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couvre la face interne des côtes, le médiastin et le diaphragme, et comme elle est partout continue à elle-même, elle détermine la formation de deux culs-de-sac, l’un supérieur qui forme une sorte de
Coupe horizontale du poumon et de la plèvre (figure schématique).
1. Vertèbre. — 2. Paroi thoracique. —3. Racine du poumon. — i. Plèvre pariétale. — 5. Cavité de la plèvre dans laquelle se font les épanchements. — 6. Plèvre viscérale adhérant au poumon. — 7. Poumon.
calotte au-dessus du sommet du poumon, l’autre inférieur qui entoure la circonférence de la base
Fig. 1076.
Coupe verticale du poumon et de la plèvre (figure schématique).
1. Plèvre pariétale. - 2. Cavité de la plève. - 3. Plèvre , adhérente au poumon- - 4. Poumon. - 5. Racine ale - 6. Paroi thoracique. - 7. Diaphragme dU pouœon
du poumon, et qui est situé entre la face suné rieure du diaphragme et les dernières côtes Ta plèvre pariétale présente un aspect et des rapport*
dnffe^5S daQS les divers P°iûts de son étendueelle différé sur les côtes, sur [le [diaphragme et sur
le médiastin, et dans ces points elle noms de plèvre costale , plèvre diaphragmai ^ plèvre médiastine. l1Ue et
La plèvre costale est épaisse et doublée d> feuillet aponévrotique qui la sépare de la fao • terne des côtes. La plèvre costale est en lD' avec la face interne des côtes et les muscles in?°rt costaux internes. A la partie postérieure des côt elle recouvre les muscles intercostaux extern?’ dont elle est séparée par le nerf et les vaisseau! intercostaux ; elle recouvre aussi la tête des côte et le nerf grand sympathique, pour se réfléchir sur les côtés de la colonne vertébrale et se continuer avec la plèvre médiastine. A la partie antérieure des côtes, la plèvre costale recouvre les cartilages costaux, et, vers les trois ou quatre premières côtes, elle se prolonge jusqu’à la face postérieure du sternum, où elle s’adosse à celle du côté opposé après avoir tapissé les vaisseaux mammaires internes et le muscle triangulaire du sternum.
La plèvre diaphragmatique tapisse la face sapérieure du diaphragme, auquel elle adhère intime* ment.
La plèvre médiastine tapisse le médiastin et forme la paroi interne de la cavité qui contient le poumon.
Le cul-de-sac supérieur de la plèvre déborde la première côte (d’un travers de doigt en moyenne), et forme au sommet du poumon un couvercle membraneux immédiatement appliqué sur lui et affectant les mêmes rapports. Parmi ces rapports, je signalerai celui qu’il affecte avec les vaisseaux sous-claviers en contact avec lui.
Le cul-de-sac inférieur de la plèvre forme une gouttière interposée à la face supérieure du diaphragme et à la face interne des côtes. Ce cul-desac inferieur, beaucoup plus déclive en arrière quen avant, correspond : en avant, à l’extrémite anterieure de la septième côte, et en arrière, au bord supérieur de la douzième.
Inflammation de la plèvre. — (V. Pleurésie.)
D' J.-A. Fort.
entSmP^N°m/0I)né par les anatomistes aux du rnrn« v. tS •<ÏUe forment;> dans certaines régions s’Las?omosU2aiû; leS nerfs ou les vaisseaux 611 Dresaue tons *1 L<3S PnnciPaux plexus prennent
plus voisins • P/n°m r°rgane dont sont leS sacré etc (V Pl xus bra°hial, cervical, lombaire , sacre, etc. (Y. ces mots). p> L
tible^très 6St un Poisson de mer, comes-
mange surtoT1?’ ressemblaat à la sole, dont on
limande. Le clrrele? '' 16 Carrelet h
mêlép de riAîi* a est d une couleur cendree, jaunâtre dessus efsus> tandis que la limande est La chair de £ “î- t0US deux sont blancs dessous, un peu fade m -6 6St b^ancbe, molle, visqueuse, facile, surtout™ onni°UrriSSante et d’une digeSti°n blanc, elle ne convie frite; cuite au V1IÎ
aux dyspeptiques rJn * ?as aux convalescents et ment plüsMtiméi il* .ca7elet est généraleque celle de la limande, p. h.
PLOMB. -, Le plomb est un métal solide, d’un
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hlanc bleuâtre, doué d’un éclat assez vif, qu’il perd aüidement à l’air, tellement mou qu’il peut être T vé par l’ongle, doué d’une odeur et d’une saveur désagréables, soluble par la plupart des acides, et précipitant en noir par les sulfures alcalins.
^ Il est très employé dans les arts, le commerce et l’industrie.
On l’utilise en chirurgie, tantôt sous forme de gis métalliques, tantôt sous forme de lames minces, Les fils métalliques servent à faire des ligatures. Les lames minces sont employées pour le pansement des ulcères de la jambe, des plaies végétantes, de l’onyxis. Ces lames s’appliquent comme le taffetas d’ Angleterre , et sont maintenues par des bandelettes agglutinatives. Le plomb est doux et frais au contact de la plaie, il réprime les bourgeons charnus exubérants, met à l’abri de toute éraillure la cicatrice qui commence à se former.
Le plomb forme plusieurs composés qui sont employés en médecine, mais presque tous à l’usage externe, ce sont : le protoxyde de plomb, Y oxyde rouge de plomb, le carbonate de plomb, Y acétate de plomb, et Yiodure de plomb.
Protoxyde de plomb. — Le protoxyde de plomb se présente sous deux états différents : tantôt sous forme de poudre jaune, non cristalline et non fondue, c’est le massicot; tantôt sous forme de petites lames d’un jaune rougeâtre, ayant subi la fusion et étant devenues cristallines en se solidifiant, c’est la litharge.
Le massicot est inusité en médecine.
La litharge combinée, avec les graisses et les huiles fixes, entre dans la composition de la plupart des emplâtres résolutifs, fondants et maturatifs, tels que l’emplâtre simple, l’emplâtre diapalme, l’emplâtre de Y igo, l’emplâtre de diachylon, etc. Ces emplâtres s’étendent ordinairement sur de la toile ou sur des bandelettes de sparadrap; il sont tous astringents et conviennent en applications topiques pour opérer la résolution des tumeurs, amener la guérison des vieux ulcères et des plaies suppurantes.
Oxyde rouge de plomb. L’oxyde rouge de plomb appelé aussi plombate de plomb ou minium, est une poudre rouge, non cristalline, insoluble dans l’eau. Comme la litharge, cette poudre sert à la préparation d’emplâtres résolutifs, destinés au traitement des mêmes affections morbides.
Carbonate de plomb. — Le carbonate de plomb, aPpelé aussi blanc de plomb, blanc de céruse, céruse, est un sel blanc, pulvérulent, inodore, insipide, insoluble dans l’eau. C’est un poison dangereux à plusieurs titres, ainsi qu’on le verra plus bas à l’aricle empoisonnement par le plomb. On lui attribue, comme aux oxydes de plomb, des vertus astringentes et résolutives servant à la cicatrisation des P aies. On le croit, en plus, capable de produire un un de sédation dans le traitement de
fani U6S névralgies rebelles. Il forme la base de la nai-rUSj P°^iamade de Rhazis, préparée avec une
men?' i céruse pour cinq d’axonge. Il sert égalecomn- ^ confection d’un cérat antinévralgique no iip °Se ^eux Parties de carbonate de plomb
de .Vf® Partie de cérat de Galien, et d’un emplâtre use peu usité, mais avec lequel cependant
Constantin Paul prétend avoir eu des succès constants dans le traitement de l’ongle incarné que les chirurgiens traitent par l’extirpation. Pour cela, ce médecin ramollit entre les doigts un peu d’emplâtre et l’introduit sous le bourrelet fongueux. Dès ce lendemain ce bourrelet est moins rouge, moins gonflé, moins douloureux ; il s’atrophie bientôt et la guérison se fait en quelques jours.
