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de 0°,75. Chez l’homme, la mort arrive entre 23 et 24°.
La circulation se ralentit. Le choc du cœur et le pouls s’affaiblissent, puis le pouls finit par devenir imperceptible. Quand à sa fréquence, elle est variable et dépend probablement de l’état du système nerveux. Des bruits de souffle se montrent dans les vaisseaux, comme dans l’anémie.
La bouche se dessèche, l’haleine devient fétide, le malade a de la peine à déglutir un peu de salive épaisse, fétide et visqueuse. Il y a constipation, excepté à la fin, le ventre s’affaisse, et se creuse en bateau.
La voix s’affaiblit, une faiblesse générale et progressive s’empare de l’individu, les sens se troublent, il y a des hallucinations et même du délire suivi d’abattement. • . .
Durée de l’inanition. — La durée de l’inanition est en moyenne de huit jours (4 jours minimum,
15 jours maximum). Lorsque la mort survient, le corps a perdu les quatre dixièmes de son poids, et la température s’est abaissée proportionnelle-
m Indurée dépend de l’âge, de l’embonpoint et de l’état de repos ou d’activité du sujet.
Les enfants et les jeunes animaux succombent plus rapidement parce que les combustions de la nutrition sont plus actives, eu égard à leur masse, que les déperditions sont plus considérables et l’abaissement de température plus rapide. Ils succombent après avoir perdu seulement les deux dixièmes de leur poids. .
Les sujets gras meurent moins vite, parce qu iis se nourrissent de leur propre graisse. L’abaissement de la température est beaucoup plus lent chez eux, parce que leur tissu graisseux fournit du calorique. Par conséquent, plus l’embonpoint sera prononcé, plus le terme fatal sera lent à venir. . \ Le séjour au lit et le repos absolu du sujet, diminuant ies pertes du corps, l’usure des muscles et les sécrétions, prolongent la vie pendant I mam-
Les phénomènes observés font dès progrès continus jusqu’à épuisement complet. Cependant la diminution du poids du corps est plus forte au commencement et à la fin ; au commencement, parce que le sujet expulse le résidu des aliments de la veille; à la fin, parce, qu’il survient- une diarrhée
Vers la fin, la respiration s’accélère et le pouls se ralentit ou devient plus fréquent. La temp^ature diminue graduellement au début, de 8 a d P jour; puis elle décroît très rapidement a la tin.
Variétés d’inanition. - Il faut distinguer dans l’inanition : 1° l’abstinence absolue Ubstmence relative, et l’abstinence incomplète. J ai décrit le? phénomènes' de l’abstinence absolue, dans laquelle il y a absence totale d’aliments et de boissons..
La mort survient beaucoup plus lentement lor que le sujet continue à boire de 1 eau, parce que cette eau fournit aux exhalations (urine peau poumons) et que la diminution du poids du corps est moins rapide. En outre, les sels de 1 eau jouent, quoique incomplètement, le rôle d’aliments (abstinence relative). Dans l’abstinence incomplète, les
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aliments sont diminués graduellement et le sujet meurt par alimentation insuffisante.
Lorsque la mort survient lentement par abstinence relative, le corps peut arriver à perdre jusqu’aux six dixièmes de son poids.
La privation absolue d’eau détermine la mort au bout d’un temps variable par arrêt des. sécrétions et diminution considérable de l’exhalation cutanée et pulmonaire. D. j A Fort
INAPPÉTENCE. — L’inappétence, appelée aussi anorexie, n’est autre chose que le manque d’appétit. Elle est un symptôme que l’on observe dans un certain nombre de maladies aiguës, principalement dans les maladies fébriles (que la fièvre soit occasionnée .par une maladie interne ou par une affection chirurgicale), qui ralentissent les mouvements nutritifs et rendent le besoin de la faim moins urgent. Elle se rencontre dans presque toutes les affections de l’estomac ( embarras gastrique, dyspepsie, gastrite , etc.), soit à leur début, soit pendant leur évolution; dans la plupart des névroses (hypochondrie, hystérie, etc.): dans les premiers temps dé la grossesse; dans les affections de la matrice et des reins, etc.
D’une manière générale, on combat d’abord l’inappétence par une hygiène alimentaire appropriée, puis par l’emploi des préparations amères de quinquina, de Colombo, de quassia, etc. (vin de Séguin, vm de Bellini, élixir de Gigon, vin de Catillon, quassine Fremint, etc.) ; par des préparations eupeptiques (pepsine Boudault, pepsine Chapoteaut, pepsine Catillon, papaïne Trouette-Perret, pancréatine Defresne, élixir de Tisy, etc.; par les eaux minérales, alcalines et gazeuses, telles que Saint- Galmier (Badoit), Pougues, Vichy, etc. Mais avant tout, il faut bien se rendre compte de la maladie qui est la véritable cause de l’inappétence, et instituer le traitement spécial de cette maladie.
