TRANCHÉE. — TRANSSEPT
Pour se servir de ce ciseau d'acier, ils posent le tranchant sur l'objet à trancher, et ils frappent dessus un coup sec avec le marteau à devant. Les marbriers nomment tranches les dalles de pierre ou de marbre de faible épaisseur débitées dans un bloc au moyen de la scie sans dents.
TRANCHÉE, s. f. Déblai plus ou
moins important pratiqué au travers d'un terrain, pour donner passage à une voie ferrée , à une chaussée, à un canal, à un aqueduc, etc. On nomme encore tranchées les déblais faits dans le sol pour établir les fondations d'une construction, pour faire passer une conduite d'eau, de gaz, ou bien pour planter une ligne d'arbres. Dans les avenues, les jardins publics et les parcs, on pratique souvent des tranchées plus larges que de raison pour enlever ht mauvaise terre et en rapporter de la bonne, afin d'assurer la reprise des arbres que l'on mettra en place.
Dans un mur, on nomme en général tranchées des entailles pratiquées pour y faire un scellement en longueur ou pour y encastrer un objet : un tirant d'ancre , par exemple ; quand c'est pour y sceller un poteau, on se contente de hacher le mur de l'épaisseur du poteau et â une faible profondeur.
TRANCHE -MAÇONNÉ, ÉE, atlj. — Terme de blason, qui se dit d'un écu dont une division est en maçonnerie.
TRANCHET, s. m. — Outil tranchant dont se servent les plombiers pour couper leur plomb.
Les serruriers nomment tranchet un petit outil sur lequel ils coupent le fer; il s'ernmanche dans le trou de l'enclume.
TRANCHIS, s. m. - Rang de tuiles ou d'ardoises tranchées dans leur longueur et obliquement sur un ou deux de leurs côtés. On place des franchis le long d'un arêtier, d'une noue, dans le bas des joues de lucarne ou des lies de cheminée.
TRANSEPT. — Voy. Traxssept.
TRANSITION (Style de).
Ogivale, Architecture.
Vov.
TRANSMISSION DE FORCE ou DE MOUVEMENT. — A l'aide de courroies dites sans fin, qui passent sur des roues et poulies à jantes plates légèrement convexes, on
Transmission Je forc-e ou de mouvement.
peut transmettre une force, un mouvement dans des locaux souvent fort éloignés de l'agent producteur, et grâce à un seul moteur à gaz ou à vapeur.
TRANSPORT, s. m. — Action de transporter. Dans les chantiers, on transporte toutes sortes de matériaux ; on emploie à cet effet divers genres de véhicules, des camions, des diables, des binards, des tombereaux, des brouettes, desbards, des fardiers, des charrettes, des triquebales, des wagons, etc. ; on utilise aussi des hottes, des bourriquets et divers genres de corbeilles en osier.
Le transport des terres se fait à la pelle, à la brouette, au tombereau, au bourriquet et au wagon. (Voy. Relais, Pelleteur, Broiktteur, etc.)
Le transport des pierres se fait à la brouette, au camion, au diable, au binard, à la charrette.
Le transport des briques, du sable, de la chaux, du plâtre, du ciment, se fait au tombereau pour les grandes quantités, à la brouette pour des quantités peu considérables.
Le transport des bois de charpente s'effectue au moyen de charrettes et de fardiers; les longues pièces, telles que poutres et sapines. avec des triquebales.
TRANSSEPT, s. m. — C'est dans une éî
Ti;.\ PAN. Tl.wi'i LLOX.