Enfin, le blanc de plomb entre dans la composition de quelques cosmétiques dangereux, destinés à blanchir la peau du visage (Y. Fards).
Aoétate de plomb. — On distingue deux acétates de plomb : Yacétate neutre de plomb et Yacétate basique de plomb .
L’acétate neutre de plomb, ou sel de Saturne, est un sel à petits cristaux blancs, prismatiques, agglomérés, efflorescents, d’une saveur d’abord sucrée, puis astringente, d’un arrière-goût métallique, désagréable, très soluble dans l’eau. Il est rarement employé à l’extérieur, mais, en revanche, il est assez souvent prescrit à l’intérieur. A petites doses, il arrête la diarrhée, rend la circulation plus lente, le pouls plus petit, rapetisse le calibre des vaisseaux et diminue les sécrétions urinaire, sudorale et bronchique. S’il est trop longtemps continué, il finit par déterminer la colique sèche, l’anesthésie, etc., en un mot, tous les accidents de l’intoxication saturnine. De plus, il offre l’inconvénient, comme produit soluble, de noircir les dents, de donner à la bouche un mauvais goût et un vilain aspect. Il se prescrit à la dose de 10 à 50 centigrammes par jour, en poudre, en potion, mais de préférence en pilules, seul ou combiné avec l’opium, la digitale. On l’utilise aussi en lotions ou en pommade contre les contusions, les érythèmes et les eczémas chroniques.
L’acétate basique de plomb, appelé aussi acétate trïbasique de plomb, sous-acétate de plomb, extrait de Saturne, est un sel blanc, cristallisé en lames opaques. On ne l’emploie pas en médecine à l’état de pureté ; mais on fait un fréquent usage de l’extrait de saturne, solution formée d’acétate neutre de plomb mêlée à une certaine proportion de litharge et d’eau distillée. On emploie à volonté 10 à 30 gouttes, jusqu’à 10 à 30 grammes d’acétate liquide par litre d’eau; c’est sous cette forme que le sous-acétate est le plus souvent usité et prend le nom d’eau blanche.
L’extrait de saturne se prescrit, comme les autres astringents, dans le but de contracter les tissus, resserrer les vaisseaux capillaires, résoudre les inflammations chroniques, favoriser la cicatrisation des plaies de mauvaise nature et diminuer ou tarir la sécrétion purulente des muqueuses.
Il se prescrit à l’extérieur, comme astringent résolutif sous les formes les plus variées. Veau blanche, une des plus simples, s’obtient en versant quelques gouttes d’extrait de saturne dans une cuvette remplie d’eau. 8 à 10 gouttes suffisent pour donner à l’eau une couleur laiteuse et un certain degré d’astringence; elle est très souvent employée en lotions, en fomentations contre les coups, les contusions, les ecchymoses, les entorses, les bosses sanguines ou autres; en lavements contre les flux séreux et muqueux; en injections contre les vagi-
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nites, les uréthrites,les otorrhées, l’ozène,le coryza chronique, etc. Une autre eau qui s’emploie sous les mêmes formes que l’eau blanche, c’est l’eau de Goulard (V. ce mot). Quant au cérat et à la pommade saturnées, ils rendent de très grands services contre les érythèmes, les eczémas, les intertrigos, etc. Us constituent particulièrement un excellent topique contre l’intertrigo des enfants au maillot, développé à la partie supérieure des cuisses et autour des parties génitales, sous l’influence du contact de l’urine. Ce moyen est, selon moi, préférable à la farine et aux poudres d’amidon, de riz, etc., parce que l’enfant qui se mouille sans cesse forme avec ces poudres une pâte molle qui retarde ou empêche la guérison, tandis que les urines glissent sur le cérat et n’irritent point la peau enflammée.
Iodure de plomb. — (Y. ce mot.)
Dr Marc. Camboulives.
Empoisonnement par le plomb. — - Accidents saturnins. — L’empoisonnement par le plomb s’effectue ordinairement par la muqueuse respiratoire, plus rarement par le tube digestif. Il s’observe chez les ouvriers qui préparent la céruse et le minium, chez les peintres en bâtiments, chez les personnes qui habitent des appartements fraîchement peints, chez les fondeurs de caractères, etc. On peut encore contracter des accidents saturnins en buvant de l’eau qui a séjourné dans des vases de plomb ou du vin altéré avec de la litharge, en mangeant des bonbons colorés, etc.
Le plomb ainsi absorbé, s’élimine par deux voies : par les urines et par la peau. Le dernier mode d’élimination est très manifeste lorsqu’on donne un bain sulfureux à un saturnin ; en effet, au sortir de ce bain, il présente sur les pieds, les jambes, une coloration noire ou bleuâtre, due à un sulfure de plomb qui s’est formé par le fait de la combinaison du soufre avec le plomb.
Les symptômes de l’empoisonnement par le plomb peuvent être divisés en trois groupes : 1° troubles de la nutrition; 2° de la sensibilité; 3° de la motilité.
4° Troubles de la nutrition. — La nutrition est profondément altérée, les individus maigrissent, pâlissent, leurs forces diminuent, ils deviennent profondément anémiques, leur sang est pâle, les globules diminués, souvent on entend des souffles vasculaires. L’appétit devient capricieux, la bouche exhale une odeur fétide, styptique, les gencives présentent un liséré noirâtre à 2 ou 3 millimètres de leur bord libre, ce liséré, assez caractéristique, est dû à la formation d’un sulfure de plomb. En effet le plomb volatilisé se dépose sur les gencives et s’y combine avec l’hydrogène sulfuré qui se dégage dans toute l’étendue des voies digestives.
Souvent toute la peau prend une teinte subictérique et, chose remarquable, pendant les accès de colique, le foie semble diminuer considérablement de volume (Potain).
2° Troubles de la sensibilité. — Les plus remarquables consistent en coliques fort vives, occupant l'ombilic, l’épigastre ou la région hypogastrique
s’irradiant vers les régions voisines. La doil occasionnée par ces coliques est tantôt sou d tantôt aiguë, elle est continue mais sujette àd exacerbations irrégulières pendant lesquelles 1 malades sont en proie à la plus vive anxiété ^ les voit se rouler sur leur lit, prendre des positio°n variées, mais surtout se coucher sur le ventre - ? effet, la douleur se calme souvent par une pressio11 graduelle et continue exercée sur le ventre avec la paume des deux mains. Il existe aussi des crampes très douloureuses dans divers muscles et principalement dans ceux du mollet qui deviennent durs comme du bois, dans divers autres points et jointures; souvent avec les coliques, coïncide l’hyperesthésie des muscles abdominaux.
La constipation est opiniâtre, mais il survient souvent des vomissements. Ces coliques sont absolument sans fièvre; abandonnées à elles-mêmes elles peuvent durer plusieurs semaines, mais convenablement traitées elles disparaissent rapidement. Dans les cas rares où on a pu examiner l’intestin, on a rien trouvé de spécial.
