RAMPE
terrée pour mon ici' Les déblais, soit à la brouette,
suit mi i bereau, — On nomme encore rampe
une suite de marches larges et i es qui
permettent aux cavaliers de monter aux divers étages d'un monument ou au sommet d'un point culminant quelconque. Divers édifiées sont pourvus de ce genre d'escalier, nous citerons notamment l'hôtel de ville de Genève. —
Enfin, on donne le même nom de rampe à la balustrade à hauteur d'appui posée sur le limon d'un escalier. Ces rampes sont en pierre, en marbre, en bois, en fonte, en bronze et même en cristal, mais on les fait surtout en fer f< ou étiré. Les rampes en fer forgé sont décorées avec plus ou moins de richesse; quelques-unes, fabriquées au XVIe et au XVII* siècle,
Fig. 1. — Rampe d'escalier (hôtel Laudon).
sont de véritables œuvres d'art, des chefsd'œuvre, par la beauté de leur composition et de leur exécution. En général, dans les rampes en fer forgé, les départs , que, suivant leur forme , on nomme volutes, colimaçons ou balustres, sont très remarquables. Nos figures montrent deux départs de rampes modernes exécutées par un habile praticien de Paris, M. Baudrit, sous la direction de notre confrère M. Max Vautier. Ces deux spécimens de serrurerie ont
paru dans la Revue générale d'architecture, éditée par MM. Ducher et Cie : c'est d'après ce journal que nous les avons dessinés. Notre figure 1 représente la rampe de l'escalier de l'hôtel Landon ; elle est en fer forgé, la chimère seule est en fonte douce et ciselée. Notre figure 2 montre la rampe de l'hôtel Demidoff ; elle est toute en fer forgé. Pour terminer ce qui concerne les rampes, nous citerons quelques lignes de Husson {Dictionnaire du serrurier) :
EAMPLSTE.
Les rampes, dit cet auteur, se composent de la bandelette ou main- courante , des barreaux, qui sont plus ou moins ornés. On distingue plusieurs sortes de rampes. La plus simple est la rampe à pointes ou à rappointis, dont les barreaux pointus s'emmanchent dans le limon ; ils peuvent être ornés ou non d 'astragales ou de bagues. Vient ensuite la rampe à
cols de cygne, qui est très usitée; les barreaux en sont cintrés par le bas en forme de col de cygne ; ils sont généralement ornés d'astragales, de rosaces, et quelquefois de chapiteaux en cuivre ou en fonte. La rampe à pitons est plus riche ; les barreaux sont ornés de chapiteaux en fonte par le haut et sont supportés dans le bas par des objets nommés pi-
Fig. 2. — Rampe d'escalier (liûtcl Demidoff).
tons, aussi en fonte, plus ou moins ornés, qui portent des tiges à vis se serrant dans le limon. Enfin, l'on fait des rampes plus ornées, soit avec des remplissages en panneaux de fonte montés dans des châssis en fer, soit tout en fer forgé dans le genre ancien.
Les barreaux des rampes à pointes, à cols de cygne, à pitons, sont montés à vis sur la bandelette, laquelle est terminée à son extrémité au-dessus du pilastre par une volute ou colimaçon.
La rampe de perron est une variété des rampes précédentes ; elle peut être aussi à pointes, à cols de cygne, à pitons, etc. Si le perron est en pierre, on scelle les barreaux. — Il y a aussi des rampes dont les barreaux sont avis ou à patte, suivant l'exigence de l'emplacement.
EAMPISTE, s. m. — Ce terme ne sert qu'à désigner l'ouvrier menuisier qui fabrique les mains courantes en bois , et non l'ouvrier ser-
BANCHB. — RAPPOINTIS.
rurier qui fait des rampes; car celles-ci faites par des ouvriers différents, forgerons, repousseurs, estampeurs, serruriers, etc.
RANCIIE, 8. f. — Chevilles en bois ou en fer servant d'échelons, et dont sont garnis les ranchers ou ècheliers.
RANCHER ou ÉCHELIER, s. m. ■ Longue pièce de bois traversée par des chevilles de bois ou de fer nommées ranches. On se sert des ranchers pour descendre dans une carrière, pour monter à une grue, à une sapine ou monte-charge, ou à tout autre engin.
RANG, s. m. — Ce terme est synonyme d'assise; ainsi on dit indifféremment : le premier rang de pierres, de moellons, de briques, ou la première assise de pierres, de moellons, de briques, etc.
RANGE ou RANGÉE, s.f. — Le premier de ces termes est une corruption des mots rang, rangée, et s'emploie au lieu et place de ceuxci. On nomme rang de pavés chaque suite de pavés juxtaposés dans un même alignement en travers d'une chaussée. — Les pavés composant chaque range doivent être chevauchés avec ceux qui composent la range suivante, de manière à ce que les joints perpendiculaires à la direction des ranges soient alternés. — On nomme range losange les pavés posés obliquement à l'axe de la rue. Cette disposition de pavage, quand elle est appliquée aux carrefours formés par le croisement de quatre rues, se nomme croix de Malte.
RANGEMENT, s. m. — Manière de disposer à côté les uns des autres avec ordre et symétrie des matériaux lourds, ou ceux que leur fragilité ne permet pas d'empiler ; on dit : le rangement des matériaux est à la charge de l'entrepreneur.
RANGETTE , s. f. — Tôle commune qui sert à fabriquer les tuyaux de poêle.
RAPE, s. f. — Grosse lime qui sert aux plombiers pour enlever l'excédent de matière
sur les soudures et pour aviver remplacement
sur lequel les soudures doivent être faites. — Ijes râpes servent aux menuisiers pour ar-
| latc.
rondir, dresser et polir le bois debout; ; servent de deux genres de râpe, l'un est plat (fig. 1) et l'autre demi-rond (fig. 2). — On
Hg. 2. — Râpe demi-rouJe.
nomme aussi râpe un outil en fer méplat. dont une face est piquée comme un gril de râpe et qui sert à terminer et parachever le parement d'une pierre après sa dernière taille.
RAPPEL, s. m. — Ce terme s'applique à divers objets destinés à rappeler, c'est-à-dire à faire revenir un objet dans sa position première : par exemple, quand on a tiré le cordon d'une sonnette, quand celle-ci a sonné, elle revient à sa place, parce qu'elle y est ramenée par un ressort de rappel. Il existe aussi des vis de rappel, etc., etc.
RAPPELER, v. a. — Faire revenir à sa place un mouvement quelconque, une sonnette, etc., à l'aide de ressorts à rappel.
RAPPOINTIS, s. m. — Bouts de vieux fer de toutes provenances et de diverses longueurs, grosseurs et formes. Les rappointis mesurent environ de 0m,07 à 0m,20 de longueur; ils sont dressés et appointés par les serruriers. On les emploie à la place des clous ordinaires pour retenir les lourdes charges de plâtre , car la forte épaisseur de celles-ci rend insuffisant l'emploi des clous à bateau : par exemple, dans les corniches et les bandes saillantes des pans de bois , pour les chevêtres entre lesquels doivent être établies des bandes de trémie, etc. Règle générale, quand les charges de plâtre atteignent ou dépassent 0m,10, on doit employer des rappointis au lieu de clous à bateau. Dans les travaux, les rappointis, comme les clous