TYMPAN
phrygienne, aurait été usurpé par un personnage grec nommé lioXcov ; d'autres archéologues ont prétendu que c'est un monument ,grec, ils appuient leur dire sur l'inscription grecque ainsi que sur les motifs de décoration,
tels que les palmettes et les mutules des corniches. Nous ne pensons pas que ce soient là des données probantes, car il est aujourr d'hui parfaitement démontré que les Grecs ne sont pas les inventeurs de ces ornements.
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qui existaient bien avant eux. Quant à l'inscription, elle peut parfaitement avoir été gravée après coup. Quoi qu'il en soit, il est certain que c'est un monument fort ancien, et cela nous suffit pour la question qui nous occupe.
Les temples de l'antiquité, dont les frontons étaient souvent placés très-haut au-dessus du sol, étaient décorés de hauts reliefs ; tel était, par exemple, le fronton du temple de Jupite- Panhellénien, à Egine, que montre notre fig. 2.
Fig. 4. — Tj uiH.ui du portail de la cathéirale de Digne.
Souvent les C4recs ajoutaient encore à la vigueur des hauts reliefs des tympans, en les peignant de vives couleurs. Au mot Enta-
Bilhijnie , etc.. par Georges Perrot, Ed. Guillaume, arcbitecte. et Jules Delbet ; 2 vol. in-folio, Paris, 18G2
ELEMENT, le lecteur pourra voir l'angle du fronton du même temple de Jupiter Panhellénien rendu avec sa polychromie. L'ensemble de la sculpture que montre notre figure 2 a été dessiné d'après les moulages qui se trouvent dans l'une des galeries des plâtres de