Souvent les malades présentent des anesthésies partielles, de l’analgésie et des troubles cérébraux.
Encéphalopathie saturnine. — Ceux-ci consistent en une céphalalgie vive frontale, accompagnée de vertiges, d’hallucinations, d’un délire furieux; cet état épouvantable, après avoir duré cinq à six heures , se termine par un sommeil profond, mais les malades peuvent mourir foudroyés. Chez d’autres les convulsions constituent le symptôme prédominant; chez d’autres enfin, c’est le coma.
Les accident cérébraux sont sujets à récidives, ils ne s’accompagnent pas d’altération de la pulpe nerveuse, parfois pourtant on a noté un aplatissement des circonvolutions.
3° Troubles de la motilité. — Les plus légers consistent en un tremblement assez semblable au tremblement alcoolique.
Les plus graves consistent en paralysies presque toujours limitées aux muscles extenseurs, plutôt à ceux des doigts, de la main et de l’avant-bras qu’à ceux des pieds et de la jambe.
La persistance de l’action des fléchisseurs porte la main et l’avant-bras dans une flexion forcée que l’on fait aisément disparaître, mais qui se reproduit aussitôt qu’on abandonne à elles-mêmes les parties paralysées. Les paralysies des autres muscles sont assez rares.
Il est fort rare que la paralysie soit un accident primitif, presque toujours elle succède à des coliques et ne se produit guère que chez des individus depuis longtemps soumis aux émanations saturnines.
- r — “wimue emeverait ires ment aux muscles frappés la propriété de se conü’acter sous l’influence de l’électricité (Duchenne). Elle produit très rapidement leur atrophie.
Dans des cas rares, l’intoxication saturnine altéré certains sens spéciaux et produit une surdite
ou une amaurose passagères.
rü? est to.uj°urs apyrétique; elle peut L + donner lieu à certaines endocardites, t rU h c 0 e1tlm^re des claquements valvulaires P sec, le pouls a moins d’ampleur.
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T es coliques, les paralysies et les accidents cérébraux ne se rattachent à aucune lésion anatomique appréciable.
L'action du plomb sur l’organisme s’effectue lus ou moins rapidement, il existe à cet égard des Prédispositions spéciales : certaines personnes s’y exposent indéfiniment sans danger; chez d’autres, accidents surviennent presque aussitôt.
Les accidents débutent souvent par les coliques, parfois l’anémie saturnine les précède pendant un laps de temps plus ou moins long. Abandonnées à elles-mêmes, les coliques peuvent se prolonger plusieurs semaines, mais un traitement convenable abrège beaucoup leur durée.
Les paralysies saturnines ont une marche lente ■ - , leur durée est indéterminée, elles
peuvent disparaître en quelques jours ou persister pendant des années ou même toute la vie; la guérison peut être complète et incomplète.
Les accidents cérébraux qui caractérisent l’encéphalopathie saturnine sont toujours très graves, plus de la moitié des malades y succombent et le pronostic doit toujours être réservé, car on a vu des accidents foudroyants succéder en quelques heures aux phénomènes les plus bénins; plus la vie se prolonge, moins le pronostic est grave, car souvent les cas mortels le sont en deux ou trois jours.
La colique de plomb se distingue aisément de l’entérite, de la dyssenterie, etc., par la constipation opiniâtre qui l’accompagne; elle ressemble davantage à un étranglement interne, mais la colique saturnine ne détermine pas de vomissements ' stercoraux, de plus la marche des accidents et les circonstances particulières au milieu desquelles se développe la colique, mettront sur la voie du diagnostic.
La gastralgie et l’entéralgie étant, comme la colique saturnine, une névrose des nerfs de l’estomac et de l’intestin, le diagnostic se fonde sur la nature des conditions au milieu desquelles se développe la colique.
La paralysie saturnine est facile à reconnaître vu la nature des accidents qui l’ont précédée, vu son siège limité aux muscles extenseurs, etc.
'Ou ne peut reconnaître la nature saturnine des accidents cérébraux que par la connaissance de l’empoisonnement saturnin sous le coup duquel se trouve le malade.
Le traitement prophylactique présente trois indications (Grisolle) : 1° se servir des procédés qui répandent le moins de particules métalliques dans 1 atmosphère; 2° renouveler fréquemment cette atmosphère; 3° employer des moyens mécaniques Pour s’opposer à la pénétration des molécules de Plomb dans les poumons et l’estomac : mettre sur e nez et la bouche des éponges trempées dans de eau aiguisée avec de l’acide sulfurique (appareil aulin), ne pas prendre ses repas dans un atelier, oins de propreté, bains sulfureux, etc.
tifs^S co^1ues seront surtout traitées parles purgasouf UIÎ mélan§e à parties égales de miel et de Ventr? ^ grammes par jour environ) donne soue ®ons résultats; on peut aussi recourir au Près^w* *.a Charité, traitement qui, depuis e trois siècles, jouit d’une réputation mé¬
ritée et se compose d’émétiques énergiques, de purgatifs très efficaces, et de diaphorétiques narcotiques. Il ne faut jamais négliger l’usage des bains sulfureux.
La paralysie saturnine sera traitée par l’électricité et aussi par le sulfate de strychnine administré à l’intérieur à la dose de 5 ou 10 milligrammes. Les accidents cérébraux seront combattus de façons diverses suivant leur nature.
Dr Léon Moynac.
Hygiène industrielle et professionnelle. — Le
plomb est une des sources les plus fréquentes des maladies professionnelles, et Napias a eu raison de dire que, dès le moment où il est extrait de la mine jusqu’à la dernière de ses multiples transformations industrielles, il est une menace d’empoisonnement pour les travailleurs et pour beaucoup d’autres personnes. Hirt a compté que sur 1,000 ouvriers employés a l’extraction du plomb dans les mines de Saxe, 870 sont atteints d’affections. saturnines. D’après le docteur F.-J. Bages, le nombre des coliques de plomb observées dans les mines de plomb d’Espagne est considérable. D’après le professeur Proust, ces accidents seraient moins fréquents en France.
Les ouvriers qui fabriquent les diverses préparations du plomb sont tous soumis à l’influence néfaste du saturnisme. Mais les plus frappés sont, sans contredit, ceux qui sont employés à la fabrication de la céruse. Ainsi, notre collègue le docteur H. Desplats a compté dans certaines fabriques de Lille de 32 à 56 malades par an sur 100 ouvriers cérusiers.
