‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 2Chapitre 15 sur 289 · HUI · texte numérisé non relu

HUI

nts ont été proposées par le Dr Rousseau, constipation, voient souvent leurs douleurs s’apai-

de piq Hre ou en décoction comme fébrifuges contre ser subitement à la suite de l’ingestion de deux ou

eQ fi°' vres intermittentes, et dont les fruits d’un trois cuillerées d’une huile douce. Les' lavements

l6S Üe vif d’une saveur douceâtre, mais désagréa- préparés avec l’une quelconque de ces huiles à la

rouge i^s6nt ^ propriétés émétiques et purga- dose de 50 à 100 grammes d’huile pour 500 gram-

• * • feuilles et fruits sont a peu près inusités au- mes d’eau, i*endent des services contre les douleurs

•lVeSrf’’hui p- L> abdominales, la constipation, l’irritation prononcée

lourtt ‘ du rectum et de la marge de l’anus. Souvent on

ttüILES — Les huiles sont des corps gras, qui ajoute une cuillerée de sel au lavement laxatif afin t liauicies ou solides à la température ordinaire, de renforcer son action purgative, f b ent le' papier et le linge, sont insolubles dans Huiles essentielles ou volatiles. — (Y. Essences .)

ru solubles dans l’alcool et dans l’éther surtout Huiles médicinales. — Les huiles médicinales

’haud brûlent facilement et forment, en général, appelées aussi oléolés sont des médicaments offici-

aPs combinaisons solubles avec les alcalis. Ces corps naux liquides, généralement réservés à l’usage ex- Û c sont composés de plusieurs principes immé- terne, qui résultent de l’action dissolvante des diats dont les plus connus sont l’oléine; la marga- huiles sur une ou plusieurs substances végétales, ine et la stéarine. Quelques-uns renferment ces animales ou minérales. Toutes les huiles fixes ne trois principes réunis, d’autres ne contiennent sont pas propres à cet effet ; l’huile d’olive pure est ’un ou deux de ces principes seulement. Ils sont préférable en ce qu’elle rancit lentement et qu’elle

d’origine végétale ou animale, leur extraction est ne se dessèche pas à l’air ; elle a la propriété de

variable et leur conservation s’opère dans un lieu dissoudre les résines, les corps gras, les huiles esfrais, à l’abri du contact de l’air. sentielles, le chloroforme et quelques alcaloïdes.

Huiles grasses ou fixes. — Les huiles grasses ou On prépare les huiles médicinales par solution, fixes sont des substances, le plus ordinairement li- par macération, par digestion et par coction. La quides, qui ont toutes les propriétés caractéristiques solution est préférée pour les matières entièrement des corps gras. On les divise en deux sections : la solubles dans l’huile, c’est ainsi qu’on obtient

première renferme les huiles qui ne peuvent être l’huile camphrée, l’huile phosphorée. La macération

conservées pendant longtemps au contact de l’air s’applique aux corps renfermant des principes vosans rancir, on les appelle huiles non siccatives, ce, latils très fugaces, de ce nombre sont les fleurs sont les huiles d’olives, d’amandes, etc.; la seconde fraîches que l’on fait macérer avec des parties

est composée des huiles qui absorbent, quand elles égales d’huile en les exposant au soleil pendant

sont exposées à l’air, une quantité d’oxygène con- deux jours ; on passe, on fait deux autres macéra-

sidérablé, si considérable quelquefois qu’elles de- tions avec de nouvelles fleurs; on passe chaque viennent promptement solides et qu’elles consti- fois et on filtre en dernier lieu : ainsi se préparent tuent de véritables vernis ; on les désigne par le les huiles de lis, de jasmin, de tubéreuse, de jonnom d 'huiles siccatives, dont les principales sont quille, de roses pâles. La digestion convient pour celles de lin et de noix. les plantes fraîches ou desséchées contenant des

Quant à la préparation des huiles, elle se faitdif- huiles volatiles et des matières résineuses. On fait

féremment suivant qu’elles sont liquides ou solides, digérer à la chaleur du bain-marie, pendant cinq à

Pour obtenir les huiles liquides, on monde les se- six heures, une partie de la plante avec huit à dix

mences oléagineuses des substances étrangères, on parties d’huile en agitant de temps à autre, on

les réduit en poudre, on enferme cette poudre dans passe avec expression, on laisse reposer et on

des sacs dé toile et on les soumet à la presse jus- filtre. Par ce procédé, l’on a l’huile de cantharides, qu’à ce que tout le liquide en soit sorti ; il suffit dès l’huile de garou et celle des plantes aromatiques, lors de laisser reposer et de filtrer. Ainsi se prépa- telles que sont les huiles de camomille, d’absinthe, rent les huiles d’amande, de lin, de noix, de noi- de mélilot, de rue, de sureau, de millepertuis, d’hysettes, de croton, d’épurge, de ricin, de pavot (huile péricum, etc.

d œillette), de pistaches fhüile d’arachides), d’olive, La décoction ou coction est recommandée pour de colza, de pignons. Pour obtenir les huiles solides, les substances qui ne contiennent pas de produits on réduit les corps en poudre et on les soumet à volatils. On pile les plantes fraîches dans un mor-

une température assez élevée pour que le produit tier de marbre, on en mélange une partie à deux

