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Quant aux suppositoires, on peut les préparer à l’onguent mercuriel dans les proportions de 5 centigrammes d’onguentmercurielpour 4 grammes de beurre de cacao, ou a l’aloès, dans les proportions de 20 à 50 centigrammes d’aloès, suivant l’âge du malade, pour 4 grammes de beurre de cacao.
Ajoutons en terminant que chez les petites filles dont la vulve et le vagin sont envahis par les oxyures, on doit faire des lotions et des injections avec les mêmes liquides qu’on emploie pour administrer les lavements. Dr A.-L., Labarthe, père.
OYESTREHAM (bains de mer de).— Oyestreham est un gros bourg assez pittoresque, situé dans le Calvados, à l’embouchure du canal de Caen à la mer, à quelques kilomètres de Lion-sur-Mer d’un côté, et de Cabourg de l’autre, qui possède une belle plage de sable excellente pour les enfants, p. l.
0ZÈNE. — Autrefois on donnait le nom d’ozène à tout coryza ulcéreux, qu’il soit syphilitique ou non, et à toute fétidité de l’haleine. Cependant, parmi les malades atteints de l’ozène, Trousseau avait déjà reconnu qu’un grand nombre n offraient aucune altération osseuse, aucune ulcération de la muqueuse. Aussi n’appelle-t-on plus aujourdhui ozène vrai qu’une affection particulière que nous décrirons ici en renvoyant à l’article Fosses nasales (i Ulcères des) pour les autres formes que l’on confondait jadis avec l’ozène essentiel.
L’ozène vrai débute dans l’enfance, , vers 1 âge de 8 à 12 ans; nous l’avons rencontré cependant chez plusieurs enfants moins avancés en âge, entre autres chez une petite fille de 3 ans. Lorsque les adultes sont atteints d’ozène, on peut constater que la maladie remonte a leur enfance On trouve chez ces sujets une conformation particulière des fosses nasales qui présentent une largeur anormale, permettant de voir non seulement la plus grande partie de la cloison et du plancher des fosses, nasales, mais encore la partie postérieure du pharynx et même l’orifice pharyngien de la trompe d’Eustache, dont on peut etudier facilement les mouvements ainsi que ceux du voile du palais Les cornets inférieurs sont atrophies quand ils ne sont pas entièrement disparus; les cornets movens et les cornets supérieurs sont aussi parfois peu développés. La muqueuse est atrophiée mais non ulcérée. Des mucosités sèches remplissent les cavités nasales. ,
La fétidité caractéristique de l’ozene, appelé encore punaisie, semble due au vice de conformation des fosses nasales. A l’état normal, le courant d’air expiré est chargé d’attirer en avant les mucosités qui viennent s’y accumuler pour etre expulsées par l’action de se moucher. Grâce au rétrécissement des cavités par les cornets, la force du courant d’air est considérable, mais ^si les cornets diminuent de volume, l’air expire n est plus assez puissant pour balayer les mucosités qm s y accumulent, s’y dessèchent et deviennent fetides. Cette fétidité disparaît par le lavage.
Comme traitement, nous prescrirons tout d a- I bord le nettovage des cavités au moyen d’injections d’eau tiède dans lesquelles on met . environ une 1 19?
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cuillerée à bouche de chlorate de potasse ou de borate de soude par litre d’eau.
Pour faire l’injection on doit employer une seringue, ou mieux un injecteur à poire centrale dont une extrémité plonge dans l’eau de l’injection et dont l’autre extrémité, terminée par une canule nasale, est introduite dans l’une des narines. Il est important que le malade fasse un mouvement d’expiration ou souffle en rapprochant les lèvres, car le voile du palais ainsi soulevé s’est appliqué à la face postérieure du pharynx et empêche l’eau de tomber dans la gorge; elle sort alors par l’autre narine. Dès que l’on sent que l’on va faire une inspiration, il faut suspendre l’injection, car sans cela l’eau pourrait pénétrer dans la trompe d’Eustaehe et déterminer une otite moyenne aiguë.
Les injections seront répétées une ou deux fo‘ par jour, puis, pour remédier à l’absence des cor! nets, on placera dans les fosses nasales un tampon d’ouate boriquée que l’on aura préalablement roulé sur une tige métallique, une aiguille à tricoter par exemple. Pour s’assurer que le tampon est bien en place, en soufflant par la narine correspondante il ne devra pas être expulsé.
Le malade ne tarde pas alors à moucher des mucosités liquides, et l’odeur fétide disparaît.
Le coton peut rester plusieurs jours en place • généralement vers le deuxième ou le troisième jour il tombe, chargé de mucosités, pendant les efforts faits en se mouchant.
On fait alors une injection et on remet un nouveau tampon. Dr J. Baratoux.
PAILLASSE, £-* (V, LfL)
PAIN. — Le pain est un aliment des plus précieux, qui forme la base de la nourriture des peuples civilisés. C’est un composé de farine de céréales, d’eau et de sel, cuit au four, après avoir été pétri et avoir subi une fermentation particulière produite par le levain.
Fabrication du pain. — Voici, exposés en quelques lignes, les principes essentiels de la fabrication du pain. La panification s’opère par une suite d’opérations qui comprennent : 1° Y hydratation;
2° le pétrissage; 3° la fermentation ; 4° Yapprêt;
5° la cuisson.
1° L’hydratation consiste à ajouter à la farine 50 p. 100 d’eau qui pénètre l’amidon et le gluten, et le gonfle et qui, de plus, dissout les sub- ] stances solubles, telles que la dextrine, la glucose et les sels. On a soin d’ajouter à la pâte une certaine quantité de sel, 500 à 600 grammes par sac de farine en moyenne, pour lui donner le goût -convenable.
2° Le pétrissage consiste à malaxer la farine dans l’eau, dans tous les sens, de façon à répartir celle-ci d’une manière égale dans toutes les parties de la masse que l’on convertit ainsi en une pâte homogène. Si l’on faisait cuire la pâte en cet état, on obtiendrait un pain épais, compacte, dur et difficile à digérer. C’est pour avoir un pain léger, boursouflé, tendre , d’une digestion facile, qu’on ajoute à la pâte du levain destiné à produire la fermentation.
3° La fermentation est destinée à déterminer dans la glucose et la dextrine contenues dans la pâte, une fermentation panaire ou plutôt alcoolique qui saccharifie en partie la dextrine et transforme la matière sucrée en alcool et en acide carbonique , qui se dégage, boursoufle la pâte et donne de l’élasticité au gluten. Cette fermentation s’obtient en mêlant à la pâte de la levûre fraîche de bière, ou plus ordinairement du levain. Le levain est formé avec une portion de pâte prélevée à la fin de chaque pétrissage et conservée dans un endroit à température constante où rien n’entrave la continuation de la fermentation. Après un laps
de temps variable entre 7 et 8 heures, son volume a doublé. On a alors, en termes techniques, le levain de chef , d’une odeur agréable et plus léger que l’eau. On pétrit ce levain avec une quantité d’eau tiède et de farine telle que son volume soit doublé, on le laisse fermenter pendant 6 heures et on obtient alors ce qu’on appelle le levain de seconde. On dilue encore ce second levain dans de l’eau, pour arriver à faire une pâte de consistance moindre et on obtient ce qu’on appelle le levain de tout point, qui est celui que l’on emploie pour la panification.
4° Le pétrissage est l’opération qu’on fait subir au mélange d’eau, de farine, de sel et de levain. Elle se pratique avec les mains ou avec des appareils mécaniques. Le pétrissage fait avec les machines à pétrir est bien préférable au pétrissage à la main, il donne une pâte toujours régulièrement homogène et plus propre que celle obtenue par le pétrissage à la main, puisque celui-ci amène forcément dans la pâte la sueur de l’ouvrier. De plus, le pétrissage à la main peut devenir un agent de contagion. Aussi, en 1881, Léopold Hugo demanda à l’Académie de médecine de Belgique que, en temps d’épidémie, le gouvernement ouvrit des ateliers de . pétrissage mécanique, pour s’opposer à la transmission des germes morbides par les ouvriers malades. Notre savant ami, le professeur Brouardel, a exprimé en France le même vœu à la Société de médecine publique, s’appuyant sur ce fait, que si la température périphérique du four, de 250 à 300 degrés est nécessaire pour la formation de la croûte du pain, d’après ses expériences personnelles, un thermomètre placé au centre des pains longs, dits pains de luxe, ne montait pas au-dessus de 50 degrés, température insuffisante pour tuer la plupart des germes morbides contagieux.