Enfin, tous les individus qui font des travaux dans lequel le plomb est employé en nature ou sous forme de préparations diverses, sont exposés aux accidents d’intoxication plombique. En voici la longue énumération par ordre alphabétique : Affineurs, ajusteurs, apprêteurs d’appareils à gaz, artistes peintres (coloristes, enlumineurs d’éventails à la gouache), blanchisseuses, boulangers, bronzeurs, brossiers, broyeurs de couleurs, cardeurs de crins, ceinturonniers, chauffeurs-mécaniciens, colleuses de bandes de journaux, confectio n neuses de cahiers de pap ier à cigarettes, cordiers en fer, couturières, dentellières et blanchisseuses de dentelles, dessinateurs en broderie, doreurs sur bois (restaurateurs de tableaux), doreurs sur laque et vernisseurs de meubles laqués, ébénistes (fabricants de vieux meubles), émailleurs de supports de fils télégraphiques, empaqueteuses de tabac en poudre, de feuilles de thé, de chocolat, etc., employés de bureaux, essayeurs à la monnaie, étameurs, fabricants d’allumettes chimiques, fabricants d’émaux de toute sorte, fabricants d’étiquettes de flacon vitrifiées, fabricants de bâches et capotes de voitures, fabricants de cuirs vernis, fabricants de toiles cirées, fabricants de gants, fabricants de crayons colorés, fabricants de braise chimique au nitrate de plomb, fabricants de cartes glacées pour visite, fabricants de papiers moirés pour cartes et sacs à dragées, fabricants de capsules pour bouteilles, fabricants de chromate de plomb, fabricants de mèches à briquets, fabricants de tôle émaillée, fabricants de céruse, fabricants de mi-
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nium, fabricants de litharge, fabricants d’acétate de plomb, fabricants de plomb de chasse, fabricants de potée d’étain, fabricants de papiers peints, fabricants de tuyaux d’orgue, fabricants de verres de mousseline et vitraux à dessins pour portes, cloisons, etc., faïenciers, ferblantiers et plombiers, fleuristes, fondeurs de plomb, fondeurs de caractères d’imprimerie, fondeurs de laiton, fabricants de straas, imprimeurs, correcteurs d’épreuves d’imprimerie, lamineurs en plomb, lapidaires, menuisiers et marchands de vieilles boiseries, orfèvres, joailliers, bijoutiers, ouvriers qui travaillent le cuivre jaune, ouvriers des mines de plomb, ouvriers des manufactures de glaces, Ouvriers employés au capsulage des bouteilles, parfumeurs, pharmaciens, peintres en bâtiments, peintres en voitures, peinde décors et attributs, peintres sur porcelaine, plombeurs de wagons de marchandises, polisseurs de camées, potées d’étain, porcelainiers, serruriers, tailleurs d’habits, tailleurs de limes, tailleurs de cristal, teinturiers, tisserands et tisseuses, tuiliers, vérificateurs des adresses sur bandes de journaux, verriers, vitriers.
Nous ne pouvons, dans un cadre aussi restreint que celui de ce dictionnaire, insister sur le genre de travail ou d’opérations qui exposent à l’intoxication les personnes qui rentrent dans une des catégories que nous venons d’énumérer, non plus que sur la nature du sel plombique qui agit comme poison, ni sur le mode de pénétration du poison. Nous nous contenterons de reproduire in extenso la dernière instruction rédigée par le Conseil d’hygiène et de salubrité de la Seine, en 1881, relatives d’une part aux usines, ateliers ou chantiers, où l’on se livre à la fabrication ou à la manipulation du plomb et de ses composés, d’autre part aux ouvriers.
Instructions du Conseil d'hygiène et de salubrité.—
§ 1er. Prescriptions et précautions relatives aux usines,
ATELIERS ET CHANTIERS OU ON SE LIVRE SOIT A LA FABRICA¬ TION SOIT A LA MANIPULATION DU PLOMB ET DE SES COMPOSÉS.
— A. Usines à céruse, massicot et minium. — Les usines où l’on fabrique la céruse, le massicot et le minium, doivent être facilement ventilées, balayées, lavées à grande eau dans toutes leurs parties. Les opérations de Y écaillage, de Yépeluchage et de Y écrasage de la céruse et du massicot, doivent être faites sous l’eau ou sur des matières sortant de l’eau et ruisselantes. Les broyages et blutages de la céruse, du massicot ou du minium, seront pratiqués dans des appareils clos à parois de tôle rivées. Les raclages, cassages, broyages, mou! tures, brossages de ces substances, seront opérés, autant que possible, mécaniquement. Les manipulations directes avec jet à la pelle, les transports en chariots ou brouettes ouvertes sont interdits pour les matières sèches.
Les- fours a calcination peuvent être construits dans les ateliers, a condition qu’on prenne les mesures nécessaires pour que toute poussière ou fumée plombique soit entraînée au dehors.
Toutes les semaines, les charpentes, murs et planchers des ateliers doivent être lavés à grande eau pour enlever avec soin toutes les parcelles toxiques. Un tuyau de conduite d’eau muni d’un robinet au moins par trois hommes, se trouvera à la sortie des ateliers, pour que les ouvriers puissent deux fois par jour, procéder aux soins de propreté indispensables à leur santé, soins dont il sera parlé au § II.
Les patrons et chefs d’atelier veilleront a ce que les blouses ou autres vêtements de travail restent à la fabrique pendant que les ouvriers vont prendre leurs repas au dehors. Ces vête¬
ments seront battus et brossés plusieurs fois « hors des heures de travail et loin des ateliers. ■ semaine L’emploi de l’huile diminue d’une façon très effi inconvénients constatés dans la fabrication de la J"' Baw' les ou ù l’eau. cêruseèsee
Un registre spécial mis ’a jour à chaque visite par 1 cin indiquera l’origine de l’ouvrier, ses précédents * T*6giques, ses occupations antérieures dans la fabrique la 0l° de son travail actuel, son état de santé au visite hebdomadaire. moment de la
B. Ateliers et chantiers de peintres en bâtim, \
broyeurs de couleurs, ponceurs, etc. - Les ateliers etrh ' tiers doivent être bien aérés et largement ouverts partout il peut se produire des poussières provenant du brovl? ponçage et brûlage des couleurs et peintures plombifères ' [ ouvertures doivent être laissées béantes toutes les fois ow des peintures à la céruse seront apposées sur les murs V meubles, etc., tant que celles-ci ne seront pas dessécîiéeSS Les blutages ou tamisages, transvasements, mélanges de cou leurs, ne doivent pas être faits dans le local où séjournent habituellement les ouvriers. Toutes les parties de l’atelier doivent être lavées a grande eau chaque fois que des pous sières toxiques se seront produites et déposées sur les murs les charpentes, le mobilier, etc. ’
Le patron, ou en son absence le chef d’atelier, est tenu de surveiller sévèrement la mise en pratique de ces précautions et de s’assurer que ses ouvriers, avant d’aller prendre leur repas, quittent leur blouse de travail et procèdent aux soins de toilette nécessaires.
On ne peut que désapprouver entièrement le broyage de la céruse sèche à la main, et son mélange à l’huile au moyen de la molette. Cette pratique est la cause d’un grand nombre d accidents. Il est de beaucoup préférable, pour broyer là céruse avec les diverses couleurs, de prendre celle qui a été préalablement mélangée à l’huile dans les fabriques.
C. Autres ateliers où l'on manie le plomb et ses divers ses préparations. - Partout où l’on ■ manie le plomb, ses alliages et ses autres préparations, les chefs d’atelier doivent éviter tout ce qui pourrait mettre inutilement l’ouvrier en contact direct avec le plomb en nature et ses divers composés. Ils doivent veiller a la propreté minutieuse des ateliers et en exclure, par des lavages répétés, toutes les poussières plombiques. Ils doivent autant que possible éviter tous battages, pelletages, trépidations, etc., qui pourraient se produire dans les pièces closes où travaillent les hommes ; ces opérations' occasionnent et soulèvent des -poussières plombiques dange-
Dans aucun cas, l’ouvrier ne sera astreint à broyer ou bluter des préparations plombiques telles que émail en poudre, cristal, potée d’étain, fards, cendres plombiques, couleurs en poudre a la céruse, etc., autrement qu’en vases clos. On ne doit pas laisser les ouvriers séjourner, et moins encore prendre leurs repas, dans des enceintes où se dégageraient notoirement des poussières contenant du plomb.