Dr C. Sarran.
INCISION. — On donne le nom d’incision à la section méthodique de la peau et des parties molles par un instrument tranchant, presque toujours un bistouri ou des ciseaux. Un grand nombre d’opérations chirurgicales débutent par une ou plusieurs incisions, depuis l’ouverture d’un simple abcès, jusqu’à l’amputation d’un membre ou l’extirpation d’une tumeur.
Incisions avec le bistouri. — Elles se pratiquent de différentes manières :
1° On peut appuyer le tranchant du bistouri sur la partie à inciser et inciser de dehors en dedans ;
2° On peut plonger la pointe du bistouri dans les parties molles et inciser de dedans en dehors. Les incisions qui se font dans une même direction et d’un seul coup de bistouri sont appelées incisions simples ; dans le cas contraire, on leur donne le nom de complexes. Ôn dit qu’on fait l’incision contre soi lorsque le bistouri est ramené du point de départ vers l’opérateur ; lorsque, au contraire, le bistouri va de l’opérateur à l’extrémité de la partie à inciser, on dit que l’incision est faite devant soi.
Les incisions simples sont généralement; droites
et doivent être pratiquées, à moins d’indicati0u spéciale, parallèlement : 1° au grand diamètre de la ] partie sur laquelle on opère ; 2° à la direction des ! fibres musculaires ; 3° a la direction des grosses j veines et artères ainsi que des gros troncs nerveux • j 4° aux replis naturels de la peau.
Lorsqu’on veut pratiquer une incision sur un 1 point quelconque de la surface cutanée, il faut d’abord bien tendre la peau, soit entre le bord cubital
Position du bistouri dans l’incision simple de dehors en dedans.
de la main gauche et le pouce tirant en sens inverse, soit entre les doigts de la main gauche et ceux d’un aide. On peut dans certains cas tendre la peau en saisissant à pleine main les parties situées au-dessous du point que l’on veut inciser, par exemple le bras, la jambe ou le testicule. Enfin, on peut faire l’incision sur un pli de la peau, comme dans le séton (V. ce mot).
L’incision de dehors en dedans, comprend 4 temps :
Position du bistouri dans l’incision simple de dehors en dedans, faite devant soi, sans conducteur.
1° la ponction avec, la pointe du bistouri ; 2°l’abaissement de laipe ; 3° la section ou incision propre-
Fig. 621.
Position du bistouri dans l’incision- simple de dedans en dehors, faite contre soi, sans conducteur,
ment dite et 4° l’élévation du bistouri que l’on retire de la plaie,
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>• -cion de dedans en dehors se fait sans con- L'in^ ou avec conducteur. Lorsqu’on la pratique dUCte conducteur, on peut la faire devant soi, et Si° g le bistouri est tenu comme dans la figure 620 ; ^°h'pa contre soi, et alors le bistouri est tenu 0Umme dans la figure 621. La figure 622 représente position du bistouri et de la sonde cannelée, dans
Fig. 622.
Position du bistouri et de la sonde cannelée dans l’incision simple de dedans en dehors, faite devant soi, avec conducteur.
l’incision de dedans en dehors et devant soi, avec conducteur. C’est la sonde cannelée qui sert de conducteur au bistouri.
Les incisions complexes ou composées, ne sont, en somme, que la réunion de plusieurs incisions simples, et, par suite, elles sont soumises aux mêmes règles. Suivant leurs formes, les incisions composées ont reçu le nom d’incisions en V, en T, en X, elliptiques, ovalaires ou en raquettes, en croissant, etc.
Règles a suivre dans les incisions. — Il y a un certain nombre de règles essentielles à suivre lorsqu'on pratique des incisions. Les voici, telles que jamain et Terrier les ont si bien résumées dans a 6e édition de leur Manuel de Petite chirurgie. h Le bistouri doit être bien tranchant, bien pro- Pre ; sa pointe doit être très acérée, afin que la section des parties cause le moins de douleur possible, et qu’il ne reste pas dans la plaie de corps angers qui pourraient en augmenter l’irrita- °u. On a conseillé de graisser l’instrument afin 4 U coule mieux dans les parties ; cette pratique le v ^6U Pr^s inutile ; une main habile fait glisser de pS-0lirï tués rapidement sans qu’il soit besoin de t °mdre d un corPs gras. On a encore conseillé je n^emPer lu lame du bistouri dans l’eau chaude: est hSaiS îusqu’à quel P°int cela est nécessaire. 11 effet °n cePen(lant d’élever sa température : en moins a T couPe Pas mieux, du moins il cause de l’anr j*eur 5 car> outre la douleur résultant n’éorni,1011 . l’instrument tranchant, le malade corn, fw j>0mt ceHe Produite par le contact d’un rps froid avec ses tissus.
