SONDE
référé pour la nomination d'experts , à moins que le cahier des charges, ce qui est très fréquent, ne stipule la constitution d'un tribunel arbitral et amiable pour régler le litige. (Voy. Cahier des charges, art. 15.)
SOMMET, s. m. — Point culminant d'un membre d'architecture, d'un édifice, etc. ; ainsi ou dit : le sommet d'un fronton, d'un pignon, d'un comble, d'une pyramide, etc. — Deux droites qui se rencontrent forment un angle ; le point de rencontre est le sommet de l'angle.
SOMMIEE, s. m. — En maçonnerie, c'est la dernière pierre d'un pilier, du pied-droit d'un arc, d'une arcade, ou la dernière assise d'un pied-droit de voûte, et dont le lit supérieur est incliné de façon à recevoir la retombée de l'arc , de l'arcade ou de la voûte ; on donne, du reste, le même nom à la dernière pierre d'un pilier qui porte un poitrail, un linteau, une poutre, ainsi qu'à la dernière pierre en coupe oblique qui reçoit le premier claveau d'une plate-bande. — C'est aussi une forte pièce de bois portée par deux pieds-droits ou deux poteaux. Dans un pont en charpente sur pilotis, on nomme sommier la traverse qui porte sur la tête des pieux.
Les menuisiers nomment sommier la planche sur laquelle est suspendue une jalousie, et sur laquelle sont montées les poulies pour les cordons de tirage ou clouées les bandes de toile ou chaînettes qui portent les lames de bois : planche mesure environ Ûm,15 de large, est fixée au sommet de la baie, et cachée rieurement par le Pavillon (voy. ce mot).
Les serruriers donnent le nom de sommier à la traverse basse d'une grille faite en fer méplat et percée de trous pour recevoir les barreaux. Les rampes en fer d'escaliers et balcons ont souvent aussi des sommiers, quand elles sont à barreaux.
SONDAGE, s. m.— Opération qui a pour but de reconnaître la nature d'un terrain sur lequel on veut fonder, ou bien de creuser un puits très profond, qu'on nomme un puits artésien. On procède à cette opération au moyen
d'outils nommés sondes, et qui remplissent la double fonction de tarière, ou tire-bouchon, et de cuiller pour retirer les matières extraites; ce qui permet d'étudier la nature des terrains et de reconnaître aussi les couches géologiques qu'on traverse. — Le sondage remonte à une haute antiquité, puisque en Chine on le pratique, dit-on, depuis un temps immémorial, pour le forage des puits. De nos jours, ce dernier genre de travail a fait de grands progrès, parce qu'après le sondage par les sondes ordinaires, on pratique une opération dite tubage, qui consiste à descendre, au fur et à mesure qu'on s'enfonce dans le sol , des tubes à base légèrement conique qui s'emboîtent les uns dans les autres et qu'on pose dans le trou de sonde ; on opère de cette façon jusqu'à ce qu'on arrive à des nappes aquifères assez puissantes pour amener l'eau à la surface du sol, et quelquefois bien au-dessus, si l'on atteint des nappes alimentées par des eaux fournies par des plateaux élevés. — Il existe pour les travaux de sondage des modèles de sondes très divers qui ont été perfectionnés dans ces dernières années. (Voy. l'article suiv.)
SONDE, s. f. — Outil servant à sonder, c'est-à-dire à pratiquer le sondage des terrains, soit pour connaître leur nature et leur composition, soit pour forer des puits très profonds, qu'on nomme puits forés, puits artésiens. Il y a des sondes de tous genres, nous décrirons les principales. Suivant leur forme ou le travail auquel on les destine, on les nomme tarières, trépans ou ciseaux ; on range également parmi les sondes les autres outils du sondeur qui lui servent à faire travailler les sondes, à retirer celles qui cassent pendant le sondage, etc. Nous allons étudier successivement tous ces appareils. — Les sondes qui doivent agir à la fois par choc et par voie d'arrachement, par rotation, se composent de trois parties : Y ont il ou tarière, la tige et la tête : celle-ci est ordinairement formée par une barre de fer dont l'une des extrémités se termine par un anneau, tandis (pie l'autre est un enfourchement. C'est par celui-ci que la sonde travaille par voie d'arrachement, et c'est par l'anneau qu'elle travaille par rotation. La tige se com-