faut autant de daviers

Fig. 371. — Daviers.

que d’espèces de dents. Encore la même espèce comporte-t-elb’ des instruments différents pour le côté droit ou ie côté gauche, pour la mâchoire supérieure ou la mâchoire inférieure.

Pour réf)ondre aux besoins d’une pratique courante, il en faut 8 à 10 : 2 pour les racines inférieures et supérieures; 2 pour les incisives, canines et prémolaires supérieures; 2 pour les mêmes dents inférieures; 2 pour les grosses molaires supérieures; 1 pour les molaires intérieures.

Dans le maniement du davier, il faut suivre ponctuellement les trois temps de l’opération précédemment indiqués. La dent doit être solidement saisie et le plus loin possible sur la racine ; il ne faut pas craindre d’enfoncer le mors.

Pendant le deuxième temps, il faut tenir la dent sans la serrer ; suivant le cas, on luxe en dehors ou en dedans, ou même on imprime un mouvement de torsion à l’instrument, jusqu’à ce que les liens d’attache soient rompus.

La traction de la dent doit être modérée et d’une direction calculée pour éviter de heurter avec l’instrument les dents antagonistes.

Accidents de l’extraction. — Il sont de plusieurs sortes. Dclestre les a divisés en cinq catégories :

I r Fractures des dents ou des dents voisin luxation de ces dernières qu’on peut replanter”^’

le-champ si elles sont saines; extraction des germ^'

des dents permanentes quand on arrache les den^ de lait. ”

2" Fracture du bord alvéolaire (très commun parce que la dent, d’une aire plus grande que l’ou^ verture de l’alvéole, fracture pour sortir et entrain' souvent avec elle un fragment de celui-ci); ouverture du sinus maxillaire (peu commune’ et sans grande importance si l’os est sain) ; fracture et luxation des mâchoires (tr rare surtout depuis qu’on enlève les dents avec les daviers).

3' Lésion des parties molles ; déchirure et décollement de la gencive, qui se réunit toujours sans suture ; contusion et blessure des lèvres et des joues.

4® Accidents nerveux ; névralgies, tétanos, etc. (très raft^s): les névralgies existent souvent avant l’extraction et peuvent persister après elle.

5® Accidents chez les femmes en état de grossesse ou pendant la lactation; vomissements, crises de nerfs, avortement: suppression de la sécrétion lactée Bien qu’ils soient rares, il faut néanmoins en tenir compte à cause de leur gravité et de la responsabilité qui peut en incomber au dentiste.

L’accident le plus commun et qui peut devenir dangereux est l'hémorrhagie II y a toujours après l’extraction un écoulement de ang qui parfois est très abondant et difficile à arrêter Ces hémorrhagies ont pour cause fréquente un mauvais état gé- ' néral, ou une di ithèse : anémie, s or ut, diabète, paludisme, albuminurie, etc. Nous en avons observé après l’extraction chez des nouveaux-nés.

Le traitement consiste dans le nettoyage de l’alvé 'le et le tamponnement de celui-ci avec une boulette d’ouate imbibée de perchlorure de fer, d’eau de Léchelle, de Pagliari, de teinture de benjoin, un fragment d’éponge préparée ou d’amadou taillé en cône. On fait maintenir une compression continue sur le tampon soit avec le doigt, soit en rapprochant les mâchoires. Dans ce dernier cas, il faut que ie tampon soit un peu gros et dépasse le niveau de l’arcade dentaire.

Si l’hémorrhagie ne s’arrête pas, ou si elle a une tendance à revenir plusieurs jours de suite à la même hrure, avec ou sans fièvre, il faut recourir au sulfate de quinine (Verneuil).

Prothèse dentaire. — La prothèse dentaire a pour objet de remplacer les dents absentes afin de faciliter l’élocution, la mastication et en même temps de rétablir quelquefois les caractères esthétiques de la face.