Incisions es .Sur lesquelles seront faites les Jvent être convenablement tendues.
3° Les incisions doivent être dirigées de telle sorte que l’instrument tranchant ne blesse que le moins possible de vaisseaux ou de filets nerveux, que les cicatrices soient aussi peu difformes que possible, et qu’elles ne puissent être tiraillées par la contraction des muscles ou par les mouvements du malade.!
§ Le bistouri sera conduit en sciant, car il coupe plus facilement que si l’on se contentait de presser sur les téguments, et les incisions sont moins douloureuses.
3° Les incisions doivent être faites aussi rapidement qu’il est possible, sans compromettre la sûreté de l’opération, afin d’abréger la douleur qu’éprouvent les malades.
6° Du premier coup on donnera aux incisions toute la longueur qu’elles doivent avoir : quant a leur profondeur, cela est souvent impossible, quand on opère en avant des parties dont la blessure fera courir des dangers au malade. D’ailleurs les incisions au-dessous de la peau sont bien moins douloureuses que celles qui sont faites aux téguments. Les incisions trop longues causent au malade des douleurs inutiles ; celles qui sont trop courtes n’atteignent pas ou atteignent mal le but que l’on se propose en les pratiquant.
7° Les incisions seront commencées sans queues et terminées de même ; car celles-ci sont douloureuses et complètement inutiles. .
8° La lame du bistouri doit toujours couper la peau perpendiculairement à sa surface ; les incisions en biseau sont inutiles, plus douloureuses et guérissent moins vite.
9° Le bistouri sera dirigé de telle manière qu’il ne pénètre pas plus profondément que la maladie ne l’exige, et il ne faut jamais faire d’échappées par lesquelles l’opérateur, ses aides et le malade luimême pourraient être blessés.
10° Quand deux incisions doivent se toucher par un point commun, la seconde doit toujours se terminer sur la première.
11° Quand deux incisions seront faites l’une audessous de l’autre, l’inférieure doit être pratiquée la première. .
12° Lorsque l’on veut faire plusieurs incisions
Manière de tenir les ciseaux pour pratiquer une incision.
qui doivent se rencontrer, on commencera par la plus longue ; les autres qui doivent rencontrer la première, devant être faites en plusieurs temps, seront par cela même considérablement raccourcies.
13° Les incisions qui. sont pratiquées dans le voisinage d’organes importants doivent être, faites lentement, couche par couche. S’il existait préala-
blement une ouverture, elles seraient faites sur un conducteur. Si enfin on était trop près d’un organe à ménager, il faudrait soulever les parties molles avec des pinces et couper en dédolant.
Incisions avec les ciseaux. — Elles se pratiquent avec des ciseaux droits ou courbes, plus souvent droits, dont les pointes sont arrondies, et que l’on tient de la main droite dans la position indiquée par la figure 623. Elles peuvent se faire avec ou sans conducteur. Elles sont plus douloureuses que les incisions faites avec un bistouri.
Dr Paul Labarthe.
INCISIVE. — Nom donné aux dents placées de chaque côté de la ligne médiane des deux maxillaires, au nombre de quatre pour chaque mâchoire, deux à droite’ et deux à gauche (V. Dents), p. l.
INCOERCIBLE. — Nom donné par les médecins aux vomissements opiniâtres observés pendant la grossesse, dans le cours de la phthisie, etc., et qui résistent longtemps à tous les traitements (V. Vomissement). p. L.
INCOMPATIBILITÉ. — En thérapeutique et en matière médicale, on dit qu’il y a incompatibilité entre deux médicaments, lorsque ceux-ci, mélangés et administrés ensemble, exercent l’un sur l’autre une réaction chimique dont le résultat est un changement dans leur composition et dans leurs propriétés réciproques. p. L.
INCONTINENCE D’URINE. — On donne ce nom, en pathologie, à l’émission ou à l’écoulement involontaire de l 'urine (V. Urine). p. l.
INCORPORATION. — On donne ce nom, en pharmacie, à une opération qui consiste à mélanger un médicament actif à une substance molle ou liquide, qui lui sert d’excipient, de façon à former une pilule, une pommade, un emplâtre, etc. p. l.
INCUBATION. — On désigne, en médecine, sous le nom d’incubation , la période pendant laquelle l’agent morbide ( ferment, virus, etc.) qui a pénétré dans l’organisme, y reste à l’état latent, avant de manifester ses premiers effets. p. l.
INCURABLE. — Qualificatif employé pour désigner les maladies qu’on ne peut arriver à guérir.
INDEX. — Nom donné par les anatomistes au second doigt de la main, celui qui vient immédiatement après le pouce (V. Doigt). P. l.
