VANTAIL. — VARLOPE
pois ou au moyen de deux madriers à rainures; le tout porte sur une forte semelle. Les madriers formant la porte de la vanne portent une tige ou flèche percée de trous destinés à recevoir une cheville permettant de retenir la vanne à une hauteur voulue, ce qui détermine le volume de son ouverture. Quand l'ensemble de la construction de la vanne est en fer et tôle, cette tige ou flèche est à crans et fonctionne au moyen d'un engrenage. — Il y a des vannes simples, doubles, triples, ce qui permet de donner des écoulements plus ou moins rapides avTX pièces d'eau pourvues d'un pareil système de vannes. Dans ce cas, les portes des vannes sont maintenues dans de forts châssis en bois; les i^ièces principales sont contre-butées par des contre-fiches, et les flèches glissent dans des mortaises pratiquées dans la traverse horizontale supérieure, c'est-à-dire celle opposée au radier. — Dans les égouts, les vannes formant barrage sont comme de véritables portes, armées de solides pentures en fer, on les ouvi-e et on les ferme par des systèmes spéciaux. On établit des portes-vannes dans les égouts afin de retenir l'eau et donner des chasses assez puissantes pour entraîner, outre les vases et les détritus, toutes les pierres et cailloux pouvant apporter un obstacle au courant. Indépendamment de ces vannes, qui sont dites fijrs, on établit aussi dans les égouts des vannes mo- Mles, qu'on place à volonté sur un point déterminé, afin de pouvoir opérer le curage sur ce point. Ce genre de vanne est fixé dans l'égout au moyen de fiches ou clavettes, qu'on enfonce dans des trous pratiqués dans des pieds-droits en pierre qui sont ménagés à des intervalles plus ou moins rapprochés dans l'égout. Les vannes mobiles ont une assez grande inclinaison, environ 40 degrés. Pour les grands égouts de Paris et pour l'égout collecteur, on emploie des bateaux-vannes, (pii rendent le même service que les vannes fixes ou mobiles, mais qui ont en outre l'avantage de pouvoir être transportés facilement par le courant et arrêtés avec facilité sur place à voloTité.
VANTAIL, s. m. — (.'hàssis ouvrant d'une
porte. Celle-ci peut être à un vantail ou à deux vantaux. Ces derniers peuvent être pleins dans toute leur hauteur, ou garnis de verres dans les panneaux supérieurs, les panneaux inférieurs étant en bois. Les portes-croisées des balcons, ou celles qui débouchent sur un jardin, sont souvent entièrement vitrées. — Les vantaux peuvent être simples ou doubles; dans ce dernier cas, une partie peut être mobile et l'autre fixe. — Suivant la richesse des pièces où figurent les portes, leurs vantaux peuvent être plus ou moins ornés, plus ou moins décorés, les portes étant toujours du même style que les appartements dans lesquels elles se trouvent.
VANTILLER, v. a. — Garnir de dosses, mais surtout de madriers, les vannes destinées à retenir l'eau d'un étang, d'un lac, d'un canal quelconque, etc.
VARLOPE, s. f. — Sorte de grand rabot qui sert au menuisier et au charpentier à unir et planer les bois. Comme le rabot (Voy. notre figure), cet outil se compose d'un fût, ordinai-
rement en bois de cormier, qui mesure environ 0"',73de longueur sur0"',08 à 0"',12 de hauteur ou de largeur. xYu milieu de la longueur et de l'épaisseur du fût se trouve la lumière ou mortaise ronde, c'est-à-dire un trou servant à recevoir le fer, lequel est légèrement arrondi, convexe, quand la varlope sert à dégi'ossir le bois: ce fei', incliné d'environ 50 degrés, est assujetti dans la lumière au moyen d'un coin. La varlope pnrte toujours dans son extrémité d'arrière une poignée , et quelquefois, dans celle d'avant, un» corne qui sert à appuyer la main gauche, tandis que la droite est dans la poignée. — On nomme (kmi-varlope une varlope de plus petite dimension, dont le fer est plus incliné que dans la grande varlope.
Les maçons nomment quelquefois varlope