‹ Dictionnaire raisonné d'architecture et des sciences et arts qui s'y rattachent (volume 3)Chapitre 46 sur 252 · REFENDRE · texte numérisé non relu

REFENDRE

qui forment ha séparation intérieure d"un bâtimeut (Voy. Mur) ; bois de refend, un bois scié de long, c'est-à-dire scié dans sa longueur, ou refendu. Au pluriel, on nomme refends des canaux tracés verticalement ou horizontalement

sur la paroi des murs pour simuler l'emplacement des joints et pour former décoration au moyen de Bossages. (Voy. ce mot.) Les refends sont à section rectangulaire ou triangulaire ; ils ont été employés dès la plus haute

Fig. 2. — balle du ix-ft*ctûire ( iIont-SaiTit-iliclii.1 }.

antiquité. — En menuiserie, on nomme refends des morceaux de bois, ou tringles, retranchés d'une planclie ou de toute autre pièce de bois.

REFENDRE, v. a. — Partager en deux.

— En charpente, on refend des bois pour

en faire des poutres, des poutrelles, des so-

■ lives, etc., mais une pièce de bois, même très-

faible, peut être refendue. — En serrurerie, on refend le panneton et le museau des clefs, au moyen de la lime fendante, d'un petit becd'âne, de la scie à métaux, pour y faire des entailles qui permettent le passage des garnitures de la serrure ; c'est aussi couper <à chaud avec la tranche une barre de fer méplat pour en tirer des barres plus étroites.

REFEUILLE.

REFOUILLEMENT.

En peinture, refendre les moulures, c'est les dégorger à l'iiide de fers spéciaux recourbés en forme de crochet et qu'on nomme dégorgeoirs. — Les paveurs refendent les quartiers de roches pour faire des bandes qu'ils refendent encore pour faire des pavés d'échantillon onde simples bandes ; ces pavés refendus fournissent à leur tour des pavés de deux ou de trois (Voy. Pavé.).

REFEUILLE (Joint). — Joiut pratiqué sur la longueur de deux pièces ou sur la rive de deux planches de façon à former un emboîtement sans rainure ni languette. (Voy. Grain d'orge.)

REFEUILLEMENT, s. m. — En charpenterie, c'est une feuillure faite sur place ; on exécute des refeuillements sur toute espèce de pièces : par exemple, dans un poteau pour loger un vantail de porte.

REFICHER, V. a. — Refaire les joints des assises d'un mur sur lequel on a fait des réparations ou un nouveau ravalement.

RÉFLECTEUR, s. m. — Appareil qui sert à réfléchir et renvoyer la lumière dans des endroits obscurs, afin de les éclairer. Il existe de nombreux systèmes ; l'un des plus répandus consiste en une feuille de zinc ondulée, parfaitement polie et recouverte d'un verre. On le pose incliné suivant un certain nombre de degrés, afin de lui permettre de renvoyer la lumière. De simples glaces convenablement disposées suivant un certain angle d'inclinaison ' fournissent aussi d'excellents réflecteurs.

REFLET, s. m. — Effet de lumière réfléchie et renvoyée par les surfaces qui sont frappées par le grand jour sur d'autres objets privés de lumière. Dans un édifice quelconque, les parties ombrées ne participent à la lumière que par les reflets renvoyés par les surfaces éclairées des corps environnants ou, à défaut de ces corps, par la surface du sol qui les entoure. Les reflets seuls éclairent donc les parties des édifices qui sont dans l'ombre , et tous les détails d'architecture, moulures, ornements, et('.>

qui sont dans l'ombre et qui ne sont pas éclairés

par les reflets, ne se voient pour ainsi dire pas : c'est pour ce motif que les architectes, dans le rendu de leurs projets, teintent en noir ou du moins en couleur très-foncée tous les objets qui ne reçoivent ni lumière directe ni reflets.

REFOUILLEMENT, s. m. — En maçonnerie, c'est un trou, un évidement pratiqué dans la pierre au moyen de la masse et du poinçon, sur trois, quatre ou cinq côtés coii-

Fig. 1. — ritrru itluuillùe.

serves. Ou fait des refouillements pour des auges, des cuvettes, des cuillers, des châssis de regards, etc. D'après Pernot {Dict. des mois techniques de la constr.), on distingue les refouillements ainsi qu'il suit :

1° Refouillement et déchet faits sur le chantier;

2° Refouillement simple sur le chantier ;

■i" Refouillement simple sur le tas.

Fig. 2. — Pierre refouillée et évîdée.

Tout refouillement sur le chantier, fait à la masse et au poinçon, pour auges, soupiraux, châssis de regards et de fosses d'aisances, ouvertures de petites baies, trous pour les incrustations, et autres semblables, est compté en cube, séparément de la pierre en œuvi'e. Les refouillements simples n'ont d'autre valeur que celle du temps passé au refouillement de la pierre. Notre figure 1 montre une pierre portant un simple refouillement h, i, /', k, et notre figure 2 une pierre portant un évidement a, b, c, d; a, V, d, d, et un refouillement dans l'angle/, g. — En charpenterie, on nomme rtfouiUemmt tout trou percé dans une pièce de bois. — On fait des refouillements à crafis pour âme de poutres.

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