Pendant longtemps l’ivoire d’hippopotame a été presque exclusivement employé à fabriquer les dentiers, mais malgré sa grande densité il se laissait rapidement désagréger par les liquides buccaux et prenait une odeur fétide et repous-sante. Ajoutons que la couleur laissait beaucoup à désirer, aussi pour les petites pièces, les dents humaines étaient-elles préférées au point de vue de l’esthétique, mais ces organes se déterriorent également, se carient rapidement et demandent ainsi trop fréquemment leur remplacement.

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Les dents de porcelaine, ioTentées en France yei-s ta fin dn siècle dernier, ont acquis un tel ^e'Té de perfectionnement qu’aujourd’hui elles sont presque les seules employées.

Pour faire tenir l’organe de remplacement on se sert de })irof , de crochets, de ressort- et enfin de la pressio7i atmosphérique.

a.— Les pivots en or, platine, ou bois, s’emploient (Je préférence pour les six dents de devant supérieures. Vcut-on appliquer une dent à pivot, on lime les racines au ras de la gencive ; on traite les restants de pulpe . s’il y en a on les détruit, on équarrit le canal. Le pivot calibré sur le diamètre et la longueur du c^nal et porteur de la fausse dent est introduit dans la racine.

Afin d’obtenir une grande fixité on l’entoure de fils de snie.de feuilles d’étain, d’or ou de légers filaments de bois, de façon à constituer un frottement dur Un pivot se place aussi quelquefois dans chaque racine composant une dent dont la couronne man'jue, on les réunit à la nouvelle couronne à l’aide de ciment Le canal radiculaire a dû préalablemeut être parfaitement nettoyé, désinfecté. Si l’on oublie ces soins, et quelquefois malgré leur application, une fluxion vient compliquer l'opération.

h. — Les crochets font partie d’une plaque à laquelle sont fixées les dents, c’est par leur emboîtement autour des dents qu’elles entourent que s’obtient la fixité de l’appareil.

Les crochets doivent toujours être en or platiné ; ils peuvent être plus ou moins serrés suivant les cas; ils peuvent être appliqués aussi bien à des appareils en métal qu’à des appareils en caoutchouc. Leur emploi a toujours pour inconvénient, à la longue, d’user plus ou moins rapidement les dents accrochées.

A défaut de crochets, lorsqu’il n’y a plus de dents pour permettre leur emploi et que la pression atmosphérique ne suffit pas à faire tenir un appareil, on se sert de ressorts.

c. — Les ressorts consistent en un fil d’or roulé en spirale reliant les deux appareils supérieur et inférieur. Leur longueur est calculée pour que oans l’extension ils correspondent à l’ouverture maximum de la bouche. De la sorte, le patient ouvre-t-il la bouche, le ressort se redresse, maintient les deux appareils écartés et appliqués l’un en haut l’autre en bas. Dans l’occlusion de la bouche, i*s sont repliés en un demi-cercle et couchés en ire les faces externes de l’appareil et la paroi buccale de la joue.

d — lâ. pression est un autre moyen

de fixité pour les appareils. La surface d’un appa- ^®il et la muqueuse correspondante convenablement tassées, finissent par s’adapter si bien que le ’^ide se produit entre les deux surfaces et que 1 appareil tient appliqué par l’effet de la pression atmosphérique à la voûte palatine. On appelle souvent appareil à succion ceux qui tiennent par ce procédé, parce que le patient produit le vide en faisant des mouvements de succion. C’est de tous les procédés de contention le meilleur, le plus moffensif. Avec l’habitude, ü est peu de personnes qui ne puissent s’y faire lorsqu’il s’agit

d appareils supérieurs, les appareils inférieurs sont plus difficiles à fixer parce que : l'on ue peut les faire que très peu étendus ; 2» parce qu’ils sont constamment mis en mouvement par la lano-ne les h.-vres. Néanmoins, en les faisant très lourds, et avec l’habitude, ils sont assez bien portés.

Les su stances employées pour monter Ips d nfs sont nombreuses, les principales sont l’or, le pla~ tin -, le caoutchouc, le cellutovt, la porce aine.