INDICATEUR. — Synonyme à! Index (V. ce mot).
INDICATION. — En médecine, on désigne sous le nom d’indication l’ensemble des circonstances, antécédents, constitution, tempérament, âge du malade, invasion, symptômes, marche de la maladie, etc., d’après lesquelles le médecin se décide à employer tel ou tel mode de traitement, de préférence à tout autre. p. l.
INDIGENTS (assistance publique des). — (y< ^ ,
tance publique, Bienfaisance.)
INDIGESTE. — Qualificatif donné aux aliments que l’on digère difficilement. P< L
INDIGESTION. — L’indigestion, comme son nom I l’indique, consiste dans l’arrêt subit et accidentel * de la digestion. Elle n’est pas la maladie d’un organe, elle est seulement la suppression d’une fonction dans l’une de ses phases, la phase stomacale.
Si, par une causé quelconque, l’estomac est privé de la faculté d’altérer convenablement les aliments qui ont été introduits dans sa cavité, ceux-ci deviennent de véritables corps étrangers qui, par leur contact, irritent les organes qui les contiennent et y déterminent tous les phénomènes caractérisant l’indigestion.
On ne doit cependant donner ce nom qu’au trouble subit et accidentel de la digestion. Si la perversion de l’acte digestif est habituelle, l’individu qui en souffre est atteint de dyspepsie.
Quelles sont les causes d’indigestion ? -— On a beau jouir d’une santé parfaite, on peut avoir une indigestion, si on a pris des aliments indigestes, ou plutôt des aliments que l’estomac ne peut supporter.
Dans tous les traités de physiologie, on lit que les aliments se partagent en digestibles et en indigestes, et, entre ces deux catégories, on trouve tous les degrés qui permettent d’établir une véritable gamme de digestibilité. Est-ce vrai? — Oui et non.
Oui,, si on prend un homme en particulier, parce qu’il est des aliments qu’il digère à merveille, d’autres qu’il digère à peu près, d’autres enfin qu’il ne peut digérer.
Non, si on considère tous les hommes, car il faudrait, pour cela, que le même aliment indigeste fut indigeste pour tout le monde et que celui qui se digère fort bien fut digéré par tous. Or, il n’en est jamais ainsi ; tel aliment passe très bien chez un membre de votre famille, et vous ne pouvez pas en prendre la plus petite quantité sans que celle-ci vous rende aussitôt malade.
Les aliments sont donc digestibles ou indigestes suivant chaque individu. Chaque personne doit, par conséquent, s’étudier et ne prendre que ceux qu’elle sait digérer à merveille, qu’ils soient réputés indigestes ou non.
La qualité des aliments donne souvent une indi” gestion, mais plus souvent encore c’est la quantité qui rend malade.
L’estomac, en effet, ne peut digérer qu’une certaine quantité de substances alimentaires ; il ne faut donc pas la dépasser si vous ne voulez PaS vous exposer à tout rendre.
Vous pourrez encore avoir une indigestion s| vous mangez à contre-temps, à une heure qui n’ef pas habituelle : si vous voyez mélangée aux al1' ments une chose qui vous répugne, un cheveu p3^ exemple ; si une personne rend à côté de vous ; 31 vous pensez à quelque chose qui ne soit pas préci' sèment de la plus grande propreté.
Une boisson froide, une glace, prises intempeS'
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le la digestion, peuvent êt subit.
qui, à faible dose, facile concu«JM«“ — -*~nents, mêmes indigestes, k - ent infailliblement l’indigestion, si on en abune trop grande quantité. Vous observez tous f iours chez les ivrognes, cette variété d’indigestion c’est pourquoi on lui a fort bien donné le nom
^Lapartqui revient à l’individu dans l’indigestion t très grande; aussi faut-il noter l’influence de rve du sexe, de la profession, de la condition sociale, des habitudes et de l’état normal de la santé
^CheUes enfants, les indigestions sont très fréquentes, à cause d’un défaut bien naturel à cet Le, la gourmandise, défaut qui les fait manger outre mesure. Elles sont aussi fréquentes chez les vieillards, parce que, à cause de l’absence de dents, ils ne mâchent pas suffisamment les aliments qu’ils prennent, et parce que leur estomac a perdu un peu de l’aptitude à digérer.
Parmi les adultes, il en est qui ont assez souvent des indigestions, parce qu’ils ont la mauvaise habitude de manger trop vite, sans mâcher ni boire convenablement.
S’il faut absorber une quantité suffisante de liquide, il ne faut pas non plus en boire trop, car l’excès provoque presque toujours l’indigestion. C’est pourquoi il n’est pas rare, pendant les chaleurs de l’été, de la voir survenir chez les personnes qui, ne cherchant qu’à satisfaire leur soif, boivent immédiatement coup sur coup soit de l’eau, soit tout autre liquide, dans le but de se rafraîchir.