5° La cuisson du pain s’opère dans des fours simples à ‘chauffage direct et intermittent, ou dans des fours spéciaux a chauffage indirect et continu par courants d’air chaud. Les pains de 4 kilogrammes demandent 50 à 60 minutes pour cuire; 30 à 35 minutes suffisent d’ordinaire pour les pains de 2 kilogrammes fendus, la température du four étant de 300 degrés. Sous l’influence de la chaleur, la
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fermentation s’arrête, les gaz qu’elle a produits se dilatent et augmentent ainsi la porosité et la légèreté de la pâte ; une partie de l’eau s’évapore, le gluten et l’amidon se gonflent, ce qui d’une part empêche la mie de s’affaisser par le refroidissement et, d’autre part, rend la substance amylacée plus facilement attaquable par les sucs digestifs. Les parties extérieures de la pâte, subissant une température plus élevée que celle de l’intérieur, éprouvent des modifications pins profondes : non seulement l’amidon se gonfle et s’hydrate, mais encore il se convertit en dextrine plus ou moins brune par la torréfaction, et forme avec le gluten desséché et légèrement torréfié aussi, une croûte assez dure.
Le pain, fabriqué dans de bonnes condition, doit contenir environ 40 p. 100 d’eau; mais, d’après des expériences minutieuses de Barrai, le pain de seconde qualité, à Paris, en renferme jusqu’à 45 p. 100, de telle sorte que 100 kilos de farine arrivent à donner 144 kilogrammes de pain au lieu de 130, chiffre normal.
Quant aux signes qui permettent de reconnaître le pain bien fabriqué et le pain mal fabriqué, ils ont- été très bien résumés parle professeur Héraud : « Le pain bien fabriqué, dit-il, doit être léger, très boursouflé, un peu plus, large que haut, sonore quand on le frappe. La croûte est très adhérente à la mie, nuancée de brun, lisse, sans gerçures ni crevasses, excepté celles qu’on y a pratiquée avan t l’enfournement, ou que la cuisson occasionne à un des côtés, sur toute la longueur. Coupé, il montrera une mie sèche, spongieuse, élastique, d’un blanc jaunâtre,: parsemée de grandes crevasses ainsi que de cavités plus ou moins grandes et irrégulières; son odeur sera celle du levain jeune, c’est-à-dire un peu vineuse. Cette mie doit être sèche sous la dent, se broyer aisément sans rester en masse dans la bouche, se mêler facilement aux sucs salivaires. Un bon pain se dessèche au contact de l’air sec et se ramollit à l’air humide. Quant au pain mal fabriqué, il est lourd, plat; sa croûte est coriace et d’un rouge obscur; sa mie courte, aigre, collante, d’un blanc grisâtre, est parsemée de cavités égales entre elles. Ce pain se détériore en moins de huit jours, une moisissure verte ou jaunâtre ne tarde pas à s’établir à l’intérieur. Le pain trop fermenté est aigre et amer. Si le blé qui a servi à le confectionner était sali ou altéré, non seulement l’aspect du pain serait peu satisfaisant, mais son odeur serait désagréable; il aurait le goût de poussière, de graisse, et presque toujours de l’amertume. On juge bien de l’odeur du pain quand il est coupé chaud; pour apprécier sa blancheur il faut, au contraire, l’examiner quand il a Tessué, c’est à-dire lorsqu’il a perdu une partie de son humidité intérieure. »
Variétés de pains. — On fabrique une très grande variété de pains, dont les caractères varient suivant la nature de la farine employée et suivant les détails de la fabrication. Les principales variétés de pains fabriqués en France sont les suivantes : le pain blanc, le pain bis, le pain de ménage, le piin de seigle, le pain d'orge et le pain d'avoine. On fait aussi, surtout dans les villes, le pain de luxe , les
pains de gruau, les pains viennois, le pain de ql ten, le pain de dextrine, etc.
Le pain blanc se fabrique avec les farines de fr0 ment dites de première et de seconde, mélangées et blutées de 25 à 30 pour 100. C’est le meilleur pour tremper la soupe, le plus facile à digérer, lorsqu’il est cuit à point, léger, doré et sonore. H
Le pain bis se fabrique avec les farines de froment dites de troisième et de quatrième , c’est-àdire qui renferment un peu de son. Il renferme un peu moins de gluten que le précédent et un peu de ligneux, sa croûte est souvent fendillée en dessus. Sa mie, d’un blanc un peu terne, est épaisse et bien œillée; son goût est légèrement aigrelet et son odeur très appétissante. Il est aussi très nutritif.
Le pain de ménage, appelé aussi méteil, est celui que l’on mange généralement à la campagne. Les paysans aisés le fabriquent d’ordinaire avec un mélange de deux tiers de farine de froment et d’un tiers de farine de seigle. Ce pain, quoique moins riche en gluten que les deux précédents, est aussi très nourissânt. Mais, comme il se prépare généralement dans les fermes, il contient souvent trop d’eau, n’est ni assez levé, ni assez cuit, et par suite se digère difficilement.
Le pain de seigle, que l’on emploie seul dans beaucoup de campagnes, est moins nourrissant encore que les précédents. De plus, comme il est gé-; néralement mal pétri, mal levé, parce qu’il ne contient pas de gluten pour fermenter facilement, mal cuit, il est noir, gras, lourd, indigeste et se moisît assez vite. Il a cependant l’avantage d’être rafraîchissant et de combattre la constipation.
Le pain d’orge, dont l’usage se restreint heureusement de plus en plus, est gris rougeâtre, épais, massif, lourd, âcre, moins nourrissant que le pain de seigle, et d’une digestion difficile.
Le pain d'avoine, qui n’est guère usité que dans les couvents de Chartreux, dont les moines en font usage, comme pénitence, de novembre à Pâques, est grossier mais sain, et, d’après Michel Lévy, on devrait le ranger pour ses qualités après le pain de froment. Les moines ne se mortifieraient donc pas tant qu’ils semblent vouloir le dire, en en faisant usage.
Dans certaines contrées, indépendamment des pains dont nous venons de parler, on fait encore du pain de maïs, de sarrasin, de millet. Le pain de mais seul, comme le fait remarquer avec raison le professeur Layet, est fade, insipide, peu levé, visqueux. Celui qui provient d’un mélange de maïs et de froment est aussi bon que le pain de méteil; la mie est un peu plus compacte et la saveur un peu fade, mais ces différences sont peu sensibles. La farine de blé noir ou sarrasin est peu susceptible de panification; mélangée à d autres farines, le pain qu on en obtient est fort peu nourrissant et très indigeste. Quant au pain que l’on fait avec le gros et le petit millet, il est lourd et fade, et peu nourrissant, ces deux grains étant plus abondants en ecorce qu’en farine.
Avant d’arriver à Tétude des altérations du pain et des falsifications dont il est l’objet de la part des boulangers, disons quelques mots sur les variétés de
pain que 1 on obtient avec la farine de froment, et
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que nous avons énumérées plus haut , car leur consommation est très grande dans les villes.
Le pain de luxe se fabrique avec la fine fleur de la farine de froment blutée à 60 p. 100, et la pâte est levée avec de la levûre de bière; lorsqu’on le met au four on le saupoudre avec de la farine de maïs destinée à donner une croûte d’une belle couleur dorée. Le pain de luxe est très agréable au goût lorsqu’il est frais, mais il se durcit très vite et devient alors insipide. Il est moins nourrissant que le pain blanc et le pain bis.
Le pain de gruau est fabriqué avec la farine spéciale dite de gruau blanc(V. ce mot), additionnée de 15 à 25 p. 100 de gluten provenant des amidonneries. Sa croûte est de teinte pâle, sa mie très blanche, criblée de cavités irrégulières. Il est plus nourrissant que le pain blanc et le pain bis.
Le pain viennois se fabrique comme le précédent avec la plus belle farine de froment et avec du lait étendu de trois fois son volume d’eau, au lieu, d’eau pure. li a un arôme agréable et une saveur particulière due au lait, mais il se digère moins facilement que le pain ordinaire.
