ZONE
l'autre dans la 12° région; le premier avait été bâti par Septime-Sévère ; quant au second, il était antérieur à Titus, puisque la 12e région était entièrement bâtie avant cet empereur. Sous le pape Sixte-Quint, il existait encore trois étages du septizonium de Septime-Sévère, mais ce pape les fit abattre pour employer les colonnes de granit (marbre africain) pour l'embellisse-
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Fig. 1. — Zone; édifice & sept zones (leptem onium, septizonium).
meut de la basilique Vaticane, comme le dit Xiliby {Roma antica, parte II, p. 453) : Le colone erano digraniio, marmo affrkano efornirono materiali per Vabbellimento delta basilica Vaticana. Le même auteur .ajoute que Sixte- Quint, vers la fin de son pontificat, fit démolir [eseptizonium, portique à trois étages de colonnes, comme on le voyait dans une vue de Rome antérieure à cette époque (c'est-à-dire vers la fin du XVIe siècle) : Fino al pontificalo di Sixlo V, che lo fece (liinolirc | il settùsonio) portico
DICT. d'aRCHITECTDRE. — T. IV.
a Ire piani di colonne corne si vede mile vedute di Roma anterioria qnella epocca. — Notre figure 1 montre ce monument dans l'état où il se trouvait au moment de sa démolition ; mais dans
Fig. 2. — Œnochoè décoré de zones d'animaux.
son état primitif il ne comportait ni mur ni baies dans l'entre-colonnement du second étage. A quoi servait ce genre d'édifice? Il est bien difficile de trancher la question, d'autant
Fig. 3. — Vase décoré de quatre zones d'animaux,
que nous possédons bien des vues, mais aucun plan. On peut supposer cependant, sans trop s'aventurer dans une fausse hypothèse, que le septizonium de Septime-Sévère était tout simplement un escalier monumental placé en avant de la maison des empereurs, escalier qui
zooi'iiou-:.
ZOTHECA.
leur permettail d'aller but le Palatin en partant d'une dea extrémités du Cireus Maximus.
Dans les vases peints, on nomme zones des bandes annulaires qui divisent le rase dans sa hauteur (fig. 2 et 8); souvent les zones sonl décorées de figures humaines ou de figurines d'animaux. (V<>y. Vase.)
Zone militaire. — Bandes de terrain qui doivent rester li lues autour des fortifications pour les nécessités de la défense. Le terrain militaire comprend, indépendamment des fortifications, des espaces libres tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des places de guerre. A l'intérieur, cet espace se nomme rue du rempart; sa largeur est variable, mais il doit au moins avoir 8 mètres. (Loi du 10 juillet 1791, art. 15, 16, 19.) A l'extérieur, la limite des fortifications s'étend dans la campagne à 39 mètres de la crête des parapets des chemins couverts, de 30 à 60 mètres du parapet extérieur. Ces terrains, dits militaires, sont délimités par des bornes. C'est au delà de ceux-ci que commencent les zones militaires, c'est-à-dire le rayon de défense, composé généralement de propriétés privées, mais grevées de servitudes, comme nous allons bientôt le voir. — Ces zones sont au nombre de trois, elles ont le même point de départ que celle du terrain militaire ; la première zone s'étend à 250 mètres de la crête des parapets, la seconde zone à 487 mètres, et la troisième à 974 mètres. — Les servitudes qui grèvent ces zones sont variables. Dans la première zone, à 250 mètres (et cela pour les places de guerre de toute classe aussi bien que pour les postes militaires et les ouvrages détachés), il ne peut être bâti aucune maison ou clôture de construction. Sont seules autorisées les clôtures en haies sèches ou en planches à claire-voie. — Au delà de la première zone jusqu'à la limite de la deuxième (487 mètres), il est interdit , autour des places de guerre de première et de deuxième classe, d'exécuter aucune construction en maçonnerie et même en pisé ; mais on peut élever des constructions en bois et en terre, sans y employer toutefois de la pierre ou de
la brique, et n'utiliser la chaux et le p] que pour crép enduits, a la charge
encore de démolir immédiatement et enlever promptement les matériaux et décombres, cela sans indemnité, à la première réquisition de l'autorité militaire, dans le cas ou la place
déclarée en état île guerre serait menacée. — Pour ce 'pli concerne les places de troisième
classe, on peut élever toute sorte de constructions, mais aux mômes charges qu'il est dit ci-dessus. — Enfin dans: la troisième zone militaire on peut élever toute espèce de constructions et de clôtures, mais on ne peut entreprendre ni voies, ni chemins, ni chaussées, ni routes ou levées de terre, exploiter des carrières, pratiquer des fouilles ou des excavations quelconques, sans s'être concerté au préalable avec l'autorité militaire et sans en avoir obtenu l'autorisation. Enfin, dans la même étendue, on ne peut faire aucun dépôt d'aucune esp sauf des dépôts d'engrais, Bans avoir obtenu des officiers du génie l'emplacement pour cesdits dépôts. — Comme complément, voyez Servitude, § Servitudes militaires, et Place
DE CUEKRE.
ZOOPHORE, s. m. — Ce terme, dérivé du grec Çwotpo'poi;, signifie "porte-animaux, et par suite, Frise (voy. ce mot), parce que souvent les frises étaient décorées avec des animaux. Au mot Griffon, planche XLIX, le lecteur peut voir un fragment de frise du temple d'Antonin et de Faustine, à Rome, qui est un véritable zoophore.
ZOTHECA. — Tenue d'antiquités. Petite chambre contiguë à une pièce de plus grande dimension et qui permettait à son possesseur de pouvoir s'y retirer pour s'y livrer à l'étude. (Pline, Ep., 17, 21.) Chez les Romains, il existait même un diminutif de zoiheca; on le nommait zothecula. (Pline, V, 6,38.) — On nommait aussi zoiheca une petite niche servant à recevoir une statue ou tout autre objet. (Inscript. apitd Orelli, 1368; ap. Muratori , 690, 2.)