TONNELLE
sine de Montchanin et celle de Forges-les-Eaux sur la ligne de Rouen à Dieppe.
TONNELLE, s./. — Cabinet ou berceau de verdure formé à l'aide de cercles en bois portés sur des poteaux au pied desquels on place des plantes grimpantes, telles que cobéas, chèvrefeuilles, jasmins, ipomés, volubilis, calystégias, haricots d'Amérique, certaines variétés de cucurbitacées, telles que gourdes du pèlerin, etc.
TONTISSE, adj. — Qui vient de la tonte des draps. On emploie la bourre ou duvet provenant de cette tonte à la fabrication des papiers veloutés. — Ce terme, pris substantivement, sert à désigner une tenture de papier velouté qu'on nomme également papier tontisse. Ce genre de papier de tenture est très riche, et c'est celui qui simule le mieux les étoffes de tenture, les lampas, les reps, les golelins , les vieilles tapisseries flamandes, etc
TOPE, s. m. — Monument funéraire de l'Hindoustan qu'on nomme aussi stupa. Ce sont des édifices circulaires surmontés d'un dôme sphérique , au centre desquels se trouve une chambre sépulcrale. Les tombeaux de l'île de Ceylan, nommés dagoubas, se rapprochent beaucoup des topes.
En général, les topes sont élevés sur des monticules naturels ou artificiels ; on les entoure d'une enceinte carrée dont les quatre faces sont orientées sur les points cardinaux.
TOPIAIRE, s. m. — Artiste jardinier de l'antiquité qui s'occupait exclusivement du travail dit Topiarioi opus. (Voy. l'article suivant, et Jardins, Art. des. ,)
TOPIAEIUM (Opus). — Le travail désous ce nom comprenait la culture et l'entretien des arbres et des arbrisseaux, la formation des bosquets, des toimclles et principalement la taille des arbres verts, auxquels, au moyen d'une taille savante et fréquemment répétée, on faisait prendre mille formes étranges d'animaux et d'oiseaux monstrueux et fantastiques. (Cic, ad. Quint.fr., III, 12, et Par., V, 2; Pline, IL N., XV. 89 : Pline le Jeune, Ep., III, 11), 8.)
TORCHERE.
TOPOGRAPHE, s. m. — Celui qui s'occupe de topographie, qui relève le plan des terrains. (Voy. l'article suivant.)
TOPOGRAPHIE, s.f. — Ce terme, dérivé du grec tôtco; (lieu) et yp*'f ^ (décrire) , signifie, description exacte et détaillée d'ur^ lieu, relevé d'un plan , d'un ensemble de bâtiments, etc. La topographie est enseignée dans de nombreuses écoles , notamment dans les écoles militaires. -
TOPOGRAPHIQUE, adj. — Qui appartient à la topographie : ainsi on nomme cartes topographiau.es , les cartes dressées par les officiers du génie dénommés ingénieurs topographes, ou ingénieurs géographes.
TOPORAMA, s. m. — Représentation optique d'un lieu, panorama d'une localité particulière : par exemple, le diorama des Champs- Elysées montrait le panorama du siège de Paris. (Voy. Panorama.)
TOQUERIE, s. f. — Endroit du foyer d'un fourneau de forge qu'on nomme également chaufferie, et que possèdent certains fours à briques. (Voy. Chaufferie.)
TORCHE, s.f. — Sorte de flambeau porté dans une lampe métallique, qui, dans l'antiquité, était un des attributs de Bellone, de Cérès, de Diane, de l'Hymen et des Furies vengeresses. Le flambeau proprement dit, la portion flambante, était fait avec de grosses cordes de chanvre enduites de résine, de cire ou de suif. — Aujourd'hui, comme, du reste, dans l'antiquité, les monuments funèbres portaient des torches renversées de haut en bas, ce qui est le symbole du sommeil et de la mort. (Voy. Torchieh.)
TORCHE-FER, s. m. — Morceau de toile ou de linge fin dont les peintres se servent pour essuyer leurs pinceaux et leur palette.