Le pain de gluten , fabriqué avec du gluten presque pur, c’est-à-dire débarrassé autant que possible, par une série de lavages, de l’amidon et des parties solubles de la farine, est spongieux, jaune clair et très léger : on le prépare exclusivement pour les personnes atteintes de diabète sucré, dont le régime doit exclure toute substance alimentaire amylacée ou sucrée, qui augmenterait la production du sucre.
Le pain de dextrine est fabriqué avec de la farine blanche de froment de premier choix et de l’eau additionnées de 5 ou 6 p. 100 de dextrine sucrée, sorte de sirop de glucose, ou simplement de 2 ou 3 p. 100 de sucre ordinaire. Il a une odeur et une saveur très agréables, surtout, comme le dit Payen, lorsqu’on le mange avec certains mets ou certains fruits sucrés.
Altérations du pain. — Le pain est sujet à un certain nombre d’altérations provenant les unes de sa fabrication défectueuse, les autres de 1 emploi de farines altérées elles-mêmes.
Le pain mal pétri, qui contient trop d’eau, qu’on a fait fermenter avec des levains acides, et qui est mal cuit, comme cela arrive souvent en ville, mais presque constamment dans les campagnes, se moisit facilement, surtout lorsqu’on le conserve dans un endroit humide, sombre et à une température un peu tiède. « Le pain moisi que le paysan rnangei dit Munaret, et qu’il croit manger impunément, peut lui causer des coliques violentes, des irritations intestinales, et quelquefois l’empoisonner; j en connais des exemples». «Le pain moisi, dit de son côté Ebrard, est aussi malsain que la viande corrompue. ». .
Ces moisissures sont le résultat dune altération profonde du pain par des. végétaux cryptogamiques ou des champignons. Elles sont tantôt blanchâtres ( mucor mucedo), le plus souvent vertes ( aspergillus glaucus), quelquefois orangées ( oïdium aurantiacum), ou noires ( rhizopus erigricans). Cette dernière, ainsi que l’a démontré notre éminent collaborateur Félix liochard, en 1873, est plus dangereuse
que les autres. Le pain ainsi altéré, exhale une odeur désagréable et a une saveur amère.
Le pain fabriqué avec des farines altérées par la carie et le charbon, la rouille, présente une couleur brune, une saveur amère, une odeur désagréable; il est impropre à l’alimentation et doit être rejeté.
Celui qui est fabriqué avec des farines altérées par le seigle ergoté, présente des taches ou des points de couleur violette, une odeur nauséabonde, une saveur très désagréable de pourri, qui laisse dans la gorge une âpreté persistante. Il peut déterminer les accidents toxiques de l’ergot et doit donc être rejeté absolument de l’alimentation.
Falsifications du pain.— On peut falsifier le pain par des mélanges de farines ou par l’addition de substances nuisibles et même toxiques destinées, soit à. accélérer la fermentation de la pâte, soit à lui donner plus de blancheur.
Les: boulangers ajoutent souvent à leur pain de froment, des farines de féveroles, de vesces, quelquefois, mais rarement, de là farine de pois, de haricots ou de lentilles. Le pain qui contient de la farine de féveroles ou de vesces a une teinte rosée.
On peut reconnaître la présence de ces farines dans le pain par le procédé de Donny , qui consiste à exposer successivement à l’action des vapeurs de l’aeide nitrique, puis à celles de l’ammoniaque. S’il contient l’une ou l’autre de ces farines, il prend une coloration pourpre ou présente des traînées colorées en rose, qui n’apparaissent souvent qu’au bout d’un quart d’heure ou vingt minutes.
Lorsque la fécule de pommes de terre était à bon marché, bon nombre de boulangers remployaient à falsifier le pain. Cette falsification est aujourd’hui plus rare. On peut la reconnaître par un procédé dû aussi à Donny. On met sur le porteobjet d’un miscroscope un petit fragment de mie du pain soupçonné, et on y verse 2 ou 3 gouttes de solution de potasse contenant 2 p. 100 d’alcali; au bout de deux ou trois minutes, on voit ses grains se gonfler et augmenter de volume. On ajoute alors 2 ou 3 gouttes de teinture d’iode, et on voit les grains de fécule se colorer en blem On constate de plus que ces grains sont dix ou vingt fois plus larges que ceux de l’amidon du blé.
Les boulangers ajoutent à la pâte, tantôt de l’alun, qui lui fait absorber une plus grande quantité'd’eau, et qui leur permet de masquer les défauts des farines détériorées, grâce à l’avantage qu’il a de rendre le pain blanc et léger, comme celui qui est fabriqué avec des farines de choix ; tantôt du carbonate de magnésie dans le même but, sans se douter et souvent sans se soucier que ces substances exercent sur l’économie humaine une action nuisible. .
Poiir conserver le pain à l’état frais, certains boulangers ajoutent à la pâte du sulfate de zinc ; qu’ils appellent couperose blanche; d autres, pour économiser la levûre et faire avec des farines altérées du pain avant l’aspect du pain fabriqué avec de bonnes farines, n’hésitent pas à verser dans la pâte soit du sulfate de cuivre, qu’ils appellent couperose bleue, soit du carbonate d’ammoniaque.
Toutes ces substances peuvent être découvertes
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dans le pain, à l’aide de différents procédés chimiques; mais comme ils nécessitent tous des manipulations assez compliquées, et ne peuvent être mis en pratique que par des hommes exercés, nous ne les exposerons pas ici.
Nous ne déterminerons pas cependant cet article, déjà trop long, sans rappeler que le pain peut se trouver mêlé de plomb, soit que le pain soit fabriqué avec de la farine faite avec des meules dont les éveillures ont été bouchées en y coulant du plond fondu, soit qu’on chauffe le four avec des bois de démolitions, peints à la céruse. En 1880, le Dr Calmels a observé dans une commune du département du Tarn une épidémie d’intoxication saturnine qui se déclara dans la clientèle d’un boulanger, et atteignit 50 habitants sur 150, dont un' mourut. La farine et le pain de ce boulanger analysés par le professeur Filhol, de Toulouse, y révéla la présence du plomb, et celui-ci provenait des meules qui avaient servi à moudre la farine et dont les eveillures avaient été bouchées avec du plomb fondu.
Trois ans auparavant, en 1877, le Dr Duchamp -avait observé à Paris une épidémie d’intoxication saturnine dans la clientèle d’un boulanger qui chauffait son four avec du vieux bois de démolitions peint à la céruse. A la suite de la relation de celte épidémie à la Société de médecine publique d’abord, puis au Conseil d’hygiène et de salubrité de la Seine, Voisin, alors préfet de police,
« Considérant que les bois provenant de démolitions, ou ayant servi à des usages industriels (traverses de chemin de fer, poteaux télégraphiques, etc.) ont été, pour la plupart, enduits de peintures à hase de plomb, de cuivre, de zinc ; ou injectés, dans un but de conservation, de solutions salines minérales; que ces bois ne sauraient, sans -danger pour la santé publique, être utilisés par les boulangers et les pâtissiers pour le chauffage de • leurs fours, attendu qu’ils laissent après leur combustion des cendres contenant des substances toxiques qui peuvent s’attacher aux parois du four et adhérer au pain et aux pièces de pâtisserie, pendant et après leur cuisson », le préfet de police, dis-je, rendit, le 15 septembre 1877, une ordonnance interdisant formellement de faire usage, pour le chauffage des fours de boulangerie et de pâtisse- -rie, de bois ayant été enduits de peinture ou ayant subi des préparations chimiques quelconques.
PAIN AZYME. — (V. Azyme.)
