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LUM

mé par le petit muscle azygos, et par un petit repli muqueux qui le recouvre et qui se détache de la partie moyenne du bord postérieur du voile du palais, dont la longueur varie de 1 à 2 centimètres et demi.

Lorsque la luette, dépasse ces mesures, on dit qu’elle est hypertrophiée. Dans ce cas, elle repose sur la base de la langue et produit une titillation continuelle de cet organe, qui provoque des nausées, de la toux, un besoin incessant d’avaler la salive, et un crachotement continuel, accompagné, cela va sans dire, d’une irritation permanente. Il faut alors toucher la luette, soit avec une solution concentrée d’alun, soit avec le crayon de nitrate d’argent ; si ces moyens ne suffisent pas, il faut pratiquer l’excision partielle de cet organe, à l’aide de l’amygdalotome ou simplement à l’aide d’une paire de ciseaux, et faire suivre cette excision d’un badigeonnage de la plaie avec un peu de perchlorure de fer ou, mieux, d’une application du fer rouge. Contrairement à ce que le public s’imagine, l’excision de la luette est une opération à peine douloureuse. D' Paul Labarthe.

LUMBAGO. — On donne ce nom au rhumatisme de la région lombaire. Il consiste en une douleur vive, survenant sans changement de couleur à la peau et sans fièvre, n’augmentant pas par la pression, mais s’exaspérant beaucoup par la flexion et le redressement du tronc, et pouvant être portée au point de condamner le malade à un repos absolu. Cette douleur peut occuper un seul côté ou les deux côtés à la fois. Sa durée moyenne est de 3 à 8 jours, et il se termine toujours par résolution.

Le lumbago est surtout occasionné par le froid et par les efforts musculaires violents. Tandis que celui qui est dû à des efforts musculaires guérit rapidement et- simplement par le massage, celui qui est dû à l’action du froid nécessite un traitement plus complexe ; on le combat par les applications de sangsues ou de ventouses scarifiées à la région lombaire, par des cataplasmes très chauds, ou par des sachets de sable brûlant, par les bains de vapeur, ou l’exposition du dos à la flamme d’un bon feu ; par les badigeonnages à la teinture d’iode, des frictions avec des compresses sèches ou trempées dans l’essence de térébenthine, l’eau-de-vie camphrée, les liniments opiacés et chloroformés ; par les injections hypodermiques de morphine, etc. Onimus a guéri des lumbagos en une seule séance avec les courants électriques induits.

Dr Paul Labarthe.

LUMIÈRE. — La lumière est l’agent impondérable qui rend les objets visibles. Deux hypothèses expliquent son mode de transmission : la plus ancienne, celle de Y émission, imaginée par Newton, a été rejetée par la grande majorité des physiciens; l’autre, celle des ondulations, découverte par Huyghens et propagée par Descartes, a seule cours aujourd’hui dans la science. Cette hypothèse admet que la lumière émane .des corps lumineux, et qu’elle ondoie jusqu’à nous par une série de vibrations analogues à celles que produit le son.

La transmission de la lumière a lieu en ligne

droite et se propage avec une vitesse difficile à concevoir. L’astronome Rœmer a démontré, par l’observation des éclipses des satellites de Jupiter, qoe la lumière met environ huit minutes à franchir la distance qui nous sépare du soleil. D’après cette donnée, elle parcourrait près de 75,000 lieues par seconde. Il faut, paraît-il, plus de trois ans à la lumière de l’étoile fixe la plus voisine de la terre pour venir impressionner notre rétine; de sorte que, si cette étoile disparaissait du firmament, elle serait encore visible pendant ce même laps de temps. Il n’est donc pas étonnant qu’il y ait des étoiles dont l’œil d’aucun homme ne verra la lumière, parce qu’elle n’aura pas le temps d’arriver jusqu’à nous.

La lumière reflétée par la lune ne met qu’une seconde pour venir jusqu’à la terre.

Les corps opaques réfléchissent les rayons lumineux sous une inclinaison égale à celle de leur incidence.

Les corps transparents se laissent, au contraire, traverser par eux en les réfractant , c’est-à-dire en leur faisant subir une certaine déviation, qui tend à les rapprocher de la perpendiculaire élevée à leur point d’émergence. On démontre cette loi de la réfraction par l’expérience suivante. Après avoir placé une pièce de monnaie au fond d’un vase à parois opaques, on s’éloigne de ce vase jusqu’à ce que la pièce cesse d’être visible. A ce moment, si l’on verse de l’eau dans le vase, la pièce apparaît de rouveau. Donc, pour arriver à l’œil de l’observateur, les rayons lumineux émanés de la pièce se sont brisés ou réfractés, en passant de l’eau dans l’air. C’est pour la même raison qu’un bâton plongé dans l’eau paraît rompu au niveau de son immersion, et que, pour atteindre un poisson avec une balle, il faut tirer au-dessous du point où on l’aperçoit. De même, dans l’œil, l’iris nous semble moins profondément situé qu’il ne l’est réellement, parce qu’il est placé au fond de l’humeur aqueuse.

Lorsqu’on fait passer un rayon de soleil à travers un prisme de verre, ce rayon lumineux se décompose en une multitude de nuances, parmi lesquelles on distingue sept couleurs principales, appelées spectre solaire, qui sont de haut en bas:

Violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge.

Leurs noms ainsi disposés forment un mauvais vers alexandrin facile à retenir.

Ces couleurs sont aussi celles de l’arc-en-ciel, attendu que ce météore résulte de la décomposition des rayons solaires dans les gouttelettes de pluie.