Le- appareils en or sont presque toujours les plus atrréablps, ils offrent sous un très faible volume une trè.s grande foret de résistance; le métal est toujours bien supporté par les muqueuses; leur prix élevé les empêche peut-être de passer dans la pratique courante.

En platine, ils s’exécutent de même que les appareils en or Le peu de différence comme prix entre les deux métaux ne doit pas faire donner la préférence à ce dernier, car il se rompt plus fréquemment e^ les soudures ne sont pas aussi solides. Il ne doit qu à son infusibiliié d’être employé comme base dans les appareils de porcelaine.

Le cwpxtchouc vulcanisé est employé sur une grande échelle: on lui reproche d’être volumineux et lorsqu’il est mal cuit de posséder une odeur désagréable; mais ce sont là des incon énients qu’une bonne exécution fait disparaître. Cette substance doit être placée actuellement au premier rang dans notre ordre d’idées.

Le re/luioïd e.st employé comme le caoutchouc avec les mêmes avantages et à peu près les mêmes inconvénients. Cependant au contact des dents ou des racines, il se décompose si facilement que son emploi pour cette raison a dû être rejeté.

Les appareils de porcelaine sont de riurs chefsd œuvres, mais la difficulté d’exécution, leur poids énorme, leur prix élevé et, somme toute, leuradaptation parfois imparfaite, ont empêché leur emploi de se vulgariser.

Les appareils doivent s’adapter parfaitement aux maxillaires ; on obtient ce résultat en prenant une bonne empreinte.

Us doivent être établis de telle façon que la pression exercée se rapproche autant que possible de l’axe de la crête des maxillaires, que cette pression dans l’occlusion soit également répartie aussi bien sur les dents naturelles qu’artificielles, etc.

Quant à l’esthétique, la couleur des dents employées doit être en rapport avec celle des dents existantes ou avec l’âge du sujet, leur forme avec leur prestance. Des dents blanches à une personne âgée sont aussi disgracieuses que des dents de poupée à un hercule.

Greffe des dents, réimplantation, transplantation. — Ces opérations qui ont alimenté les récits plus ou moins fantaisistes des auteurs, ont, par cela même, de tout temps inspiré une certaine méfiance. Aux yeux de beaucoup de personnes elles sont même réputées irréalisables.

Or, aujourd’hui le doute n’est plus permis. Les dents replantées reprennent absolument comme un lambeau de peau qui a été remis en place. La'racine de la dent se réunit à 1 ffivéole par l’intermédiaire du périoste alvéolo-den'.aire qui reprend ses connexions vasculaires. C’est donc par un processus

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d’ordre vital que les dents replantées se consoli-

On a essayé de greffer des dents sur des points du corps autres que les mâchoires. Jusqu’à présent on n’a enregistré que deux succès dans cette voie : ceux de Hunter et Philippeaux, qui ont fait reprendre chacun une dent dans une crête de coq.

Au point de vue de la pratique chirurgicale, la greffe n’est tentée qu’avec des dents adultes et dans les deux conditions suivantes ; , ,

1» Par restitution . Réimplantation.

1 Transplantation.

2’ Par emprunt | Transposition.

Réimplantation. - Cette opération indiquée par Hippocrate a été couramment pratiquée dans le siècle dernier. Depuis le commencement de celui-ci elle a été délaissée au point qu’elle était devenue contestée. Mais depuis l’année 1876, grâce à nos travaux et à ceux du docteur Magitot, l’opération est devenue classique et a pris sa place dans la chirurgie.

Elle est indiquée : 1“ dans certaines déviations dentaires. Une dent tordue sur son axe peut être facilement extraite et réimplantée droite; 2° dans la luxation traumatique. Une dent est-elle arrachée par mégarde ou intentionnellement, pour faciliter une autre- opération, du encore par l’effet d’un violent traumatisme (chute, etc.), il convient de la réimplanter; 3“ mais c’est surtout dans le traitement de la périostite alvéolo-dentaire chronique que la réimplantation trouve son application.

