TRICHER
tionnelle, tribunal de la justice de paix, tribunal de commerce, etc. (Voy. Palais de justice.)
TRIBUNE,s. /. — Ce terme, dérivé du latin tribuna, seiTait à désigner, dans l'antiquité, un endroit élevé dans lequel le tribun du peuple (car il existait divers genres de tribuns) défendait les droits et les intérêts des classes pauvres contre la jniissance de l'ai-istocratie patricienne. Le tribun du peuple, qui n'avait qu'une autorité civile, ne portait pas d'autre costume que la toge, comme tous les autres citoyens. (Cic, Lcg., III, 7; Tite-Live, II, 32.) — Ou nommait suggestum toute espèce de tribune, qu'elle fût élevée en pierre, ou que ce ne fût qu'un tertre de gazon; mais on désignait sous ce terme une plate-foi-me élevée sur laquelle les orateurs haranguaient la foule (Cic, Tusc, V, 20), et les généraux leurs troupes (Tacite, Hist., I, 55). La tribune élevée dans le forum se nommait rostrum, parce qu'elle s'avançait en forme de jiroue de navire. Lepulpituin était la tribune littéraire, la chaire du professeur; le pulvinar, l'estrade qu'occupait l'empereur dans le cirque, dans les théâtres et les amphithéâtres : on la nommait ainsi parce que le siège, subsellium, était garni d'un coussin, Pulvinar. (Voy. ce mot
et PULVINATUS.)
Dans ces temps modernes, il existe un grand nombre de tribunes, dont la seule désignation expliquera l'usage à nos lecteurs. Dans les églises, il y a les tribunes d'orgues; dans les réfectoires de communautés, des tribunes pour le lecteur; dans les parlements, des tribunes pour les orateurs; enfin, sur les chami)s de courses de chevaux, il y a des tribunes pour les spectateurs.
TRICAGE, s. m. — Merrain qui n'a pas les dimensions usuelles du commerce, parce que ses dimensions en sont faibles.
TRICHER, V. a. — C'est, à l'aide de divers moyens, surtout par un artifice quelconque, rendre moins .=!ensible un défaut de symétrie, une irrégularité quelconque dans un ouvrage de construction.