PAIN D’ÉPICE. — Le pain d’ép*ice, connu aussi sous le nom déparés, nonnetles, pompiers, etc. et qui se débite en quantités considérables dans toutes les foires, est une sorte de pâtisserie fabriquée avec de la farine de seigle, du miel, de la mélasse et divers aromates, tels que badiane, anis, écorces d’oranger et de citron, etc. A côté de ce pain d’épice vrai, on fabriqué dans des usines interlopes un pain dépice dont voici, d’après Marcel Devie, qui en garantit la parfaile exactitude, le procédé de fabrication. « Prenez, dit-il, un sac de farine de seigle (environ 15 kilogrammes), 48 litres de mélasse
30 litres de fécule de pommes de terre 500 er d’alun pilé, 400 grammes de sel d’étain toxique); ajoutez à cela 12 litres de vieux painri? pice moisi, refondu dans l’eau; jetez le tout ens ble dans le pétrin avec 1 bon kilogramme de g01' de Marseille et pétrissez vigoureusement. On d’abord avec une grande pelle en bois ; mais bi tôt la pâte est si compacte, que le pétrissage dît s’achever avec les pieds. Le mitron, jambes nueé entre bravement dans le pétrin, travaille dru ete sort du moins avec les pieds propres, la pâté et lï savon de Marseille nettoyant parfaitement. 6 Mais je ne pousse pas plus loin la citation. Avis maintenant aux amateurs de pain d’épice, p L
PALAIS.— Anatomie.— Nom donné par les anatomistes à la voûte qui forme la paroi supérieure de la cavité buccale et sépare celle-ci des fosses nasales dont elle constitue le plancher. Le palais se compose de deux parties distinctes : l’une antérieure, osseuse, c’est la voûte palatine, l’autre post érieure, membraneuse, c’est le voile du palais.
1° Voûte palatine. — La voûte palatine ou portion dure du voile du palais est formée : 1° d’un squelette composé, dans ses deux tiers antérieurs, d es apophyses palatines des deux os maxillaires supérieurs, et, dans son tiers postérieur, de la portion horizontale des deux os palatins. Ces os sont réunis par suture sur la ligne médiane. Ils sont recouverts par une membrane muqueuse dense, très adhérente, appelée muqueuse buccale , qui est limitée, en avant et sur les côtés, par l’arcade dentaire supérieure et se continue, en arrière, avec le voue du palais. Cette muqueuse présente sur sa ligne médiane un raphé ou relief correspondant à la suture des deux moitiés du squelette. Cette muqueuse, très mince sur la ligne médiane, s’épaissit sur les côtés, et cette épaisseur est due aux nombreuses glandes qui se trouvent logées dans son
les artères palatines antérieures et postérieures y pénétrent par les trous palatins; les veines ; vent le meme trajet que les artères. Quant nerfs, ils proviennent des nerfs maxillaires si rieurs et sont sensitifs.
tînn TînU du pala*s* ~ Le voile du palais, ou [ paSS’ est une cloison musci drilatèrp moi)lle’ de forme à peu près q entre la bnnîhp6 efnvarri.ère de la voûte palat Z ™ î he et 1 amère-cavité des fosses Su uJL i»nVlran 3 4 centirQètres de long j
côté et pn me.me lar&eur; très mince sur toitP la linp^-r’11 PréSente’ en aVant et lim êtres. § medianê> une épaisseur de 6 à 7 n
buccale, eUcXoncave,SSée * T à?tér°-in/fe
nombreux qui sont les nrifi pre®erUai*t des muqueuses l’autîe uLT d-S gla°de£ plus colorée que ale 0U, 1
foule de gJulalio^gl 2S32JM P£» £ concave a l’état de repot, devient nrAîe ht taie au moment de h? déglnST’ëecoî
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convexe d’avant en arrière etjconcave transversalement. Les quatre bords sont : le bord antérieur, qui s’insère sur tout le bord postérieur de la voûte palatine ; les deux bords latéraux, qui sont adhérents se confondent avec les tissus voisins; le bord postérieur, libre et mobile, qui présente sur la ligne médiane un prolongement appelé la luette (V. ce mot), et de chaque côté de la luette deux replis muqueux qui décrivent une arcade en se portant en bas et en dehors et qu’on appelle piliers du voile du palais. Les piliers sont donc au nombre de quatre. Les deux’ du même côté s’écartent in-
qui concourt avec le pharyngo-staphylin à fermer la partie supérieure du pharynx pendant la déglutition.
Les artères du voile du palais sont au nombre de deux de chaque côté : la palatine supérieure et la palatine inférieure. Les nerfs moteurs viennent du j facial, du spinal et du trijumeau ; les nerfs sensi-
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Bouche (intérieur de sa cavité), — A. Luette. — B. Base de la langue. — C, C. Piliers antérieurs du voile du palais. — D, D'. Amygdales, — E, E\ Piliers postérieurs limitant! isthme du gosier.
sensiblement en s’éloignant du voile du palais et limitent une cavité appelée fosse amygdalienne, qui renferme l’amygdale. Le pilier anterieur descend au-devant de l’amygdale et se porte a la base de la langue en limitant l’isthme du gosier. tient dans son épaisseur le muscle glosso-sta,phylin. Le pilier postérieur descend en arrière de 1 amygdale et se porte sur les parois latérales du pharynx. Il contient dans son épaisseur le muscle pharyngostaphylin. - ,
Le voile du palais comprend six muscles, ae chaque côté de la ligne médiane, qui président a ses mouvements : le glosso-staphylin, loge dans l’épaisseur du pilier antérieur du voile du palais qui est constricteur de l’isthme du gosier ; le pharyngo-staphylin, qui occupe l’épaisseur du pilier postérieur du voile du palais; le péristaphyliu interne, élévateur du voile du palais ; le pénstaphy Lin externe, tenseur du voile du palais; le palato-staphylin, élévateur de la luette ; Voecipito-staphylin,
Portion transversale de la langue, de l’arrière-gorge. i. Section de l’apophvse basilaire de l’os occipital. - 2. Orifice postérieur de la cavité des fosses nasales. - 3 Trompe d Bustache.- 4. Muscle péristaphylin externe. - 6. Luette .- 7. Muscle constricteur supérieur du pharynx. — 8. Pilier anterieur du voile du palais.- 9. Amygdale. - 10. Muscle pharyngo-glosse
— 11 Muscle amygdalo-glosse.— 12. Section du muscle lmgua
superficiel. -13. Section du muscle lingual profond. - u. Section du muscle stylo -glosse. — 15. Muscle hyo-glosse.
Muscle génio-glosse. — 17. Septum lingual.
tifs sont fournis par le trijumeau, le glosso-pha ryngien et le pneumogastrique.
La muqueuse qui recouvre le voile du palais se continue de la face supérieure à la face inférieure en passant sur le bord libre. Elle présente ceci de particulier qu’elle diffère totalement sur ces deux faces. Celle qui recouvre la face supérieure a une couleur foncée, et présente des caractères identiques à ceux de la muqueuse pituitaire. La muqueuse de la face inférieure a les caractères de la muqueuse buccale qui recouvre la voûte palatine. Toutes deux renferment un grand nombre de
g Le voile du palais joue un rôle important dans l’acte de la déglutition; il prévient le passage des aliments dans l’arrière-cavité des fosses natales, e plus, il s’oppose encore au passage de 1 air par les losses nasaLes pendant la phonation, et. exerce une grande influence sur le timbre de la voix. .
Maladies au palais. - Nous étudierons séparément les maladies de la voûte palatine et celle du
voile du palais. ... T ^
1» Maladies de la voûte palatine. - Les maladies ae ia vouie palatine sont rares.
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Les lésions traumatiques , plaies ou fractures ne présentent rien qui mérite d’être noté.
Les lésions inflammatoires, consistent en inflammation simple de la muqueuse, abcès, carie et nécrose. L’inflammation fait partie de la stomatite (Y. ce mot). Les abcès lui succèdent quelquefois; mais, ordinairement, ils sont consécutifs à la carie ou à la nécrose, celles-ci étant souvent de nature syphilitique ou occasionnées par la carie dentaire- Ces abcès présentent une dureté particulière, due à leur position au-dessous d’une membrane fibromuqueuse épaisse; il n’est pas rare qu’ils soient pris pour des tumeurs solides.
Les lésions de nutrition sont rares également. En parcourant les auteurs, on trouve un cas d ’enchondrome, un cas d’anévrysme, un cas de kyste, quelques-uns d 'exostoses et de tumeurs érectiles. Les perforations y sont plus fréquentes. Nous en dirons quelques mots.
Les tumeurs malignes peuvent prendre naissance à la voûte palatine et se présenter tantôt sous forme de cancroide, s’ulcérant plus ou moins rapidement, tantôt sous forme de véritable tumeur cancéreuse , débutant dans les parties profondes de la muqueuse.