La périostite alvéolo-dentaire a pour effet habituel de se localiser au sommet des racines, et de produire là des altérations diverses : nécrose, kyste, fongosités, qui entraînent et entretiennent des lésions de voisinage, telles que ostéite, nécrose, abcès, fistule Ces dernières lésions, notamment les fistules ont, pour ainsi dire, une durée indéfinie, à moins qu’on ne supprime leur cause particulière ; l’altération du sommet radiculaire. C’est dans ce but qu’au lieu de pratiquer l’extraction pure et simple, on a recours à la réimplantation.

Voici quel est le mode d’opération. On arrache la dent, avec précaution, pour ne point la fracturer, ni léser le bord alvéolaire. On traite l’organe malade, en réséquant la partie altérée du sommet de la racine, ou en coupant les fongosités. On l’obture s’il y a lieu, puis on la remet en place. On peut la tenir hors de la bouche pendant quelques heures.

La dent ainsi replantée reprend sa fixité et sa. solidité au bout d’une dizaine de jours. Les lésions de voisinage guérissent également, mais en un temps un peu plus long. L’opération réussit d’autant mieux que la racine est moins altérée, aussi son succès est-il constant dans les deux premières indications. Dans la troisième elle réussit encore environ 95 fois sur 100.

La TRANSPLANTATION dans uu alvéole, d’une dent autre que celle qui y était contenue, se trouve mentionnée au XI* siècle, dans les écrits du fameux Albucasis-. A. Paré en rapporte le cas suivant : « Un homme digne d’être cru m’a affirmé qu’une personne ayant fait arracher une dent s’en fit remettre subit une autre d’une saine damoiselle laquelle se

reprit et quelque temps après mâchait comme sur celle qu’elle avait fait arracher »

La possibilité de cette opération est aujo hors de doute. Nous l’avons nous-même m cinq fois avec succès. ^

Quelques personnes la traitent ^immorah

La question d’immoralité n’existe pas en pare'l pour le chirurgien ; elle incombe tout entièr^*^ malade à qui l’on doit laisser la détermination pareille opération. Au reste, il est facile de se met^ à l’abri de toute incrimination, en empruntant 1 dent voulue à une bouche par exemple très petit et dans laquelle il est indiqué de supprimer 'une o^’ plusieurs dents. On peut encore l’emprunter à 1^ bouche même du sujet (transposition). C’est ains^ que l’on pourrait, dans beaucoup de cas, substituer à une incisive latérale supérieure une incisive latérale inférieure ; la dimension et la forme sont assez semblables. Le vide produit à la mâchoire inférieure ne tarde pas à se combler par le rapprochement des dents voisines.

Il faut avoir soin de choisir, pour les transplanter, des dents appropriées de forme, de dimension, de couleur. Aussi cet échange ne peut-il guère sé pratiquer que pour les dents à racine unique, les incisives et les canines.

On n’a pas encore tenté de transplanter de dents d’animaux ni de dents prises sur les cadavres. Le manuel opératoire et la suite de l’opération sont les mêmes que pour la réimplantation.

Il y a cependant là quelques soins particuliers à prendre. Comme il n’y a jamais entre la dent choisie et une nouvelle alvéole une coaptation parfaitCj il est nécessaire d’immobiliser, pendant quelques jours, la dent avec un appareil approprié; une plaque de métal ou de caoutchouc, par exemple, préalablement bien modelée sur toute la région correspondante de l’arcade dentaire.

Hygiène dentaire. — L’hygiène de la bouche, bien que trop souvent négligée, a une importance capitale. C’est d’elle, en effet, que peut dépendre souvent la santé de l’individu, soit adulte, soit surtout enfant. Aussi nous ne saurions assez nous attacher à faire ressortir ses avantages, soit d’abord au moment de la première dentition, soit plus tard. Nous compléterons ces deux chapitres par l’énumération des soins à donner à la bouche en général.

Hygiène de la première dentition. — Les personnes étrangères aux choses de la médecine ont coutume de confondre la formation de la dent avec son éruption. Ces deux termes communément, considérés comme synonymes, correspondent à deux phénomènes bien distincts (V. Dentition).

