STATIQUE. STATUE
res, qu'on nomme : station principale, station de tête on de rebroussement, station de bifurcation, station de passage, station de dépôt, Btation cC alimentation ou de prise d'eau, station di' simple halle. Sans avoir besoin de les décrire, le lecteur comprend ce que signifient ces divers ternies par leurs qualificatifs.
STATIQUE, 8. /. — Science qui s'occupe de découvrir les lois et les conditions de l'équilibre. Il faut connaître ces lois physiques, si l'on veut donner de la stabilité aux constructions. L'architecte est donc obligé de connaître cette science, car c'est elle qui règle l'épaisseur et la disposition à donner aux murs, aux voûtes et aux autres parties des édifices.
STATUAIRE, s.f. — Art de faire des statues, c'est-à-dire les parties essentielles de la sculpture. — Au masculin, ce terme sert à désigner l'artiste qui sculpte les Statues (voy. ce mot).
STATUE, s. f. — Ouvrage de sculpture qui représente en ronde bosse, c'est-à-dire en plein relief et isolée, la figure des êtres animés et plus particulièrement la forme humaine. De tous les ouvrages de la sculpture, la statuaire est sans contredit le plus important.
Pratique. — Suivant la matière employée pour faire les statues, on utilise des procédés divers ; mais généralement le statuaire commence par modeler son œuvre dans une matière molle : c'est ce qu'on nomme la plastique. S'il s'agit de grandes dimensions , il se sert de l'argile ou terre glaise ; si , au contraire , il n'y a qu'à modeler une statuette, il utilise la cire, ou souvent une terre grasse obtenue par le mélange de glaise et de paraffine. Le modèle, Y original terminé, on procède à son moulage en plâtre, soit à moule perdu, soit à moule à pièces. (Voy. Mouler, § Sculpture.) Le moulage terminé, s'il s'agit d'exécuter une statue de pierre ou de marbre, un praticien procède au dégrossissement du bloc et il met l'œuvre à point, ce qu'on nomme mise à point, c'est-à-dire qu'il l'amène jusqu'au point où un élève ou un sculpteur secondaire peut travailler dessus jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'à exécuter les
e modelé : alors le maître, \& statuaire, donne le dernier coup, c'cst-à-dirc qu'il finit et parachève l'œuvre, s'il s'agit, au contraire, de
couler l'œuvre en métal, en bronze, par exemple, le moule creux terminé, le fondeur procède au coulage du bronze, et, au bout de quelques jours, le métal est dépouillé de son moule, et le sculpteur n'a plus qu'à enlever les bah:' ou traces que les pièces juxtaposées du moule ont laissées sur l'œuvre ; le statuaire procède aussi à des retouches, si c'est nécessaire.
Théorie. — La statuaire est d'un grand secours pour décorer l'architecture; à toutes les époques et chez tous les peuples civil • -. les architectes ont employé ce moyen décoratif par excellence. Dans l'antiquité, des tues ont été placées sur le sommet des monuments, sur les acrotères des frontons, sous les portiques et dans les entre-colonnements, dans les niches, sur de simples socles ou sur des piédestaux. Les statues doivent avoir avec l'édifice qu'elles sont appelées à décorer des rapports de style, de convenance et même de signification. Ces principes, qui sont aujourd'hui fort négligés, étaient au contraire scrupuleusement suivis par les sculpteurs de l'antiquité ; c'est même la parfaite entente, l'association intime de la peinture, de la sculpture et de l'architecture qui a donné à la plupart des monuments de la Grèce la si grande harmonie qui charme les amateurs du beau. L'époque byzantine et l'époque romano-byzantine, de même que les diverses périodes de l'époque ogivale ont eu une statuaire parfaitement en harmonie avec leurs divers styles d'architecture. En France, sous la renaissance, sous Louis XIV, sous Louis XV même et sous Louis XVI , la statuaire a eu un caractère propre aux divers styles que nous venons de mentionner. Aujourd'hui notre siècle éclectique a produit un peu tous les genres ; nous possédons en France des statuaires grecs, romains, des statuaires de la renaissance et de div époques postérieures, qui se montrent des élèves passionnés des Jean Goujon, des Germain Pilon, des Coustoux, des Coysevox, des Pierre Puget, et de tant d'autres ; mais, malgré le mérite incontestable de notre école française de sculpture, nous possédons en somme peu de
STELE.
statuaires français. Cela tient, sans doute, aux immortels chefs-d'œuvre que nous ont légués l'antiquité et les temps antérieurs à l'époque moderne. Et cependant nous pouvons bien dire que, de tous les arts français, c'est encore la sculpture, surtout la statuaire, qui tient le premier rang. La célébrité de nos maîtres est universelle ; tous ceux qui s'occupent d'art connaissent les David d'Angers, les Pradier, les Duret, les Barry, les Carpeaux, les Guillaume, les Chapu, les Jouffroy, les Millet, les Bartholdi, les Dubois, les Mercier, les Ottin, les Blanchard, et tant d'autres encore parmi la jeune pléiade qui s'élève de jour en jour plus haut et qui peuplera dans un prochain avenir le panthéon de la sculpture française.