§ II. — Prescriptions et conseils relatifs aux ouvriers- - Les ouvriers qui manient le plomb sous toutes ses formes .' métal, alliages, préparations solubles ou insolubles, doivent Cmain que 1,absorPtion du toxique peut se “ntact avee la peau mais qu’elle a surtout heu par la bouche, les narines et le jeu de la respiration. Us
ven ÏZJZ ^ tenUS’ dans ^térêt commun, de prévenir tout dégagement de composés plombiques à l’état de poussières et d’éviter tout contact direcî inutile avec le plomb ^éPrr- La propreté de leur personne, de leurs vetements de leurs outils, et en particulier de leurs mains,
men^L Es r'enaï3 particulièrement de leur bouche au mo* santé Ces Dré™ r’ eSt UQe condition indispensable de leur Sût sT l’on 1^°?’ j0i“teS à une boa“e alimentation, SL slfflsent excès> et ea Particulier l’abus des
fenÏÏ fÛ P°Ur rendre leur travail à peu près inof-
petoSTn bLS?1 d’Une céruserie; plomberie, chantier de
P eintuie “ batuûent8> cristallerie, émaillerie, etc., doit, par
PNB
PNE
êauent se laver les mains, les narines, et se rincer la hnnche avec le plus grand soin. Pour cela, après s’être vivet frotté les mains, les avant-bras et les sillons des ongles roe° du ggble ou de l’argile mis à sa disposition par le patron, 'Tse rincera dans l’eau courante. Il devra procéder alors au I ase des narines, de la bouche, de la figure, épousseter ses vêtements de ville, éponger ses chaussures, etc.
Tout ouvrier qui sort d’un atelier ou d’une fabrique ayant ur ges mains, ses bras, ses vêtements, des poussières ou maculatures plombiques, s’expose h absorber le toxique, soit les poumons, soit par la bouche durant les repas. Aucun aliments ne doit être déposé ni consommé dans la fabrique ou l’atelier. Les cérusiers, peintres, émailleurs, auront soin plus
mi’aucun
plus dangereuse est l’abus des boissons alcooliques.
^ Il est vivement conseillé au médecin de la fabrique de mettre momentanément au repos les ouvriers qui présenteraient le moindre liséré bleu des gencives,,, l’acidité fétide de l’haleine, l’insomnie, la colique sèche, la paralysie ou l’analgésie saturnines, et de ne les recevoir de nouveau^ que lorsque tous ces symptômes se seront parfaitement dissipés. Si une nouvelle attaque de saturnisme reparaissait, le médecin devrait prescrire, ainsi qu’on le pratique dans les usines les mieux tenues, le renvoi définitif de l’ouvrier reconnu incapable de reprendre ce dangereux travail.
Les ouvriers qui manient le plomb et ses composés, doivent récourir à une alimentation suffisante et aussi substantielle que possible, user largement de lait légèrement miellé, manger salé, et éviter les aliments acidulés.
Les bains sulfureux ou savonneux pris toutes les semaines sont fort utiles. Dès le début des accidents, l’ouvrier prendra conseil du médecin. Celui-ci jugera des précautions a prendre et de l’opportunité de l’usage interne de l’iodure de potassium qui, prescrit avec prudence, produit les meilleurs résultats. Ce médicament, qui est employé comme moyen préventif dans plusieurs fabriques françaises du Nord et de la Belgique, né doit être pris que sur l’ordonnance et sous la surveillance du médecin. L’usage des boissons et limonades sulfuriques, ne saurait être recommandé.
Cette instruction rédigée par une commission du Conseil d’hygiène et de salubrité, composée de Hillairef, Ollivier, Cloez, Villeneuve, Desain et Gautier, rapporteur, a été approuvée par le Conseil dans la séance du 23 décembre 1881, et publiée par le préfet de police Camescasse.
Dr Paul Labarthe.
plombage. — Nom donné à une opération qui a pour but de boucher la cavité d’une dent creusée par la carie dentaire (V. Dent). P. L.
PLOMBIÈRES (eaux minérales de). — Plombières est un joli bourg de 1,800 habitants, situé dans une vallée profonde de la frontière méridionale des ’°sges, arrosée par l’Àugronne, qui possède des
autre ouvrier d’éviter toute cause débilitante. La
x' . UU C1I1JJJ.UJC, ICO ULICO X XLX
rieur, contre les affections chroniques de l’appareil dif6 te^6S ^ue dyspepsies, gastralgies, gastrites, i chroniques, les autres a l’extérieur, contre
s rhum.atismes articulaires et musculaires aigus rnc !°m<îues’ contre certaines affections de l’utédiatR' co°tre ies affections de la peau liées à la nese herpétique ou dartreuse. P. L.
néraloUMAT0SE’ ~ Nom donné d’une manière gènes T aux accumulations de gaz dans nos orgaorsque cette accumulation se produit dans la Dictionnaire populaire de Médecine usuelle.
trame même des tissus, elle a reçu le nom d'emphysème; on lui donne les noms de pneumothorax, de physométrie, ou de tympanite, suivant qu’elle se produit dans le poumon, dans l’utérus ou dans l’estomac ou les intestins (V. ces mots). p. l.
PNEUMOGASTRIQUE. — Le pneumogastrique, ou nerf vague ou nerf de la dixième paire, est le nerf qui tient le plus grand nombre d’organes sous sa dépendance. En effet, il préside non seulement à l’innervation des poumons et de l’estomac, ainsi que son nom l’indique, mais encore à celle du pharynx, de l’oesophage, du foie, du larynx et du cœur.
Son origine apparente a lieu sur le sillon latéral du bulbe, au-dessous du glosso-pharyngien et audessus du spinal; cette origine se fait par huit ou dix filaments qui convergent les uns vers les autres, Son origine réelle procède d’un noyau de cellules situées dans le bulbe, sur les parties latérales du plancher du quatrième ventricule, au-dessous du noyau d’origine du glosso-pharyngien.
Les huit ou dix filaments qui se détachent des parties latérales du bulbe se réunissent en un faisceau qui traverse le trou déchiré postérieur entre le nerf glosso-pharyngien et le nerf spinal. Arrivé au cou, le pneumogastrique, dont l’aspect est d’abord raboteux et irrégulier, descend sur les côtés du pharynx, derrière les artères carotides et la veine jugulaire interne; plus bas il pénètre dans la poitrine, croise la façe postérieure des bronches et s’accole a l’œsophage : il pénèfre avec ce conduit dans l’abdomen et s’étale sur les deux faces de l’estomac, en se plaçant, le pneumogastrique gauche sur la face antérieure de cet organe, et le pneumogastrique droit sur sa face postérieure.
Pour la facilité de l’exposition, nous étudierons successivement le pneumogastrique dans les diverses régions qu’il traverse, c’est-a-dire : A. au niveau du trou déchiré postérieur;— B. au cou; — C. dans le thorax; — D. dans l’abdomen.
A. Au NIVEAU DU TROU DÉCHIRÉ POSTÉRIEUR. — Le
nerf pneumogastrique accolé au nerf spinal, traverse le trou déchiré postérieur dans une petite gaine ostéo-fibreuse intermédiaire à celle du nerf glosso-pharyngien qui est en avant et à celle de la veine jugulaire interne qui est en arrière.