Les soins à donner au moment de la formation du follicule dentaire sont d un ordre général. C’est en améliorant la santé de l’enfant que l’on arrive à mener à bonne fin cette première partie de là dentition. Souvent, en effet, les parents sont inquiets .de voir le retard apporté à l’éruption des premières dents, chez leurs enfants. Suivant nous, ces retards impliquent la faiblesse, la souffrance du petit être, soit du fait de la grossesse, soit du fait de la nourrice.^ La conduite à tenir est donc toute indiquée : nti pareil cas, le médecin doit avoir pour tâche de lor* tifier l’enfant par tous les moyens possibles sans

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oublier les préparations de phosphate de chaux (sirop de Dusarf, etc.)- Peut-être n’arrivera-t-il pas à des résultats immédiats très apparents, mais sûrement il favorisera la formation de la seconde dentition qui a, d’une façon générale, les mêmes caractères que la première. Parfois il arrive que le médecin est consulté pour un retard isolé n’atteignant qu’une ou deux dents.

La cause de cette irrég^arité de développement nous échappe ; elle doit faire craindre une absence complète du germe de la dent. Nous ne parlerons que pour mémoire des cas d’éruption précoce. Le préjugée fait de ce phénomène un présage de grand avenir : Louis XIV, Mirabeau, le professeur Broca, sont nés avec des dents. La seule recommandation que nous ayons à faire en pareil cas, est de ne point faire procéder à l’extraction. Outre que cette opération peut exposer à la destruction du follicule sous-jacent, elle peut amener, ce qui est autrement grave, des accidents suivis de mort. Donc si on a affaire à des dents précoces qui blessent le mamelon, le mieux est de protéger celui-ci et de se garder, en tous cas, d’extraire la dent.

L’éruption des dents de lait s’accomplit souvent sans grandes douleurs, sans accidents graves. Certains auteurs contemporains n’admettent même aucune espèce d’accidents.

On ne peut nier cependant qu’il y ait très souvent un peu d’irritation de la gencive traversée par la couronne. Parfois il se forme au point d’irruption une petite plaie, compliquée au bout de peu de jours par le contact des liquides de la bouche, toujours très irritants par suite de la fermentation du lait. Il convient alors de pratiquer les lavages émollients ou antiseptiques avec de l’eau de guimauve, une eau alcaline (Vichy, Vais) ou une solution de chloral (chloral 1 gramme, eau 200 grammes).

Ces phénomènes locaux que nous venons de décrire peuvent retentir sur l’état général de l’enfant. Il n’est pas rare d’observer lors de l’éruption, des diarrhées, des convulsions, qui a bon droit inquiè- , tent les mères. Nous n’y insisterons pas, ces accidents étant du domaine de la médecine infantile.

Nous dirons seulement que la poussée de la dent peut être facilitée par l’introduction dans la bouche, de divers objets que l’enfant mâchonne, soit le classique hochet, soit un bâton de guimauve, etc. De plus au moment où la couronne de la dent va apparaître, on pourra faire quelques onctions des gencives pour calmer les douleurs, avec des émollients on des calmants (mellite de safran et de tamarin, sirop de dentition du Z)” Delabarre, etc.). Suivant les. cas, si l’inflammation gingivale est trop prononcée, les émollients seront remplacés par des astringents ou des antiseptiques légèrement caustiques.

Disons en terminant que la scarification de la gencive couramment pratiquée en Angleterre et en Aérique, pourra donner d’excellents résultats, soit comme saignée locale, soit en diminuant la douleur ou ouvrant passage à la couronne.

Les dents de lait après leur sortie se placent réguhèrement sur l’arcade alvéolaire libre. Quels soins convient-il de leur donner ?

1“ On ne devra pas craindre, ainsi qu’il arrive souvent, de faire usage de la brosse. Si une bouche

doit être nettoyée, c’est assurément celle de l’enfant. Tétant ou mangeant à chaque instant, il a constamment la bouche pleine de débris d’aliments de toute nature, qui fermentent et deviennent des agents de carie. Ceci est surtout vrai pour le lait. Nous avons observé plusieurs enfants qui, prenant encore le biberon à trois ans, avaient déjà toutes les dents cariées. Nous prescrivons le liquide suivant pour le lavage de la bouche.