On y observe aussi des tumeurs adénoïdes, qui se présentent ordinairement avec: des caractères de bénignité. Est-il utile de dire que ces tumeurs se portent vers la langue, et qu’elles gênent les fonctions de cet organe? Les tumeurs de la voûte palatine se comportent comme celle des autres régions. Leur évolution est modifiée uniquement par la disposition de la région.
On peut rencontrer à la voûte palatine des tumeurs gommeuses et des ulcérations syphilitiques. Les premières ne peuvent être reconnues que par les symptômes concomitants de syphilis constitutionnelle ou par l’ulcération qui succède au ramollissement et à la perforation de la tumeur. Les ulcérations syphilitiques ne débutent pas sur une tumeur ; elles présentent la coloration spéciale, les hords a pic, l’induration périphérique et l'engorgement indolent des ganglions, comme nous l’avons vu pourles ulcères syphilitiques des lèvres. Cependant s il n existe pas de symptômes locaux certains ou d autres symptômes de syphilis, il est difficile de djstmguer cette ulcération de celle du cancroïde, et alors le traitement anti-syphilitique est la pierre de touche qui leve les doutes. P
Les Vices de conformation consistent en divisions de la voûte palatine et en perforations (Voyez perforations du voile du palais ). 1
2° Maladies du voile du palais. - Ces maladies ne sont pas plus fréquentes que celles de la voûte palatine.
Les lésions inflammatoires sont : la palatite compliquant fréquemment l’angine ou se montrant isolément ; les abcès du voile du palais succédant à l’inflammation ; l'inflammation avec allongement de la luette ; les abcès de la luette.
Il suffit de^ signaler ces lésions. Elles présentent trois symptômes particuliers: 1° une douleur et une gêne excessives ; 2° une tuméfaction énorme avec rougeur et chaleur ; 3° la gêne des fonctions du voisinage.
Les lésions de nutrition peuvent être des tu adénoïdes et cancéreuses, des ulcérations s tiques, qui présentent les mêmes caractère^ a ’ niveau de la voûte palatine. 11 n’est pas rare d’ h*1 server la paralysie des muscles du voile du palet par conséquent le nasonnement de la voix11?’ rejet des aliments et des boissons par les narine 6 l’abaissement de ce voile membraneux. Les per/’ rations ne sont pas rares (Voyez plus loin). P *°'
Les vices de conformation consistent en l’absence l’atrophie, l’hypertrophie de la luette, et la bifidité du voile du palais.
Perforations de la voûte palatine et du voile du palais. — Les perforations de la voûte palatine et du voile du palais sont congénitales ou accidentelles. Ces dernières résultent soit d’une opération incomplète pour réunir au palais bifide, soit d’une nécrose syphilitique ou scrofuleuse, soit d’une ulcération syphilitique, soit d’une plaie avec perte de substance.
Deux symptômes indiquent une perforation : la voix est nasonnée; les aliments liquides et demiliquides passent dans les fosses nasales, de même que le mucus nasal arrive à la bouche.
Ces symptômes sont d’autant plus marqués que que la perforation est plus large. Ils peuvent manquer si l'ouverture est très petite.
I On fait le diagnostic de la cause de la perforation en interrogeant les antécédents du malade et l’état . general.
Comme traitement, on peut appliquer des obturateurs, que les fabricants et quelquefois les malades confectionnent. C’est là un traitement palliatif, applicable seulement aux perforations de la voûte palatine.
Le traitement curatif consiste à faire une opération qui amène une guérison définitive. Toutes les operations se rattachent à l’autoplastie, et, de plus, elles appartiennent toutes à la méthode française, qui repare les solutions de continuité par glissement des lambeaux.
Les nombreux procédés qui ont été imaginés, Ie R°ux> P0ur réparer les pertes de -, m-a /e la iV°Û-te palatine ont entre eux la P - g nde analogie. Ils consistent à aviver la a? ni:eau dela perforation, à disséquer unoudeuxlambeuux, qu’on fait glisser jusqu’à ce
SJfJî P ï de ?ubstaace soit comblée, enfin à réunir par des points de suture.
nérioTtf ™anrS t0US les cas’ chercher à décoller le espérer S part-ie du lai»beau; on peut ainsi complète^ reparatlon osseuse plus ou moins
lesPbordseLPSf°rfrnS du Voile du Palais> on avive par des Lin « solution de continuité, qu’on réunit
voir le mo t t T tUre’ Pour de P uï de détails, voir le mot Slaphyloraphie. % j.A. FoRT.
osPà d0nné Par les anatomistes à un
Os « à la voûte do palais,
très minrp • ,os Pafatln est un petit os pair, murTdes fnL? Ure^r, situé à la partie postélames soudées à nasfles> formé de deux parties ou verdcaîe angle droit- L’une, la plus grande,
verticale, appliquée contre la foce interne du
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maxillaire supérieur, et concourant à former la cloison externe des fosses nasales; l’autre, plus petite, horizontale, qui forme la partie postérieure de la voûte palatine. Il s’articule avec cinq os : le maxillaire supérieur, le sphémoïde, l’ethmoïde, le cornet inférieur des fosses nasales et l’os palatin du côté opposé.
Artères palatines. — Les artères palatines se distinguent en supérieure et inférieure. La palatine supérieure est une branche collatérale de l’artère maxillaire interne ; elle pénètre dans le canal palatin postérieur, et parvenue au niveau de la voûte palatine, elle s’infléchit en avant et longe la partie inférieure et latérale de cette voûte, d’arrière en avant, puis gagne le conduit palatin antérieur, où elle s’anastomose avec la terminaison de l’artère sphéno-palatine.
La palatine inférieure ou ascendante est une ■ branche collatérale de l’artère faciale. Elle s’élève entre les muscles stylo-pharyngien et stylo-glosse, gagne le pharynx auquel elle fournit de nombreux rameaux ainsi, qua l’amygdale, la langue et au voile du palais, et va se terminer en s’anastomosant avec . lès artères palatine supérieure et pharyngienne inférieure.
Nerfs palatins.— -Les nerfs palatins sont au nombre de trois : le grand palatin ou palatin antérieur , le moyen et le petit palatin ou palatin postérieur.
Ils naissent tous du nerf maxillaire supérieur et se distribuent à la membrane palatine, aux muscles du voile du palais et à la muqueuse des fosses nasales. Voûte palatine. — (V. Palais).
Dr Paul Labarthe. •
PALATO - PHARYNGIEN. — (V. Pharyngo-staphylin.)
PALATO-STAPHYLIN. — Nom donné par les anatomistes à deux petits muscles vermiformes situés de chaque côté de la ligne médiane sous la muqueuse de la face supérieure du voile du palais qui va s’étendant de l’épine nasale postérieure jusqu a la pointe de la luette dont ils sont éleveurs, p. l.
PALES-COULEURS. — (V. Chlorose .)
PALETTE. — Nom donné à un vase d’étain, en forme de grande soucoupe, de la capacité de 125 grammes, qui sert à recueillir le sang tiré d un malade par la saignée. p- L-
PALLIATIF. — Qualificatif employé pour désigner une méthode de traitement et les remèdes qui ne guérissent une maladie qu’en apparence et n’ont d’autre action que de la rendre stationnaire ou de la modérer. Les palliatifs sont surtout employés contre les maladies incurables ou contre celles qui, pour guérir, nécessiteraient l’emploi de moyens énergiques que les malades ne sont pas en état de supporter. P. L.
PALMA-CHRISTI (huile de). — (V. Ricin.)
PALMAIRE. — Nom donné par les anatomistes à la région interne ou paume de la main, à des ar-
DlCTIONNAIRE POLULAinE DE MÉDECINE USUELLE.
cades artérielles, à une apponévrose et à des muscles de la paume de la main (V. Main). p. L.
PALPATION. — La palpation est moyen de diagnostic des maladies qui consiste à explorer les régions et les organes en les palpant avec les mains.
On a recours à la palpation pour diagnostiquer les hernies, les tumeurs abdominales, les tumeurs du testicule, les abcès, les fractures, la grossesse, etc. p. L.
PALPÉBRAL. — Nom donné parles anatomistes à la portion de la conjonctive qui tapisse la face interne des paupières (V. ce mot) à la portion interne du muscle orbiculaire des yeux (V. orbiculaire) et à deux branches de l’artère ophthalmique (V. ce mot). p. L.
