SIGNES CONVENTIONNELS
quets ; les plus connus sont le siccatif Viard et le siccatif Car on.
SIÈGE D'AISANCES. — Maçonnerie en contre-haut du sol d'un cabinet d'aisances, qui est souvent revêtue du coffre en menuiserie qui renferme des appareils nommés garde-robes à l'anglaise, demi-anglaises, etc. (Voy Garderobe.)
SIFFLET (Ex). — Ce terme est employé dans la construction presque comme synonyme de en biais : ainsi on nomme joint en sifflet un joint formé par la réunion de deux coupes biaises ou obliques qu'on réunit bout à bout ; on nomme enture en sifflet un assemblage oblique qu'on utilise pour les pièces de bois verticales.
SIGNE, s. m. — Chiffres, lettres et figures particulières employés par les charpentiers pour marquer tes bois. (Voy. Marque des bois.)
SIGNES et TEINTES CONVENTION- NELS. — Sous ce terme générique on comprend les signes et les teintes que l'on utilise (Luis les plans pour représenter les matériaux de diverse nature et tout ce qui a rapport à la topographie.
Pour les signes, nous n'aurons pas à donner de longues explications, puisque nos bois et nos planches en couleur fournissent, par la simple inspection et par leurs légendes, tout ce qui est nécessaire pour la bonne interprétation des -ignés.
En ce qui concerne les teintes conventionnelles, nous diviserons ce sujet en trois parties ; nous donnerons : 1° les teintes conventionnelles pour la construction; 2" pour les machines; 3° pour la topographie (minute et rédaction).
I. C0H8TBUI Tiox. — Le béton en coupe, carmin faible: en plan, terre de Sienne brûlée et teinte neutre ou péris gray. — La brique ordinaire, carmin et terre de Sienne; la briqne réfractaire, ocre jaune; les briques en coupe, carmin pâle : du reste, c'est toujours la teinte qu'on donne à toutes les coupes.
DICT. D'ARCIIITECTIRE. — T. IV.
Les enrochements en plan sont teintés en terre de Sienne brûlée , avec quelques retouches à la sépia colorée et de terre de Sienne ; les enrochements en coupe montrent des galets ou silex légèrement dessinés à la plume, avec quelques traits de plume pour les ombrer, le tout teinté de carmin. — Le gravier en plan est figuré avec du sable et quelques cailloux à la plume, le tout teinté faiblement de terre de Sienne brûlée et les cailloux plus montés en ton ; le gravier en coupe montre de petits cailloux mêlés à du sable , teinté en carmin pâle. — La maçonnerie ordinaire est teintée en ocre jaune et terre de Sienne brûlée ; les assises sont dessinées à la plume, ce qui permet de les rendre légèrement sinueuses. — La maçonnerie en pierre de taille est dessinée au tire-ligne et teintée comme la maçonnerie ordinaire ; on rend de même les maçonneries en moellons piqués, smillés, etc. — Les jiavès sont teintés avec une légère pointe de carmin et de pen's gray (teinte neutre, littéralement gris de plume). — Les tuiles sont teintées comme la brique, avec un peu plus de terre de Sienne ; enfin les ardoises en plan et en élévation sont teintées en pen's gray, avec un peu de bleu pour les ardoises bleues ou violettes, et un peu de carmin pour les ardoises violacées.
IL Machines. — Dans les machines, on teinte en bleu de Prusse, mélangé avec de l'encre de Chine et du carmin, hi fonte; Y acier est rendu avec du bleu de Prusse pur très faible; h fer, avec du bleu de Prusse et de l'encre de Chine; le bronze, avec de la gommegutte et une pointe de carmin, tandis que le laiton ou le cuivre jaune est teinté avec de la gomme-gutte pure faible; le cuivre rouge, avec de la terre de Sienne brûlée, un peu de carmin et un peu de smalt ; Vé/ain , h. plomb et le zinc, avec de l'encre de Chine pâle et une pointe d'indigo; le verre, avec de la gommegutte et du bleu de Prusse très pâle.