Hydrate de chloral . 1 gramme

Eau . 200 —

Essence d’anis. . . 10 gouttes

Essence de menthe . - S —

Nous conseillons une brosse d’une dureté moyenne. La poudre à employer est la suivante :

Poudre de savon . 10 grammes.

. i Si, ‘20 —

âk 5

Pierre ponce porphÿrisée. . .

Essence de menthe .

ï âa 10 gouttes.

Essence de girofle ......

Cochenille .

Ces soins, nécessaires en temps de santé, sont indispensables durant les maladies de l’enfant.

Pendant les maladies fébriles , la fièvre typhoïde en particulier, la salive devient épaisse et forme sur les dents un enduit adhérent qui en amène rapidement la carie. On devra donc donner des soins de propreté continus à la bouche dans le cours de ces affi'ctions. Si malgré ces soins la carie survient, elle devra être l’objet d’un traitement tout aussi attentif que celle des dents permanentes. Les organes de la première dentition durent, en effet, de dix à douze ans, on comprend donc de quelle utilité considérable est leur conservation De plus, chez l’enfant l’abolition de l’élément douleur qui a chez lui un grand retentissement, est toujours d’une importance capitale. Enfin si les. dents de lait se détruisent avant l’époque voulue , la mâchoire risque fort de ne plus être assez grande pour recevoir les dents de la seconde dentition. Nous ne saurions donc trop recommander aux mères de veiller avec un soin de tous les instants à l’hygiène de la bouche de leurs enfants.

IL Pendant la deuxième et la troisième période DE LA dentition Une perturbation profonde se produit au niveau des alvéoles. Certaines dents tombent et sont remplacées par de nouvelles. On a donc une reproduction de l’état inflammatoire que nous avons signalé dans la première enfance, état qui nécessite les mêmes soins que nous avons indiqués lorsque nous avons traité de l’éruption des dents de lait.

A ce moment les dents nécessitent souvent une intervention chirurgicale ; certains de ces organes doivent être arrachés d’une façon précoce , d’autres d’une façon tardive, en vue de faciliter l’établissement régulier des dents permanentes. Ces organes doivent eux-mêmes être surveillés afin de pouvoir

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apprécier en temps opportun la nécessité qu’il y aura de les redresser. C’est par l’oubli de ces préceptes (|ue certaines bouches se trouvent déformées, alors qu’il eût suffi de l’application d un simple appareil ou d une extraction pour prévenir cet état ou le corriger.

Nous ferons remarquer en passant qu’une des grandes causes de production de carie, est précisément l’irrégularité d’implantation des dents sur la mâchoire*. Aussi poserons-nous comme réglé absolue d-^ faire inspecter deux fois par an la bouche des enf ints à cètte période de leiir évolution dentaire, qui corre§p6nd à l’âge dé sept ans à douze ans.

111. Soins des dents et de- la bouche en général. — Les dents permanentes une fois sorties, nous nous trouvons dans les conditions d’une bouche adulte. C’est de douze à vingt-cinq ans que la carie est la plus fréquente, en raison du peu de densité de nos organes masticateurs à cette époque de la vie. C’est donc au cours de cette période qu’il faudra le plus insister sur les soins ordina res qui peuvent prévenir la carie. A Q^t effet, nous recommandons les mêmes prescriptions hygiéniques que plus haut, à savoir l’emploi de la brosse dure, la poudre dentifrice et le liquide antiseptique.

Au sujet des antiseptiques , nous devons nous attacher à cette id e qui tend a s’accréditer de, plus en plus, qùe la carie est une affection para>iitaire. Et comme conséquence do cette idée , l’hygiène dentaire devrait, pour ainsi dire, être complètement réformée. Ainsi au lieu de prescrire des denti'rices alcalins, comme l’ont conseiPé jusqu’à, ce jour la plupart des praticiens partisans de la théorie chimique de la carie, il faudrait prescrire des dentitrices acides capables de détruire les nombreux micro organismes de la bouche. Pour notre part, nous conseillons l’emploi des solutions d’acide bo- .pique, phénique et de tous les autres antiseptiques d un usage courant dans la chirurgie générale (Pour

plus de détails, V. L>en^^>^•ce^).