Puisse s’écouler, il se prend de nouveau par le re- parties d’huile, on fait bouillir sur un feu doux

raidissement. L’on a, par ce procédé, 1« beurre de jusqu’à ce que toute l’eau de végétation soit dissi-

cacao et le beurre de muscade. pée ; on laisse alors digérer pendant deux heures,

Les huiles grasses telles que les huiles d’olives, on passe avec expression et l’on filtre. Si ces plantes

amandes douces , d’arachide, de noix, d’œillette étaient sèches, il faudrait les ramollir préalable-

e de lin, sont employées assez souvent comme ment .avec une suffisante quantité d’eau tiède. On

axatives soit par la bouche, soit en lavements. Les prépare ainsi les huiles de belladone, jusquiame, a ants au maillot qui ont des coliques et pleurent stramoine, ciguë, mandragore, morelle, aconit, i ns cesse parce qu’ils ne peuvent digérer le lait de Tous les oléolés possèdent, en outre de la prorpU1am0^rr*ces’ se trouvent très bien d’une cuille- priété émolliente de leur excipient , la propriété dp6] d’olive mêlée ou non à quelques gouttes particulière des substances qui les composent ;

l„ ai ■ médicament a la propriété de faire cesser ainsi les huiles camphrées, sont sédatives , les

Les S Co^(ïues et hé les faire rentrer dans le calme, huiles aromatiques sont stimulantes, les. huiles

personnes sujettes au mal de ventre et à la narcotiques sont calmantes. Ils se prescrivent le

plus souvent en frictions ou en lotions, deux ou trois fois par jour, le matin, à midi et le soir, contre une foule d’affections morbides. Les plus employés d’entre eux sont parmi les huiles simples: l’huile de camomille, l’huile de belladone, l’huile de jusquiame, l’huile camphrée, et parmi les huiles composées : le baume tranquille. Toutes ces huiles doivent être tenues dans un lieu frais et dans des vases bien bouchés. Leur renouvellement doit s’opérer au moins une fois par an.

D' Marc. Cambûulives.

HUITRES. — Les huîtres sont des mollusques de la famille des ostréidées, qui jouent un rôle important dans l’alimentation de l’homme, surtout depuis que, grâce aux travaux remarquables de Coste, on est arrivé à les élever artificiellement. Les principales variétés comestibles sont V huître commune, le pied-de-cheval, Y éclair, la Cancale, YArcachon, la Marenne, YOstende, la Portugaise. Les marennes et les ostendes sont, sans conteste, les plus délicates et les plus recherchées. Pour ma part même, je place au premier rang la belle marenne verte, épaisse, grasse et pleine de saveur.

Les huîtres constituent un aliment assez nourrissant, car elles ne contiennent pas moins de 14 p. 100 de matières azotées. Elles se digèrent facilement, et leur digestibilité serait due au suc biliaire dont leur énorme foie est pénétré, ainsi qu’à l’eau salée qu’elles renferment. Aussi conviennent-elles aux enfants lymphatiques et scrofuleux, aux individus dyspeptiques, aux diabétiques, aux phthisiques,1 aux convalescents et en général aux personnes, dont l’appetit est languissant.

Toutefois, il est prudent de n’en pas trop manger à la fois, et surtout de ne pas les assaisonner avec du poivre ou .de l’échalotte hachée dans du vinaigre. Du reste, c’est en les mangeant au naturel qu’on peut seulement les déguster réellement et les apprécier à leur j u ste vale ur .

On ne doit manger des huîtres que mensibus erratis, c’est-à-dire dans les mois qui ont des R dans leur nom, par conséquent de septembre à avril. Pendant les autres mois de l’année, qui sont pour elles les mois du fra'i, elles sont plus maigres et moins savoureuses. De plus, à cause de la température,1 il est très difficile de les conserver fraîches, c’est-à-dire vivantes, pour les longs transports, et chacun sait combien est rapide leur putréfaction aussitôt après la mort. Dr Paul Labarthe.

HUMÉRALE. — Nom donné par les anatomistes à l’artère qui alimente le bras. L’artère humérale vient de l’artère axillaire, s’étend du bord inférieur du tendon du muscle grand pectoral j usqu’ au pli du coude en suivant le bord interne du bras. Arrivée au pli du coude elle se divise en deux; l’artère radiale et l’artère cubitale. Dans son parcours elle fournit aux muscles de la région antérieure du bras plusieurs ruisseaux sans nom, et deux branches collatérales, la collatérale externe et la collatérale interne, p. l.

HUMÉRUS.— Anatomie. — L’humérus, qui forme le squelette du bras, est un os pair, à peu près cy¬

lindrique à sa partie moyenne, qui s’articule avec l’omoplate par son extrémité supérieure, et avec le radius et le cubitus par son extrémité hjj. rieure.

Comme tous les os longs, il présente à étudier un corps et deux extrémités.

Le corps, à peu près cylindrique en haut, devient

Fig. 604. — Humérus du côté droit (vu par sa face antérieure).

t. Corps de l’humérus.

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