MEG
gressive, à l’aide de laminaria, d’éponge préparée, de coins de bois, etc., et la section des brides contre les rétractions cicatricielles.
Dr Léon Moynac.
Méat URINAIRE. — (V. Ü r'ethre.)
MÉCANICIENS, CHAUFFEURS. — Hygiène professionnelle. — . Nous pouvons établir parmi les mécaniciens trois grandes divisions : 1° les mécaniciens sur les chemins de fer;, 2° les mécaniciens sur les bateaux à vapeur ; 3° les mécaniciens dans l’industrie, c’est-à-dire ceux qui sont a poste fixe. Dans ces trois classes, nous adjoindrons aux mécaniciens les chauffeurs qui partagent à la fois leurs travaux et leurs dangers.
Nous avons cru devoir établir cette division, car les mécaniciens des chemins de fer, par exemple, eomme ceux de la flotte, sont exposés à certaines affections que n’ont pas à redouter les mécaniciens des manufactures. Nous décrirons donc successivement les maladies spéciales a chacun des deux premiers groupes, reportant sur le troisième tout ce que nous aurons à dire de l’hygiène du mécanicien en général.
1» Mécaniciens des chemins de fer. — Les
hommes employés sur les locomotives doivent se tenir debout pendant un assez long temps. Or, les ressorts de la locomotive comme ceux du tender, ne suffisent pas pour amortir les chocs répétés de ces véhicules pendant la locomotion, de plus la trépidation est encore plus grande sur la plaque de tôle qui réunit le tender à la locomotive, et c’est là que le mécanicien se tient le plus souvent et l’on a remarqué que ces hommes étaient par cela même plus exposés que tout autre au varicocèle, aussi sont-ils obligés de porter un suspensoir. On a également attribué à cette prolongation de la station debout et à la trépidation, la fréquence des affections de la moelle épinière qui se traduisent par des douleurs dans la continuité des os ou des articulations. Les mécaniciens qui sont atteints d’une maladie de la moelle ne peuvent plus continuer leur service sur les locomotives, et c’est à peine s’ils peuvent se tenir debout. Mais ce n’est guère qu’après une vingtaine d’années de service qu’ils deviennent à ce point malades. Jusque-là, ils ne se plaignent que d’une faiblesse plus au moins grande, d’engourdissement et de douleurs rhumatismales se renouvelant assez fréquemment.
On a encore noté • chez les mécaniciens de chemins de fer une diminution notable de la vue qui survient à la longue, des conjonctivites, des blépharites assez fréquentes, ainsi que des* brûlures de la cornée provenant d’étincelles au moment où l’on ouvre la porte du foyer, ou par l’irruption d’une parcelle de charbon enflammé échappée de la cheminee de la locomotive, L’ouïe acquiert aussi, par les sifflets stridents de la machine, une dureté très marquée qui peut avoir des conséquences graves pour le service. Ajoutons que l’on a observé des cas de congestion pulmonaire, attribués à l’introduction dans les poumons d’un violent courant d’air froid déterminé par la rapidité de la course des trains.