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bronchites, etc., tels que capillaire, mauve, guimauve, coquelicot, jujube, lichen, etc. P. L.
PECTORILOQUIE. — Nom donné par Laennec au timbre de voix spécial, à la résonnance particulière de la toux, des râles, que l’on perçoit par l’auscultation chez les personnes phthisiques, à la hauteur des cavernes pulmonaires. p. L.
PÉDÉRASTIE. — La pédérastie consiste dans les rapports contre nature entre hommes, l’un introduisant sa verge dans le rectum de l’autre qui fait l’office de vagin. Le premier fait de la pédérastie active, le second de la pédérastie passive. La pédérastie se pratique aussi par l’homme sur la femme.
Médecine légale. — La plupart des auteurs français et étrangers ne consacrent que quelques lignes à l’étude de la pédérastie, qui n’est pas spécialement atteinte par les lois pénales actuelles et rentre dans le cadre des attentats à la pudeur. Parmi les médecins légistes, Tardieu est le premier qui ait eu le courage d’aborder franchement ce sujet et de lui donner les développements que comporte son
importance médico-légale. . .
Casper n’attache qu’une importance secondaire a la constatation médico-légale des signes physiques de la pédérastie, signes dont il va même jusqu a nier l’existence. Nous ne pensons pas quil soit
nécessaire d’insister sur la valeur scientifique des
signes qui révèlent les habitudes contre nature; les développements que nous donnerons plus loin suffiront pour les faire apprécier.
Nous aurions compris les allégations de Casper si les pratiques contre nature étaient toujours restées dans le domaine de la vie privée ; mais il est avéré nue les circonstances au milieu desquelles s exerce la pédérastie la rattachent le plus souvent, dune manière directe, aux attentats aux mœurs et a d’autres tentatives criminelles.
En effet, dans un grand nombre de cas, les pédérastes assouvissent leur passion odieuse sur les enfants, soit en employant la violence, soit en les amenant à se prêter à leurs manœuvres par la
amenant <* oc ~ — ,,
persuasion et les promesses. . Dans d autres circonstances, des maris débauchés exercent sur leurs femmes des attentats contre nature, quelquefois violemment, mais le plus souvent en leur déguisant le côté repoussant et infâme des actes quils accomplissent. ,
Dans la capitale, on trouve la pédérastie associée à l’escroquerie la plus habile; elle est même venue compliquer plusieurs causes célèbres dont les tristes débats ont montré que les hommes adonnés a ce vice infâme ne reculent pas devant le vol et même l’assassinat.
L’exercice de la pédérastie dans les grandes villes se fait sur une vaste échelle et constitue, comme le dit Tardieu, le complément de la prostitution féminine. « A Paris, dit cet auteur, la prostitution pédéraste a pris dans l’ombre un accroissement presque incroyable et a reçu une organisation
clandestine destinée à favoriser l’industrie coupable
désignée sous le nom de chantage... Les gens qui se livrent à ce genre d’escroquerie ne sont le plus ordinairement que des voleurs d’une espèce par-
ticulière, qui, sans être adonnés eux-mêmes à la pédérastie, spéculent sur les habitudes vicieuses de certains individus pour les attirer par l’appât de leurs passions secrètes dans des pièges où ils rançonnent sans peine leur honteuse faiblesse. Mais à côté de = ces hommes enrichis par le vol et mis avec une certaine recherche, on trouve de jeunes garçons corrompus et perdus par eux, qui sont à leurs gages, qu’ils enrôlent, qu’ils dominent et qu’ils désignent, dans leur effrayant cynisme, comme des outils dont ils se servent pour attirer leurs victimes. Ces misérables enfants, détournés quelquefois du travail honnête de l’atelier, plus souvent ramassés dans la boue des carrefours ou dans l’oisiveté des mauvais lieux, sont lancés chaque soir dans des endroits déserts et bien connus, où ils savent lever leur triste proie. Lorsqu’ils ont réussi à se faire accoster, les individus avec qui ils marchent se présentent tout à coup, et usurpant la qualité et le langage d’agents de police chargés de faire respecter la morale outragée, finissent par faire payer leur indulgence et ne rendent les dupes à la liberté que moyennant. la rançon d’une somme assez considérable. » (Tardieu , Attentats aux mœurs.)
Quels sont les signes de la pédérastie? — Les
individus qui s’adonnent habituellement à la pédérastie portent le plus souvent sur eux les stigmates de leur honteuse passion. Quelquefois même leur démarche et leurs allures suffisent pour les faire reconnaître par un œil exercé. Cependant, il faut se garder de tomber dans l’exagération que signale Casper ; car, s’il est des signes généraux qui peuvent révéler chez certains individus des habitudes contre nature, ces signés n’ont rien d’absolument caractéristique. Néanmoins, on reconnaîtra facilement que les excès contre nature et les débauches auxquelles se livrent les pédérastes puissent avoir une pernicieuse influence sur leur santé.
