‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 3)Chapitre 213 sur 252 · VENTILER · texte numérisé non relu

VENTILER

YEEANDA.

ment d'un côte la section de l'orifice, et à l'intérieur de cet entonnoir on place sur une platine l'anémomètre. On doit avoir soin de luter soigneusement, avec un mastic quelconque , le tuyau avec rorifice, afin d'être certain que tout l'air de ventilation passe par l'entonnoir.

En mettant les anémomètres en rapport avec des compteurs électriques, on peut suivre d'heure en heure, ou matin et soir, la régularité et le bon fonctionnement d'un service de ventilation. Dans les grands établissements , on devrait établir les compteurs dans le cabinet du directeur, qui pourrait ainsi se rendre compte à chaque instant de l'efficacité et des résultats de la ventilation. Ces dispositions sont indispensables dans les grands établissements publics , notamment dans les hôpitaux.

La ventilation est souvent combinée avec le chauffage, surtout pendant l'hiver; aussi les autres instrumeuts de contrôle sont : le thermomètre, qui sert à mesurer le degré de chaleur de l'air de ventilation, et l'hygromètre, qui sert à apprécier la quantité d'eau contenue dans l'air introduit pour la ventilation, et celui qui sort chaufTé de la chambre de chaleur. — Comme complément de cet article, voyez Chauffage et divers articles du dictionnaire se rattachant au même sujet, notamment Thé.\.tre, § Ch(t>iff(iijc. et veiitilalion.

Ventilatiox. — Terme de jurisprudence.

Action de ventiler, c'est-à-dire d'évaluer une ou plusieurs portions d'un tout relativement au prix total, et non eu égard à la valeur réelle.

VENTILEE, V. a. — Donner de l'air par un moyen quelconque ; renouveler l'air d'un local clos, dans lequel l'air est confiné. C'est aussi pratiquer des ouvertures pour faire arriver de l'air dans un local. — En termes de jurisprudence, c'est opérer une Ventilation. (Voy. ce mot, § JurUpriulrnrc.)

VENTOUSE, s. /. — Sorte de soupirail qui prend l'air extérieur en un point quelconque et l'amène dans une cheminée afin d'en augmenter le tirage. Généralement , les ventouses de cheminée d'appartement puisent l'air par un orifice placé sur la façade de la maison ; une canalisation en tôle ou

en poterie passe sous le parquet et débouche de chaque côté des montants de la cheminée. L'orifice extérieur de la ventouse doit être grillagé, afin d'empêcher les moineaux, les rats ou les souris d'éhre domicile dans cette canalisation. On nomme encore ventouse un petit tuyau d'échappement de l'air placé verticalement sur une conduite d'eau bien au-dessus du niveau auquel l'eau peut atteindre. — Les plombiers désignent sous ce terme une petite ouverture réservée au-dessus du moule à tuyau, afin de faciliter l'émission de l'air au fur et à mesure de l'introduction du plomb coulé dans le moule.

Enfin, on donne souvent le nom de tuyau de ventouse au Ventilateur. (Voy. ce mot.)

VENTRE, s. m. — Ce terme n'est usité en technologie qu'en parlant d'un mur ; on dit qu'il fait ventre, quand il I>ou de sut l'un de ses parements, c'est-à-dire quand une portion de ce mur est hors d'aplomb.

VENTRIÈRE, s. f. — Grosse pièce de bois grossièrement équarrie qu'on place devant un rang de palplanches, afin de préserver ou mieux couvrir un ouvrage de maçonnerie, soit contre la poussée des terres, soit contre un courant d'eau.

VENTS, s. m. fit. — Personnages mythologiques qui avaient pour mission de souffler suivant la volonté et le commandement d'Éole, leur roi. — En termes de dorure, les vents sont de petites cloches qui se sont formées entre les couches de blanc de dorure. Le peintre étend ces cloches en les lissant avec une brosse un peu raide.