A ce niveau, le pneumogastrique présente un ganglion dit ganglion supérieur, auquel aboutissent ou duquel partent les rameaux suivants :
1° Quelques filets qui le relient au nerf spinal;
2° Un rameau important dit auriculaire d'Arnold ou rameau de la fosse jugulaire (Cruveilhier) ;
3° Une anastomose avec le glosso-pharyngien ;
4° Une anastomose avec le grand sympathique.
B. Portion cervicale. — A sa sortie du trou déchiré postérieur, le pneumogastrique présente un second ganglion bien plus développé que le premier, c’est le plexus gangliforme , long de 3 centimètres environ et qui est contourné en demi-spirale par le nerf grand hypoglosse.
Le nerf descend alors verticalement sur les côtés du cou, appuyé sur l’aponévrose prévertébrale, logé dans l’angle formé en arrière par la juxtaposition de la veine jugulaire interne avec les artères carotide interne et carotide primitive, et. renfermé
dans la même gaine; le grand sympathique suit, à 5 millimètres en dedans, un trajet parallèle.
Au niveau du plexus gangliforme, le pneumogastrique çecoit : 1° la branche interne du spinal,
Fîg. 1077. — Nerf pneumogastrique gauche.
1. Crochet attirant en avant le corps thyroïde. — 2. Trachée. — 3. Poumon gauche attiré en avant. — 4 Diaphragme.' — 5,18. Nerf pneumogastrique appliqué sur l’œsophage. — 6. Estomac. — 7. Aorte. — 8. Portion cervicale du nerf pneumogastrique. — S'16. Plexus pulmonaire. — 8". Ganglion cervical du grand sympathique. — 9. Plexus gangliforme du pneumogastrique. — 11- Nerf glosso-pharyngien . — 12. Nerf laryngé supérieur. — 13. Plexus pharyngien. - 14. Nerf récurrent du côté gauche (la ligne du n° 14 se poursuit en blanc jusqu’au plexus pharyngien). —15 Nerf récurrent. — 16 Plexus pulmonaire. — 17. Rameaux du pneumogastrique étalés sur la face antérieure de l’estomac. — 19. Filets du pneumogastrique se rendant au foie. — 22. Chaîne du grand sympathique.
et cette branche, ainsi que le démontre l’expérimentation, ne fait que s’accoler au pneumogastrique pour aller former le nerf pharyngien et le nerf récurrent.
A ce niveau le nerf vague s’anastomose encore •
2° Avec le grand hypoglosse;
3 Avec l’anse nerveuse formée par les branch antérieures des premier et deuxième nerfs cer* eaux;
4° Avec le glosso-pharyngien- 5° Avec le ganglion cervical supérieur Dans son trajet cervical le pneumogas trique fournit trois nerfs : 1° le ou les nerfs pharyngiens; 2° le nerf laryngé supérieur ; 3° le nerf cardiaque supérieur
C. Portion thoracique. — Dans le thorax, le pneumogastrique présente des rapports différents à droite et à gauche.
A droite, il passe entre l’artère et la veine sous-clavière en les croisant verticalement; puis il descend derrière la veine cave supérieure, atteint l’œsophage et se loge dans le sillon qui le sépare de la trachée; au niveau de la racine des bronches, le pneumogastrique devient plexiforme, se divise en filets aplatis, et forme, en s’anastomosant avec des filets du grand sympathique, le plexus pulmonaire, appliqué sur la face postérieure des bronches.
Plus bas encore, il gagne la face postérieure de l’œsophage et pénètre dans l’abdomen par le trou œsophagien du ; diaphragme.
A gauche, le pneumogastrique, d’abord j parallèle aux artères carotide et sous-clavière, croise verticalement la face antérieure de la crosse de l’aorte, gagne la face postérieure de la bronche gauche où il forme le plexus pulmonaire correspondant, et s’applique sur la face antérieure de l’œsophage pour pénétrer avec lui dans l’abdomen.
Dans le thorax, le pneumogastrique fournit : 1° le nerf récurrent gauche, déjà étudié; 2° des nerfs cardiaques; 3° des nerfs pulmonaires (plexus pulmonaires);
4° des nerfs œsophagiens.
D. Portion abdominale. — Les deux pneumogastriques pénètrent dans l’abdomen en même temps que l’œsophage auquel ils sont accolés et présentent une
terminaison différente.
Le gauche, placé sur la face antérieure de l’oesophage, s étale sur la face antérieure de l’estomac recouvert par le péritoine; il se divise en rameaux aplatis qui s’anastomosent avec des rameaux du plexus solaire; ces rameaux s’irradient en divers sens, les uns vers la grosse tubérosité de l’estomaci d autres sur sa face antérieure, d’autres remontent vers la petite courbure et, placés entre les deux feuillets de l’épiploon gastro-hépatique, gagnen la face inferieure du foie auquel iis se distribuent en suivant les divisions de la veine porte.
Le droit, placé sur la face postérieure de l’œsophage seiale sur la face postérieure de l’estomac et lui fourmt queiques filets; mais la plupart d
Hn T* VOnt 8e Jeter dans la Partie intern* du ganglion semi-lunaire droit, qui reçoit par sa
PNE
partie externe le grand splanchnique, branche du ^rand sympathique; ces deux nerfs et les ganglions semi-lunaires forment l’anse mémorable de Wrisberg-
Fonctions du pneumogastrique. — Le pneumogastrique tient sous sa dépendance trois grandes fonctions de l’économie : la respiration, la circulation et la digestion; mais il est dans la physiologie de ce nerf bien des points encore peu élucidés, aussi est-il difficile d’exposer rapidement ses actions multiples.
1» Le nerf pneumogastrique est un nerf mixte.
L’est-il dès son origine, ou bien ses propriétés motrices lui viennent-elles de son anastomose avec le nerf spinal, qui fournit, comme nous l’avons vu, un gros rameau au plexus gangliforme? Les deux opinions ont été soutenues.
2° Influence du pneumogastrique sur la respiration et la phonation. — Les nerfs laryngés président à la sensibilité de la muqueuse du larynx et à la contraction de ses muscles, par conséquent à la phonation et à la respiration. Or, chose étrange, le nerf spinal paraît présider plus particulièrement I à la phonation (nerf vocal de Cl. Bernard), et le pneumogastrique à la respiration.
Si, par la section, on étudie l’influence spéciale de chacun des nerfs laryngés, on constate que :
1° le nerf laryngé supérieur est un nerf sensitif présidant à la sensibilité des parties auxquelles il se distribue; 2° le nerf laryngé externe, branche du laryngé supérieur, est un nerf moteur présidant à la contraction du muscle crico-thyroïdien ; aussi sa section entraîne-t-elle une certaine raueité de la voix par suite du relâchement des cordes vocales; 3° le nerf laryngé inférieur est un nerf moteur présidant à la contraction de tous les muscles du larynx, sauf à celle du cricô-tyroïdien antérieur; sa section pratiquée des deux côtés détermine l’asphyxie par paralysie des muscles dilatateurs de la glotte . (crico-aryténoïdiens postérieurs), et une aphonie complète chez les animaux adultes, incomplète chez les jeunes animaux, en raison de la conformation de leur glotte (Longet).
Lorsqu’on ouvre la trachée chez les animaux auxquels on a sectionné le pneumogastrique, on. présent leur asphyxie immédiate, mais ils ne tardent pas a succomber, et l’on trouve leurs poumons vivement congestionnés.
