‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 3)Chapitre 170 sur 252 · TREILLAGE · texte numérisé non relu

TREILLAGE

luimonts antiques de Rome. C'est un tuf calcaire qui est très-facile à travailler en sortant de la carrière et qui durcit rapidement à l'air. Les Italiens le nomment travertino.

TRAVON, s. m. — Chapeau qui couronne les files de pieux d'une palée de pont. Les travons serrent aussi à porter les travées des poutrelles du tablier.

TRÉFILER, V. a. — Passer du fil de fer ou de laiton à la filière ; travailler à la fréji- Iciie, c'est-à-dire à la machine servant à tirer le fer et le laiton h la filière.

TRÈFLE , s. m. — Ce terme est synonyme de triJohe; en effet, c'est un ornement de l'époque ogivale qui, imitant la feuille de la plante nommée trejie, présente trois lobes. On voit des trèfles représentés dans les cordons ou dans les bandeaux en guise de feuilles entablées ; on fait également dans les pignons de petites roses ou baies qui ont la forme du trèfle. On trace cet ornement au moyeu de trois cercles dont les centres se trouvent au sommet d'un triangle équilatéral. Ordinairement le point de rencontre des cercles, au lieu de former une pointe aiguë, est décoré d'un petit culot de feuilles, ou bien d'une tête d'homme oi; d'animal. — En termes de blason, on nomme trèfle une représentation de celui-ci sur l'écu. Souvent les croix sont iréflées ou cantonnées de trèfles.

TRÉFLÉ, ÉE, adj. — Qui a la forme d'un trèfle. — Croisée ou rose tréflée, celle qui a la forme d'un trèfle ; croix tréflée, celle qui a ses extrémités décorées de trèfles, qui se termine en trèfle. — En tenues de numismatique, on dit qu'une pièce est tréflée, quand elle a été frappée au marteau à diverses reprises et d'une manière irrégulière, de sorte qu'elle porte une très-mauvaise empreinte. (Voy.

Trèfle.)

TRÉFONDS, s. ni. — Ponds situé audessous du sol et qu'on possède au même titre que le sol lui-même; le propriétaire du fonds et du tréfonds se nomme propriétaire

DIUT. D'AKCHITECTtlUE. — T. IV.

foncier et tréfonricr. Ce terme de coutume est dérivé du latin terrce fundus (le fonds du sol). (Voy. Mines.)

TREILLAGE, s. m. — Assemblage de lattes, plus ou moins espacées, réunies les unes aux autres au moyen de fil de fer ou d'osier. Ce genre de treillage (fig. 1 ) sert à faire des clôtu-

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res légères pour parcs, jardins, etc. On les maintient debout au moyen de i^erches ou petits poteaux qu'on enfonce en terre ; l'extrémité inférieure du treillage est quelquefois fixée dans le

sol, tandis que l'extrémité supérieure des lattes est terminée en pointe. On fait aujourd'hui toutes sortes de treillages ; nos figures en montrent divers spécimens : ils sont simples, doubles, à carreaux, à losanges, etc. On fabrique aujourd'hui des treillages en fil de fer galvanisé qui servent non-seulement comme clôtui-es, mais encore pour parcs et volières (fig. 2) ; on

TREILLAGER.

TREPAN.

les utilise même dans les étangs pour parquer les poissons suivant leur grosseur. On emploie égalemeut les treillages pour reTétir des murs de jardins, afin de pouvoir palisser des arbres contre ces murs ou y faciliter l'ascension des plantes grimpantes. On nomme ces treillages treillages d'esjKtlier .- on les utilise pour faire des berceaux de verdure, des salles et salons de fleurs, etc.

TREILLAGER, v. a. — Garnir de treillage. On treillage l'intérieur d'une serre froide ou tempérée , une salle de verdure, etc.

En peinture, c'est donner une couche de blane de céruse broyé à l'huile de noix et détrempé avec cette même huile et une addition de litharge. Quand cet apprêt a durci, on le couche par deux fois avec du vert de treillage.

TREILLAGEUR, s. m. — Ouvrier qui exécute des travaux de treillage , c'est-à-dire qui pose des treillages eu bois, en fil de fer, qui pose des espaliers, qui fait des salles de verdure, des tonnelles, des berceaux, des IJerspectives, etc. Les outils qu'il emploie sont : la tuasse, pour enfoncer les poteaux en teri-e ; des pincfs, pour tordre les fils de fer ou .de zinc; les tenailles ii tmeftoircs, pour les coiiper après leur torsion; la serpe, pour hacher et redresser les échalas; la scii'ii main, pour rogner ceux-ci et les égaliser; les cou très, pour couper et refendre les échalas; Vàplane, pour les dresser sur un Jmnc ou ehevalet à cet Usage ; enfin le marteau, jjour clouer.

TREILLE, s. f. — Berceau construit à l'aide de petites pièces de bois pour recevoir des plantes grimpantes et surtout de la vigne. La treille, la peniola des Italiens, fournit un précieux abri contre les ardeurs du soleil, surtout dans les pays chauds.

