‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 2)Chapitre 135 sur 238 · SURPLOMB. — SYMBOLIQUE · texte numérisé non relu

SURPLOMB. — SYMBOLIQUE

surhaussés, quand leur flèche est plus élevée que la moitié de leur ouverture.

SURPLOMB, s. m. — Un mur est en surplomb, ou surplombe, quand il déverse, c'est-àdire quand les parties les plus élevées font plus ou moins de saillie sur les parties basses.-

SURPLOMBER, v. n, et v. a. — Être hors d'aplomb, être en surplomb. (Voy. le terme précédent.)

SYCOMORE, s. m. — Sorte d'érable employée pour la décoration des jardins, pour faire des pièces de verdure, etc. Aujourd'hui le sycomore n'est plus employé comme bois de construction. Dans l'antiquité , certains peuples de l'Orient l'utilisaient cependant pour cet usage. En outre, les Égyptiens l'employaient comme bois de menuiserie et d'ébénisterie. Dans les inscriptions égyptiennes, on le nomme deïr el bahari (arbre à encens). C'est dans un sycomore que Noui verse à l'âme du défunt le breuvage de l'immortalité.

SYÉXITE, s. f. — Roche égyptienne, sorte de granit dans lequel le mica est remplacé par un silicate d'alumine, de chaux et d'oxyde de fer (amphibole). Son nom lui a été donné parce qu'à Syène en Egypte , aujourd'hui Assouan , il existe des gisements très considérables de ce granit.

SYMBOLE, s. m. — Expression figurée d'un objet (pii ne tombe pas sous les sens; on emploie pour symboliser ces objets le dessin . la peinture et la sculpture. (Voy. l'arti- ■le suivant.)

SYMBOLISME, s. m. — Mode de représentation, sorte de langage muet qui représente à notre intelligence, à notre esprit, des idées au moyen de signes physiques qui ont une connexion intime avec Les idées qu'ils représentent. Le symbolisme a existé même aux époques préhistoriques, chez les peupladçs les plus sauvages : toutes les religions ont eu pour origine un symbolisme quelconque. Du reste, les premiers hommes durent, pour communi-

quer entre eux, employer d'abord une mimique animée, puis des images sensibles pour représenter ce qu'ils voulaient dire ; ils employèrent alors les objets répandus sur le sol, plantes, pierres, animaux : on peut donc dire jusqu'à un certain point que le symbolisme a été le premier langage humain. Dans l'antiquité la plus reculée, il existait des représentations symboliques ayant un sens mystique que le vulgaire comprenait plus ou moins. Les Egyptiens ont employé très largement le langage symbolique, le symbolisme. (Voy. Hiéroglyphes.) Us firent, par exemple, de l'œuf, le symbole de la création et de toutes les forces productrices de l'univers. Le serpent, qui forme un cercle parfait en se mordant la queue, signifiait l'éternité de la vie, l'immortalité. Avant les Egyptiens, les Hindous avaient employé également le symbolisme.

Après ces peuples, les Perses, les Étrusques, les Grecs et les Romains l'employèrent aussi.

Parmi les principaux symboles, nous trouvons la couronne, la palme, le laurier, le chêne, le palmier, l'olivier, l'aigle, le sanglier, le dauphin, le hibou. — La religion chrétienne multiplia l'emploi des symboles beaucoup plus que les religions qui l'avaient précédée ; elle employa la croix , le monogramme du Christ, l'alpha et l'oméga, les colombes au repos ou buvant dans une coupe évasée, ou bien encore portant au bec un rameau d'olivier. Les poissons, l'aviron, la rose, le pavot, la vigne, l'épi de blé, le niveau, l'agneau, etc., furent encore des symboles employés fréquemment par les premiers chrétiens. Pendant l'époque romane et pendant la période du moyen âge, on créa de nouveaux symboles ; aujourd'hui nous puisons ces métaphores de l'art surtout dans la mythologie païenne, et la statuaire est principalement employée pour créer des symboles.

Au mot OGIVALE, Architecture, le lecteur peut voir (pega :!:.'.">. tig. 18 et ]'.)) deux statues qui symbolisent, l'une In synagogue, l'autre l'Église. (Voy. Imagerie.)

SYMBOLIQUE, s. f. — Science qui s'occupe de l'interprétation des symboles par le

triple contrôle de la raison, de la critique et

SYMÉTRIE. s V STYLE.

de l'histoire. Ce terme Bert aussi à désigner L'ensemble des symboles d'une nation <>u d'une époque quelconque; ainsi L'on peut dire : la symbolique des Égyptiens est très considérable.