TORCHÈRE, s. /.' — Vase de métal ajouré (fer, bronze, argent, etc.) fixé à l'extrémité d'un long manche, d'une hampe, et
TOECHIER. - TOEEUTIQUE.
dans lequel on place des matières combustibles Busceptiblea d'éclairer, On donne le même nom à une sorte de candélabre pouvant porter des flambeaux, des girandoles, dus bougies, etc. On utilise les torchères pour éclairer les vestibules des maisons privées et des édifices publics, des grandes salles d'attente, des salles de pas perdus dans les palais de justice, etc. — ■ Dans l'antiquité, on donnait ce nom à de petits meubles élevés qui avaient la forme de nos guéridons modernes et qui servaient à porter des flambeaux ou des torches. Ces torchères avaient trois pieds, ou du moins un pied triangulaire ; la tige soutenait un petit plateau circulaire avec un faible rebord : c'est sur celuici qu'on disposait le luminaire.
TORCHIER ou TORSIER, s. h;. — Chandelier antique dans lequel on brûlait des torches et qui remplissait l'office de nos chandeliers modernes. Le moyen âge a fait également usage des torchiers.
TORCHIS, s. m. — Mortier fait à l'aide de la terre franche corroyée avec de la paille ou du foin haché. Le torchis est surtout employé pour les constructions rurales, soit pour hourder des murs, soit pour des enduits, soit comme garnissage de cloisons. On fait également une sorte de torchis avec de l'argile, de la chaux et de la bourre, mais on nomme plutôt cette dernière composition, lange; du reste, les deux termes sont souvent pris comme synonymes. (Voy. Bauge.) — Le torchis est un mauvais élément pour les constructions, car il est fort éprouvé par les impressions de l'atmosphère, il se dessèche , s'écaille , tombe en poussièi*e ; aussi conseillons -nous d'employer pour les constructions rurales ou économiques le pisé, dont nous avons depuis longtemps reconnu le bon usage. (Voy. Pisé.)
TORCHON, s. m. — Poignée de paille tortillée, ou natte de paille très épaisse dont on se sert dans les chantiers de construction pour garantir les arêtes des pierres quand on les déplace ou qu'on les transporte. Les couvreurs
nomment le ton-bon, Coussih (voy. ce
TOECIN, ». m.
schistes ardoisière.
Banc qui divise les
TOECINEE, v. a. Tordre le verre tandis qu'il est chaud et malléable.
TOECULAE. — Terme d'antiquité qui
signifie PeeBSOIB (voy. ce mot).
TORE, s. m. — Ce tenue, dérivé du latin torus (corde), désigne la grosse moulure ronde qui fait partie des divers membres d'architecture. La base des colonnes porte presque toujours des tores ; l'architecture romane l'a utilisée pour décorer des archivoltes, le style ogival pour des nervures , etc.
TOREUTICIEX, s. m. - Sculpteur qui pratique la toreutique. (Voy. l'article suivant.)
TOREUTIQUE, s.f. — La signification de ce tenue n'a jamais été bien précise. Littré, citant Quatremère de Quincy (List., Mém. hist. et titt. eme, t. TV, p. 377), définit ainsi ce terme : « Nom donné chez les Gn • la sculpture chryséléphantine, troisième branche de l'art. — L'art de la toreutique, ou sculpture sur métaux. » Ces définitions, d'après nous, ne sont pas exactes. En effet, la toreutique est l'art de sculpter, de graver sur les métaux, l'ivoire et même l'argile, avec un outil poiutu (ceci ton, fonius) dont on se sert pour travailler les objets sur le tour. On gravait des filets, des rubans ou d'autres ornements en creusant la matière : or le terme grec TopÉÔo) (je creuse) est souvent employé comme synonyme de TopvEÛw (je tourne, je travaille au tour). Telle serait la véritable signification de toreutique. — Souvent les objets ainsi tournés recevaient par incrustation, dans les filets et les rubans creusés par le cœlum, des ornements (Martial, X, S7) moulés, coulés, sculptés, ciselés à part, des émaux peut-être : ce qui fait que la toreutique embrassait une foule d'ouvrages et jusqu'à dos poteries d'argile, car le travail exécuté sur celles-
TOROX.