RIFLARD
Outil du maçon qui
lui sert à couper le plâtre, à raccorder les moulures planes, telles que larmiers, filets, etc., à égaliser les surfaces, à tailler les denticulcs et à terminer les ouvrages de ravalements en plâtre. Il se compose (Voy. notre fig.) d'une lame biaise et mince en métal, emmanchée
Biflara.
d'un petit manche. — C'est aussi un outil du charpentier, un rabot à poignée ou à double poignée qui a quelque analogie avec la demivarlope ; son fer arrondi sert à dresser les bois de charpente. Les menuisiers se servent du riflard pour dégrossir et blanchir les planches. — En serrurerie, on nomme riflard une grosse lime qui sert à dégrossir les métaux, ainsi qu'une sorte de brunissoir en acier, droit ou courbé, arrondi ou on pointe, afin de pouvoir l'appliquer aux saillies ou aux creux des pièces. (Voy. Brunissoir.)
RIFLARDER, v. a. — Se servir du riflard, employer le riflard pour exécuter certains travaux. (Voy. le terme précédent.)
RIFLOIR, s. m., RIFLOIRE, .s. /. — Sorte de lime qui sert à dresser les métaux, surtout le cuiviv, ainsi qu'à dégrossir les ornements en bronze.
RIGAUD, s, m. — Voy. Grapiers.
RIGOLAGE, s. m. — Action de faire couler les eaux dans dos rigoles. (Voy. le terme suivant .)
RIGOLE, .<;./. — Canal de petite dimension creusé dans la pierre, petit fossé creusé en terre pour amener l'eau dans un terrain. Les aqueducs romains étaient ordinairement des rigoles construites en béton. Dans les nymphées, ces rigoles étaient faites avec des tuiles courbes ajoutées Vwut à bout et placées sur le dos, ce qu'on nommait /wi/vv supintis. (Voy. notre fig.) Dans les ponts et chaussées, on nomme riqnJc un lit artificiel creusé dans
RIGOTEAU.
RISBERME.
le but d'amener les eaux d'une source, d'un réservoir ou même d'une rivière sur un point où elles ne pourraient arriver naturellement. C'est aussi une tranchée de petite dimension comme celle qui reçoit la fondation d'un mur d'une épaisseur moyenne.
Imbrex supinus.
Rigole (Fouille en). — Voy. Fouille.
Rigole d'assèchement. — Canalisation pratiquée dans un drainage pour assécher le terrain. C'est aussi, sur les voies ferrées, des ados très-rapprochés qui permettent aux eaux de se réunir et de s'écouler rapidement : c'est l'intervalle de deux ados qui forme rii/oU; on en établit dans tous les endroits où le bal- Jast est établi sur un sol imperméable.
RIGOTEAU. — Terme impropre employé au lieu et place de Nigoteau. (Voy. ce mot.)
RINCEAU, s. m. — Ornement composé de branches, de fleurs, de fruits, de feuilles d'acanthe, etc., disposés par enroulements. Souvent ces branches recourbées paraissent sortir de culots de feuilles. L'architecture romaine et celle de la renaissance ont fait un large emploi des rinceaux, surtout pour décorer des frises, des champs de pilastres et des panneaux. Au mot Frise (pi. XIV) le lecteur trouvera deux beaux spécimens' de rinceaux de l'architecture romaine. — En termes de blason, on nomme rinceaux des branches chargées de feuilles.
RINGARD, s. m. — Petite barre de fer soudée au bout d'une autre trop courte pour être tenue au feu à l'aide des tenailles. — C'est aussi une tige cylindrique de fer dont l'une des extrémités est recourbée et l'autre emmanchée en bois ; cet ustensile sert à attiser le feu.
RIPE, s. f. — Outil du tailleur do i pierre qui lui sert à racler et polir la pierre. Le
Fig. 1. — Eipe coudée.
ripage est le dernier travail qu'on exécute sur la pierre. C'est un outil qui mesure envi-
RIPAGE, s. m. — Action de racler pierre à la Ripe. (Voy. ce mot.)
la
Fig. 2. — Ripe droite dent<?e.
ron 0™,40 de longueur ; sa tête, recourbée, est aplatie et armée de dents serrées. Il en existe de divers genres nos figures en montrent deux types.
RIPER, v. n. — Gratter la pierre avec la Ripe, faire un Ripage. (Voy. ces mots.) — En termes de marine, c'est faire glisser une pièce de bois sur le corps qui la supporte.
RIPOIRE, s. m. — Cordage de chanvre et de crin entre les torons duquel on fait passer les fils et cordes qui sortent du goudron, afin de leur faire dégorger l'excès de goudron qu'ils ont absorbé.
RISBERME, s. m. — Intervalle compris entre des pieux jointifs et un bâtardeau. C'est aussi un talus établi dans le but de protéger le pied de quelque ouvrage hydraulique, ainsi qu'un espace réservé au pied de la jetée d'un port ou d'une construction sous l'eau, afin