PALPITATION.— On donne ce nom à dés troubles qui consistent dans des contractions fortes, tumultueuses et irrégulières du cœur, dont le malade a parfaitement conscience, tandis que . les contractions ordinaires de cet organe passent inaperçues.
La paroi thoracique est vivement ébranlée, par les chocs réitérés du cœur. Les bruits de cet organe s’entendent très distinctement, parfois même à distance : ils sont clairs, éclatants, métalliques; il se peut même que les muscles papillaires convulsés gênent les fonctions de la valvule mitrale, au; point de produire un souffle à la pointe, mais ce souffle disparaît avec l’accès.
Le pouls offre des altérations correspondante celles du cœur ; il est dur, fort, résistant ; parfois cependant il est mou, dépressible, l’impulsion du ' cœur est faible, ce qui cadre bien avec la diminution de la tension sanguine (Jaccoud).
Les malades éprouvent un sentiment de malaise et d’anxiété, de l’oppression, de l’étouffement; si les palpitations sont fortes, la circulation est bientôt très gênée, le visage pâle, terrifié, les extrémités se refroidissent; il peut même survenir des lipothymies et des syncopes.
Après quelques instants d’une vive anxiété, l’orage se calme, les palpitations s’apaisent et le cœur reprend son jeu régulier. La durée des accès est souvent fort courte, mais leurs retours fréquents sont amenés, soit par un excès, soit par une émotion quelconque. Enfin, ils peuvent survenir, en dehors de toute cause appréciable, à tout instant du jour et de la nuit, assez souvent même pendant le sommeil.
La durée des palpitations est subordonnée à leurs causes; elles assombrissent le caractère et le prédisposent à l’hypochondrie.
Il est probable que les palpitations de cœur se produisent de deux façons : 1° par le fait d un abaissement dans la tension artérielle; 2° par le fait d’un désordre dans l’innervation du cœur; mais aucune certitude ne règne encore sur ce sujet. Mais si le mécanisme qui préside aux palpitations est encore très obscur, il n’en est heureusement pas de même des circonstances dans lesquelles on les observe.
Les palpitations peuvent se diviser en deux rgoupes : A. Les unes se produisent dans des con-
ditions physiologiques; B. les autres sont pathologiques et peuvent elles-mêmes se diviser en deux classes, suivant qu’elles se rattachent à une lésion organique du cœur ou qu’elles en sont indépendantes.
A. Palpitations physiologiques. — Certaines palpitations se produisent dans des conditions physiologiques, telles que courses forcées, ascension rapide, séjour dans une région élevée (montagnes, ascension en ballon, etc.); elles ne donnent lieu à aucune considération.
B. Palpitations pathologiques. — Celles-ci sont très fréquentes et très importantes; nous avons vu qu’on peut les diviser en deux groupes.
1° Palpitations liées à une lésion organique du cœur. — La plupart des lésions organiques du cœur peuvent, à un moment donné, occasionner des palpitations; ainsi on les observe, soit dans les lésions organiques de cet organe, telles que lésions des orifices, endocardites, hypertrophie, myocardite, polypes du cœur, adhérence au péricarde; soit dans les maladies de l’aorte, anévrysmes, rétrécissements congénitaux ou acquis; soit dans les compressions ou déplacements du cœur (épanchements pleurétiques, surtout ceux du côté gauche, tumeurs abdominales, etc.).
2° Palpitations inorganiques ou nerveuses. — Les palpitations sont bien plus souvent liées à une altération du sang ou à un simple trouble nerveux qu’à une lésion organique du cœur.
Les altérations du sang sont très fréquemment le point de départ des palpitations; ainsi on les observe dans la chlorose, l’anémie, à la suite de l’abus de tabac, d’alcool, de boissons fermentées, de mets épicés, de café, de thé, etc.
Les palpitations nerveuses se produisent par action réflexe dans un grand nombre de dyspepsies, chez les gens atteints de vers intestinaux, dans tous les cas d’épuisement nerveux par des excès vénériens, masturbation, excès de veille, de travaux intellectuels, de préoccupations, de passions, d’émotions, etc.
5 On les observe dans les névroses, telles que l’hystérie et l’hypochondrie.
Enfin, elles constituent un des trois symptômes de la maladie de Basedow ou goitre exophthalmique (saillie oculaire, goitre et palpitations); elles peuvent même présenter dans cette étrange maladie une violence extraordinaire.
En présence de palpitations, il faut se demander si elles se rattachent ou non à une altération du cœur, c’est-à-dire si elles sont organiques ou inorganiques. Le diagnostic se basera sur un ensemble de considérations.
Ainsi : 1° Si on observe les palpitations chez un jeune homme qui se livre à des excès de travail, de tabac, d’alcool, à des excès vénériens, ou chez une jeune femme pâle, lymphatique, chlorotique, ayant eu des manifestations hystériques, il y a tout lieu de croire que ces palpitations sont inorganiques.
2° Si, au contraire, l’individu que l’on observe a eu des rhumatismes, souffre du cœur depuis longtemps, si les jambes sont œdématiées, on a tout lieu de croire que ces palpitations sont de nature organique.
L’examen de la région précordiale peut ausg{ éclairer le diagnostic : si elle présente une voussure et surtout si le choc de la pointe se fait plug bas et plus en dehors que de coutume, les palpitations se rattachent probablement à une lésion organique du cœur.
Mais l’auscultation fournit des renseignements plus précieux. Révèle-t-elle un bruit de souffle au premier temps et à la base, les palpitations sont anémiques; si le souffle a lieu au second temps et à la base, il existe une insuffisance aortique; si c’est à la pointe, il existe une lésion mitrale ; cependant, avant d’admettre l’existence d’une lésion organique, il faudra ausculter le cœur en dehors d’un accès de palpitation. A-t-on par la percussion constaté une hypertrophie cardiaque, on a par cela même déterminé la nature organique des palpitations.
On a encore remarqué que la digitale calme mieux les palpitations organiques que les palpitations inorganiques.
“On ne peut formuler un traitement ration nel contre les palpitations qu’après avoir reconnu leurs causes.
Sont-elles inorganiques? — Il faut d’abord prescrire un traitement hygiénique : ainsi le malade devra s’abstenir de toute fatigue, éviter surtout les excès vénériens, les abus de tabac, de café, de liqueurs, etc. — Un régime tonique combattra efficacement les palpitations anémiques. On diminuera la force et la fréquence des accès par l’emploi des antispasmodiques, tels que le musc, le castoréum, le valérianate de Pierlot, le bromure de potassium [sirop .de Laroze), l’éther, l’eau de laurier-cerise, l’application sur la région précordiales de linges trempés dans de l'eau froide.
Souvent les hypochondriaques s’exagèrent la signification des palpitations qu’ils éprouvent; il faut chercher à dissiper leurs craintes.
Sont-elles de nature organique? — Le traitement sera celui de la lésion cardiaque (voyez Traitement des maladies du cœur). C’est ici que la digitale rend les plus grands services, sous forme de digitaline d HomoUe et Quévenne .
. L,es Palpuations se rattachent-elles à la compression ou au déplacement du cœur par un épanchement pleurétique ou péricardique, l’indication d’évacuer le liquide avec un appareil respirateur devient pressante. . . „
^ D* Leon Moynac.
— un désigné sous îei noms d infection paludéenne, de fièvres palustres d impaludisme ou encore de malaria, tout un en semble de phénomènes morbides qui surviennen chez des individus habitant des pays marécageux Cette affection rare dans les pays froids, attein son maximum de fréquence et de gravité dans le* S h* Vh 1 e.quatei!!’- Aujourd’hui, grâce au provins on P y^ienei7i? ® tenc* a diminuer de plus er
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On TobSUprvdeanS * la SüloSne et lfis UndeS'
l’emL.twe T nl 60 Ita^ (marais Pantins), h 1 embouchure du Danube, en Algérie, dans la Basse-
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Egypte, dans l’Inde,1? dans la Cochinchine, etc. La race negre jouit d’une glande immunité à 1 egard des fièvres paludéennes. .
On range l’impaludisme parmi les maladies infectieuses d’origine tellurique. Pendant longtemps on a discuté sur la nature de l’agent infectieux. Pour Salisburg , l’impaludisme serait dû à une algue microscopique. Plus récemment Laveran et Richard ont décrit dans le sang des malades, atteints d’infection paludéenne des parasites spéciaux (hématozoaires).