la oef Becondaire qui coupe, qui travei principale el la Bépare «lu chœur et des bac côtés. Le tranasepl forme les deux braa d'une croix dont le chœur el la nef sont le montant. On le nomme aussi, mais Improprement, croisée, el ses deux extrémités ont reçu le nom de croisillons, d'ailes de la croix, de bras et branches de croix. Du reste, toutes ces diverses dénominations sont souvent employées à tort comme synonymes, ce <jui établit dans Le langage et dans les écrite nue confusion très regrettable. Il serait donc à désirer que les architectes et les archéologues adoptassent la classification suivante : on nommerait transsept l'ensemble de la nef transversale; croisillons, chacune des extrémités de cette nef; croi.se'>, inter transsept, intercroisillons, le centre du transsept, qui est parfaitement circonscrit par les croisillons d'une part, le chœur et la nef principale de l'autre. Comme on le voit, ces termes sont très explicites. Disons aussi que souvent on écrit transept avec une seule s, ce qui est contraire à l'étymologie du mot, dérivé de trans (au delà) et septum (enceinte fermée par des barrières), par allusion aux grilles du chœur. Il est donc mieux d'écrire ce mot comme nous le donnons en tête du présent article. — Les transsepts sont ordinairement fermés par un mur droit qui se termine en pignon décoré d'une grande rose ; mais on en voit parfois terminés en hémicycle ou en abside. Certaines églises ont un transsept double ; quelques auteurs ont même avancé, Berty entre autres, qu'il en existait quelquefois jusqu'à trois. Nous ne connaissons pas d'église ayant un triple transsept. — Quelques chapelles de la Vierge, notamment celle de l'église de la Charité-sur-Loire, ont un transsept. Le transsept existait, mais sans faire de saillie extérieurement, dans beaucoup d'anciennes basiliques ; il ne devint saillant qu'au IVe et même qu'au v° siècle. Dans les basiliques chrétiennes de l'époque latine, le transsept passait entre les nefs et le tribunal ; le mur qui séparait la croisée de la nef était percé d'un arc triompha/.
TPAPAX, s. m. — Haut d'un escalier où finit la rampe. ( Pernot.)
TRAPÈZE, s.m. — Quadrilatère dont deux
sont inégaux et parallèles. Le trapèze
ectangle, Lorsqu'il a deux angles droite ; ii
< -i dil isocèle, quand les côtés opposés non
parallèles sont égaux.
TRAPÉZOIDE, adj. — Quadrilatère plan dont tous I"- côtés -ont obliques entre eux.
TRAPP, 8. m. - - terme générique
on comprend l'amygdaloïde, le basalte et le porphyre. On nomme trapp-tuf un tuf volcanique. — Le trapp, qui est une espèce de dio-
rite, est employé aux constructions dans taines contrées. On le nomme ainsi parce qu'en Suède il forme des masses de roche di-p • en gradins {trapp) ; en Allemagne, on le nomme grunstein, et en France, diorile.
TRAPPE, s. f. — Châssis plein ou volet
qui se pose horizontalement à fleur d'un plafond pour donner accès à un grenier, ou dans un plancher pour permettre d'arriver à une cave. Les trappes sont fixées sur un de leurs côtés et s'abaissent soit dans un bâti en bois, soit dans des cadres en pierre. — On nomme également trappe , ou plutôt fenêtre à trappe, à guillotine, une fenêtre qui glisse dans une coulisse. — Les fumistes nomment irap\ tôle, les petites portes faites en tôle de fer qu'ils placent dans des coffres de cheminée pour le service du ramonage. Us font également des trappes pour boucher plus ou moins l'ouverture des cheminées et augmenter ou diminuer le tirage à volonté. Ce génie de trappe, qui devrait exister dans toutes les cheminées, permet de la fermer hermétiquement quand on ne fait pas de feu ; on les ouvre et ou les ferme à l'aide d'une tringle à crochet qu'on arrête sur une bande de fer percée de sept ou huit trous, qui servent ainsi à régler l'ouverture.
TRAPILLOX, s. m. — Longues fentes, espèce de petites trappes, qui sont pratiquées sur le plancher d'un théâtre pour le jeu des décorations. — On désigne aussi sous ce terme les ferrures qui tiennent une trappe fermée.
TRAPPOX. — TRAVAUX PUBLICS.
TRAPPOX, s. m. — Trappe à fleur de terre qui sert à fermer une cave dans laquelle on entre par la rue.