3° Influence sur la digestion. — Il est probable que la section du rameau pharyngien gênerait les ntractions du pharynx; on n’a pu s’en assurer, s .a difficulté de cette section ; en tout cas, la 3°.n du pneumogastrique au cou entrave la désuifp 10n œsoPkagfenne> paralyse l'estomac et, par gestionUSPend S°n influence mécanique sur la di-
eonstat ’1S’ S.Ur des chiens a fistule gastrique, on a gastrinf ^ aF®s ce^te section la quantité du suc son a^.®tait diminuée et que tantôt il conservait
“ ta, ’ *“"tôt 11 devena‘t atellindesnar-fo11^0*1 SUR LA circulation. — La section «Gris pneui
accéléraLinneaUm°^astr^ues détermine une grande i’êxcitatinn a 88 mouvements du cœur; par contre,
entraîne i » , CQ F1* Par un courant d’induction
Ralentissement de ces contractions ; le
pneumogastrique peut donc être considéré comme un nerf d’arrêt du cœur. Dr Léon Moynac.
PNEUMONIE. — La pneumonie est l’inflammation du parenchyme pulmonaire ou tissu propre du poumon. Cette affection est une des phlegmasies aiguës qu’on observe le plus fréquemment. Elle était connue dès la plus haute antiquité, mais elle était alors confondue avec un grand nombre- d’autres affections pulmonaires. Laennecffut le premier qui sut la distinguer et donner une description exacte de ses lésions et de ses symptômes.
Quelles sont les lésions de la pneumonie? — On décrit généralement trois degrés dans les lésions anatomiques : 1° l’engouement; 2° Yhépatisation rouge; 3° Yhépatisation grise.
L’engouement est caractérisé par une congestion intense. Le poumon a une coloration rouge foncé, violacée. Il est augmenté de volume et présente parfois l’empreinte des côtes. Il crépite moins sous les doigts. La région congestionnée est imprégnée d’une sérosité rougeâtre, s’écoulant à la section; les capillaires sont gorgés de sang. Cette période dure de 24 à 48 heures.
Dans Yhépatisation rouge, la portion du poumon malade est transformée en une masse fibrineuse, dont la coloration, rouge intense, rappelle celle du foie. Les alvéoles et les conduits lobulaires (V. poumon) sont remplis par un exsudât fibrineux. La partie du poumon ainsi transformée est dense et tombe au fond de l’eau. Généralement, au bout de 5 ou 6 jours, la résolution s’opère, les éléments sont résorbés sur place ou expulsés par les crachats.
L 'hépatisation grise est caractérisée par la fonte purulente de l’exsudât fibrineux. Le poumon prend une teinte grisâtre, son tissu devient friable. Si l’on fait une section, on voit s’écouler un liquide purulent. Les alvéoles sont remplies par une sorte de bouchon formé de globules de pus. Ce troisième degré ne s’observe pas lorsque la pneumonie se termine par résolution.
Le poumon droit est le plus souvent atteint. On observe, d’après Grisolle, 11 pneumonies droites pour 6 gauches. La lésion siège généralement dans les lobes inférieurs. Cependant chez les vieillards et les alcooliques, elle occupe fréquemment le sommet.
Quels sont les symptômes de la pneumonie? —
Le plus souvent, la pneumonie débute brusquement. Le malade accuse une courbature intense, puis, au bout de quelques heures survient un frisson remarquable par son intensité et sa durée; mais toujours unique . La température axillaire s’élève à 39°. On voit alors apparaître les symptômes qui accompagnent une fievre intense : malaise général, cépiialalgie, soif, quelquefois des vomissements. Dès le premier jour ou au commencement du second apparaissent les signes fonctionnels : point de côtés , dyspepsie, toux, expectoration ,
Le point de côté existe presque toujours et le malade se plaint d'une douleur parfois très vive, s’exaspérant sous l’influence de la respiration ou des efforts de la toux et siégeant au niveau du mamelon. Le point de côté disparaît rapidement. Il peut manquer chez le vieillard. Avec le point de côté appa-
raît une dyspnée caractérisée par une augmentation des mouvements respiratoires : on compte chez l’adulte 40 à 50 inspirations par minute, au lieu de 15 ou 20. Ces chiffres s’élèvent, chez l’enfant, à 70 ou £0. La toux est un des premiers symptômes. Elle est d’abord sèche, quinteuse, très fatigante pour le malade. Chez le vieillard, elle manque quelquefois. Vers le treizième jour, Y expectoration s’établit. Le malade rejette des crachats qui présentent un aspect caractéristique. Ils renferment du sang; ils sont visqueux, adhérents au vase, ambrés, rougeâtres, ou, selon l’expression consacrée, rouilles.
La percussion dénote, au niveau de la région malade, tantôt de la submatité, tantôt un léger tympanisme.
L’auscultation fait entendre le plus fin et le plus sec de tous les râles : le râle crépitant. On l’a justement comparé au bruit qu’on obtient en froissant une mèche de cheveux entre ses doigts* On l’entend à la fin de chaque inspiration. C’est un des meilleurs signes de la pneumonie. Pendant quelques jours, tous ces symptôme s’accentuent.
Le pneumonique présente un fades caractéristique ; il a les yeux brillants, les pommettes rouges et brûlantes, la face injectée, la langue sèche. La dilatation des narines à chaque inspiration est l’indice d’une violente dyspnée. Le délire qu’on observe à cette période .est généralement doux, cependant chez les alcooliques il est peut-être très violent. Si l’on applique l’oreille au niveau de la région congestionnée et qu’on fasse parler le malade, sa voix arrive éclatante, métallique. Ce phénomène est connu sous le nom de bronchophonie. En même temps la respiration prend un timbre rude et soufflant : c’est le souffle tubaire. La température oscille entre 39 et 40,5, et le pouls entre 100 et 170.
Au bout d’un temps variable (6 à 8 jours) on voit survenir une brusque défervescence de la température qui tombe à la normale. Tous les autres symptômes disparaissent : la toux diminue, l’expectoration change de nature, les crachats deviennent muqueux, gris. Le souffle tubaire cesse, la matité se dissipe et l’on perçoit le râle crépitant du retour . C’est un râle plus humide que celui du début et qui s’entend aux deux temps de la respiration.
Si la pneumonie doit atteindre la troisième période, la température se maintient au-dessus de 40°. Les crachats prennent une coloration jus de pruneau, le pouls est petit et irrégulier, le malade est couvert de sueur et en proie à un délire quelquefois violent. Ge troisième stade aboutit presque toujours à une terminaison mortelle.
On voit quelquefois une seconde pneumonie se déclarer du côté opposé, dans le cours d’une pneumonie aiguë. La dyspnée augmente, la température s’élève et le pronostic s’aggrave.
L’inflammation du poumon comprend des formes différentes. La forme que nous venons de décrire, et qui est désignée sous le nom de pneumonie lobaire, est la plus fréquente. On distingue encore les variétés suivantes :
1° La pneumonie lobulaire ou broncho-pneumonie (V. Bronchite capillaire)-,
2° La fluxion de poitrine, qui n’est pas une véri* table pneumonie, et dans laquelle les bronches,
la plèvre et même les muscles du thorax sont atteints ;
3° La pneumonie infectieuse qui se présente d’embléeavec tous les symptômes d’une infection générale et qui parfois emporte les malades en l’espace de quelques jours ;
4° La pneumonie bilieuse qui s’accompagne d’ictère. Cet ictère peut être consécutif à une inflammation catarrhale des voies biliaires ou dépendre d’un état général grave.