VÉRANDA, s. f. — Ce terme, dérivé du mot indien verandah, vient du sanscrit véranda, qui signifie galerie, colonnade (de var, qui veut dire couvrir). Les vérandas sont des galeries légères qui régnent sur les façades ou autour des habitations dans les pays méridionaux. Sous notre climat, on désigne sous ce terme des galeries en fer vitrées que le luxe de nos habitations modernes transforme souvent en serre tempérée,

VERBOQUET. — VERMICULES.

qu'on peuple de plantes exotiques, de pandanus, de phœnix, de dracénas, de bananiers, etc.

VERBOQUET. — Yov. Yirebouquet et

VlRBOUQUKT.

VERDET, s. m. — Couleur verte dans la composition de laquelle il entre du vert-degris ; du reste, le terme de verdet est synonyme de ce dernier.

VERGE, s.f. — Tige en métal. Dans une girouette, la verge est la tige sur laquelle elle tourne. — En serrurerie, on nomme fers en verge, verges, des échantillons de fer nommés aussi carillons, qui ont depuis 0™,014 jusqu'à 0°',006 d'épaisseur sur 0",025 à 0",005 de largeur.

VERGELÉ ou VERGELET, s. m. — Pierre tendre des environs de Paris qu'on extrait, de même que le Saint-Leu, des carrières situées sur les bords de l'Oise.

VÉRIFICATEUR, s. m. — Qui vérifie, qui fait des vérifications. Dans les travaux de construction, le vérificateur est celui qui fait le métré des ouvrages, qui vérifie les attachements et les mémoires. C'est un collaborateur très-utile pour l'architecte, car ilexécute un travail considérable et qui demande beaucoup de soin. Du reste, beaucoup de vérificateurs et de métreurs sont aujourd'hui architectes.

VÉRIFICATION, s.f. — Action de vérifier. La vérification des travaux d'architecture est faite par des spécialistes qui se nomment métreurs, vérificateurs. (Voy. Vérificateur.)

VÉRIFIER, V. a. — Faire une Vérification. (Voy. ce mot et Vérificateur.)

VÉRIN, VERRIX et VERRAIN, s. m.

— Appareil employé pour soulever des fardeaux à une faible hauteur, mais surtout pour le décintremeut des voûtes et des ar-

DICT. d'aucuitectcue. — T. IV.

ches des ponts. (Voy. Décintrkment.) Les vérins se composent de deux vis engagées dans un même écrou, mais fonctionnant en

sens opposé. On fait tourner la boîte à éarou au moyen d'un levier. (Voy. notre figure.)

VERMEIL, s. m. — Composition employée dans la dorure, et qu'on applique sur l'or pour faire paraître le travail vermillonné, comme s'il avait été doré à l'or moulu.

Voici la composition de cette substance :

Roucou 75 grammes.

Gomme-gutte '62 »

Sang-de-dragon 15 »

Vermillon 32 «

Cendi-es grarelécB "0 »

On fait bouillir le mélange dans 350 à 400 grammes d'eau, jusqu'à ce qu'il arrive à la consistance sirupeuse ; puis on le passe au tamis de soie, et, avant de l'employer, on délaye une certaine quantité d'eau gommée dans la préparation.

VERMICULES et VERMICULURES, s.f. 2>l- — Sortes de sculptures exécutées sur la pierre ou sur le bois et qui imitent les déjections terreuses des vers de terre. On emploie surtout les vermiculures pour décorer des Bossages. (A ce mot, le lecteur pourra trouver des bossages vermiculés.) C'est une ornementation simple et sévère qui produit un bel effet ; on l'emisloie pour décorer non-seulement des monuments, mais des grottes et des fontaines. — La fontaine du Luxembourg, à Paris, est décorée de stalactites que beaucoup de personnes prennent à tort pour des vermiculures ; mais sur les façades du nouveau Louvre, à Paris,

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