Les terrains marécageux, les climats humides et chauds, les grands terrassements, les défrichements, favorisent le développement des fièvres palustres. C’est ainsi qu’on a observé de nombreux cas a Paris en 1811, lorsque le canal Saint-Martin tut creusé et, en 1850, pendant la construction des fortifications. Le curage des fosses à fumier dans les cours des fermes provoque quelquefois le retour dès fièvres intermittentes. Les marais sont surtout dangereux quand une partie de la surface, habituellement immergée, se trouve au contact de 1 air. C’est ainsi que les pluies peuvent provoquer 1 explosion des fièvres palustres, lorsqu’elles viennent détremper un terrain marécageux desseche depuis peu. J’ai eu, au commencement de 1886, 1 occasion d’observer, en Sologne, une petite épidémie due a une cause de ce genre. Une violente pluie d orage avait brusquement rempli un étang desseche par la chaleur de l’été. Quelques jours après, lorsque l’eau, en se retirant, découvrit de nouveau le- sol du marais, un cas de fièvre palustre éclata dans une ferme proche de l’étang. Ce cas fut bientôt suivi de plusieurs autres, et il se produisit une véritable épidémie qui frappa presque tous les habitants des fermes avoisinantes et dura pendant tout l’automne.
Cependant toutes les conditions que nous venons, d’énumérer ne sont pas indispensables au développement de l’élément contagieux, car l’impaludisme règne en Algérie, dans les régions « les plus sèches et les plus stériles. »
L’infection paludéenne se traduit par des manifestations différentes : les unes fébriles, les autres non fébriles. Nous distinguerons les formes suivantes : 1° les fièvres intermittentes ; 2° les fievres rémittentes ; 3° les accidents pernicieux; 4° la cachexie palustre.
1° Fièvres intermittentes. — Elles revetent des types différents dont les principaux sont : 1° le type quotidien , dans lequel les accès reviennent tous les jours, sensiblement à la même heure; 2° le type tierce , dans lequel les accès se produisent tous les deux jours; 3° le type quarte , dans lequel chaque accès est séparé par deux jours d’intervalle, il suffit de traverser un pays où régnent les fièvres intermittentes pour les contracter. L’incubation, qui est généralement d’une huitaine de jours, peut durer plusieurs mois. Tantôt, la fièvre éclate d. emblée, tantôt les malades éprouvent, pendant l’incubation, du malaise, de la céphalalgie, de l’embarras gastrique. Chaque accès régulier présente trois stades : frisson , chaleur , sueurs. Le début est marqué par un frisson violent qui secoue tout le corps du malade et ébranle parfois jusqu’au lit sur lequel
il repose. La peau est pâle, sèche, présente l’aspect de la chair de poule ; les lèvres sont bleuâtres, les extrémités refroidies, le pouls fréquent et petit. Cependant la température périphérique n’est pas en rapport avec la sensation de froid accusée par le malade, et, si l’on applique un thermomètre dans le creux de l’aisselle, on est surpris de le voir monter jusqu’à 40, 41 et même 42°. Au bout d’un temps variable, le malade accuse des bouffées de chaleur, la peau devient brûlante. Le pouls et la respiration s’accélèrent, la soif est intense. Le malade rejette les couvertures, change de position pour trouver un peu de fraîcheur dans son lit. Parfois on observe du délire. Enfin l’apparition de sueurs abondantes annonce le début du troisième stade et la tin de l’accès. La défervescence se produit, une sensation de bien-être s’empare du malade qui ne tarde pas à s’endormir d’un sommeil calme et réparateur.
La durée de chaque accès est, en moyenne, de 10 à 12 heures. Loin d’entraîner l’immunité, un premier accès est suivi, presque toujours, d’un autre, survenant plus ou moins longtemps après, à 1 occasion d’un refroidissement, d’une maladie aiguë ou même d’un traumatisme (Verneuil). Si les accès sont trop rapprochés, le malade, anémié, accuse dans leur intervalle, des maux de tête, des troubles digestifs, la rate et le foie sont volumineux: la cachexie est imminente.
2° Fièvres rémittentes. — Les fièvres rémittentes palustres affectent le type des fièvres continues, avec des rémissions plus ou moins marquées. Elles revêtent deux types différents, souvent combinés : la fièvre gastrique et la fièvre bilieuse. Dans la première, le frisson du début manque le plus souvent [fièvre chaude). La seconde est caractérisée par un frisson violent [fièvre froide). Dans la fièvre rémittente, d’intensité moyenne, on observe de l’embarras gastrique, des vomissements, de la céphalalgie, un teint ictérique, des urines colorées. Le malade est anxieux, quelquefois délirant. Elle peut se transformer en fièvre intermittente. Dans les formes graves, la fièvre rémittente s accompagne tantôt d’un état typhoïde grave, avec des hémorrhagies multiples, tantôt de symptômes cholériformes avec des abcès du foie, de la gangrène des extrémités. Elle entraîne souvent la mort.
3° Accidents pernicieux. — Ils peuvent venir compliquer les deux formes de fièvres palustres que nous venons d’exposer. Ces accidents sont très rares à Paris ; on ne les observe guère que dans les régions tropicales, aux Indes, au Sénégal. Ils revêtent des formes différentes. Dans la forme algide , la peau devient livide, glaciale, les extrémités sont froides, le pouls est petit et lent: la mort est souvent le résultat de ce refroidissement. Dans la forme comateuse, les malades tombent dans la somnolence, puis dans un coma profond, pouvant durer 24 ou 48 heures. Dans la forme diaphonique, le stade de sueurs ne provoque pas de soulagement au malade qui tombe rapidement dans le callapsus. On observe encore des formes convulsives, délirantes, syncopales, hémorrhagiques. Les fièvres pernicieuses s’accompagnent parfois de complications pulmonaires graves (pneumonie, pleurésie.)
4° Cachexie palustre. — La cachexie palustre est,
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pour ainsi dire, l’aboutissant des divers accidents de l’infection paludéenne. Les malades maigrissent rapidement, l’anémie est le symptôme dominant. La peau est sèche, pâle, terreuse. On observe des hémorrhagies multiples, de l’œdème des extrémités, de l’anasarque, de l’albuminurie. La rate et le foie sont hypertrophiés. Les malades sont tristes, plongés dans un profond marasme et indifférents à tout ce qui les entoure. Ils succombent souvent aux progrès incessants de la cachexie.
Les fièvres intermittentes entraînent rarement la mort ; mais les accidents pernicieux, les fièvres rémittentes graves, surtout la cachexie palustre, dans les pays chauds, enlèvent un grand nombre de malades.
Les travaux d’assainissement constituent un des moyens les plus puissants de diminuer la fréquence des fièvres palustres. De nombreux pays, autrefois ravagés par l’impaludisme, sont aujourd’hui complètement assainis par le dessèchement des marais et la culture du sol. Une nouvelle ère de prospérité s’est ouverte : la santé et la richesse ont succédé à de longues périodes de déchéance et de misère humaines. Cependant, on ne doit pas exécuter ces travaux pendant l’époque des épidémies, c’est-à-dire en automne. C’est en effet, à cette époque, que l’intoxication palustre présente son maximum de fréquence et de gravité. Cette explosion automnale est généralement précédée par des fièvres moins graves.
Il faut fuir les plaines, pendant les épidémies, et gagner les lieux élevés. Pendant la saison des fièvres, les habitants de l’Inde anglaise gagnent les sanatoria de l’IIimalaya et les Arabes vont chercher un refuge dans la montagne. L’élément contagieux est, en effet, pesant. Il s’élève peu au-dessus du sol. 0n rapporte -l’histoire d’une famille dont les membres qui habitaient le rez-de-chaussée furent atteints de fievresdntermittentes, tandis que ceux qui occupaient les étages supérieurs furent épargnés. Il est aussi peu diffusible : un. bois, un rideau d’arbres suffisent parfois à l’arrêter. Aussi a-t-on préconisé les plantations d’arbres. M. Frémy, dans un rapport (1869), signalel’heureuse influence des plantations d’eucalyptus, en Algérie. Il ne faut pas voir là une influence spécifique, occulte. L’eucalyptus produit ces heureux résultats en modifiant promptement le sol, grâce à la rapidité de sa croissance. Lorsqu’on habite un pays marécageux, il est bon de prendre chaque jour, 0,20 ou 0,30 centigrammes de sulfate de quinine ou de vin de quinquina. On évitera la rosée du matin et le soir après le coucher du soleil. Il sera utile de faire bouillir l’eau destinée à l’alimentation.