Les allures extérieures seront donc notées avec soin ; car,, si elles ne donnent pas la certitude, elles fournissent au moins des indices d’une certaine valeur, surtout chez ceux qui font de cette hideuse prostitution leur moyen d’existence. « Les cheveux frisés, le teint fardé, le col découvert, la taille serrée de manière à faire saillir les formes, les doigts,' les oreilles, la poitrine chargés de bijoux, toute la personne exhalant l’odeur des parfums. les plus pénétrants et dans la main un mouchoir, des fleurs ou quelque travail d’aiguille, telle est la physionomie étrange, repoussante et à bon droit suspecte qui trahit les pédérastes. « (Tardieu, ibid.)
Nous n’ajouterons rien à ce tableau si frappant tracé par Tardieu; nous dirons seulement que l’expert doit toujours être en garde contre lui-même et n’accorder d’importance à ces signes généraux que s’ils sont confirmés par l’examen local.
Les signes locaux sont donc les seuls qui puissent acquérir en médecine légale une véritable importance et révéler d’une manière à peu près certaine des habitudes actives ou passives de pédérastie, ou faire connaître la nature des attentats criminels commis sur des enfants ou d’autres personnes. Les signes d’habitudes passives sont si communs que Tardieu les a constatés 217 fois sur 273 cas de ce genre.
Si l’attentat est récent et commis sur une personne non adonnée à ces honteuses pratiques, on trouve des signes variables suivant que la violence qui a accompagné l’acte coupable a été plus ou moins considérable. On observe de la rougeur inflammatoire, un sentiment de chaleur à l’anus, quelques excoriations et fissures, de la difficulté dans la marche et enfin une inflammation plus ou moins intense de la muqueuse. Comme nous l’avons déjà dit, ces signes peuvent manquer en partie et ils disparaissent en général au bout de quelques jours.
Mais si les habitudes contre nature remontent à une époque ancienne, on remarque des signes de la plus haute importance. Chez la plupart des gens adonnés depuis longtemps à des habitudes passives de pédérastie, on trouve une déformation caractéristique de l’anus, ‘signalée pour la première fois par Cullerier, qui a eu souvent l’occasion de l’observer à l’hôpital des vénériens. Cette disposition infundibuliforme, analogue à celle que l’on rencontre à la vulve des petites filles, est produite par le refoulement de l’anus pendant l’acte contre nature et par la résistance qu’oppose le sphincter à l’intromission du membre viril. Un embonpoint trop considérable, de même qu’une grande maigreur, peuvent faire disparaître cet infundibulum et en rendre la constatation difficile, sinon impossible.
Tillaux n’attache pas beaucoup d’importance à ce signe de la pédérastie passive : le plus ou moins de résistance du sphincter est pour lui un meilleur indice. Casper le récuse complètement, mais Tardieu* qui s’est attaché à décrire ce caractère important, s’exprime ainsi : « La disposition infundibuliforme de l’anus est un signe très réel et très fréquent de la pédérastie, tellement fréquent, que je l’ai constaté 174 fois sur les 197 fois où j’ai trouvé des traces d’habitudes passives. » Nous avons eu nous-même l’occasion d’observer cet infundibulum chez des marins dont les habitudes actives et passives remontaient à plusieurs années, mais nous n’avons trouvé aucune disposition spéciale du pénis.
Le relâchement du sphincter et l’effacement des plis radiés, qu’on trouve dans un bon nombre de cas, sont également des signes d’une grande valeur. On a signalé aussi la présence d’excroissances et de végétations au pourtour de l’anus ainsi qu’un boursouflement de la muqueuse. Enfin la prostitution pédéraste poussée à l’excès et pratiquée pendant un temps très long peut déterminer la production de plusieurs affections graves. Sans parler de la maladie vénérienne, nous signalerons l’incontinence des matières fécales, les fissures, les hémorrhoïdesetles fistules à l’anus.
Les caractères que nous venons de décrire sont propres à la pédérastie passive; mais il en est d’autres, plus rares et beaucoup moins importants, qu’on rencontre parfois chez les hommes adonnés aux habitudes actives. Ces signes, qui ont été également signalés par Tardieu, sont contestés par beaucoup de médecins légistes et notamment par l’éminent professeur actuel de notre Faculté, M. Brouardel. Us consistent en une gracilité du membre viril, en un amincissement progressif qui donne au pénis des pederastes une forme pointue et effilée more canum- Tardieu avait dit également que, chez certains péde-
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