RAMPE
tier, qui lui sert de marque de repère sur ses bois. (Voy. Marque, § Marques des bois.)
RAMONAGE, s. m. — Opération qui consiste à retirer des tuyaux de fumée la suie et les cendres qui sont attachées contre les parois de ces tuyaux. Dans les larges conduits de fumée , c'est un enfant qui, armé d'un racloir, pénètre dans ce conduit , y monte et racle les suies; dans les tuyaux étroits, on ramone à la corde et au hérisson; enfin, quand on a confiance à la solidité de la construction et qu'on est assuré que le conduit de la fumée n'a pas de fissure ou de crevasse, on peut brûler la cheminée, c'est-à-dire qu'on allume un feu très-vif de paille ou de papier qui enflamme la suie déposée sur les parois du conduit de la fumée. Ce dernier moyen ainsi que le premier, à moins que le coffre de la cheminée ne mesure 0"VJO sur 0",25, sont prohibés à Paris. (Voy. l'ordonnance de police à ce sujet au mot Incendie, titre III, § 3, Ramoiiage.)
RAMPANT, s. m. — On donne le nom de rampant, dans un édifice, à tout ce qui est incliné, mais surtout au comble ; on nomme comble à deux rampants celui qui a deux versants, deux égouts.
RAMPANT, TE, adj. — Qui n'est pas de niveau sur tous les points , qui a de la pente, une inclinaison quelconque ; corniche rampante, corniche établie suivant une direction oblique ; arc rampant, l'arc dont les naissances ne sont pas de même hauteur. Les descentes de caves sont souvent faites au moyen de voûtes rampantes; les théâtres et les amphithéâtres de l'antiquité possèdent également de nombreux exemples d'arcs ramimnts.
RAMPE, s.f. — Pente d'un terrain, inclinaison d'une route, d'un chemin. Quand cette inclinaison est très-prononcée, on dit que la route a une forte rampe, une rampe de 18 à 20 degrés. On dit encore qu'une route a une rampe de O^jlO par mètre, ou qu'elle monte d'un dixième par mètre, etc. — Les terrassiers nomment rampes les masses de terre en pente qu'ils conservent dans les grandes fouilles de