SYMÉTRIE, s.f. — Ce terme, dérivé dn grec (<jôv, avec, et [*£rpov, mesure), sert à désigner dans les ouvrages les rapports et les proportions qui doivent se trouver dans des parties semblables. Ainsi un édifice qui a une porte dans l'axe de sa façade, et trois fenêtres de chaque côté de la porte, a sa partie droite et sa partie gauche symétriques; elles ne le seraient plus, si la porte, au lieu de se trouver dans l'axe de l'édifice, était portée à droite. par exemple, et que d'un côté il y eût quatre fenêtres, et deux seulement de l'autre. Vitruve, qui distingue longuement la rythmie et la symétrie (I, 2, et IV, 2), définit cette dernière d'une manière un peu différente de la signitication que nous lui donnons aujourd'hui. « Quant à la symétrie, dit l'architecte romain, c'«st l'accord convenable des membres entre eux et des parties séparées, la correspondance de chaque partie avec son ensemble, comme on le voit dans le corps humain, où il existe un grand rapport entre le coude, le pied, la main, le doigt et les autres parties du corps. Il en est de même des ouvrages parfaits, par exemple, dans les édifices sacrés, où le canon, le module, est tiré des diamètres des colonnes et du triglyphe. » On voit donc que Vitruve confond ici et les proportions et la symétrie.

SYNAGOGUE, s.f. — Temple israélite, dans lequel les israélites se réunissent pour y célébrer leurs pratiques religieuses.

SYNDICALE (Chambre). — Association

des membres d'une corporation dont le bureau est chargé de veiller aux intérêts pn sionnels, de régler certains différends pouvant s'élever entre les membres de la corporation ou entre ceux-ci et de< étrangers a la corporation. Il existe à Paris des chambres syndicales de toutes les industries du bâtiment chambres, qui Bont de création assez récente, ont rendu de véritables services en réglant a l'amiable beaucoup d'affaires litigieuses et en procurant (\c> travaux a ses membres. Le corps des architectes avait à la place de chambre syndicale des sociétés d'architecture; l'une d'elles, la Société national' architectes de Pra née . a créé tout récemment une chambre syndicale des architectes.

SYPHON. — Voy. Siphox.

SYRINGE , s. f. — Galerie des tombeaux égyptiens souterrains, nommés HYPOGÉES (voy. ce mot). On donnait aussi aux hyp s eux-mêmes le nom de syringes. Ce ternie, qui en grec (<jûpiy;) signifie flûte, semble de prime abord n'avoir aucun rapport avec un tombeau, et cependant une corrélation intime existe entre ces deux termes, car as en égyptien signifie tombeau et l'hiéroglyphe syllabiqne qui représente ce mot as est précisément une flûte. Voilà pourquoi deux mots qui paraissent si différents de prime abord ont la même signification. (Voy. HrÉEOGLYPHBS.)

SYSTYLE, s. m. — Ordonnance d'architecture dont l'entre-colonnement ne comporte que deux diamètres, soit quatre modules. (Voy. Entre-coloxxejiext et la figure qui l'accompagne, où le lecteur pourra voir l'espacement des diverses ordonnances d'architecture.) (Cf. Vitruve, III, 2.)

T. — Seizième consonne et vingtième lettre de l'alphabet, qui, clans les inscriptions latines, désigne des noms propres d'hommes ou de villes : Tullius, Titus, Tïberhmm. Comme signe numérique, T valait 160; surmonté d'un tiret (T) , 160,000. Chez les Grecs, le 6 (thêta) valait 9, et le T (tau) 300.

TABATIÈRE, s. /. — Rosace double en fonte ou en cuivre qui s'emploie habituellement comme ornement d'un croisillon ou d'une croix de Saint-André. (Husson, JDict. du serr.)

Tabatière (Châssis à). — Voy. Châssis.

TABERNA. — Terme d'antiquités, qui signifie boutique pour la vente d'objets en détail. (Cic, Varr., Suét. et Juvénal.) Ordinairement ces boutiques, qui ouvraient sur la rue, n'avaient pas de communication avec le reste de la maison, parce que le marchand ne se trouvait là que dans la journée, et. le soir, il s'en retournait à son logis jusqu'au lendemain matin. Telles étaient les boutiques de Rome; mais, à Pompéi , souvent les marchands logeaient dans la même maison que celle dans laquelle ils avaient leur boutique, comme on peut s'en rendre compte en jetant lis yeux sur notre figure. (Voir l'explication des lettres, t. III, p. loi).) — On nommait

ummu

tHÎIHI

tTlrt

T"hi , tt,t , a Pomp i.

taberna deversoria et meritoria, ou simplement taberna, un cabarel situé sur le bord d'une route à l'usage des voyageurs. (Vitr.,

VI, 5, 2 : Varro, R. R., I, 2, 23 : Val. Max., I, 7, 10.) (Voy. Mutatio.)

TABLE, s.f. — Ce terme a de nombreuses significations en maçonnerie, en menuiserie et en plomberie.

En maçonnerie, c'est une partie lisse et

Fig. 1. — Tuble-pupitre avec sou étagère et son banc.

unie faite dans un mur en pierre, en ravalement de mortier ou de plâtre, en brique,

i il.', 3. Table-pupitre arec le lirons en abattant et son banc à dossier.

qui forme nue saillie ou un renfoncement carrés ou rectangulaires. Dans les ravalements faits de crépi, moucheté en mortier

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