L’indigestion pourra être encore provoquée par une méditation profonde qui occupe l’esprit pendant que l’on prend des aliments ; par un sujet de tristesse ou de joie, ou une violente douleur physique survenant après le repas ; par les travaux de l’esprit repris trop promptement ; par un exercice fatiguant et prolongé; par un mouvement Particulier imprimé au corps, comme ceux que produisent une escarpolette, une voiture, un vaiss®au par l’impression subite d’un air froid ou jpacé, au moment où la digestion s’opère; par orage même chez des personnes nerveuses et délicates.
T es boissons alcooliques, ^ Hpc ahrr
1 en sera de même si vous prenez vos repas à J® heures irrégulières et si vous exigez une trop srande diversité dans les aliments ; si vous faites e chute ; si vous avez les vêtements trop serrés, a avis ayx dames et aux demoiselles, — parce „a . ces v®tements> comprimant fortement l’épi- ]wre dlstendu par les aliments, empêchent que Il°maP digère ces derniers.
Pcendr q11 enten<iu qu’Û ne vous faudra pas vonio, 6 des narc°tiques après le repas si vous ne Un s;^S1arfêt.er aussitôt la digestion.
tant de tahi bain de pied’ Pris très cliaud en sor Malade i i6’ Su®ra tr®s souvent pour vous rendre Poussés na6S Romains le savaient bien, eux qui, Cr°yable u Un ra.®nement de gourmandise inau moyen H°V0<ïüaîent la sortie d’un premier repas un bain très chaud, afin de pouvoir
UlCTIONNj
lAIRE POPULAIRE DE MÉDECINE USUELLE.
se remettre une seconde fois à table. Les bains froids sont plus actifs et plus dangereux que les bains chauds.
Dans le cours des maladies aiguës, l’estomac perd son aptitude à digérer. Elle est encore supprimée chez la femme, lorsque le travail de l’accouchement commence au moment même où celle-ci sort de table.
Enfin, les maladies propres de l’estomac entraînent des indigestions continuelles par la raison bien simple que l’instrument lui-même est en défaut.
Les personnes qui seront donc atteintes d’un embarras gastrique , d’un catarrhe simple de l'estomac , d’une gastrite chronique , d’un cancer stomacal, seront forcément atteintes d’indigestion.
Quels sont les symptômes de l’indigestion? — Nous nous sommes longuement étendu sur les causes d’indigestion, nous allons maintenant dire quelques mots des symptômes ; nous parlerons ensuite du traitement.
Vous vous levez de table après un copieux repas, et, comme on chante dans la Vie parisienne, vous vous en êtes fourré, fourré jusque là (jusqu’au cou). Vous avez plus que satisfait votre appétit gourmand; vous avez savouré, l’un après l’autre, tous les mets délicats et choisis que l’on vous a offerts, mais, après le plaisir la peine, l’épine avec la rose. Vous sentez, en effet, déjà un sentiment de gêne et de lourdeur dans toute la région stomacale; votre respiration devient gênée et les vêtements serrent trop, votre cœur bat plus vite et un grand mal de tête nerveux vient interrompre l’espèce d assoupissement dans lequel vous vous trouvez. Bientôt vous sentez des. frissons parcourir tout
votre corps, qui ne tarde pas à se couvrir d’une sueur froide, et quelques minutes après, vous êtes pris de vomissements et vous rendez tous les aliments ingérés.
■L’indigestion a une marche très rapide et, en quelques heures, tout est terminé. Dès que l’estomac est débarrassé, il ne reste plus qu’un léger état de faiblesse et de courbature qui cède bientôt à son tour. La guérison arjive donc en général promptement. L’indigestion est cependant beaucoup plus grave chez les vieillards et les enfants. Chez les premiers elle s’accompagne presque toujours d’une sorte de congestion r érébrale qui se rapproche fort de l’apoplexie, et chez les seconds, il peut très bien survenir des convulsions plus ou moins sérieuses. Dans les deux cas, les accidents peuvent devenir rapidement funestes.
Que faut-il faire lorsque vous êtes en présence d’un individu sous le coup d’une indigestion ? — Vous avez à prendre deux partis : si 1 indigestion n’est pas trop avancée et si vous croyez qu il soit possible de l’arrêter, vous devez chercher à stimuler la digestion. Si, au contraire, il est trop, tard, vous vous empressez de favoriser les évacuations.
