KÉGLÉ. — RÈGLEMENT DE MÉMOIRES
souvent le charpentier n'emploie que les pieds
et les pouces pour cuber souljois, aussi une de cesrèglesestditc règle pié/ée. La règle (ht poseur, qui est fort longue, sert sous le Niveau (Voy. ce mot) à régler un cours d'assise et à régler la hauteur des pieds-droits et des premières retombées des voûtes. — La règle à plomb (Voy. notre fig.) est une règle dont on se sert en la tenant debout ; au milieu de sa largeur, se trouve tracée une ligne droite qui reçoit le fil d'un plomb attaclié ù l'extrémité supérieure de la règle, tandis que l'extrémité infériem'e
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Règle k plomb.
est taillée en portion de cercle, afiu délaisser au plomb toute liberté de se mouvoir à droite ou à gauche. Cette règle sert adresser d'aplomb les ouvrages de maçonnerie et de menuiserie ; on s'en sert en appliquant un de ses côtés sur le parement de l'ouvi'age. — La règle du vitrier est en bois mince, ce qui lui permet d'épouser toutes les sinuosités de la surface des feuilles de verre, qui ont souvent du gauche. — Enfin on nomme règle à mourhctie, une longue règle dont l'un des côtés porte une petite mouhu-e en doucine ; elle sert à faire des mouchettes au-dessous d'une plinthe.
RÈGLE, ÈE, adj. — On dit qu'une pièce de trait est réglée quand elle est droite par son profil, comme sont quelquefois les larmiers, les arrière-voussures, etc. (Quatremère de Quincy, Dict. d'arch.)
RÉGLÉ (Appareil). — Voy. Appareil.
RÉGLER, V. a. — C'est, après avoir enlevé les terres massives, mettre à niveau ou selon une pente réglée le terrain qu'il s'agit de dresser. On nomme règaleurs ou régleurs les terrassiers qui étendent la terre avec la pelle au fur et à mesure qu'on la décharge des tombereaux, ou ceux qui la foulent et la compriment avec des battes. (Voy. Réoalage.) — C'est aussi faire, au moyen de la règle, le tracé ou la façon d'un grand nombre d'ouvrages. — Ce terme sert encore à désigner l'opération par laquelle des architectes ou des gens experts vérifient les prix des ouvrages portés sur un mémoire en les augmentant ou en les diminuant suivant leur véritable valeur. Ainsi on dit, un mémoire réglé, faire régler un mémoire', payer des à-compte, saiiî règlement des mémoires.
RÈGLEMENT DE MÉMOIRES. — Le règlement des mémoires de travaux comporte deux opérations principales distinctes : la vérification et le règlement Tpvo^rement dit. — La Vérification (Voy. ce mot) est l'examen comparatif des mesures, qualités et quantités des ouvrages portés sur le mémoire à vérifier avec les quantités de travail exécuté. Ce travail comparatif donne souvent lieu à des rectifications, principalement en ce qui concerne les évaluations ; il se fait sur les attachements dressés contradictoirement, c'est-àdire avec le concours des agents de l'architecte et de l'entrepreneur, pendant le cours des travaux, quand les attachements portent sur la totalité des travaux. Cette même opération s'effectue sur les attachements et sur les lieux quand il n'a été dressé des attachements que pour les travaux invisibles ou cachés lors de la vérification, enfin entièrement sur place quand il n'existe jias d'attachements. La vérification des mémoires est une opération préliminaire absolmnent indispensable pour le règlement définitif desdits mémoires. Les approbations de quantité et d'estimation se font à l'encre rouge en soulignant ce qui est reconnu exact et juste ; on raye et on rectifie avec la même encre ce qui est inexact. S'il y a lieu de corriger le travail fait à l'encre rouge, ce qu'on nomme révision, on emploie l'encre
RÈC4LEMENTR. - REGRATTER.