Le quinquina et les sels de quinine constituent les médicaments spécifiques de l’infection palustre. Dans les fièvres intermittentes simples, on prendra Denaant 5 ou 6 jours, 0,60 ou 0,80 centigrammes de sulfate de quinine, en cachets ou mieux sous forme de capsules Pelletier , à deux heures d’intervalle et au moment le plus éloigné de l’accès à venir. Dans les fièvres rémittentes, on prendra 0,60 à 0,80 centigrammes de sulfate de quinine, matin et soir, et on aura soin de continuer pendant quelques jours après la cessation de la fièvre. Dans les accidents pernicieux, il faut agir rapidement et donner,
en plein accès, lw,60, 2 et même 3 grammes d sulfate de quinine. Lorsque le sulfate de quinin6 est mal supporté, on peut lui substituer le lactaf6 ouïe bromhydrate de quinine. On peut aussi donner la quinine en lavements (1 gr. ou 1 gr. 5o pour un demi-lavement). La quinine peut se donner en injections hypodermiques. Gubler prescrit la solution suivante :
Eau distillée . 10 grammes.
Alcool . 4 —
Bromhydrate de quinine .... 2 — .
Le contenu d’une seringue de Pravaz représente 0, 20 centigrammes de sel. Ce procédé est précieux dans les accidents pernicieux où il faut agir rapidement. On doit avoir soin, pour pratiquer une injection, d’enfoncer l’aiguille de la seringue profondément dans le tissu cellulaire, pour éviter la formation d’abcès.
Dans l’impaludisme chronique, l’anémie et la cachexie palustre, le quinquina doit être préféré au sulfate de quinine. On pourra lui adjoindre le fer. Pour le choix des préparations, nous prions le lecteur de se reporter au mot anémie. On se soumettra, en même temps, à un régime tonique. Enfin, si malgré tous ces soins, la cachexie persiste, il ne faut pas hésiter à changer de résidence, c’est un parti héroïque, mais il assure la guérison, si on a su le prendre assez tôt. Dr Louis Thomas.
PANARIS. — On appelle panaris l’inflammation des parties molles des doigts. Selon les parties affectées, on divise le panaris en plusieurs espèces 3 le panaris superficiel, le panaris sous-cutané et le panaris profond.
1° Panaris superficiel. — Désigné encore sous le nom de tourniole ou de panaris sous-épidermique, le panaris superficiel. consiste en une inflammation de la surface du derme, avec production de pus. Le liquide purulent soulève l’épiderme quelquefois dans une étendue considérable, et tend à faire le tour du doigt. Il envahit parfois la matrice de l’ongle et détermine la chute de celui-ci, s’il, séjourne en ce point pendant un certain temps. Lorsque 1 epiderme est déchiré pour laisser écouler le pus, on constate souvent la présence d’une plaie bourgeonnante. Cette forme de panaris est de courte duree, et ne présente aucune gravité.
2 Panaris sous-cutané. — Le panaris anthracoide est une variété du panaris sous-cutané. Il siégé sur la face dorsale et, de préférence, au niveau de la première phalange : c’est un véritable
L.e ™ Panaris sous-cutané siège à la face pal maire du doigt, dans le tissu cellulaire sous -cl
, amusions, des ecorcm perfkûel ’ 11 SUCCede quelquefois au panaris
vivpT lI^>?nÔniteS S0Jnt les suivants : douleurs flammatinn ^\eS,i (Pautant plus intenses que gonflement infl plaS profonde et plus éteni chaleur dp* “farûmatmre du doigt; rougeu raux fébriles t gUmentS 5 parfois symptômes g
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La terminaison, si Tou n’intervient pas activement, est la suppuration. Le pus se porte dans le tissu cellulaire sous-cutané, perfore la peau et soulève l’épiderme, pour être versé ensuite à l’exte-
^Les complications sont graves. Le plus ordinairement s’il s’agit de la troisième phalange, l'inflammation gagne le périoste et l’os ; il en résulte une ] nécrose de la phalangette, qui entretient une suppuration interminable jusqu’à ce que l os soit chaîné. A la suite de cette élimination, le doigt est
plUsi le panaris siège à là première ou à la deuxième nhalange, l’inflammation se propage à la gaine tendineuse et aux articulations ; il peut en resulter une roideur articulaire, un phlegmon diffus, par propagation de l’inflammation le long de la gaine du muscle, et consécutivement, si le malade guérit une rétraction permanente des doigts. Le tendon peut s’exfolier : le doigt sera alors en extension permanente; il deviendra très gênant, et souvent on sera forcé de recourir à l'amputation Une complication redoutable consiste dans la gangrène. Celle-ci se montre des le début , il se forme de larges eschares, et les gaines tendineuses mises à nu- subissent des altérations consecutives
g Le traitement du début réclame 1 emploi de
moyens^ui tendent à la résolution. Le plus sou. vent, ils échouent; il faut le plus tôt possible inciser le point enflammé. On doit diviser profondément, en ayant soin toutefois de ne pas ouvrir les
gaines tendineuses. Si la phalangette est déjà nécrosée lorsqu’on voit le malade, il faut 1 extraire au plus vite par l’ouverture fistuleuse, si elle est mobile. Lorsqu’elle est encore adhérente, il faut , attendre quelque temps. Quelquefois, en effet, 1 %
Sté seule de la phalangette se nécrosé et est
“panaris profond. - H siège dans les gaines \\ tendineuses des doigts; il succède au panaris sous-
^r£«seWloppe^i^™«.t»
ce point. On conçoit qu'une piqûre, une brûlure, puissent atteindre le* gaines ten
"phénomènes qui se P™âu;sen. ™en^to le doigt malade. Si l’indicateur, le “e4‘us “v‘ nulaire sont affectés, l'infUmmatioii eprou« ' temps d’arrêt au mveau de la racine d p ^ la maladie peutse borner là; i arme Vèlinflam mation se propage au tissu cellulai : QU
nour former un phlegmon. Lorsque le pouc ffiSé se trouve affecté, ,
Dronage rapidement au tissu cellulair nence thénar .ou hypothénar, le phlegmon se ^ loppe, en sorte qu’on peut dire que le pan |
petit doigt et du pouce est plus pave q ^ ^ des autres doigts. Cette différence e
position des gaines tendineuses. On sait, e . que les gaines des tendons du pouce* dope' tit doigt se prolongent vers les eminences ^
hypothénar, tandis que celles des autres do B dépassent pas la première phalange.
Du reste, les suites sont les memes que celles panaris soAs-cutané compliqué d’inflammation des
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gaines. Dans presque tous les cas, le doigt reste difforme.
Le traitement est le même que celui du panaris sous-cutané. Lorsque les os sont profondément atteints, les tendons complètement exfoliés, les parties molles épaissies, indurées, laissent incessamment échapper le pus par des orifices fistuleux, il faut souvent avoir recours à l’amputation, carie doigt est non seulement inutile, mais encore gênant pour le malade, qui ne peut reprendre ses travaux et qui se trouve, en outre, toujours exposé aux accidents qu’entraîne une longue suppuration.
DrJ. -A. Fort.
PANCRÉAS. — Anatomie. — Le pancréas est une glande en grappe composée, destinée à la sécrétion du suc pancréatique, et placée transversalement au-devant de la colonne vertébrale, sur les limites des régions épigastrique et ombilicale.
D’une consistance un peu ferme, cette glande est aplatie d’avant en arrière et allongée dans le sens
Elle est d’une couleur blanc grisâtre et peu mobile. Sa fixité est due au duodénum, qui entoure complètement sa tête, et au péritoine, qui applique le corps et la tète du pancréas contre la paroi postérieure dé l’abdomen. La partie gauche est cependant un peu mobile. .
La forme allongée du pancréas et le renflement
Fig. 1014.
Pancréas et duodénum vus par leur face antérieure.
7,7. Aorte. - 8,8. Artère spiemque^ - VO^tere pa ^
duodénale. - 11- Lignes ponc jonction. naux pancréatique et choiedoque ^p^ mèsenté-