On voit assez souvent survenir, dans le cours d’une pneumonie, un épanchement pleurétique, plus ou moins abondant. Cette complication constitue la pleuro-pneumonie. Le souffle devient alors plus intense, la matité augmente et la dyspnée s’accentue. La pneumonie peut aussi se compliquer de péricardite. Dans ce cas la terminaison est souvent fatale.
Quelles sont les causes de la pneumonie? — La
pneumonie s’observe surtout chez l’adulte. D’après Grisolle, c’est de 20 à 30 ans qu’elle atteint son maximum de fréquence. Cependant elle n’est pas rare chez l’enfant où elle existe souvent sous forme
de broncho-pneumonie. Chez le vieillard elle siège généralement au sommet et elle présente une gravité exceptionnelle. L’influence du sexe a été reconnue depuis longtemps. Grisolle a établi qu’elle était plus fréquente chez l’homme que chez la femme, mais cette différence est beaucoup plus apparente que réelle, et dans les pays où les femmes se livrent aux mêmes travaux que les hommes, elles sont atteintes de pneumonie aussi fréquemment que ceuxci. Les constitutions affaiblies et débilitées par des fatigues, par des privations ou des excès de tout genre sont prédisposées à cette maladie. Mais il n’y a là rien d’absolu, la pneumonie frappe souvent des individus dans le cours d’une santé florissante.
niai» sans raison, que les nossut»
étaient plus souvent atteints de pneumonie que les sujets dont le thorax est normal. On a dit aussi que les individus exposés aux émanations du tabac ou des vapeurs fétides, ou à l’action de substances irritantes étaient prédisposés à Contracter cette afection. Mais ces faits ne sont nullement prouvés. La pneumonie est plus fréquente dans nos climats aux changements de saison, où on l’observe parfois a 1 état épidémique.
Parmi les causes occasionnelles, le froid est une des plus frequentes. La pneumonie peut succéder côtpi1 LUn t^aumatisme (coup d’épée, fracture de tiveLn? cas de pneumonie traumatique sont rela- “H-011 a décrit dernièrement un mi-
intti ïtf ?U1 se,rait la cause de ces pneumonies
tw T 81 raPldeiuent mortelles.
ne suffisant8 n««S6S^Ue nous venons d’énumérer faut efrn?. nP determiner une pneumonie, U d'opportunité*™ jadlvidu flui les subit soit en état
°E 16 °U de recePtivité morbide.
permettront8 nTPtameS que nous avons indiqué ne dâutreTattécSons C°nfûndre la P^umonie avec
répétées ™ 6 . lIJPs> flu a laide de s
jourd’hui eetm méth aUgUl6r la Pneuraon
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PNE
donnée. Quelques auteurs ont même conseillé l’expectation pure et simple, qui doit être également reietée, car, même dans les pneumonies essentiellement bénignes, on trouve toujours quelque soulagement à apporter au malade. Tout d’abord on exigera le repos au lit, on donnera, comme boisson, des tisanes chaudes, et comme nourriture, du lait et du bouillon. La douleur du point de côté, parfois si vive, sera calmée par l’application de ventouses scarifiées ou de sangsues ou même par une injection sous-cutanée de chlorhydrate de morphine. Depuis longtemps on a proposé, contre 1 & fièvre, le tartre stibié. On le donne à la dose de 0,15 à 0,30 centigrammes dans une potion gommeuse à prendre par cuillerée toutes les heures. On emploie aussi la digitale à la dose de 0,50 à 1 gramme de poudre de feuilles en infusion, ou 15 à 20 gouttes de teinture dans une potion. Trousseau recommande la formule suivante :
Kermès . * 2 grammes.
Extrait de digitale . 20 centigrammes.
Savon médical . Q. S.
pour 20 pilules. 1 pilule toutes les 2 heures.
Le sulfate de quinine Pelletier est encore indiqué pour combattre la fièvre pneumonique; on en prescrit 0,50 à 1 gramme à prendre en deux fois (le matin et dans la journée).
La toux sera calmée par des préparations opiacées, auxquelles on ajoutera pour favoriser V expectoration, du kermès, ou de l’oxyde d’antimoine (0,50 à 1 gramme).
Chez les individus débilités ou atteints de pneumonie adynamique, on prescrira de l’alcool, sous forme de potion de Todd, qu’on prendra par cuillerées d’heure en heure. On pourra ajouter 2 à 4 grammes d’extrait mou de quinquina.
Si le délire est très accentué, on donnera du musc à la dose de 0,50 à 1 gramme.
L’utilité des vésicatoires a été niée par Laënnec et par Louis. Nous pensons que leur usage doit être réservé pour la seconde période, dans le but de dissiper l’induration pulmonaire. On doit éviter leur emploi, au début de la pneumonie, chez l’enfaut surtout, car ils augmentent inutilement la douleur et l’agitation pendant la période fébrile.
D' Louis Thomas.
PNEUMOPHILE. — Le pneumophile est un appareil qui sert à aspirer de l’air chargé des essences balsamiques du goudron de pin, provenant d’un liquide appelé lui-même pneumophile. Il se compose d’un flacon de verre (fig. 1078) qu’on remplit avec le liquide générateur jusqu’au cordon passé sous le récipient des vapeurs, en ayant soin de ne pas dépasser la ligne AB, et que l’on bouche hermétiquement de manière à ne laisser passer l’air extérieur que par le tube GD. Un tube en caoutchouc qui traverse le bouchon obturateur du flacon sert à aspirer. Ce tube se termine par un embout de bois.
Pour se servir de cet appareil, on aspire longuement par le tube en caoutchouc, l’air qui, après avoir pénétré par le tube CD et traversé le liquide, arrive dans les poumons chargé des vapeurs bal¬
samiques contenues dans la partie du flacon qui leur sert de récipient. Il est nécessaire, quand on aspire, de fermer les lèvres dès qu’on a saisi l’em-
Fig. 1078. — Pneumophile.
bout avec les dents, et de respirer longuement de façon que l’air aspiré ne passe ni par le nez ni entre les lèvres, mais à travers la couche du liquide pneumophile, pour qu’il arrive directement dans les poumons.
Le pneumophile est un appareil d un eiqploi très simple et très commode, auquel on peut avoir recours dans les divers cas où les inhalations de goudron sont indiquées (V. Goudron ). P. L.
PNEUMOTHORAX. — On donne le nom de pneumothorax à la présence de fluides aériformes dans la cavité pleurale.
Peut-être la plèvre altérée peut-elle produire des gaz ; mais, en tout cas, ce pneumotorax essentiel est fort rare.
Le mécanisme- du pneumothorax consiste en une perforation de la plèvre, dont l’accès est ainsi ouvert à l’entrée de l’air ou du gaz qui y pénètrent au moment de la dilatation du thorax.
Cette perforation peut siéger sur le feuillet viscéral, et elle est produite habituellement par des tubercules ramollis, plus rarement par la gangrène, par la rupture de foyers apoplectiques, de vésicules emphysémateuses, d’abcès.
Elle peut siéger sur le feuillet pariétal et résulter d’une altération des organes voisins, cancer et ulcère de l’estomac, hydatides et abcès de foie, ganglions tuberculeux, rupture de l’œsophage et surtout d’un traumatisme, plaie pénétrante de poi^ trine, fracture de côtes. Enfin le point de départ peut être dans la plèvre elle-même : c’est ce qui a lieu lorsqu’un épanchement pleurétique s’ouvre dans les bronches.
Le pneumothorax débute brusquement, c’est l’habitude, ou d’une manière insidieuse, ce qui est plus rare.