‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 3)Chapitre 35 sur 252 · PUPITRE. — PYRAMIDE · texte numérisé non relu

PUPITRE. — PYRAMIDE

parce que leur face latérale présente la figure d'un cylindre ressemblant à un traversin; aussi le balustre formé par la volute se nommet-il pulvinus. (Yoy. notre figure, p. 7.3.)

PUPITRE, s. m. — Meuble en bois, en fer, en bronze, en marbre, ou fait avec toute autre matière, qui sert à supporter des livres, des papiers, des parties de musique, etc. Il existe des pupitres fixes et des pupitres mobiles. Dans les églises, on leur donne aussi le nom de Lutrin, d'AiGLE, parce qu'ils sont décorés de cet oiseau. (Voy. ces mots.)

PUR EAU, s. m. — Dans les couvertures en tuiles plates, mais surtout en ardoises, on nomme jiurcau la partie visible de l'ardoise.

PURGEOIR, s. m. — On donne ce nom à des bassins ou réservoirs dans lesquels arrivent les eaux de pluie ou de source avant d'être envoyées dans des tuyaux de distribution. Les eaux se irargent des parties lourdes et terreuses, se clarifient dans les purgeoirs, qui sont remplis aux trois quarts de cailloux et de sable fin mélangé quelquefois de charbon.

PUTÉAL. — Ce terme, dérivé du latin, servait chez les Romains à désigner un lieu qui avait été frappé par la foudre, et qui, après avoir été purifié par les prêtres, était entouré d'une margelle de puits, afin que personne ne pût fouler ce sol devenu sacré, puisqu'il avait reçu le feu du ciel. A Rome, sur le forum, il y avait deux putéals : celui de Kavius, sur le comitium, et celui de Libvn.

PYCNOSTYLE. — Le j^lus étroit des entre-colonnements employés par les architectes de l'antiquité ; il ne comportait qu'un diamètre et demi de la colonne de l'ordre.

PYLONE, s. m. — Grand massif de maçonnerie en tahis, de forme pyramidale, au milieu duquel se trouvait une porte, et qu'on plaçait devant les temples égyptiens. On montait au sommet des jiylôncs par des escaliers pratiqués à l'intérieur de ces masses de maçonnerie ; souvent ils renfermaient des chambres

à petites fenêtres carrées ; leurs parois étaient, comme celles des temples, couvertes de peintures et d'hiéroglyphes. Ordinairement une allée de sphinx reliait les pylônes aux temples; comme la porte des pylônes était plus basse que les massifs latéraux de maçonnerie, ceuxci la flanquaient comme l'avu^aient fait deux tours.

PYRAMIDAL, ALE, ailj. -r- En forme de pyramide, qui affecte la forme d'une pyramide. (Voy. le terme suivant.)

PYRAMIDE, s. f. — En géométrie, la pyramide est un solide ayant pour base une figure rectiligne, et dont les faces sont formées par des triangles qui aboutissent tous à im seul point nommé sommet de la pyramide.

Fig. 1. — Plan de la pyramide d'Assonr.

Ou donne le même nom à de grands monuments qui affectent cette même forme, dont les l*]gypticns ont fait un large emploi pour des tombeaux.

Fig. '2. — Coupe de la pjTamidc d'Assour.

Les trois grandes pyramides de Gizèh auraient été construites pour les tombeaux de Chéops, Chephren et Mycérinus, et les plus petites auraient servi de sépulture pour les membres de ces familles royales. La plus haute de ces pyramides avait, dit-on, primitivement près de 146 mètres de haut; aujour-

PYEAMIDE.

d"liui elle n'en a plus que 137. Sou cube est de 2,")G2,570 mètres. On a longuemeut discuté sur la destiiiatiou de ces monuments ; certains savants ont même avancé que les pyramides ont été primitivement construites pour arrêter l'invasion des sables, ou bien encore pour servir de refuge à un grand nombre de personnes en cas d'une inondation soudaine. Tout

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Fig. 3. — Pyramide d'Assonr (élévation).

ce qu'on a dit an sujet des pyramides est faux ; il est aujourd'hui parfoitement reconnu et affirmé par les archéologues les plus compétents que les pjTamides n'ont jamais été élevées que pour servir à des tombeaux. Voici, du reste, ce que dit à ce sujet un savant auteur dont personne ne niera la compétence, M. Jlariette, de l'Institut (Itinéraire des invités du Khédive) :

Les pyramides, quelles qu'elles soient, sont des tombeaux, massifs, pleins, Iiouchés partout, même dans leurs couloirs les plus soignés, sans fenêtres, sans portes, sans ouvertures extérieures. Elles sont l'enveloppe extérieure et à jamais impénétrable d'une momie, et une seule d'entre elles aurait montré

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Fig. 4. — ryi-LiiniJc f'trnii'e jiar ilr^ ilOLn'''-.