Supposons que vous êtes en presence du premier xas; vous agissez de la manière suivante : Vous commencez par donner, tous les agents qu’on appelle digestifs : une infusion chaude et aromatique de thé, de menthe, de camomille, de mélisse Vous administrez les teintures alcooliques de ces mêmes plantes, l’alcoolat de mélisse, l'élixir
de Garus, des Chartreux ; l’éther, sous forme de sirop ou de perles. Vous donnez quelques pastilles de Vichy même, ou de l’eau de Seltz. Pendant ce temps, vous faites des frictions sèches et huileuses, sur les points douloureux et vous appliquez sur l’épigastre des linges très chauds que vous renouvelez à mesure qu’ils perdent de leur chaleur.
Mais si malheureusement — ce qui arrive presque toujours — l’indigestion est trop avancée, votre conduite est toute différente : vous devez aider la nature qui fait tout son possible pour se débarrasser de tout ce qui gêne l’estomac et vous facilitez l’évacuation en introduisant ; les doigts dans la gorge, en titillant la luette avec les barbes d’une plume, ou encore en faisant boire quelques gorgées d’eau tiède. Si. ces moyens sont impuissants, si vous craignez un empoisonnement, vous vous hâtez de donner cinq à dix centigrammes d’émétique, diluées dans un ou deux verres d’eau tiède, auxquels vous pouvez ajouter un gramme d’ipécacuanha. Vous appliquez sur l’estomac, après les évacuations, des cataplasmes laudanisés, et si les douleurs du ventre persistent, vous' donnez un quart de lavement émollient auquel vous ajoutez une tête de pavot.
Pour peu que l’indisposition soit grave nous vous conseillons d’appeler votre médecin.
Le malade qui aura une indigestion devra, pendant quelques jours, surveiller son régime. Il diminuera la quantité des aliments et ne choisira que ceux qu’il digère très bien, jusqu’à ce que son estomac ait recouvré son énergie habituelle. Quelques toniques amers, le vin de quinquina ou de gentiane, l’infusion froide de copeaux de quassia amara, un peu d’eau de Vichy, les préparations de pepsine pourront, dans certains cas, lui être très utiles.
Y a-t-il un préservatif de l’indigestion ? Oui , et tout le monde le connaît très bien, mais malheureusement, il est beaucoup de personnes qui ne le mettent pas en pratique. Ce préservatif excellent et infaillible est la sobriété.
Sortez toujours de table en gardant un peu d’appétit pour le repas suivant.
Ne prenez jamais un nouveau repas sans que le précédent soit complètemënt digéré.
Mangez seulement les aliments que votre estomac digère ; mâchez-les bien : buvez modérément ; ne reprenez pas trop tôt, après avoir mangé, des exercices fatiguants, soit du corps soit de l’esprit, et évitez les émotions vives.
En agissant ainsi, vous vous mettrez à l’abri d’une indisposition qui, en se répétant souvent, détermine, à la longue, le dépérissement de tout votre organisme et son usure prématurée.
Dr VïGOUROÜX,
Auteur de Hygiène et médecine des familles.
INDIGO. — L’indigo est une matière colorante, d’un bleu clair cuivré, violet ou noirâtre, insipide et inodore, extraite des feuilles de plusieurs espèces d’indigotiers, originaires de l'Inde, qu’on emploie surtout dans l’industrie de la teinturerie. On a cherché à utiliser l’indigo en médecine. C’est ainsi qu’en Allemagne le DrLenhossek l’a conseillé contre l’épilepsie à la dose de 2 à 10 grammes par jour ;
on l’a aussi- ad ministre comme tonique et fébrifUge . I mais, malgré les bons résultats obtenus, cette sW J stance n’est pas entrée dans la thérapeutique Cai I elle est très difficile à supporter et détermine de u diarrhée, des vomissements, de l’anorexie, etc. P L
INDOLENT. — Qualificatif appliqué aux tumeurs 1 'qui n’occasionnent aucune douleur au malade, I
INDUCTION. — (V. Électricité.)
INDURATION. — On donne ce nom, en médecine, à l’endurcissement des tissus ou des organes. ; L’induration est un des modes fréquents de terminaison de l’inflammation. Elle se montre aussi à la base et autour du chancre infectant ou syphilitique, d’où le nom de chancre induré, donné souvent i l’accident initial de la syphilis. p. L.
INDUSTRIES INSALUBRES, INCOMMODES OU DANGEREUSES. — Hygiène publique. — Les établissements industriels, insalubres, incommodes ou dangereux sont, en France, l’objet d’une législation spéciale qui a pour but de sauvegarder l’hygiène et la santé puÈliques.
Législation. — Décret impérial dd 15 octorre 1810. — Art. 1er. — A compter de la publication du présent décret, les manufactures et ateliers qui répandent une odeur insalubre ou incommode ne pourront être formés sans une permission de l’autorité administrative.