TRASS, s. m. — Sorte de tuf volcanique poreux, composé de matières très hétérogènes ; en effet , suivant la variété , on y trouve des fragments de basalte, de pierre ponce, de schiste argileux, du quartz, du mica, et quelquefois du bois carbonisé. Il provient, dit-on, d'éruptions volcaniques boueuses. — On distingue trois variétés de trass : le gris bleuâtre, le jaunâtre et le trass mort; mais les deux premières variétés constituent seules le trass proprement dit. Quant au trass mort, dénommé par les Allemands wïlder trass, wilder tufsfein, il est de beaucoup inférieur aux deux précédents pour la confection des mortiers, car il est beaucoup moins hydraulique. On emploie le trass à la confection d'un genre particulier de mortier qui est formé de 1 volume de trass et de 0,5 de chaux. — On exploite surtout cette matière sur les bords du Rhin, principalement dans les environs d'Andernach.
TRAVAIL, s. m. — Ouvrage fait ou à faire. On nomme travail neufxm. travail exécuté sur un nouvel œuvre; travail cl 'entretien, celui qu'on fait pour entretenir un immeuble dans un lion état; travail de réparation, le travail qu'on exécute pour réparer des dégâts commis ou des dommages causés par cas fortuit ou par vétusté à un immeuble.
TRAVAILLER, v. a. — Faire un travail, ■uter un ouvrage quelconque. — On dit (prune maçonnerie, qu'un mur travaillent, quand il se produit des déchirures dans ces ouvrages qui indiquent que le tassement s'est fait irrégulièrement. — Quand les matériaux, pierre, bois, fer, etc., sont soumis à des efforts de compression, de traction, de flexion, on dit qu'ils travaillent à raison de tant de kilogrammes par centimètre carré. Enfin, par les cxpressions travailler à la tâche, à ses pièces, à la journée, il faut entendre qu'un ouvrier reçoit un certain salaire soit pour le travail convenu, soit par chaque pièce qu'il exécute, soit enfin pour une journée de travail.
Au figuré, quand on dit qu'un bois travaille, on entend qu'il se dessèche, qu'il se déjette.
TRAVAISOX, s.f. — Saillie qui termine le haut des murs d'un édifice et qui porte la charpente de la couverture ou les travées de cette charpente ; de là son nom. Quand cette saillie est considérable, on la nomme Corniche, Entablement (voy. ces mots).
TRAVAUX PUBLICS. — On désigne sous ce terme les travaux empreints d'un caractère d'utilité publique ; ce sont donc des travaux qui intéressent la généralité des habitants du pays, quelle que soit son étendue. Les travaux publics comprennent la création des routes, des voies d'eau et de fer, la construction des digues, ports, phares, des monuments publics, l'exploitation des tourbières, des mines et minières, les travaux de drainage et d'irrigation, le dessèchement des marais et des tourbières. Mais il demeure bien établi que tous les travaux que nous venons d'énumérer ne sont réellement dits travaux publics qu'alors seulement qu'ils sont exécutés pour le gouvernement et à ses frais, directement ou par des concessionnaires et des adjudicataires. Les travaux publics comprennent donc, par suite de ce qui précède, les travaux de l'Etat, les travaux départementaux et certains travaux communaux que l'État subventionne ou surveille, tels que mairies, hôtels de ville, églises, presbytères, écoles normales, écoles d'agriculture, écoles des arts et métiers, etc.
L'entrepreneur de travaux publics jouit de certains droits et de certaines prérogatives que nous allons examiner brièvement. — Les entrepreneurs peuvent prendre des matériaux dans tous les lieux qui leur sont indiqués dans le devis, ou ultérieurement par l'autorité compétente. Ils n'ont qu'à avertir les propriétaires et les indemniser de gré à gré, et, à défaut, à dire d'experts. On excepte les lieux clos par des murs ou autres clôtures équivalentes suivant l'usage des lieux. (Ait. du Oons., 7 sept. 1755; Cous. d'État, 5 nov. 1828, 27 juin et 24 oct. 1K34.) — Quand l'entrepreneur s'approvisionne dans les propriétés de l'Etat,