‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 3)Chapitre 120 sur 252 · SOUFFLET · texte numérisé non relu

SOUFFLET

carrière, enlever avec la masse et les coins la pierre souchet, pour faire tomber les bancs de pierre qui sont dessus. Ce terme doit avoir vieilli ; nous ne le connaissions pas, nous l'avons tiré, ainsi que le suivant , de Quatremère de Quincy {Dicf. d'airh., v" Souche?-).

SOUCIIEYEUR, s. m. — Ouvrier carrier qui a la spécialité d"enlever le soiicliel pour soulever les bancs de pierre et les faire tomber. (Voy. les deux termes précédents.)

SOUDE, s. /. — Sel alcalin qu'on retire du sel marin ou de certaines plantes par incinération; on peut l'utiliser aux mêmes usages que la PoTASSE. (Voy. ce mot.)

SOUDER, V. a. — Action de réunir deux pièces de métal. Après les avoir chauffées à une haute température, on les bat avec de forts marteaux sur l'enclume, de manière à ce que les deux morceaux n'en fassent plus qu'un. Souder avec du cuivre ou du laiton , se nomme Braser. (Voy. ce mot.) Les ouvriers plombiers soudent des métaux divers. Pour le plomb sur plomb et le zinc sur zinc, rien n'est plus simple ; mais pour souder le plomb avec le cuivre , il faut pratiquer diverses opérations : il faut enduire de résine les places sur lesquelles la soudure ne doit pas prendre et décaper, au contraire, à l'acide nitrique les endroits où la soudure doit s'attacher, enfin verser la soudure et l'appliquer où il faut à l'aide des fers à souder. (Voy. le terme suivant.)

SOUDOIR, s. m. — Outil à souder, outil à faire les soudures.

SOUDURE, s. /. — Ce terme s'applique à la réunion d'un bâtiment avec un autre, au point de jonction d'une maçonnerie neuve avec une vieille , d'un nouvel enduit de plâtre il un ancien, au résultat de ces diverses opérations , enfin et surtout à la réunion de deux parties de métal de manière à ce qu'ils forment une seule masse. (Voy. l'article suivant.)

Soudure, — Alliage composé de plu-

sieurs métaux plus fusibles que le métal sur lequel on l'applique pour opérer sa soudure. La soudure pour le cuivre est un alliage en parties égales de plomb et d'étain ; la soudure pour le plomb et pour le zinc est composée de deux parties de plomb et d'une partie d'étain.

Soudure autogène. — Cette soudure consiste, comme son nom l'indique, à opérer la réunion des métaux par la fusion seule et sans aucune addition d'alliage , afin que les morceaux réunis par cette soudure fassent une masse parfaitement homogène. Cette opération, imaginée par de Richement, consiste ; . à employer des dards de flamme d'une très- |i grande intensité qu'on obtient au moyen d'un chalumeau à air et à hydrogène, dénommé clialumeau aérhychique, qui permet à l'ouvrier de manier les dards de flamme comme de véritables outils ; aussi la soudure autogène peut-elle être faite, soit horizontalement, soit verticalement, sur des tuyaux de plomb et des tables de même métal de toute épaisseur. Avec le même chalumeau, on peut souder le plomb et le fer, le cuivre et le zinc, le même métal avec le fer galvanisé, et, pour opérer ces soudures, on peut employer des alliages ordinaires ou du jDlomb pur, i

SOUFFLÉ, ÉE. — Voy. Soufflure,

SOUFFLET, s. m.— Instrument qui sert à fournir un courant d'air sur un point donné, notamment sur les foyers de forge, sur les réchauds des plombiers, etc., afin d'activer la combustion. En général, les soufflets se composent de deux joues ou planches, nommées Jhtsqucs, qui présentent la forme d'une poire refendue dans sa section longitudinale ; ces joues sont reliées ensemble au moyeu d'une membrane flexible (ordinairement du cuir) clouée sur le pourtour des joues ; l'une d'elles est percée de trous fermés par un morceau de cuir formant soupape : c'est ce qu'on nomme Vâme du soufflet. Le cuir de la garniture est maintenu par des cerceaux. C'est par les trous de la soupape que l'air s'introduit dans l'instrument quand on écarte les deux joues , tandis qu'un ajustage, nommé tuyii-e, qui l'orme

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