‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 2)Chapitre 162 sur 238 · TOURNE-VENT · texte numérisé non relu

TOURNE-VENT

TOURNISSE.

T( > n; XI :- Y ENT, s. m. — Tuyau recourbé mobile qu'on plau si> d'une Bouche do

cheminée pour l'empêcher de fumer : ou le nomme aussi Abat-vent cl Gueule-deloup (voy. ces mots).

TOURNEVIS,*, m. Instrument de fer

ou d'acier servant à serrer ou à desserrer les

Fig. 1. — Tournevis (1er type).

vis ; il se compose d'une lame plate d'acier, trempé extrêmement dur, et aplatie à son extrémité pour faciliter son entrée dans la

Fig. 2. — Tournevis (2e type).

fente de la tête des vis ; l'autre extrémité est emmanchée dans une tête de bois en forme de petite poire. Nos figures montrent trois types de tournevis.

TOURNIQUET, s.

Ce terme sert à

uer : i une croix de bois posée horizontalement sur un pivot ou un potelet : on pose des tourniquets dans des ruelles ou dan chemins, aux entrées et aux sorties des j pour ne permettre le passage qu'à des piétons et à une seule personne a la fois; 2° un rouleau de bois tournant autour d'un axe

Fig. 3. — Tournevis (3e type).

qu'on place dans certains endroits pour empêcher, par exemple, des animaux de se blesser en passant dans des passages étroits : on place de ces tourniquets ou rouleaux dans les portes des poulineries et aux angles de ces bâtiments pour empêcher les juments pleines de se blesser ; 3° une poutre garnie de pointes de fer qu'on place dans une brèche pour en disputer le passage ; 4" un morceau de fer plat traversé par une tige de fer terminée à pointe ou à scellement : ce genre de tourniquet sert à arrêter les volets ou les persiennes. On nomme tourniquet simple celui qui n'a qu'une branche : il sert à arrêter les châssis vitres: tourniquet à bascule, une petite tige qui porte un bouton à l'une de ses extrémités, et une vis à écfou garni d'une bascule de l'autre : on l'utilise pour fermer les petites portes d'armoire.

TOURNISSE, s./. — Pièce de charpente.

poteau de remplissage compris entre une sablière et une décharge. Les parties de la tonrnisse coupées obliquement s'assemblent dans la décharge en tenons à fournisse; on

ÏOYERE. - TRAINEAU.

fait aussi usage de tenons en aoout ; quant à l'assemblage avec la sablière, il se fait eu angle droit à tenon et à mortaise. Trop souvent on se contente de couper obliquement les tournisses et de les arrêter avec de longs clous ou une petite pièce de fer découpée en dent-de-loup. Les tournisses entrent souvent dans la construction des jouées de lucarne.

TOYÈRE, s.f. — Œil d'un fer de hache.

TRACÉ D'UN BATIMENT. — Opération qui a pour but de tracer sur le terrain l'emplacement que les murs d'un bâtiment doivent occuper; cette opération se nomme plutôt Implantation (voy. ce mot).

TRACÉ DES ÉPURES. — C'est l'art de

dessiner, grandeur d'exécution, sur une aire, les diverses parties d'un bâtiment dont l'exécution présente de grandes difficultés. Les maçons tracent les épures des trompes, des voûtes et des escaliers ; les charpentiers, des escaliers et des combles; les serruriers, des grandes couvertures, des limons d'escalier en fer, enfin de toutes sortes de charpentes. Ces ouvriers se rendent ainsi parfaitement compte des différentes parties d'un ouvrage , de leur assemblage, et peuvent résoudre d'avance des difficultés qu'ils n'auraient pu prévoir qu'à l'exécution, c'est-à-dire trop tard, s'ils n'avaient pas eu le soin de tracer leurs épures en vraie grandeur.

TRACER, v. a. — En général, c'est marquer, indiquer par une ou plusieurs lignes le contour d'un objet sur une surface quelconque.

En maçonnerie , c'est marquer, par des lignes rouges ou noires, les tailles sur une pierre. Tracer sur le terrain, c'est marquer, à l'aide de petits sillons suivant les lignes ou cordeaux, la direction des ouvertures des tranchées pour fondations; tracer au smbleau, c'est tracer avec le simbleau des arcs surbaissés, des arcs rampants, des ellipses, etc. ; tracer par èauarrissement, c'est, dans la coupe des pierres, une manière de tracer les traits sur les pierres par des panneaux pris sur

l'épure et cotés pour trouver les raccordements.

En menuiserie et en charpente, le terme tracer a bien des significations usitées eu maçonnerie; on se sert, pour tracer sur les bois, d'un outil nommé Traceret (voy. ce mot).

En serrurerie, c'est dessiner des traits, tirer des lignes, indiquer des points de repère sur le métal avec la pointe à tracer.

En peinture, tracer des moulures , des filets, des panneaux, c'est dessiner avec le blanc d'Espagne ou un crayon noir ou rouge, des moulures, etc., avant de les peindre.

TRACERET, s. m. — Outil servant à tracer sur les bois les détails des assemblages , coupes, repères, etc.; l'une de ses extrémités

Traceret.

est terminée en pointe, et l'autre par un petit renflement arrondi percé d'un trou. (Voy. notre figure.)

TRACTION, s.f. — Terme de mécanique.

Action d'une force qui, placée en avant de la résistance, tire un corps mobile à l'aide d'une corde en chanvre, en fil de fer, ou de tout autre intermédiaire. (Voy. Stabilité.)

TRAILLE. — Voy. Pont, § Ponts volants.

TRAINANTE (Semelle).

MBLLE.

Voy. Se-

TRAINEAU, s. m. — Machine servant au transport des pierres. Elle se compose de deux pièces méplates armées en dessous de bandes de fer pour leur permettre de résister au frottement ; ces pièces sont jointes ensemble par des traverses, et dans leurs angles elles ont des crochets permettant d'attacher des traits pour des chevaux ou pour des hommes , car le traîneau est également traîné par ceuxci ou par des bêtes de somme.

Page 1