SURPLOMB. - SYMBOLIQUE
surhaussés, quand leur flèche est plus élevée qne la moitié de leur ouverture.
SURPLOMB, s. m. — Un mur est en surplomb, ou surplombe, quand il déverse, c'est-àdire quand les parties les plus élevées font plus ou moins de saillie sur les parties basses.
SURPLOMBER, v. n. et v.a. — Être liors d'aplomb, être en surplomb. (Voy. le terme précédent.)
SYCOMORE, s. m. — Sorte d'érable employée pour la décoration des jardins, pour faire des pièces de verdure, etc. Aujourd'hui le sycomore n'est plus employé comme bois de construction. Dans l'antiquité, certains peuples de l'Orient l'utilisaient cependant pour cet usage.En outre, les Égyptiens l'employaient
: comme bois de menuiserie et d'ébénisterie.
' Dans les inscriptions égyptiennes, on le nomme de'ir-el-hahari (arbre à encens). C'est dans un sycomore que Nout verse à l'âme du défunt le breuvage de l'immortalité.
' SYÉNITE, s. f. — Roche égyptienne, sorte de granit dans lequel le mica est remplacé par un silicate d'alumine, de chaux et d'oxyde de fer {amphibole). Son nom lui a été donné parce qu'à Syène en Egypte, aujourd'hui Assouan, il existe des gisements trèsconsidérables de ce granit.
SYMBOLE, s. m. — Expression figurée d'un objet qui ne tombe pas sous les sens; on emploie pour symboliser ces objets le des-
, sin, la peinture et la sculpture. (Voy. l'arti-
1 cle suivant.)
■ SYjMBOLISME, s. m. — Mode de repré-
' sentation, sorte de langage muet qui repré-
i sente à notre intelligence, à notre esprit, des
idées au moyen de signes physiques qui ont
une connexion intime avec les idées qu'ils re-
ji présentent. Le symbolisme a existé même aux
époques préhistoriques, chez les peuplades les
1 plus sauvages ; toutes les religions ont eu pour
origine un symbolisme quelconque. Du reste,
les premiers hommes durent, pour communi-
quer entre eux, employer d'abord une mimique animée, puis des images sensibles pour représenter ce qu'ils voulaient dire; ils employèrent alors les objets répandus sur le sol, plantes , pierres, animaux : on peut donc dire jusqu'à un certain point que le symbolisme a été le premier langage humain. Dans l'antiquité la plus reculée, il existait des représentations symboliques ayant un sens mystique que le vulgaire comprenait plus ou moins. Les Égyptiens ont employé très-largement le langage symbohque, le symbolisme. (Voy. Hiéroglyphes.) Ils firent, par exemple, de l'œuf le symbole de la création et de toutes les forces productrices de l'univers. Le serpent, qui forme un cercle parfait en se mordant la queue, signifiait l'éternité de la vie, l'immortalité. Avant les Égyptiens, les Hindous avaient employé également le symbolisme.
Après ces peuples, les Perses, les Étrusques, les Grecs et les Romains l'employèrent aussi. Parmi les principaux symboles, nous trouvons la couronne , la palme , le laurier, le chêne, le palmier, l'olivier, l'aigle, le sanglier, le dauphin, le hibou. — La religion chrétienne multiplia l'emploi des symboles beaucoup plus que les religions qui l'avaient précédée; elle employa la croix, le monogramme du Christ, l'alpha et l'oméga, les colombes au repos ou buvant dans une coupe évasée, ou bien encore portant au bec un rameau d'olivier. Les poissons, l'aviron , la rose, le pavot, la vigne, Vé^x de blé, le niveau, l'agneau , etc., furent encore des symboles employés fréquemment par les premiers chrétiens. Pendant l'époque romane et pendant la période du moyen âge, on créa de nouveaux symboles; aujourd'hui nous puisons ces métaphores de l'art surtout dans la mythologie païenne, et la statuaire est principalement employée pour créer des symboles. Au mot Ogivale {Architecture), le lecteur peut voir (page 325, fig. 18 et 19) deux statues qui symbolisent l'une la Synagogue, l'autre l'ÉgUse. (Voy. Ymagerie.)
SYMBOLIQUE, s. f. — Science qui s'occupe de l'interprétation des symboles par le triple contrôle de la raison , de la critique et