Ces établissements sont divisés en 3 classes :
La ‘première classe comprendra ceux qui doivent être éloignés des habitations particulières ;
La seconde classe comprendra les manufactures et ateliers dont l’éloignement des habitations n’est pas rigoureusement nécessaire, mais dont il importe néanmoins de ne permettre la formation qu’ après avoir acquis la certitude que lés opérations qu’on y pratique sont exécutées de manière 'a ne pas incommoder les propriétaires du voisinage, ni à leur causer des dommages.
Dans la troisième classe seront placés les établissements qui peuvent rester, sans inconvénients auprès des habitations, mais doivent rester soumis à la surveillance delà police.
Art. 2. — La permission nécessaire pour la formation des manufactures et ateliers compris dans la première classe, sera accordée, avec les formalités ci-après, par un décret rendu en notre conseil d’État. (Le décret du 25 mars 1852, sur la décentralisation administrative (art. 2), a chargé l|s préfets de statuer sur l’autorisation des établissements msn* lubres de première classe, dans les formes déterminées pour cette nature d’établissements et avec les recours existants pour les établissements, de deuxième classe).
Celle qui exigera la mise en activité des établissements compris dans la seconde classe , le sera par les préfets, sur l’avis des sous-préfets.
Les permissions pour l’exploitation des établissements placés dans la troisième classe .seront délivrées par les souspréfets, qui prendront préalablement l’avis des maires.
Art. 3. — La permission, pour les manufactures et fabrl" ques de première classe , ne sera accordée qu’avec les formalités suivantes :
La demande en autorisation sera présentée au préfet» et affichée par son ordre dans toutes les communes, a 5 kü°' mètres de rayon.
Dans ce délai, tout particulier sera admis h présenter se5 moyens d’opposition. Les maires des communes auront 3 même faculté.
Art. 4. — S’il y a des oppositions, le conseil de préfec' tare donnera son avis, sauf la décision du conseil d’État.
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sousmaire former l’établis— informations
__ S’il n’y a Pas d’opposition,' la. permission sera Art-, C a lieu, sur l’avis du préfet et le rapport de aCC°rdJinistre de l’intérieur.
notre m ^ g,jj s-agjt de fabriques de soude, ou si la fabri- A®T't "être établie dans la ligne des douanes, notre direcî°e „Lral des douanes sera consulté, teur S __ L’autorisation de former des manufactures et r^s compris dans la seconde classe, ne sera accordée a • er-s que les formalités suivantes auront été remplies. Entrepreneur adressera d’abord sa demande au s -fat de 'son arrondissement, qui la transmettra T a commune dans laquelle on projette de forint Lent, en le chargeant de procéder a des a commodo et incommoda. Ces informations terminées,, le de Dréfet prendra, sur le tout, un arrêté qu’il transmettra au Sréfet, celui-ci statuera, sauf le recours à notre conseil d’État, L toutes les parties intéressées.
1 S’il y a opposition, il y sera statué par le conseil de préfecture, sauf le recours au conseil d’ütat.
Art<!8. — Les manufactures ou ateliers et établissements portés" dans la troisième classe, ne pourront se former que sur la permission du préfet de police à- Paris, et sur celle des maires dans les autres villes.
. s’il s’élève des réclamations contre la décision prise par le préfet de police ou' les maires, sur une demande ou formation de manufacture ou d’ateliers compris dans la troisième classe, elles seront jugées en conseil de préfecture.
^RT. g. __ L’autorité locale indiquera le lieu où les manufactures et ateliers compris dans la première classe pourront s’établir, et exprimera sa distance des habitations particulières. Tout individu qui ferait des constructions dans le voisinage de ces manufactures et ateliers, après que la formation "en aura été permise, ne sera plus admis à en solliciter l’éloignement.
Abt. 10. — La division en trois classes des établissements qui répandent une odeur insalubre ou incommode aura lieu conformément au tableau annexé au présent décret (Y. plus loin). Elle servira de règle toutes les fois qu’il sera question de prononcer sur des demandes en formation de ces établissements.
Art. 11. — Les dispositions du présent décret n’auront point d’effet rétroactif : en conséquence, tous les établissements qui sont aujourd’hui en activité continueront à être exploités .librement, sauf les dommages dont pourront être passibles les entrepreneurs de ceux qui préjudicient aux propriétés de leurs voisins ; les dommages seront arbitrés par les tribunaux.
Art. 12. — Toutefois, en cas de graves inconvénients pour la salubrité publique, la culture, ou l’intérêt général, les fabriques et ateliers de première classe qui les causent pourront être supprimés, en vertu d’un décret rendu en notre conseil d’État, après avoir entendu la police locale, pris favis des préfets, reçu la défense des manufacturiers ou fabricants.
