SALON
SALUBRITE.
pièces ordinaires plus ou moins longues sont très-suffisantes pour permettre au professeur de se faire entendre de tous les points de la salle ; mais quand celle-ci est destinée à recevoir une nombreuse assemblée, il faut prendre des dispositions particulières pour permettre à 3 et 400 personnes d'entendre parfaitement l'orateur, sans que celui-ci soit obligé de s'époumoner. Il est donc nécessaire de construire ces salles en hémicycle et de disposer les places sur des gradins en ampliitliéâtre ; ensuite, il ne faut pas donner à ces salles une trop grande élévation. Les cloisons doivent être faites en matériaux sonores, la brique est excellente pour cet emploi; ensuite, un couloir circulaire entourant les amphithéâtres augmente aussi la sonorité des salles, dont le plafond ne doit pas être tout en verre, car ce mode de couverture apporte une grande perturbation dans les ondes sonores. Telles sont les meilleures dispositions à donner aux salles de cours; quant à leur décoration, elle doit être en rapport avec les matières du cours qu'on professe. Du reste, un habile architecte saura tirer un excellent parti des peintures décoratives pour l'ornementation de sa salle. La peinture, en effet, se prête merveilleusement à tous les genres, sciences, lettres, beauxarts, théologie, commerce et industrie.
Salle de verdure. — Dans l'art des jardins, on nomme salle de verdure, un espace circulaire, ovale ou -rectangulaire, délimité par des arbres taillés en berceau, et qui forme une sorte de salle dans laquelle les rayons du soleil ne pénètrent point. On ménage des ouvertures cintrées à ces salles , lesquelles ouvertures se trouvent en face des allées. Dans le Nord, le tilleul et le marronnier se prêtent admirablement à la taille pour former des salles de verdure. Dans les pays chauds, on emploie pour les mêmes salles des oliviers, des lauriers et des sycomores. — Voy. Jardins {Art des).
Salle de TREiLLAfiE. — Espace que l'on entoure et que l'on dispose avec des treillages, afin de les couvrir de plantes grimpantes pour obtenir rapidement une salle de verdure.
SALON, n. m, — ■ Pièce (pii dans nos habi-
tations modernes sert à recevoir les visiteurs ; c'est donc la pièce qui doit être la plus grande, la plus richement décorée et meublée. Dans les hôtels et dans les habitations luxueuses, il y a plusieiu-s grands salons pour les réceptions et les fêtes ; aussi se trouve-t-il de plus petits locaux, nommés jjelils salons, dans lesquels les maitresHu logis reçoivent peu de visiteurs ou quelques intimes; ces petites pièces servent même d'antî-salons ou petits salons d'attente.
En France, on nomme salon l'exposition annuelle des œuvres d'art exécutées par les artistes vivants, et qui comprennent la peinture, la sculpture, l'architecture, la gravure et la lithographie.
On nomme salon à l'italienne un salon trèsélevé, qui même comporte souvent deux étages dans sa hauteur et reçoit le jour par de grands œils-de-bœuf pratiqués au sommet d'une grande arcade ou par des fenêtres pratiquées dans l'étage supérieur.
SALPÊTRE, s. m. — Matière ayant l'aspect d'un sel blanchâtre, qui se produit sur la surface des vieux murs,siu'tout quand ils sont imprégnés d'humidité. Les sédiments provenant du lavage des gravois et des plâtras fournit, après diverses manipulations, du nitrate ou azotate de jiotasse plus ou moins pur, nommé salpêtre, qui sert à divers usages industriels ainsi qu'à la fabrication de la poudre à canon. — Les murs qui renferment du salpêtre sont dits murs salpêtres; ils ne peuvent plus recevoir de couches de peinture , celles-ci s'effritent et tombent en poussière sur de pareils murs. Il est bien difficile de remédier au salpêtrage des murs. (Voy. Humidité et Silicatisation.)