Le violet, Yindigo, le vert et Y orangé sont dits couleurs mixtes parce qu’ils sont produits par la combinaison de deux des trois couleurs princi~ pales : le jaune, le bleu et le rouge. On appelle couleurs complémentaires deux couleurs, l’une principale et l’autre mixte, dont le mélange correspond à celui des trois couleurs principales, c’est-àdire au blanc. Par exemple, le violet, formé de bleu et de rouge , est complémentaire du jaune, puisqu’associé à cette couleur principale il produit la couleur blanche; pour la même raison, le vert est complémentaire àarouge et l’orangé du bleu. C’est un mécanisme analogue qui détermine les

tons irisés des crépuscules et des aurores. Les feux si variés des pierres précieuses sont produits par la décomposition des rayons lumineux par leurs nombreuses facettes.

La lumière est naturelle ou artificielle : la première émane du soleil, la. seconde est formée par les corps en combustion ; nous ne parlerons ici que de la première, renvoyant au mot éclairage pour ce qui concerne la seconde.

La lumière solaire est indispensable à l’homme pour son développement et sa santé. En effet, voyez l’enfant privé de lumière solaire : il s’étiole, il pâlit; sa peau se décolore, ne fonctionne plus; son sang s’appauvrit, le nombre de globules rouges diminue; il en est de môme de la proportion de l’albumine du sérum du sang, et cette diminution explique la tendance à la bouffissure de la face, à l’oedème des extrémités inférieures, â l’hydropysie ; enfin à la suite de toutes ces modifications dans les principaux éléments du sang, peuvent se développer chez ces malheureux le lymphatisme,^ la scrofule, la tuberculose, avec toutes leurs terribles conséquences.

Les égoutiers, les mineurs, les concierges, les individus qui travaillent dans des sous-sols, ou qui vivent dans des arrières-boutiques ou des logements donnant sur des cours obscures, humides et sans air, les personnes qui travaillent la nuit, les viveurs qui font de la nuit le jour, etc.,, sont exposés aux mêmes conséquences résultant de l’absence de lumière solaire.

Sans empiéter ici sur l’article vue , où sera traité l’hygiène de cette importante fonction (Y. ce mot), nous pouvons dire que la lumière a sur elle une très grande influence De tous les rayons lumineux, les rayons jaunes et orangés sont, sans contredit, les plus irritants : ce sont eux qui « mangent » les couleurs des étoffes; les verts et les bleus sont, au contraire, les plus, doux à la vue : aussi conseille-t-on souvent aux yeux affaiblis l’usage de lunettes à verres de ces deux dernières couleurs. Néanmoins le vert contient encore des rayons jaunes, et le bleu, avec le reflet jaune des lumières artificielles, donne une teinte verte aux objets; il sera donc préférable de se servir de verres légèrement fumés, qui diminueront l’intensité des rayons lumineux. Remarquons, en passant, que les couleurs les plus répandues dans la nature sont précisément celles qui fatiguent. le moins la vue: le vert, le bleu et le gris (Y. Vue). Dr g. Witkowski.

LUNETTES. — Les lunettes sont des instruments d optique destinés : 1° à protéger la vision en diminuant l’intensité de la lumière, ou en préservant les yeux des corps étrangers ; 2° à améliorer la vue des myopes, des presbytes, etc., en modifiant la marche des rayons lumineux dans les yeux.

Les lunettes se composent de deux parties : 1° la monture; 2“ les verres.

1 ° bouture. — Sous la dénomination de lunettes, nous, comprendrons les lunettes ordinaires ou lunettes proprement dites, les lorgnons ou pince-nez, tes face-à-main et les monocles.

Dunettes ordinaires. — La monture des lunettes proprement dites oulunett.es ordinaires com-

Dictionnmhe populaire de Médecine usuelle.

prend les cercles, Yarcade ou pont et les branches.

Les cercles sont destinés à encadrer et à maintenir les verres. Leur forme et leurs dimensions varient suivant l’étendue des yeux et suivant l’effet que l’on veut obtenir. La forme ovale ou elliptique est de beaucoup la plus usitée. Il ne faut pas qu’elle soit trop exagérée pour éviter que les yeux ne soient pas portés à regarder en dehors des verres. On fait aussi des cercles ronds, les plus convenables pour protéger l’œil; — des cercles octogones, très employés en Allemagne vers le commencement du siècle; des cercles en forme de demi-lune pour les presbytes; — des cercles en carré long ou rectangle, etc.

Le pont ou arcade est destiné a réunir les deux cercles et à maintenir les lunettes survie nez. La forme du pont varie suivant la conformation du nez, puisqu’il doit toujours se mouler très exacte-

Fig. 801. — Lunettes, pont en X (Secretan).

ment sur lui. On fait des ponts en forme d’X ( fig . 801) pour les nez plats, des ponts en forme de

Fig. 801 — Lunettes, pont en K (Secretan).

K [fig. 802) pour les nez convexes et des ponts en forme de C [fig. 803) pour les nez très saillants.

Fig. 803. — Lunettes, pont en C (Secretan).

Quant à la longueur, elle doit être proportionnée a la largeur du nez et â l’écartement des deux yeux, telle, en un mot, que le centre de chaque cercle corresponde au centre de la pupille de chaque œil. Car si le pont est trop long ou trop court, les verres ne sont plus exactement placés devant les yeux qui alors regardent tous deux à travers le bord des verres ou l’un à travers le bord et l’autre a travers le centre du verre, ce qui détermine du strabisme, avec fatigue oculaire, céphalalgie, et une vision confuse et troublée dans la généralité des cas.

Les branches sont destinées à maintenir les lunettes fixes au-devant des yeux. Une des deux ex-

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