blene. — Le règlement proprement dit consiste dans l'examen des prix portés sur le mémoire ; ces prix sont rectifiés d'après des prix servant de base, c'est-à-dire d'après ceux de la série de prix annexée au marché ou contrat, ou d'après ceux en cours à l'époque où les travaux ont été exécutés, et sans avoir à s'inquiéter (à moins de stipulation contraire) s'il y a eu augmentation ou diminution de la main-d'œuvre ou des matériaux pendant le cours des travaux. — Après la vérification, on commence, à l'aide des mesures approuvées, à refiiire tous les calculs de quantité , qu'on approuve ou qu'on rectifie suivant le cas, en vérifiant également la teneur du timbre ou chiffre porté au-dessus des quantités dans la colonne où ressortent ces quantités ; on fait ensuite un résumé nouveau (Voy. Mémoire) qui donne la somme à laquelle le mémoire doit être arrêté et réglé définitivement. Cette somme porte également le nom de rèylement, comme l'opération dont elle est le résultat. — C'est au bas du mémoire, cjuand la somme est arrêtée par un architecte, que doit se trouver cette formule : « L'architecte soussigné, après vérification et règlement, arrête le présent mémoire montant à la somme de s
Toutes ces pièces de comptabilité, nous le disons à l'article Mémoiee, sont dressées en demande, c'est-à-dire avec une augmentation de 1/5 et quelquefois plus sur les prix de la série ; cet usage est absurbe , mais il subsiste et subsistera longtemps encore, parce qu'il est trop généralement admis pour des motifs trèsdivers. (Voy. Mémoire.)
RÈGLEMENTS, s. m. pi — Ce terme, au pluriel, s'applique à divers objets. Ce sont tantôt des statuts qui déterminent et prescrivent ce que l'on doit faire : par exemple, les règUmenIs de 2}oIice prescrivent toutes les mesures relatives à la propreté et à la salubrité d'une ville, à la sûreté et à la tranquillité de ses habitants ; les règlements d'administration publique sont ceux qui établissent de quelle manière les lois, décrets et ordonnances doivent être interprétés et exécutés. — La loi donne force de loi aux règlements, coutumes et usages locaux , mais il faut pour cela que l'u-
sage soit reconnu et constant; de deux règlements, celui qui est le plus constant doit toujours être préféré, quand bien même il serait le moins ancien. (Pardessus, n° 340.) (Voy., comme complément de cet article, VomiE et Usage.)
RÉ6LET, s. m. — Petite moulure plate et droite, qu'on nomme aussi Listel (Voy. ce mot), qui sert dans les compartiments des panneaux à en séparer les parties. Le réglet peut être uni ou orné de guillochis et d'entrelacs. — C'est aussi un instrument de charpentier, qui a la forme d'une tringle ou règle; il sert, dans l'établissement de la charpente, au relevé des lignes sur le bois; on trace ces lignes au moyen de la rainette et du réglet. On donne aussi le nom de réglet à un outil en bois qui sert à dégauchir les planches.
RÉGLEUR, s. m. — Principal ouvrier terrassier, qui règle et dresse les terres des berges et des remblais de nivellement. On le nomme aussi dresseur et régaleur. (Voy.
RÉGALAGE.)
RÉGXER, V. a. — Terme par lequel on exprime qu'un ordre, un membre d'architecture, un ornement, une décoration ou tout autre objet, se développe dans toute l'étendue d'une façade ou dans le pourtour intérieur ou extérieur d'un édifice. Ainsi on dit : une magnifique frise en faïence règne sur les façades principales et latérales de ce palais, tandis que sur la façade postérieure la fiùse est décorée d'un bas-relief qui règne dans toute la longueur, etc.
REGRATTER, v. a. — C'est gratter avec la ripe ou enlever avec le marteau taillant la surface noircie d'un vieux mur en pierre de taille pour le blanchir. Ce procédé est fort mauvais, car le temps durcit la surface de la pierre et la rend moins sensible aux intempéries de l'atmosphère, tandis que l'opération du grattage met la pierre à nu et la soumet aux funestes influences de l'atmosphère. Aujourd'hui, on emploie pour regratter les façades l'eau et la brosse; ce procédé vaut mieux que