‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 2)Chapitre 11 sur 238 · PORTE-A-FAUX. — PORTE-SELLE · texte numérisé non relu

PORTE-A-FAUX. — PORTE-SELLE

Porte vitrée, celle qui est partagée partiellement ou entièrement par des petits bois qui servent à retenir des carreaux de vitres ou des glaces (fig. 38).

PORTE-A-FAUX, s. m.— Construction ou partie de construction qui, pour un motif quelconque, est hors d'aplomb. Les porte-àfaux peuvent provenir de diverses causes ; ils sont occasionnés soit par la vétusté, soit par un tassement ou un affaissement dans le sol des fondations, soit par un vice de construction ou une malfaçon, etc. Un des porte-àfaux célèbres est celui de la tour penchée de Pise, le campanile. En dehors des porte-àfaux que nous venons de signaler et qui sont indépendants de la volonté des constructeurs , les architectes en commettent souvent à dessein. Beaucoup de balcons de maisons, des galeries de théâtres, des pans de bois, sont en porte-à-faux ; ils n'en sont pas moins solides : mais enfin les architectes et les constructeurs ne doivent pas en abuser, d'autant que , si divers genres de porte-à-faux présentent des garanties de durée, de solidité et de stabilité, ils n'en choquent pas moins la vue ; aussi on ne doit employer des bascules et des porte-à-faux que dans des cas extrêmes.

Fig. 1. — Porte-cheville (profil).

PORTE-CHEVILLE, s. m. — Supports en fer qui, dans les échaudoirs, servent à rece-

Figt2.

Porte-cheville (plan de l'armature recevant les porte-chevilles).

voir lis quartiers de viande ou les animaux abattus. Comme on suspend ceux-ci par les

nerfs ou tendons du bas des jambes, des chevilles, on a nommé ces supports porte-chevilles. (Voy. nos fig. 1 et 2.)

PORTE-CLAPET, s. m. — Pièce de cuivre circulaire d'une pompe qui porte des oreilles servant à la fixer sur la bride d'un corps de pompe : c'est sur cette pièce qu'est monté le claiJet; de là son nom.

PORTECRAYON, s. m. — Petit instrument en cuivre, en maillechort, en bois, en corne, etc., qui sert à porter les crayons; ce qui permet au dessinateur de les manier avec plus de facilité , d'être davantage maître de son crayon, quand il dessine.

PORTEFEUILLE , s. m. — Dans la langue des artistes, ce terme est synonyme de carton, c'est-à-dire d'une enveloppe formée à l'aide de deux feuilles de carton fort, réunies par un dos en cuir ou en toile forte. Ce genre de portefeuille sert à contenir des dessins, des estampes, des feuilles à dessiner; de là son nom.

PORTE -LAXTERXE. — Voy. Lampadaire.

PORTEMANTEAU, s. m. — Tige en fer recourbée, terminée à l'une de ses extrémités par une partie plate circulaire eu forme de champignon, et de l'autre par une pointe qui sert à fixer cet ustensile dans un mur. On fait des portemanteaux en bois, en bambou, en fer, en cuivre, etc. Beaucoup sont montés sur platine et plus ou moins espacés. On nomme aussi les portemanteaux champignons.

Fig. i.

!' " i' liride en fer.

PORTE-SELLE, s. m. — Sous ce titre rique on comprend tous les genres de

PORTK-sornruK.

PORTER

supports, fixes on mobiles, qui dans les selleip ■ Servent à porter les brides, les harnais,

Fig. 2. — Porte-harnais fixe en fer.

les selles, etc. L'industrie a créé un grand nombre de modèles spéciaux qu'on nomme

Fig. 3.

Porte-harnais mobile en fer.

porte-harnais , porte-Indes , porte-fouets , porieselles, suivant que ces supports servent à

Fig. 4. — Porte-selle mobile en fer.

porter des harnais, des brides, des fouets, des selles. On en fait en bois, en fonte et en fer poli. (Yoy. nos fig. 1, 2, 3 et 4.)

PORTE-SOUDURE, s. m. — Les plombiers désignent bous oe terme un morceau de toile plié en quatre qui leur sert à relever leur soudure; ils emploient également on cuir souple et gras pour le même osag

PORTE-TAPISSERIE, s. m. — Y

tringles en bois appliquée-; sur les murs, et but lesquelles on cloue la toile devant recevoir les papiers de tenture ou les étoffes de ta] rie. — On applique aussi ce terme à la saillie de la corniche d'un appartement, soit que cette corniche fasse saillie sur les murs ou sur le nu d'un ouvi ;

PORTE-VITRE, ». m. — Paroi horizontale

ou table du fléau de vitrier : c'est sur celle-ci que les vitres reposent sur une de leurs ai • - (Voy. Fléau, in fine.)

PORTÉE, s. f. — Ce terme a de nombreuses significations; on l'emploie pour désigner : 1° la distance qui sépare deux points d'appui; dans ce sens, ce mot est synonyme aussi Couverture; ainsi on dit : la portée d'un arc, d'un pont, d'une travée, etc. ; 2° c'est aussi la partie d'une plate-bande comprise entre deux colonnes ou deux pieds-droits; de même, la portée d'une poutre et la partie comprise entre ses deux points d'appui ; 3° le sommier d'une plate-bande ou l'arrachement d'une retombée ; 4" en charpenterie, c'est la partie d'une pièce de bois en porte-à-faux qui est engagée dans un mur en pierre ou en moellon, ou sur une pile ou colonne; 5" enfin, en plomberie, on nomme portée la pièce de cuivre placée à l'une des extrémités d'un moule de tuyau, et qui empêche le métal en fusion de s'échapper.

PORTER , v. a. — Ce terme est synonyme de soutenir „• par exemple, uue colonne, un pilier, portent le plancher ou la poutre d'un étage ; il est également synonyme de mesurer : par exemple, une pierre porte 4 mètres de longueur, 3 mètres de largeur et 2 mètres de hauteur; on dit, dans le même sens, qu'une pièce de charpente porte 3 mètres de long et 0m,40 de gros.

Porter de foxd. — Appliquée à un mur,

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