‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 2)Chapitre 159 sur 238 · Tour de l'Orage, ;ï Laun (liohOinc · texte numérisé non relu

Tour de l'Orage, ;ï Laun (liohOinc

tours de soldats, puis on les dirigeait aussi près que possible du rempart de la place assiégée. Une fois arrivées là, les soldats jetaient une sorte de pont-lcvis en abatant, à, l'aide duquel ils faisaient une prompte irruption dans la place.

TOUB DE LA souris. — Intervalle, vide plus étroit que le TOUB DU CHAT (voy. ce mot), qu'on doit laisser entre un tuyau de

TOURBE

chute d'aisano -■ ou de descente et on mur mitoyen. Suivant la dimension et la nature du tuyau, Le tour de la souris peut avoir de 0m,05 ù <»"',"* ; il n'y a pas de règle bien ird. Du reste, bien des irs ont confondu ces deux termes; il y b lp n cependant d'établir la distinction que îmus avons faite. Dors de la réformation de la coutume de Paris, en L580, l'article 190 B été ajouté à la vieille coutume; il s'exprime ainsi : « Qui veut faire forge, four ou fourneau contre le mur mitoyen doit laisser demi-pied tle vide et intervalle entre-deux du mur ou forge ; et doit être ledit mur d'un pied d'épaisseur. » — Cet article 190, moins explicitement visé par le Code civil (art. <;74) , était également inscrit dans les coutumes d'Auxerrc, de Blois, du Bourbonnais, du Berry, de Calais, de Clermont, de Cambrai, de Châlons-sur-Marne, de Melun, de Montargis, du Nivernais, de Normandie, d'Orléans, de Reims, de Sens et de Troyes. — Divers auteurs ont confondu les deux expressions de tour du chat et de tour de h souris. (Cf. Bullet, Arch. prat; Jombert, Arch. mod. ou Vart de bien bâtir; d'Aviler, Dict.; Roland Le Virloys, Dict.; Desgodets, Lois du bât.; Bullet, expliqué par Séguin: Cliché et Jay, Nouvelle architecture pratique, etc., etc.) Tour des Vents. — Tour octogonale construite par Andronicus Cyrresthès; aussi lui donne-t-on quelquefois le nom de tour d'Andro nique, de tour de Cyrresthès. Cette tour, qu'on peut encore voir à Athènes dans un assez bon état de conservation, était, pour ainsi dire, un bureau météorologique : en effet, la toiture de l'édifice était couronnée d'un triton en bronze qui tournait au gré du vent, et comme sur chaque face du monument on avait indiqué en sculpture huit directions du vent, le triton, qui tenait une baguette à la main, en l'arrêtant sur un point, fournissait ainsi des renseignements. Au-dessus de chacun des vents, il y avait un cadran solaire qui donnait l'heure par le soleil, et à l'intérieur de la tour il y avait un grand clepsydre qui indiquait l'heure en l'absence du soleil.

TOURBE, s. f. — Combustible provenant

de la décomposition incomplète de végétaux. — C'est une substance brune, jaunâtre OU noirâtre, d'une apparence terne-, spongi ou feutrée, composée «le- tissus ligneux, fibres herbacées incomplètement désorgani-

. parce que- la pré» ace de l'ean trait a l'influence immédiate de l'air, ce qui en retarde indéfiniment la décomposition. — Les sols et terrains tourbeux sont cl.. parmi les plus mauvais au point de vue de la construction ; il faut prendre «les précautions exceptionnelles pour jeter les fondations sur les terrains tourbeux. (Voy. Fondations. j

Historique. — La tourbe est connue de toute antiquité ; Pline, qui dans ses œuvre- n parlé sur tant de choses, y fait â coup BÛT allusion quand il dit que la terre de certaines contrées, celle d'Aricie, par exemple, brûle si un charbon enflammé tombe par hasard sur ces terres : Subjectis Arici<<> arcis si carbo incident, ardere terrain solet. Il nomme même une substance, cespites bituminosi; or les gazons bitumineux ne peuvent être, selon nous, que la tourbe. Un grand nombre d'auteurs ont écrit sur la tourbe ; mais Charles Patin, docteur régent en la faculté de médecine de Paris, a fait paraître en 1603 le premier ouvrage en français sur ce sujet.

Il existe trois variétés de tourbes : cell marais, celle des plaines et celle des montagnes; mais ces trois variétés, suivant l'état de décomposition dans lequel elles se trouvent, fournissent de la tourbe fibreuse ou spongieuse, de la tourbe brune , ou de la tourbe noire. La tourbe fibreuse est celle qui n'est pas complètement formée, elle provient du dessus des gisements; la tourbe brime est d'une formation plus ancienne, elle se trouve dans le milieu des gisements ; enfin la tourbe noire est la tourbe complète, c'est-à-dire d'une formation très ancienne. On brûle la tourbe à l'état naturel, en briquettes et en charbon. Danles chantiers de construction, on utilise la tourbe en briquettes ou la tourbe carbonisée pour chauffer les chaudières de bitume.

La superficie moyenne des tourbières de France est d'environ 1,200,1 hectares ; malheureusement, les trois quarts des tourbières ne sont pas exploitées. — Pour de plus amples

TOURBIERE. — TOURELLE.

renseignements, cf. notre Traité complet de la tourbe, 1 vol. in-8° de 212 pages, Paris, 1870.

TOURBIÈRE, 5. /. — Terrain d'où l'on extrait de la tourbe ; marais renfermant de la tourbe.

Jurisprudence. — Les tourbières ne peuvent être exploitées que par le propriétaire du fonds sur lequel elles se trouvent, ou avec son consentement. — Pour plus amples détails sur la législation des tourbières, voy. Mines, Ç Tourbières; et notre Traité complet de la

Pavillon avec tourelle, au château d'Ashby (Angleterre).

tourbe, pages 170 à 185; cf. en outre l'article précédent.

TOURELLE, s./. — Petite tour. — Beaucoup de monuments de la renaissance possèdent des tourelles; on les utilisait pour des escaliers secondaires, pour de petits cabinets de divers genres, etc., etc. Souvent on plaçait

des tourelles en encorbellement à l'angle des édifices. L'architecture anglaise et surtout L'architecture allemande ont largement employé la tourelle. L'Angleterre utilise largement la tour et la tourelle dans son architecture, et souvent nos confrères anglais tirent un excellent parti de ces édicules; nous en donnons comme preuve notre vignette, qui

TOURET

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