Art. 13. — Les établissements maintenus par l’article 1er cesseront de jouir de cet avantage, dès qu’ils seront transférés ans un autre emplacement, ou qu’il y aura une interruption e six mois dans leurs travaux. Dans l’un et l’autre cas, ils centreront dans la catégorie des établissements a former, et ils ae pourront être remis en activité qu’après avoir obtenu, s’il a eu, une nouvelle permission.
.toONNiNGE ROYALE DTI 14 JANVIER 1815. — ART. 1er. — A nai|lr Ce î°ur> fa nomenclature jointe à la présente ordonmenf Serv*ra seufe de règle pour la formation des établisses répandant une odeur insalubre ou incommode. inco*' ~ ProÇès-verbal d’information de commodo et exigé par l’article 7 du décret du 15 octobre 1810, classe ri°rn?ation des établissements compris dans la seconde °utre de v nomenc!ature, sera pareillement exigible, en comm-k . atfichage de la demande, pour la formation de ceux ans la première classe.
il n est rien innové aux autres dispositions de ce décret.
Art- 3. — Les permissions nécessaires pour la formation des établissements compris dans la troisième classe seront délivrées, dans les départements, conformément aux articles 2 et 8 du décret du 15 octobre 1810, par les sous-préfets, après avoir pris préalablement l’avis des maires et de la police locale.
Art. 4. Les attributions données aux préfets et aux souspréfets par le décret du 15 octobre 1810, relativement a la formation des établissements répandant une odeur insalubre ou incommode, seront exercées par notre directeur général de la police, dans toute l’étendue du département de la Seine, et dans les communes de Saint-Cloud, de Meudon et de Sèvres, du département de Seine-et-Oise.
Art. 5. — Les préfets sont autorisés à faire suspendre la formation ou l’exercice des établissements nouveaux qui, n’ayant pu être compris dans la nomenclature précitée, seraient cependant de nature à y être placés. Ils pourront accorder l’autorisation d’établissement pour tous ceux qu’ils jugeront deVoir appartenir à la deuxième et à la troisième classe de la nomenclature, en remplissant les formalités prescrites par le décrét du 15 octobre 1810, sauf, dans les deux cas, à rendre compte à notre directeur général des manufactures et du commerce.
Ordonnance du préfet de police du 30 novembre 1837.— Art. 1er. — Le décret du 15 octobre 1810 et l’ordonnance royale du 14 janvier 1815 précités, seront de nouveaux publiés et affichés dans le ressort de notre préfecture.
Art. 2. — Toute personne qui voudra établir, dans le ressort de notre préfecture, des manufactures ou ateliers compris dans l’une des trois classes de la nomenclature annexée à la présente ordonnance, devra nous adresser une demande en autorisation, conformément aux articles 3,7 et 8 du décret du 15 octobre 1810 et k l’article 4 de l’ordonnance du 14 janvier 1815 précités.
Art. 3. — Aucune -demande en autorisation d’établissements classés ne sera instruite, s’il n’y est joint un plan en double expédition, dessiné sur une échelle de 5 millimètres par mètre, et indiquant les détails de l’exploitation, c’est-adire la désignation des fours, fourneaux, machines ou chaudières k vapeur (depuis le décret du 25 janvier 1865, une simple déclaration suffit pour les machines et chaudières k vapeur), foyers de toute espèce, réservoirs, ateliers, cours, puisards, etc., qui devront servir k la fabrique. Ce plan devra indiquer les tenants et aboutissants aux ateliers.
Lorsque la demande aura pour objet l’autorisation d’ouvrir un établissement compris dans la première classe, il devra être produit par le pétitionnaire, indépendant du plan ci-dessuS indiqué, un second plan également en double expédition, dressé sur une échelle de 25 millimètres pour 100 mètres, et qui donnera l’indication de toutes les habitations situées dans un rayon de 800 mètres au moins. ;
Art. 4. — Il ne pourra être fait aucun changement dans un établissement classé et autorisé, sans une autorisation nouvelle.
Tout établissement dans lequel on aura fait des changements a l’état des lieux désignés sur le plan joint k la demande et dans l’autorisation, pourra être fermé.
Art. 5. — Tout propriétaire d’établissement classé qui n’est pas pourvu de l’autorisation exigée par le décret du 15 octobre 1810 précité, devra, dans le délai d’un mois, k compter du jour de la publication de la présente ordonnance, nous adresser la demande pour obtenir, s il y a lieu, la permission qui lui est nécessaire.
Décret impérial du 31 décembre 1866. Article 1er.
La division en trois classes des établissements réputés insalubres, dangereux ou incommodes, aura lieu conformément au tableau annexé au présent décret. Elle servira de règle toutes les fois qu’il sera question de prononcer sur les demandes en formation de ces établissements.
T.TcATriRKiJ'ï dangereux ou incommodes