Les dents de Padulte sont le siège d’un dépôt calcaire appelé tartre, et qui resuite de la décomposition des sels salivaires. Ce tartre a des lieux d élection sur lesquels il s’accumule plus particulièrement. C’est ainsi qu’on le trouve surtout au nEeau du collet des dents, dont il décolle l’anneau gingival. 11 résulte de là une inflanimation plus ou moins aiguë de la gencive qui devient fongueuse, saignan e, et par cela même peu apte à supporter les manœuvres prescrites par l’hygiène : nettoyage, etc. Les dents, par suite du dépôt tartreux, ne tar ent pas à se salir, et à un degré plus avancé, l’haleine devient fétide. Pour remédier à cet état, nous conseillons le nettoyage de la bouche. Cette operation Consiste dans l'aorasioh du tartre avec des instruments appropries. On enlève ensuite les taches qui salissent les dents, soit en les frottant avec de la p.erre ponce porphyrisée maintenue à l’aide d’une petite tige, ou mieux encore avec de l’eau oxygéuée. Lette composition, d’un usage facile, devrait avoir son emploi marqué dans les soins de la bouche comme décolorant et comme antiseptique.

La fétidité de l’haleine que nous avons dit résulter fréquemment du manque d’hygiène, peut êtra

le fait d’une carie, et en ce càs on devra avoir cours à un praticien. D’autres fois la fétidité T l’haleine est produite par le mauvais état de l’an reil respiratoire ou du pharynx; nous consiilio^' dans ces différents cas l’emploi du chlorate de ^ tasse, du borate de soude, dn permanganate de do' tasse, etc. ("V. Dentifrice). ^ '

D' Th. David,

Directeur de l’École dentaire de Paris Professeur de pathologie du système dentaire

DENTELÉ. — Nom donné par les anatomistes à plusieurs muscles, à cause de la forme dentelée de leurs insertions : — le grand dentelé, large muscle des parois latérales de la poitrine, qui forme la paroi interne du creux de l’aisselle, s’attache, en arrière, au bord spinal de l’omoplate, en avant, à la face externe des huit ou neuf premières côtes, au moyen d’autant de dentelures, et sert à l’inspiration en élevant les côtes et en augmentant ainsi la capacité de la poitrine ; — le muscle getit dentelé supérieur^ situé à la région postérieure et inférieure du cou et supérieure du dos, qui s’attache, d’une part, au ligament cervical, et aux apophyses épineuses de la septième vertèbre cervicale et des deux ou trois premières vertèbres dorsales, d’autre part aux seconde, troisième, quatrième et cinquième côtes, et sert à l’inspiration en élevant les côtes; — le mus.cje petit dentelé inféri’ur, situé à la partie inférieure du dos. qui s’attache, d’une part, aux quatre dernières côtes, d’autre part aux dernières vertèb es dorsales et aux dernières lombaires, et sert à l’expiration en abaissant les côtes. P. L.

DENTIFRICE. — On donne ce nom aux diverses préparations solides, liquides ou pâteuses, employées pour la propreté et la conservation des dents et l’hygiène de la bouche.

Les dentifrices solides se présentent sous forme de poudres presque toujours composées d’un mélange de plusieurs substances neutres, alcalines, ou . acides. Ces poudres joignent à leur action thérapeutique ou chimique une action mécanique. On les empbtie avec une brosse, plutôt dure que molle, ainsi que le conseille notre éminent collaborateur David, humectée soit dans de l’eau ordinaire, soit dans une eau dentifrice, pour débarrasser les dents des débris d’aliments, des dépôts de hmcosités on de tartre qui s’accumulent à leur surface ou dans leurs interstices.

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