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partis dans toutes les parties de la graine d’une manière régulière et homogène. Les parties centrales du grain sont constituées par de l’amidon presque pur, tandis que la portion externe, corticale, renferme presque tous les principes minéraux et azotés qui composent, pour une si grande part, le pouvoir alimentaire de ces graines.
Une autre particularité de la structure du blé, du maïs et de l’avoine, consiste en ce que leurs parties centrales et pauvres sont beaucoup moins dures que les parties externes et riches. Il résulte de ce fait que, à l’aide d’un artifice tout mécanique, on peut opérer la mouture de ces grains de manière à les séparer en deux portions inégales, •dont la plus faible renferme presque tous les éléments riches en matières minérales et azotées.
Les trappistes qui possèdent une magnifique minoterie n’ont eu qu’à mettre en œuvre cette donnée pour obtenir une farine dans laquelle on trouve une proportion de substances minérales et azotées supérieures à la moyenne renfermée dans le grain tout entier.
Mais ce n’est pas tout : le lait aussi est un aliment complet, renfermant tout ce qui est nécessaire à la constitution du corps humain. Or, les parties salines de ce liquide ne se trouvent ni dans le beurre, ni dans la caséine. C’est dans le sérum qu’il faut les chercher, et qu’on lés trouve en dissolution, en même temps que la lactine ou sucre de lait.
Les trappistes, possédant une vaste fromagerie qui laisse disponible une grande quantité de petitlait, ont eu l’ingénieuse idée de traiter ce petit-lait par des procédés spéciaux, afin d’en retirer tous les. principes utiles sans leur faire subir aucune altération. Ils ont obtenu ainsi un produit complexe, renfermant les divers phosphates de fer, de soude, etc., qui se trouvent là dans les proportions combinées par la nature elle-même.
On ne saurait le méconnaître, cet ensemble de matériaux salins, qui ont fait partie de l’organisation vivante et n’ont pas subi l’action destructive des creusets, est bien plus apte à entrer, de nouveau dans cette même organisation, que les phosphates de chaux fabriqués au moyen du feu et. des acides. Or, c’est ce produit, cet extrait de lait qu’un savant médecin a eu l’idée de faire intervenir dans la composition déjà heureuse de l’aliment des trappistes. A l’aide d’appareils spéciaux, très perfectionnés, ces messieurs font évaporer le petit lait le mélangent ensuite à la farine et donnent à ce mélange une forme granulée.
La semouline est donc réellement un nouvel aliment reconstituant. Elle convient aux enfants, aux nourrices, aux personnes faibles,- de constitution délicate, aux convalescents, aux estomacs fatigués, etc. Elle s’emploie à la dose d’une cuillerée à soupe, ou 20 grammes pour un potage à l’eau au lait ou au bouillon, et de deux cuillerées, ou 35 à 40 grammes pour une bouillie. Pour le préparer on fait bouillir l’eau, le lait ou le bouillon et on ajoute peu à. peu, en agitant, la quantité de semouline nécessaire; on fait cuire pendant dix minutes environ et on sucre, on sale et on aromatise si l’on veut.
Dr P.-L, Taiuude.
SÉNÉ. — On donne ce nom à un petit
la famille des légumineuses, que^’on euh' te de
râlement dans les pays chauds et particnp6 dedans la Haute-Égypte, dont les folioles et j161’!:11'161'* improprement appelés follicules, sont emn? ■' ' médecine. Les follicules sont des gousses °|ieSea 5 centimètres de longueur et 3 centimètres d V1 geur, très minces, aplaties, de consistance m braneuse, verdâtres sur neiû~
les bords, noirâtres au centre , contenant plusieurs loges qui renferment chacune une graine cordiforme. Quant aux feuilles, elles sont plus ou moins étroites et aiguës, suivant les variétés, de longueur à peu près égale aux follicules , . et d’un vert pâle.
On trouve dans le commerce plusieurs variétés de séné. Le plus estimé que l’on vend à Alexandrie sous le nom de Séné de la Palthe, du nom de Palthes qu’on donnait aux dépôts et du nom de Palthiers (dérivé de l’italien Appaltare, louer, affermer) qu on donnait aux individus qui affermaient l’exploitation du séné, lorsque celui-ci était
I objet d un monopole de la part du gouvernement égyptien., ,
Le séné jouit de propriétés purgatives remarquables qu’il doit selon la plupart des auteurs à l’acide cathartique qu’il contient. «C’est, dit Bouchardat un des purgatifs les plus sûrs et des plus employés.»
II se distingue des autres médicaments du même ordre par la prédominence de son action sur les fibres contractiles de l’intestin. Cette manière d’agir du séné explique les coliques qu’il détermine, suivies de selles faibles, plus ou moins abondantes et répétées, sans être plus séreuses.
A faibles doses, il constitue un des meilleurs médicaments pour assurer la liberté du ventre chez les personnes sujettes à la constipation par atonie des fibres musculaires.
Le séné s’administre en poudre à la dose de 4 à 8 grammes, ou en infusion à la dose de 10 à 30 grammes, suivant qu’on veut obtenir des effets laxatifs ou purgatifs. Très souvent on l’administi’e mélangé à d’autres substances qui, sans diminuer sa puissance laxative ou purgative, ont l’avantage de l’empêcher d’occasionner des coliques. Le meiL leur de ces mélanges est sans contredit celui qul est connu sous le nom de poudre Rocher (V. ce
mot). Dr Paul Labarthe.
SENS. — Avec le professeur Robin, nous défi01 rons les sens : « Appareil qui met un animal en rapport avec les objets du dehors, parle moye“ des impressions que ces objets font sur lm- 1 L’homme possède cinq sens : la vue, l’ouïe, l°ao rat, le goût et le toucher (V. ces mots). P*
SENSATION. - On peut définir la sensation I*
Fig. 1134. séné.
Feuille. — Follicule.