SALUBRITÉ, s. f. — Qualité de ce qui est salubre. Dans le présent article nous ne dirons que quelques mots de la salubrité puliliquc, c'est-à-dire de la partie de l'hygiène publique qui comprend la propreté des villes, logements insalubres, surveillance des halles et des marchés, des canaux, des égouts, des prisons, des hôpitaux, de la voie publique, des plantations, etc. Le gouvernement prescrit les mesures et les travaux généraux de salubrité
SANCTUAIRE. — SANOUINE.
relatifs aux villes et ans communes, tandis que les administrations municipales s'occupent des mesures particulières, telles que d'assainir l'air, de fournir le plus d'eau potable possible, de prévenir et d'aiTêter les épidémies, les maladies contagieuses , de réglementer la prostitution, de tenir la main à la bonne iutei-prétation et à l'observation rigoureuse des règlements concernant le balayage et le lavage des voies publiques, de l'arrosement, de l'enlèvement des boues, des immondices, des neiges et glaces, de la vidange des fosses d'aisances, du curage des puits, puisards, canaux, rivières, de l'enfouissement des animaux morts, ainsi que des viandes et autres comestibles gâtés et corrompus. L'administration . municipale s'occupe également du classement des établissements insalubres ou dangereux. (Voy. Établissements dangereux.) Le Code pénal (art. 471 et suiv.) punit d'amende, et d'emprisonnement en cas de récidive, toutes les infractions aux règlements locaux.
Pour ce qui concerne les logements insalubres, qu'il ne faut pas confondre avec les établissements industriels insalubres que nous venons de mentionner, les causes d'insalubrité sur lesquelles l'autorité est appelée à se prononcer le plus fréquemment, ces causes sont : insuffisance de jour et d'aération, mauvaise installation des fosses d'aisances et des conduites d'eaux ménagères , humidité des logements, etc.
Quant aux établissements insalubres, ils ne peuvent être autorisés (qu'après une enquête (h commodo et incommodo; du reste, nul établissement, quelle que soit la classe à laquelle il appartient, ne peut être fondé sans une autorisation préalable. (Voy. Établissements DANGEREUX, etc.)
Pour ce qui est des eaux, une ville ne peut être salubre qu'à la condition d'en posséder une quantité suffisante pour répondre à tous les besoins domestiques ou industriels. (Voy. Eau.) Les eaux une fois utilisées sont rejetées, il est donc indispensable que l'absorption ou la disparition des eaux ait lieu le plus rapidement possible; car leur stagnation donne naissance à de nombreux inconvénients: c'est pour obvier à ceux-ci que
sont construits les égouts des villes. (Voy. Égout.)
Enfin les voies publiques et les promenades doivent être parfaitement tenues, nettoyées et lavées, débarrassées des boues, immondices, neiges, glaces, etc., et fréquemment arrosées en été.
Tels sont les principaux points sur lesquels se porte l'attention municipale, en ce qui concerne la salubrité et l'hygiène publiques ; ajoutons que, dans les grandes villes, il existe des commissions, dites d'hygiène et de salubrité, qui s'occupent exclusivement de tout ce qui touche de près ou de loin aux questions de salubrité.
SANCTUAIRE, s. m.— Partie des temples anciens dans laquelle se ti'ouvait placée la représentation de la divinité, et qui correspond au chœur des églises catholiques. (Voy. Chœur.)
SANDARAQUE, s./. — Substance employée dans la fabrication des vernis ; c'est une sorte de gomme résineuse qui découle en larmes claires et luisantes d'une variété particulière de genévrier des pays chauds. C'est la meilleure des résines à employer pour la fabrication des vernis blancs, et c'est grâce à la sandaraque que ceux-ci ont une solidité considérable. — Il n'entre pas de la sandaraque dans les vernis à la gomme laque.
SANG-DE-DRAGON, s. m. — Couleur d'une grande intensité de ton, rougeâtre, qui est surtout employée par les aquarellistes. Cette couleur est tirée d'une résine provenant du dmconnier, laquelle résine est sèche, friable, de couleur rouge analogue au ton d'un sang foncé et caiUé ; elle entre dans la composition de certains vernis bruns.
SANGUINE, s.f. — Fer oxydé rouge, ou minerai de fer, qui a l'aspect d'une pierre rougeâtre onctueuse au toucher. Cette pierre se présente sous forme de longues lamelles; elle est dure et assez lourde; elle sert à de nombreux usages : à faire des brunissoirs pour polir les métaux et brunir l'or (Voy. Brunir-