‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 3)Chapitre 140 sur 252 · TAMBOUR · texte numérisé non relu

TAMBOUR

l'antiquité, on employait le talc à la place de verre à vitres.

TALOCHE, s. /. — Outil servant à divers corps d'états. — La taloche du maçon est une planchette rectangulaire^ d'un bois parfaitement dressé, sur la face inférieure de laquelle sont fixés sur les bords deux liteaux de bois

Fig. 1. — Taloche de mat,^on.

et dans le centre de la planchette un manche perpendiculaire servant à la tenir et à la manœuvrer. Le maçon se sert de cet outil pour exécuter les crépis et les enduits en plâtre. Voici comment il procède : il tient sa planchette horizontalement, la charge de plà-

Fig. 2. — Taloche dn bitamier.

tre gâché, puis il l'applique avec force sur la face à enduire. Le plâtre s'y étale et y adhère. Les enduits à la taloche sont bien mieux et plus jiromptement exécutés que ceux faits à l'aide de la truelle.

La taloche du bitumier-asphalteur est un petit plateau circulaire emmanché d'un manche de bois servant à la manœuvrer. Quand le bitume est étalé et dressé, l'ouvrier le bat avec sa taloche pour le lisser et le rendre uni.

TALON, s. m. — Moulure à la fois concave et convexe, dont nous avons donné le tracé au mot Moulure, fig. 10, 11 et 12. (Voy. ce mot et Cymaise.)

TALUS, s. m. — Forte inclinaison qu'on donne aux faces de certains ouvrages de ter-

DICT. ll'AIiCHITKCTLltK. — T. IV.

rassement ou de maçonnerie, par suite d'une destination particulière, mais surtout pour leur donner une plus grande stabilité : par exemple, aux murs de Soutènement. (Voy.

ce mot.) Le talus est distinct du ijlacis, en ce que l'inclinaison de celui-ci est moins sensible; et àvL fruit, parce que la ligne inclinée de ce dernier s'éloigne peu de la verticale. Les talus des teiTes, quand ils doivent être exposés constamment aux intempéries de l'air, sont revêtus de maçonnerie, alors même que ces terres n'auraient qu'un talus naturel, c'est-àdire celui de leur plus grande pente. Cependant, dans bien des cas, dans les tranchées pratiquées pour les voies ferrées, par exemple , afin d'économiser les frais de maçonnerie, on gazonne souvent les talus ou bien on les plante de taillis ou d'arbustes. Ces revêtements de gazon ou ces plantations de petite futaie retiennent suffisamment les terres, qui, sans cela, pourraient s'ébouler ou tout au moins s'affaisser à la suite de pluies. Quand les talus ou seulement leur pied sont susceptibles d'être immergés , on les revêt en moellons de roche ou de meulière qu'on pose k sec, après avoir pilonné les talus. Les berges, les chemins de halage, les accotements des ponts et des chaussées sont souvent ainsi revêtus.

TALUTEE, v. a. — Donner du talus à des terres, à un mur ; c'est aussi faire un talus.

TAMBOUR, s. m. — Assise ronde de marbre ou de pierre qu'on pose suivant le lit de carrière, et dont on forme le fût d'une colonne. Les colonnes à tambour peuvent être unies ou à bossages. On donne quelquefois improprement le nom de tambour à la partie évasée du chapiteau corinthien qui sert de support aux caulicoles, tigettes et feuilles; son nom véritable est Corbeille. (Voy. ce mot.)

En menuiserie, on uomme tambour une sorte de cloison en forme de grand coffre auquel sont fixées une ou plusieurs portes, et qu'on place devant une porte d'entrée, afin d'empêcher l'air extérieur d'arriver directement dans le local fermé par la porte. On

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