à l'intérieur un chemin accessible, d'où, par exemple, des observations astronomiques auraient pu être faites comme du fond d'un puits, que lapjTaraide aurait été ainsi contre sa propre destination. En vain dira-t-on que les quatre faces orientées dénotent une intention astronomique ; les quatre faces sont orientées parce qu'elles sont dédiées, paj des raisons mythologiques, aux quatre points

cardinaux, et que, dans un monument aussi soigné comme l'est une ])yramide, une face dédiée au Nord, par exemple, ne peut pas être tournée vers un autre point que le nord. Lçs pyramides ne sont donc que des tombeaux, et leur masse immense ne saurait être un argument contre cette destination, imisqu'on en trouve qui n'ont (pie 6 mètres de hau-

Fig. ô, — Plan du tombeau de Caïus Cestius.

teur. Notons, d'ailleurs, qu'il n'est pas en Eg3rpte une pyramide qui ne soit le centre d'une nécropole, et que le caractère de ces monuments est par là amplement certifié.... Les pyramides étaient donc des tombeaux hermétiquement clos ; chacune d'en-

I"ig. »î. — CfHip: lie lit pyramide de Caiii^ i'r-tiu-.

tre elles (au moins celle qui avait servi à la sépulture d'un roi) avait un temple extérieur qui s'élevait à quelques mètres en avant de la façade orientale.

Nos figures 1, 2, .3 montrent en plan, coupe et élévation, l'une des grandes pyramides d'Assonr, qui fait partie de la nécropole de Méroé,

PYKAMIDION.

qui ne possédait pas moins de quatre-vingt -dix pyramides irrégulièrement distribuées sur le

.Fig. 7. — C.iiii^- ik' la cliiUiil.R- sipulLTulc de la pyramide de Caïus Cestius.

plateau d'une colline de grès. Cette pyramide est construite en grès , elle possède sur sa face principale un petit temple composé d'un

sanctuaire précédé d'un naos et d'une cour avec Pyloke. (Voy. ce mot.) Notre figure 4 montre une pyramide formée par des assises de pierres posées en degrés. Il eu existe de ce type à Aboussir. Beaucoup de peuples ont utilisé plus tard la forme de la pyramide pour des tombeaux, mais ces édifices sont toujours dans des proportions beaucoup plus modestes : tel est, par exemple, le tombeau de Caïus Cestins, à Rome, que nos figures ;> et G montrent en plan et en coupe , et dont un détail à plus grande éclielle, montrant l'intérieur de la chambre sépulcrale, est représenté par notre figure 7.

i'ïltAMlDIUN, s. m. — Petite pyramide qui termine les obélisques égyptiens et en forme l'amortissement ; c'est une petite pyramide quadrangulaire.

Q. — Treizième consonne et dix-septième lettre de ralpbabet. — Cette lettre ne fut erapliivée que fort tard dans les inscriptions latines ; elle peut signifier Qai/itits, Qiiintilitis, Quirinvs, Quiriles, Quirinalis et Quœstor. QQ signifie Quinqucnnalis ; Q. R., quœstor reipiibllcx ; Q. Y., Qui vixif; S. P. Q. R., senaUis popvh/sqi/e romanus; Q. B. V., Qui hene vixil, ou bien Quod hene verfat. — Dans la numération romaine, Q vaut 500 ; surmonté d'un tiret (Q), 500,000.

QUADRATAIRE (Art). — A l'époque du moyen âge, on nommait ainsi l'art delà Marqueterie (Voy.ce mot), c'est-à-dire d'incruster avec des marbres précieux, parce que les morceaux de marbre employés pour ces travaux étaient carrés (quadrati).

QUADRATUS. — Ce terme latin, qui signifie carré, était un surnom donné au dieu Terme, parce que .sa statue étant portée par une gaîne carrée, présentait souvent quatre côtés. — On surnommait do même Mercure, soit parce que le nombre 4 lui était consacré, soit parce qu'il était aussi représenté sur une gaîne comme le dieu Terme.

QUADRIFRONS. — Ce terme latin signifie à quatre visages, à quatre fronts; c'était un des surnoms de Janus, qui présidait aux quatre saisons. On l'applique également aux édifices à quatre façades, surtout aux arcs de triomphe ; ces derniers sont nécessairement au moins tétrapyles ou à quatre portes. (Voy. Arc de

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