III. TOPOGRAPHIE. — Les teintes employées pour la topographie soin, composées en général de terre de Sienne brûlée et de sépia, pour les terrains et les sables; de vert de vessie ou de verts composés, pour les prés, les arbres, les forêts. Le bleu de Prusse avec de la gommegutte ou du jaune indien, suivant les pro-
SI LBX. SILICATISATION.
portions, fournil des verta depuis les plus pâles jusqu'aux plas intenses : c'esl au deen sinateur à Les composer suivant les aécessib ilu rendu; mais nous devons ajouter que, dans
la minute, ions les tons sont très pales et beaucoup plus intenses dans La rédaction ou rendu; de même que Les dessins à grande échelle, faits pour être vus" de loin, doivent être plus colorés, plus chauds.
Pour passer les teintes, les dessinateurs emploient des pinceaux en poil de martre, de condor ou de petit-gris; ces poils sont montés dans des tuyaux de plumes d'oie ou dans des viroles métalliques emmanchées de bois : du reste, tous les pinceaux portent des
Pinceaux pour lavis à l'aquarelle.
manches; souvent le même manche contient deux pinceaux, l'un sert à passer la teinte, et le second à la fondre.
Nos planches en couleur LXXXIV et LXXXV montrent les minutes et les rédactions de bois, de prés, de forêts, de vignes, de landes, d'étangs, de lacs, de marais, de vergers, de villages, de tourbières, etc.
Notre planche L XXXVI montre dans sa partie supérieure les signes conventionnels adoptés au ministère de la guerre pour la topographie terrestre. On y voit la représentation des clôtures en buissons, des sentiers pour les bêtes de somme, les anciennes voies, les clôtures en planches ou à claire-voie, en pierre, les routes nationales empierrées,
en bois, les routes en blocage, en chaussée encaissée, empierrée. Au-dessous de La route bordée d'arbres, on voit les lignes fei etc., etc.
La partie inférieure de la même planche montre les Bignes conventionnels adoptée lement an ministère de La guerre et à celui de la marine pour représenter les voies de communication par eau. On voit dans le haut de ce plan, à gauche, la figuration d'un bac h traille, d'un pont de bois, d'un empierrement, d'un fascinage ; à droite, la représentation d'un pont en bois: plus bas, la représentation d'éperons, d'un gué à pied, d'un ban s d'une usine, d'un bac, etc.
SILEX, s. m. — Ce terme, en construction. est synonyme de Caillou (voy. ce mot).
SILICATE, s. m. — Sel produit par la combinaison de l'acide silicique et d"une base : la soude et la potasse, par exemple. On emploie les silicates de soude et de potasse pour remédier à la trop grande combustibilité des bois. (Voy. l'article suivant.)
SILICATISATION, s./. *- Procède qui a pour but d'appliquer du verre soluble sur la façade des édifices en pierre de taille, en brique, ou même en plâtre , afin de durcir ces surfaces et prolonger leur durée. On emploie pour cela des silicates de potasse et de soude, ou verre soluble. Ce procédé a été utilisé pour la première fois par un savant chimiste bavarois, Fùchs, dès l'année 1824 ou 1825. Le docteur Fùchs en fit même la base d'une nouvelle peinture monumentale qu'il dénomma stèréochromie, et dont nous avons parlé au mot Fresque, m fine. Il appliqua également le verre soluble à la préservation des bois et décors du théâtre de Munich contre l'incendie. Ce fut un Français, M. Léon Dallemagne, qui fit en France, vers 1 852, la première applications des proeédi - Fùchs à la conservation des monuments. S premiers essais furent faits à Paris sur le Louvre et a Xotre-Dame. On avait attribué à tort à M. Kuhlmann l'importation du procède en France. Voici, d'après Th. Château (Technolog. du bât. , t. I, p. 174), à qui nous empruntons
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