TREILLIS, .9. m. — Ouvrage de fer, de bois tressé (osier), qui imite les mailles d'un filet et qu'on utilise pour clôture. — Les jours de souffrance doivent être fermés avec des barreaux de fer garnis d'un treillis à mailles de fer serrées qu'on nomme Grii,1jA(;k

(Voy. ce mot). — On désigne encore sous le terme de treillis un châssis divisé en compartiments ou carreaux, qui, appliqué sur un tableau ou un dessin, permet de le reproduire en plus grand ou en plus jietit, suivant le quadrillé porté sur la place (jui sert ;ï l'aire la reproduction.

TREMBLE, s. m. — Espèce de peuplier blanc, nommé aussi, du reste, peuplier treiuhle, qu'on utilise dans les campagnes pour les constructions rurales qui ne doivent servir que pom- un laps de temps assez court, car ce bois, qui est fort tendre, pourrit assez rapidement. Le poids spécifique de ce bois n'est que de 0,520.

TRÉMIE, s.f. — Espace rectangulaire ménagé dans un plancher en bois et qui sert il porter l'âtre d'une cheminée. — Les trémies hourdées en plâtre et plâtras sont comjirises entre le mur d'un côté, un chevêtre de l'autre et deux solives d'enchevêtrure. — On nomme également trémie un assemblage en planches qui sert à envoyer dans les fouilles le béton.

Trémie (Bande de). — Bande de fer méplat, qui d'un Ixiut est encastrée dans le mur et dont l'extrémité opposée est contrecoudée, afin de s'accrocher comme un étrier sur le chevêtre. On place des bandes de trémie sous l'àtre d'une cheminée, afin de le soutenir.

TRÉMION, s. m. — Barre de fer carré qui soutient la hotte d'une cheminée.

TREMPE, s.f. — Opération qui a pour but de donner de la sûreté à l'acier; on y procède en fiiisant chauffer le métal à une température élevée, puis on le plonge brusquement dans l'eau. L'acier est d'autant plus dur que la transition entre les deux températures est plus brusque. Si le métal a été trop fortement chauffé, on le fait revenir eu le ti'cmpant et en le chaufî'ant de nouveau, mais à une température moins élevée.

TRÉPAN, s. m. — Outil portant une mè-

TRÉSAILLE.

ÏRIAdE DES JrATElilAUX.

che semblable à celle d'un vilebrequin, mais diins des proportions plus considérables. Le trépan, qu'où nomme aussi drille, sert à liépaner, c'est-à-dire à percer des trous dans la ])ierre, le marbre, etc. Les trépans de i;raude dimension servent à percer des trous de sonde. (Voy. Sondage et Soxde.)

TRÉSAILLE, s./. — Pièce de bois horizontale qui, dans les charrettes, retient les

ridelles.

ÏRÉSILLON, s. m. — Tringle de bois, sorte de cale qu'on place entre les planches nouvellement sciées et qu'on empile, afin de les empêcher de gauchir.

TRÉSORERIE, s. f. — Dans l'antiquité, on désignait sous ce terme un local dans lequel

i\^. 2. — Iiitericoi- de ia tiv=uiuri^ i/; Xy-:'ï<iS, à Slycènes.

les chefs guerriers ou les rois enfermaient leur trésor de guerre. L'une des trésoreries les

plus célèbres est celle dite trésor d'Atrèe, à Mycènes ; notre figure 1 montre l'élévation de cet édifice, et notre figure 2 l'iutéi'ieur de ce même trésor.

TRESSE, *■. /. — Ornement duut le nom indique la forme et qui a été employé à toutes les époques de l'art, soit en peinture, soit en sculpture, pour décorer des bandeaux, des filets, des tores, etc. On peut disposer les tresses de plusieurs façons en entrelacs, eu ondes, etc.

TRÉTEAU, s. m. — Chevalet porté sur quatre pieds réunis par une traverse à double T et qui sert à porter la table à dessiner de l'architecte.

Les plombiers utilisent également des tréteaux pour supporter, à l'aide de planches, les tables de plomb qu'ils étament. IjC serrurier (le /erreur) se sert aussi de tréteaux eu bois avec les pieds en fer, ou de tréteaux tout en fer, pour y poser les pièces de menuiserie qu'il doit ferrer.

Le scieur de long emploie également de grands tréteaux; on les nomme Baudets.

(Voy. ce mot.)

TREUIL, s. m. — Machine à élever les fardeaux. Il se compose ordinairement d'un cylindre ou tambour horizontal monté sur un bâti au moyen des tourillons, sur lesquels sont fixées des manivelles servant à faire tourner le cylindre. C'est sur ce dernier que s'enroule ou se déroule une corde, suivant que le poids monte ou descend. On fait aussi des treuils à engrenages qui portent sur l'un de leurs côtés des roues en fonte pour recevoir une courroie de transmission mise en mouvement par la vapeur. Ces treuils sont d'une grande puissance ; aussi sont-ils pourvus de freins automatiques qui arrêtent le montage, en cas d'accidents. Aujourd'hui on fait des treuils montés sur des chariots, afin de faciliter leur transport rapide. — Dans une Chèvre (Voy. ce mot), ou nomme treuil le rouleau ou cylindre en bois sur lequel s'enroule le câble.

TRIAGE DES MATÉRIAUX. — Au fur

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