Suivant ce que personnifient les statues, suivant leur destination, suivant la position qu'elles ont, on donne aux statues des noms divers ; on nomme :
Statue allégorique. — La statue qui personnifie un élément de la nature, un vice, une qualité, etc. Sont des statues allégoriques celles qui personnifient l'eau, l'air, le feu, le printemps, l'automne, un fleuve, une rivière : le Ehône, le Nil, par exemple; la force, la justice, la guerre, la paix, etc.
Statue colossale. — Une statue beaucoup plus grande que nature, comme le colosse de Rhodes dans l'antiquité ; la statue qui symbolise l'indépendance américaine, et qui sert de phare dans le port de New- York. Ce colosse en bronze est l'œuvre de notre compatriote Bartholdi ; la tête a figuré à l'exposition universelle de 1878.
Statue cariatide, persique. — Une statue employée en guise de support à la place de pilier ou de colonne. (Voy. Cariatide.) On les nomme aussi atlantes et télamons.
Statue CURTJLE. — Une statue antique assise sur un siège nommé sella m ru lis (chaise curùle). Les sénateurs romains sont souvent représentés assis sur cette chaise.
Statue équestre. — Une statue représentant un personnage à cheval. Deux statues é [uestres célèbres sont celles du Coleone, àMihyi. et de Henri IV, sur le Pont-Neuf, à Paris.
Statue pédestre. — Celle qui représente un personnage à pied. Ce sont les plus répandues.
Statue en gaine. — Celle qui n'a que le haut du corps et dont le bas est remplacé par une sorte de piédestal ou scabellon. (Voy. Gaine.)
Enfin, dans l'antiquité, on nommait : statua paludata, la statue qui représentait un empereur vêtu d'un long manteau ; statua ihoracata, la statue d'un militaire ne portant pour tout vêtement que sa cotte d'armes ; statua loricata, celle d'un simple soldat ; statua trabeata, la statue d'un sénateur ou d'un augure vêtu de la trabea ou toge de pourpre (Val. Max., II, 2, 9; Ov., Fast., I, 37): statua togata, la statue vêtue d'une toge simple: statua tunicata, la statue portant tunique ; enfin, statua stolata, la statue représentant une femme vêtue de la stola, c'est-à-dire d'un vêtement qu'elle portait sur sa tunique (Petr., Sa t., 81 ; Senec, de Vitâ beatâ, 13).
Fig. 1. — Stèle antique.
STELE, s.f. — Ce terme, dérivé du grec
Fig. 2. — Stùle antique.
9t^*ï), sert à désigner un cippe, une colonne
STEMMA. STRIE.
tronquée, un obélisque, an tenue, enfin un monument quelconque en pierre, en marbre, but lequel on gravait des inscriptions, surtout dee inscriptions funéraires. (Pline, U.K., VI. 82.) (Voy. Cippe, Obélisque, Terme.)
STEMMA. — Terme d'antiquités, dérivé du grec <TTEu.ua, et qui signifiait guirlande décorée de bandelettes de laine, telles qu'on en portait sur la tête en guise de couronne. Les bœufs destinés aux sacrifices portaient aussi le stemma.
STÈRE, s. m. — Mesure de capacité qui est employée pour mesurer les bois de construction et ceux de chauffage ; c'est un mètre cube.
STÉRÉOBATE, s. m. — Ce terme, employé par Vitruve (IV, 3, 1) comme synonyme de siylobate, sert à désigner un soubassement sans moulures qui affecte la forme d'un vaste socle. Dans notre langue, ce terme ne serait donc pas tout à fait synonyme de stylohâte, car celui-ci porte des moulures haut et bas, c'est-à-dire une corniche et une base. (Voy. Stylobate.)
STÉRÉOMÉTRIE, s. f. — Science qui s'occupe de la mesure des solides.
STÉRÉOTOMIE, s.f. — Science qui s'occupe de la coupe des solides , tels que pierres , bois de charpente, etc. ; c'est une application de la géométrie descriptive. Ce terme est dérivé du grec ffrepeo'ç, solide, et tou.itj, coupe. Plus un architecte est versé dans cette science,
Stéréotomie.
plus il a de facilité à résoudre des problèmes très difficiles qui se présentent dans la construction des trompes, des voûtes biaises, des berceaux rampants, des voussures et arrière-voussures. — Une fois les pierres taillées,
on les marque des deux signes que montre
notre figure; le n° 1 indique le dessus delà pierre, et le n" •> le dessous.
BTIL DE d'Avignon.